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 Au Monde Merveilleux de Fairyland (G)

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Anayen
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MessageAu Monde Merveilleux de Fairyland (G)   Publié le : Dim 22 Jan 2012 - 5:56

Au Monde Merveilleux de Fairyland


Attention: Ce texte présente un contenu hautement répréhensible pour violation à l'intelligence.
Si par malheur vous l'avez lu, veuillez porter plainte ici !


Une vieille légende raconte qu'autrefois, au royaume enchanté de Fairyland, vivait une princesse jeune et diplomate. Elle était adulée de tous ses sujets pour sa grandeur d'âme et son art du combat, qui mêlait efficacité et élégance. Elle maniait le sabre avec grâce et ne l'utilisait qu'en cas de nécessité. C'est alors qu'un élément improbable surgit de nulle part : une antique prophétie (c'est à dire plus ancienne que la légende, si vous suivez toujours) annonçait la naissance d'un seigneur du Mal à la même époque que l'arrivée d'une princesse aux pieuses convictions. C'est ainsi qu'au cœur du Berceau de la Mort naquit l'ennemi de toute vie, la Némésis du vivant, le faucheur des faibles, l’antihéros du récit... Bref, en des termes simples, le gros branleur qui mettra des embrouilles partout en ricanant d'un air sauvage avant de prendre la fuite. La princesse, bien qu'un peu cruche, eut un jour connaissance de cette prédiction. Elle sentait son heure de gloire arriver. Elle avait lu tous les bouquins de capes et d'épées, de mystiques et de guerriers, de méchants pas beaux qui font grincer les dents en défaite face aux gentils au sourire ravageur. Alors, naturellement, quand elle apprit que le seigneur noir avait assassiné l'ancien roi des forêts elfiques, et détenait captif le fils de ce dernier dont le pays vantait la bonté, elle n'eut pas besoin de réfléchir plus avant de se lancer dans l'aventure.

Elle se mit en quête d'informations. Allant d'auberge en auberge, de ferme en ferme, de taverne en taverne... Tout ce que les ivrognes lui répondirent suffisait à la convaincre de trouver un guide : LE guide. Le seul qui ne soit pas en train de cuver donc. Le problème, c'est que d'après les dires d'hommes saouls, ce fameux guide avait été ensorcelé par une vilaine sorcière qui s'était amusée à le transformer en crapaud, avant de le relâcher dans un marécage sombre et humide (un marécage en soit). La princesse s'y rendit sans mal et poussa un cri d'horreur en voyant devant elle des centaines d'amphibiens barbotant dans les eaux croupies du lieu. C'est alors que la vilaine sorcière lui apparut.
« Les crapauds tu embrasseras, et la réponse à ta question tu trouveras. » déclara-t-elle soudain avant de disparaître. »
La princesse s'exécuta sans perdre un instant et se mit à baiser tous les petits animaux en gardant à l'esprit que bientôt, elle sera étreinte par les bras du jeune prince lorsqu'elle arrivera pour le libérer, et tous les elfes l'acclameront, l'aimeront et l'exalteront, tandis qu'elle et son nouvel amant seront occupés à faire naître leur descendance. En y pensant, son engouement dans l'embrassade en fut décuplé et, quand elle eut fini d'apposer sa langue à celle de tous les amphibiens, la sorcière fit une seconde apparition, le visage moqueur :
« Maintenant que toutes les créatures vivant ici ont été embrassées, vous avez pu constater qu'aucune d'entre elles n'était le guide. »
La princesse prit une profonde inspiration.
« Me serais-je faite avoir d'une façon des plus incongrues ? » Demanda cette dernière.
-C'est bien la naïveté le problème ! Répliqua la vieille femme.
-Mais où est donc le guide ?
-Il n'existe pas ! C'est une tromperie ! »
La princesse dévisagea la sorcière, et dit :
« Je ne vous crois pas. Vous êtes une sorcière et vous mentez dans toutes les histoires !
-Je ne suis pas une sorcière, répondit la sorcière. Si je l'avais été, j'aurai sans doute fait acte de sorcellerie.
-Mais vous êtes vieille, bossue et laide, s'exclama la jeune femme, apparemment incrédule. De plus, vous êtes apparue derrière moi sans que je vous ai vu approcher. »
La sorcière -qui n'en était pas une- se mit à ricaner comme une sorcière.
« J'étais dissimulée derrière cet arbre, expliqua-t-elle en pointant du doigt un épais buisson, depuis lequel je me plaisais à vous mirer lier votre salive à celle des crapauds. »
La princesse en fut bouleversée, et sortit de ses gonds :
« Vous n'êtes qu'une grosse pintade ! » S'écria-t-elle.
Suite à quoi elle tabassa vivement la vieillarde puis quitta les marais, résolument décidée à prendre par la force le bras de son futur époux si cela s'avérait nécessaire...

Poursuivant son chemin à travers les plaines, elle vit au loin un petit village de campagne surplombé par un humble château aux parades élégantes. Charmée et ayant besoin de repos, la princesse s'engagea sur le joli sentier la séparant des bâtisses. À son arrivée, les villageois la regardaient d'une façon bien étrange, elle qui était si bien habillée d'un vêtement de soie ainsi que d'un haut-de-forme en cuir noble. Ayant compris la frustration des infortunés, et étant d'une exceptionnelle charité, la princesse retira une de ses bagues en or avant de la tendre à un paysan.
« Ô grand merci gentille demoiselle ! remercia gaiement ce dernier en prenant le bijou.
-Mais ce n'est rien ! »
L'homme inspectait l'énorme émeraude sertie au centre de la bague, puis avala le tout. Rapidement il s'étouffa, tomba au sol et mourut dans d'atroces souffrances. Puis sa cage thoracique implosa, libérant une créature de l'espace difforme et monstrueuse qui se mit à dévorer le cadavre du paysan. C'est alors qu'intervint la princesse qui, désireuse de se racheter aux yeux du village, abattit la créature à coup de poings et de matraque. Mais cela ne fut pas suffisant pour lui octroyer le pardon des villageois, qui pestaient contre elle injures et autres calomnies. Soudain un vieil homme s'écarta de la foule et s'approcha de la pauvre femme en pleurs.
« Il n'existe qu'une seule façon de te faire pardonner. »
La princesse leva le visage vers le vioc et demanda ce dont il parlait. Ce dernier reprit.
« Plus à l'est, dans les montagnes, résident de vils êtres enlaidis par leur cruauté. Ils tenteront de vous corrompre, de vous influencer afin que vous vous joigniez à eux. Vous devez revenir avec le corps de leur chef, qui est le plus laid de tous. C'est à cette unique condition que nous vous révélerons l'endroit où est enfermé le prince du royaume elfique. »
Cette nouvelle avait rendu radieux le visage de la princesse. Elle se hâta de s'éloigner du village, et se dirigea vers les montagnes, prête à massacrer les vilains sans vergogne...

Après quelques heures de marche, la jeune femme venait d'entrer dans un territoire sombre et austère : des geysers de flammes jaillissaient du sol depuis de profondes cicatrices, tandis qu'une nappe de nuages cendrés engloutissaient le ciel dont la couleur vacillait entre le gris fade et le noir. Les rares brises qui parcouraient ces terres emportaient avec elles des brumes épaisses et asphyxiantes, à l'odeur de soufre et de sang, qui brûlaient les poumons et donnaient la nausée. Mais le courage de la princesse n'allait pas faillir maintenant : elle escalada l'aridité de la montagne la plus haute, jusqu'à l'endroit décrit par le vieux paysan. Elle y trouva ces créatures, cruelles et repoussantes. Ces dernières ne l'attaquèrent pas lorsqu'elle atteignit le sommet. La princesse venait d'atteindre le meneur, et grimaça avec répugnance quand celui-ci tourna les yeux vers elle.
« Gracieuses salutations chère demoiselle ! S'exprima-t-il d'un ton courtois.
-Je suis venue jusqu'ici pour vous abattre ! Répondit-elle d'un ton farouche.
-Mais ? Pourquoi faire cela ? Nous ne voulons de mal à personne !
-Non ! Je ne vous écouterais pas ! Les méchants, ils sont pas beaux ! Crève mocheté  !! »
C'est ainsi qu'elle fondit sur lui, le tabassa, l'écartela, l'acidifia, le mordit, le mangea, puis lui trancha la tête. Quand elle en eut terminé avec lui, elle souleva sa tête du sol et la fit montrer à ses congénères. Ces derniers, pris de panique, se mirent à courir dans tous les sens en implorant les cieux afin qu'ils les protègent. Mais par malchance, leurs actions se vérifièrent être vaines puisque tous furent massacrés, écartelés, ébouillantés etc etc (vous connaissez la suite)...

Victorieuse, la jeune femme revint au village. Cependant, la nouvelle ne semblait pas émouvoir plus que ça les villageois. Le vioc lui apparut. Il ricanait dans sa barbe d'une manière presque convulsive.
« Je t'ai eu ! Tu viens de tuer mon ennemi juré : le détenteur de la seule arme capable de me vaincre ! Maintenant, ma suprématie va pouvoir débuter, et le règne du Bien s'achèvera avec mon avènement ! »
Il gloussa à nouveau, et tous les villageois l'imitèrent en chœur. Mais sa joie s'interrompit lorsqu'il aperçut le visage incompréhensif de la princesse.
« Je suis le Mal.
-Comment cela ? Questionna la femme, tout en levant un sourcil d'étonnement.
-Je suis le grand méchant de l'histoire.
-Mais vous êtes petit !
-Cela n'est qu'une forme prise dans le but de te tromper ! Vois ce que je suis vraiment ! Métamorphose ! »
Le corps du vieil homme se rétracta, s'amoindrissant seconde après seconde, jusqu'à disparaître dans la toge devenue trop grande. Quelque chose remuait dans le tas de vêtements: quelque chose d'inhumain. La princesse s'attendait à combattre la créature qui s'était échappée auparavant du cadavre du paysan, mais ce qui sortit cette fois fut bien plus terrible... bien plus atroce... Il s'agissait d'un ours en peluche, qui se mouvait de lui-même comme animé par un sombre maléfice. Il chargea la princesse qui, en proie à une terreur incommensurable à la vue de tant de poils, le percuta violemment de sa botte. La petite chose velue décolla alors du sol en faisant une succession rapide de saltos dans les airs, jusqu'à aller s'empaler à un nénuphar (je trouvais ce mot plutôt joli, du coup je m'étais dit « tiens, pourquoi ne pas le placer dans le récit, ce qui démontrerait au lecteur ma grande connaissance linguistique dans les végétaux ? Mais, m'en étant souvenu alors que la fin du récit approchait à grand pas, j'ai dû le caser dès que l'occasion s'y prêtait), Bref, une fois le grand méchant mort, la princesse pénétra dans le château bariolé de couleurs vives...

Soudain, avec brutalité, tout à coup, précipitamment, avec une violence innée (supprimez les mentions inutiles... non, pas tout le texte quand même !), la princesse s'aperçut qu'il lui manquait une chaussure : tandis que l'un de ses pieds était bien vêtu d'une pantoufle en nénuphar laine, le second était resté nu. Elle songeait au prince. Qu'allait-il penser s'il venait à l'apercevoir dans un tel accoutrement ? Se concentrant sur la manière de résoudre ce problème, la jeune femme feintait la réflexion en se maintenant dans des postures étranges. Plus tard, quand la nuit fut tombée et que le corps du méchant avait achevé sa décomposition, la princesse comprit que quoiqu'elle fasse, elle ne pourrait retrouver sa godasse qu'à la condition de savoir où cette dernière se trouvait et, bien que persuadée qu'elle possédait encore la paire durant le combat épique contre l'ours maléfique, elle était incapable de se remémorer l'endroit exact où son sabot s'était décroché. Ainsi elle décida de retirer son chausson avant de le déposer non loin de l'entrée, mais alors qu'elle relevait la tête elle aperçut une botte gisant à quelques mètres. Cependant, ce soulier n'était pas la grolle qu'elle venait de laisser devant elle, alors elle partit rejoindre la chambre du prince, les pieds sans pompes.

Pendant qu'elle marchait le long du corridor, elle repensait à tout ce qu'elle avait pu lire, à tous ces contes de fées que sa mère lui narrait avant que cette dernière ne s'endorme. Un large sourire fit étinceler son visage : son prince sera éternellement jeune, l'âge ne faisant qu'accroître une beauté qui fera jalouser femmes et hommes à travers le monde. Mais son prince lui restera toujours fidèle ; jour et nuit il sera voué à elle jusqu'à la fin des temps. Son prince aura un esprit de lumière, une clairvoyance unique qui n'égalera que la ruse dont il saura faire preuve en chaque action. Idéalement ses cheveux encadreront son visage, ils seront clairs et doux, légers comme le vent et couleur des sables d'un rivage tropical. Ses yeux seront d'une couleur rare et magnifique, pareils aux eaux d'un lagon paisible. Quant à son corps, il sera robuste mais fin, et sa démarche sera emplie de majesté. Son prince ne cessera de l'aimer. Il lui donnera des enfants devant lesquels les dieux s'inclineront, et tous vivront par-delà le froid et la mort.

Ses songes lui firent passer les quelques moments qui la séparaient de la chambre du prince avec une extrême rapidité. Toutefois, maintenant plantée au pas de la porte, la princesse souffrait d'une lenteur qui semblait peu à peu l'engloutir. Du bruit venait de la pièce. Lentement, les doigts de la femme s'agrippèrent à la poignée Ils tremblaient d'excitation. Délicatement, la princesse ouvrit la porte. Elle le vit alors, allongé sur des draps de soie violacée. Des chaînes maintenaient ses membres à hauteur des poignets et des chevilles. Depuis qu'elle était entrée, il n'avait cessé de l'admirer. Ses yeux débordaient d'innocence. Mais... il avait les cheveux courts et le regard foncé, sa constitution était celle d'un maigrichon qu'on avait affamé et sa démarche, bien qu'il ne marchait pas, faisait penser à un cadavre réanimé : à un faiblard. Ainsi la princesse hocha la tête de gauche à droite et repartit du château sous les hurlements du jeune homme. Son prince devait bien se trouver quelque part... Elle le savait, et un jour elle le trouverait !
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