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 Commentaire sur Billets tendres (G)

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Edward Smith
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MessageCommentaire sur Billets tendres (G)   Publié le : Sam 23 Juin 2012 - 15:18

Les Billets tendres sont des poèmes courts - enfin j'imagine qu'ils le seront -, amoureux, écrits principalement par ennui. J'imagine que cela n'engage pas trop à leur lecture, mais je préfère être franc: c'est une approche poétique assez intuitive que j'aborde ici, dans une série de poème qui, je le crois, sera assez courte. Il ne faut cependant pas se méprendre sur mes intentions: ces billets ne parviendront sans doute jamais à sa destinataire. De fait il ne faut pas prendre ces poèmes pour des récits très dirigés, mais y déceler, malgré leur caractère trivial de "poème courtois", des pensées qui s'entrecroisent, des exercices de style, de forme... Et en même temps rien de cela. Peut-être ces poèmes seront-ils intéressant parce qu'ils ne prétendent à rien, justement. C'est avec cette clarté légendaire sur mes intentions, qui me caractérise, que je vous laisse à la lecture de ces poèmes. Peut-être il y en aura-t-il une dizaine, une trentaine, deux. Je n'ai pas d'objectif précis à ce sujet... nous verrons bien ?

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Hamtaro
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MessageRe: Commentaire sur Billets tendres (G)   Publié le : Dim 24 Juin 2012 - 3:08

Coucou

Pour le billet n°1, je ne suis pas sûre de la prononciation de Chanaan... Il me semble que c'est Cha-na-a-n, et pas -an comme les autres rimes. À moins qu'il ne faille le prononcer "à la française" pour respecter les rimes, justement !

Pour le billet n°2, est-ce qu'il ne faut pas mettre "bistre" au pluriel ?

Pour le billet n°3, "mon cœur s’y ennui " -> ennuie, non ?

Ils sont très touchants, en particulier le dernier.
J'aime bien le deuxième pour sa comparaison avec les égyptiens, comme si les affres de l'amour étaient loin d'être une nouveauté... Je suppose que c'est l'effet recherché ? Est-ce qu'il faut y voir aussi quelque chose sur l'esclavage ? Tu parles du "paysan affairé", est-ce qu'il y a aussi une notion de liberté ? L'amour rend-il esclave ? Une question digne d'un bac de philo ! Je n'attends pas spécialement de réponse, hein, je me pose juste des questions

Le premier, je crois, est celui que j'aime le moins sur les trois proposés. Je crois que c'est à cause des rimes : déjà, le modèle AAAA, BBBB, c'est trop tranché, je préfère celles qui s'entrecroisent ; ensuite, je crois que les phrases sont trop courtes, j'ai l'impression que la rime tombe brutalement à la fin. Dans le deuxième, il y a aussi des rimes qui se suivent, mais les vers sont plus longs, alors ça passe tout seul. Dans le premier, c'est plus court, alors on "voit" bien les rimes, et ce n'est pas quelque chose que j'apprécie beaucoup. Les sons qui se répètent trop souvent et trop vite, j'ai plus l'impression que ça fait répétition que rime, tu vois ?
Mais c'est une forme de poème très classique, non ?

Bref, je préfère le deuxième billet qui me plaît assez, et le troisième dégage beaucoup de nostalgie qui me touche aussi.

Et puis, comme d'habitude dans la plupart de tes poèmes, j'ai de jolies images dans la tête

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Edward Smith
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MessageRe: Commentaire sur Billets tendres (G)   Publié le : Dim 24 Juin 2012 - 5:04

Bonjour ! Merci pour ta fidélité à mes textes !

Je te remercie en particulier pour ces trois remarques purement formelles sur ces trois billets. Je ne ferai que me flageller pour le troisième, puisque c'est une erreur que je fais tout le temps... Je m'en vais éditer de ce pas. Pour le premier billet, j'ai découvert ce mot dans La Chanson du Mal-Aimé d'Apollinaire, qui l'emploie "à la française":

"Voie lactée ô soeur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons-nous d'ahan
Ton cours vers d'autres nébuleuses"

De fait je le prononce aussi à la française... Mais Apollinaire vient d'une époque où l'on ne s'encombrait pas de prononciations étrangères, et peut-être qu'aujourd'hui la prononciation correcte serait la tienne. Bien que mes recherches me disent qu'il faut prononcer [khan-ah-an']... Mais Internet est moins sur que le serait un bon Robert que je n'ai pas en ma possession - honte sur moi -. Quant au second, je sais que cela peut sembler surprenant, mais il se trouve que non, d'après le Wiktionnaire il s'agit d'un adjectif de couleur invariable, puisqu'il vient du nom "bistre" qui est une "suie détrempée dont on se sert pour faire des dessins au lavis et dont la couleur est d’un marron tirant sur le gris." - toujours d'après Wiktionnaire -. Or si ma grammaire ne me fait pas défaut - et là on peut sérieusement en douter -, je crois me souvenir que les adjectifs de couleur venant d'objets, à l'instar de rose, orange ou marron, sont invariables. Mais je crois que nous sommes nombreux à avoir des problèmes avec ces adjectifs, moi en premier, et je l'aurais mis au pluriel si Word ne m'avait pas compté une faute et que je n'étais pas, du coup, allé vérifier.

Je suis content que ces poèmes te touchent, j'avais un peu peur pour te dire, dans la mesure où ils sont moins réfléchis, plus intuitifs que ce que j'écris habituellement, j'avais peur de tomber dans un mauvais pathos. Je n'ai pas recherché particulièrement d'effet avec cette référence à l'Egypte. Je n'ai pensé qu'à la dichotomie entre l'élaboration d'une grande civilisation et la trivialité de l'amour qui, finalement, est ce qui reste dans le cœur des hommes bien plus que ce qu'on imagine être "important", que les grands accomplissements. De fait je voyais plus cela comme une exemplification des deux premiers vers. Ta vision de "l'amour esclavagiste" est cependant beaucoup intéressante et pertinente à mon sens, puisqu'elle permet de voir une distorsion, un point d'orgue dans cette rhétorique amoureuse qui aurait finalement quelque chose de la peur. Je me permets cependant de souligner que je parle du "passant affairé" et non du paysan qui, hélas, briserait mon alexandrin - fourbe qu'il est -. Mais les travailleurs du Nil restaient, en grande partie je crois, des esclaves plus que des travailleurs libres.

Je me désole de ne pas pouvoir comprendre ton problème avec l'octosyllabe, qui est de loin ma métrique préférée... Il s'agit à mon sens d'un compromis efficace entre l'alexandrin - parfois trop formel et langoureux - et le vers de six syllabes - parfois trop vif -, en sachant que j'ai un véritable problème avec le décasyllabe. Peut-être que l'effet est renforcé par les deux quatrains en AAAA et BBBB, comme tu le soulignes, qui sont ici non pas une reprise d'une forme classique, mais une distorsion du sonnet classique (ABBA ABBA CCD CCD ou CDC), que j'utilisais ici pour donner une impression de difficulté à aller de l'avant, de répétition... Peut-être as-tu une répulsion incompréhensible pour l'octosyllabe comme j'en ai une pour le décasyllabe, quelque chose qui te repousse sans trop savoir pourquoi, l'impression d'une brièveté incompréhensible - mon problème avec le décasyllabe n'étant pas la brièveté mais plutôt une sorte d'irrégularité intrinsèque, une difficulté à le lire -. Dans tous les cas je m'excuse du caractère désagréable qu'a cette forme poétique pour toi, j'attends d'autres avis pour savoir si mon effet te déplais spécifiquement ou s'il est "universellement détestable"... Cependant, si ça peut te rassurer quant à ta sensibilité poétique, je préfère moi-même le troisième billet aux deux autres, et le premier est peut-être celui qui me plais effectivement le moins... Mais il faut bien commencer quelque part !

Encore merci pour ton commentaire en tout cas, et j'espère te compter parmi mes lectrices lors de la publication des prochains billets !

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Hamtaro
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MessageRe: Commentaire sur Billets tendres (G)   Publié le : Dim 24 Juin 2012 - 8:52

D'accord pour Chanaan, il y a beaucoup d'autres mots qui sont modifiés dans leur prononciation ou leur écriture pour coller aux nombres de pieds ou aux rimes (je crois que Victor Hugo a fait ça, mais O___ô).
Mais aujourd'hui, étant donnée l'étymologie du mot, je crois que ça se prononce avec le -n final. M'enfin, c'est pas très grave de toute façon, ça m'a juste paru curieux.

Je ne remettrai pas en question ce que dit le Wiktionnaire, mais sur le CNRTL, il signale qu'on peut l'écrire au singulier et au pluriel... C'est vrai qu'on n'est pas censé l'accorder si le nom de couleur vient d'un objet (j'ai vérifié aussi pour pas te dire de bêtise !), mais bon, sur cette règle-là, je crois qu'on fait un peu ce qu'on veut... (personnellement, même si je sais que ça se fait pas, je trouve trop bizarre, visuellement, de ne pas voir de s sur un adjectif censé être au pluriel... enfin bref).

Citation :
Je me permets cependant de souligner que je parle du "passant affairé" et non du paysan qui, hélas, briserait mon alexandrin - fourbe qu'il est -.

Milles pardons !! Pourquoi j'ai lu "paysan" ?? J'imaginais sûrement les bonshommes sur les bords du Nil, comme quoi les images sont vicieuses aussi...

Citation :
Je n'ai pensé qu'à la dichotomie entre l'élaboration d'une grande civilisation et la trivialité de l'amour qui, finalement, est ce qui reste dans le cœur des hommes bien plus que ce qu'on imagine être "important", que les grands accomplissements.

Effectivement, je ne l'avais pas vu comme ça. Ça relativise les choses...

Citation :
[...] sonnet classique (ABBA ABBA CCD CCD ou CDC)

D'accord, je crois que j'ai un truc contre les sonnets en général, alors Je crois que c'est celui de Boileau qui m'a dégoûtée à vie Non, je plaisante, mais c'est vrai que l'octosyllabe donne un rythme plus rapide. C'est la distorsion qui ne m'a pas plu, alors...
Enfin je ne sais pas, c'est une impression, je ne saurai pas bien expliquer. Et puis, je crois que ce n'est pas le premier sonnet que tu nous présentes, et je ne me rappelle pas avoir eu ce sentiment avant. Enfin bref...

Je lirai les prochains avec plaisir !

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Edward Smith
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MessageRe: Commentaire sur Billets tendres (G)   Publié le : Dim 24 Juin 2012 - 9:18

Hamtaro a écrit:
Je ne remettrai pas en question ce que dit le Wiktionnaire, mais sur le CNRTL, il signale qu'on peut l'écrire au singulier et au pluriel... C'est vrai qu'on n'est pas censé l'accorder si le nom de couleur vient d'un objet (j'ai vérifié aussi pour pas te dire de bêtise !), mais bon, sur cette règle-là, je crois qu'on fait un peu ce qu'on veut... (personnellement, même si je sais que ça se fait pas, je trouve trop bizarre, visuellement, de ne pas voir de s sur un adjectif censé être au pluriel... enfin bref).

Oui, c'est un de ces règles qui est sujette à débat depuis un certain temps... L'académie française doit refuser l'accord au pluriel, mais j'imagine que de plus en plus de gens accordent l'adjectif de couleur en contre-partie. Cette règle se justifie, je crois, si l'on considère que "l'adjectivisation" du nom bistre est en réalité une contraction de "de la couleur du bistre" et que, de fait, on ne puisse pas véritablement considérer cela comme un adjectif. Mais nous sommes bien peu de choses pour contester nos bons académiciens et grammairiens...

Hamtaro a écrit:
Effectivement, je ne l'avais pas vu comme ça. Ça relativise les choses...

J'espère que ce relativisme ne provoque pas ta déception...

Hamtaro a écrit:
D'accord, je crois que j'ai un truc contre les sonnets en général, alors Je crois que c'est celui de Boileau qui m'a dégoûtée à vie

Ah, Boileau. Ne t'inquiète pas, je suis incapable de lire un de ses poèmes en entier, et je suis amateur de poésie. Comme Ronsard d'ailleurs, ils m'ennuient à mourrir... C'est triste mais je n'y arrive pas.

Hamtaro a écrit:
Enfin je ne sais pas, c'est une impression, je ne saurai pas bien expliquer. Et puis, je crois que ce n'est pas le premier sonnet que tu nous présentes, et je ne me rappelle pas avoir eu ce sentiment avant. Enfin bref...

Le fait est que j'avais surtout présenté des sonnets "Baudelairiens", ou du moins de type XIXe, en alexandrins. C'est bel et bien l'un des premiers "sonnets" en octosyllabe que j'ai écrit, et il me semble que ce soit plus type XVIe que XIXe... Donc effectivement c'est une différence par rapport à d'habitude !

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Vinou
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MessageRe: Commentaire sur Billets tendres (G)   Publié le : Dim 24 Juin 2012 - 9:57

Bien le bonsoir ô mon mari !

En venant ici poster un p'tit commentaire et donc en lisant ton ''résumé'' sur ces poèmes je comprends mieux mon ressenti à la lecture.
Pour ne rien te cacher je me suis demandé si ces textes étaient vieux, parce que je ne leur trouve pas du tout le côté soigné que j'ai lu dans quelque-uns de tes autres poèmes de ton autre recueil.

Effectivement ce sont des poèmes beaucoup plus simples, pour être franc avec toi aucun des trois postés ici n'a trouvé grâce à mes yeux. On me dira que je suis méchant de dire du mal de poèmes d'amour écrits pour quelqu'un mais je ne vais pas dire ce que je ne pense pas, ça n'avance à rien. Et comme j'aime bien ce que tu fais j'ai pas pu m'empêcher de lire quand même par curiosité, et comme je suis bavard je donne mon avis.

C'est pas mauvais en soi, loin de là à mon humble avis de total amateur, mais je trouve ça trop facile et sans réelle implication, avec des espèces de ''lieux communs'' dans les images et dans les mots pas forcément sympa à lire quand on les a déjà trouvés dans plein de textes amateurs (ou même non amateurs d'ailleurs).
Tu me diras, c'est toujours le soucis des textes amoureux, que ça soit des poèmes, des chansons ou autres... On est toujours un peu obligé d'aller sur les sentiers battus.
Concrètement, j'aurais pu apprécier ces poèmes si je n'en avais pas lu d'infiniment mieux écrits sur un autre de tes recueils. Ici, on a un peu une impression de brouillon. Mais c'est en partie confirmé par ce que tu dis ici, si ces poèmes sont de l'impro (ou du moins des écrits pas très très travaillés) c'est un peu normal.

Peut-être que certains y décèleront tes exercices de style, pour ma part je ne vais pas te mentir si un poème ne me fait pas vibrer je n'ai pas très envie de le décortiquer. Je pourrais par exemple dire reconnaître la forme en sonnet sur le Billet n°1, néanmoins sur ce coup je n'en trouve pas d'utilité comme j'ai pu le voir sur le carnet trouvé l'automne 2011 (essoufflement...). En soi ces billets ne sont pas ratés mais trop simplistes et minimalistes je trouve.
Oui je sais ça fait un peu vieux prof con qui grogne pour rien, mais j'avoue ne pas trouver mon compte quand je vois l'oeuvre de quelqu'un dont je connais les capacités et que j'ai l'impression que sur le coup les dites capacités sont sous-exploitées. Surtout des poèmes d'amûr, diantre ! Je porte peut-être trop l'amûr comme quelque chose de trop noble, en fait... J'aime pas trop qu'on en ''bâcle'' le traitement.
Bouh, j'suis vilain.

Dans les trois postés le Billet n°2 reste celui qui m'attire le plus. Peut-être dans son aspect un peu dramatique. La recherche des mots me semble plus aboutie, les phrases n'ont pas la ''monotonie'' du Billet n°1. La métaphore équine n'est pas pour déplaire non plus, il y a un léger côté cavaliers de l'Apocalypse amoureuse qui me plait assez.
La construction du n°3 est intéressante aussi, assez chantante, même si je ne lui trouve pas de réelle profondeur et c'est assez dommage.

Le problème je pense inhérent à l'impro ou à toute écriture qui s'y rapporte un peu, c'est qu'on voit tout de suite les redondances de style que le travail des textes permet d'éviter. Un exemple tout bête, les billets n°2 et 3 commencent presque sur la même phrase.
Bon, on peut dire aussi que c'est une qualité, ça peut créer une sorte d'unité dans le recueil, d'autant que le destinataire est la même personne pour tous les billets...

Alors certes un commentaire sans doute pas bien plaisant (ni intéressant au fond puisque je ne te donne aucune double lecture ou remarque profondément philosophiques, mais bon), mais tu me connais un peu, je suis chiant par nature et je ne sais pas me taire quand je veux parler (enfin, écrire, parce que parler sur le clavier du PC, heu...).

Je lirais probablement si d'autres billets venaient à être publiés (en tout cas ne prend pas mon blabla aigri comme une incitation à arrêter le recueil, ce n'est pas du tout le cas), il n'est pas dit qu'aucun ne puissent me plaire. Je n'arrive juste pas à trouver l'accroche sur ces trois là, c'est dommage mais c'est comme ça...
C'est encore dans le style du billet n°2 que je reconnais le plus ton écriture, ton travail, ton style et ce qui parvient à me plaire dedans, mais les goûts et les couleurs...
En résumé, je comprends l'intérêt de confronter ce type de textes à des lecteurs parce que c'est un exercice d'écriture intéressant, mais dans leur construction ces trois-là manquent de caractère alors que je te sais capable de trucs vachement plus percutants.

Je le répète mais ne prend pas mal ce commentaire, c'est juste une sorte de ''déception'' car je te sais capable de bien mieux avec du boulot derrière (quand tu me parles après lecture du fait que par exemple tu as laissé un poème en friche pendant des mois, je veux bien te croire parce que ça se ressent à la lecture que le choix des mots, la structure... Ne sont pas choisis au hasard. Alors qu'ici c'est de l'écriture intuitive. Alors oui dans l'idée ça n'a rien à voir mais je n'arrive pas à lire ces billets sans avoir en tête ce que tu sais faire de mieux même en sachant que les conditions d'écriture étaient radicalement différentes).

Signé : Vinouchou qui t'aime quand même, même quand il est chiant et lourd.

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Frère de Kiki, beauf' d'Edo-choue, Chinois du sud-est contrefait, Mongol fier, empereur autoproclamé des Nains, floodeur invétéré, alcool frelaté
Troisième bras de la dictatrice è_é
Accessoirement vieux et fourbe.
(AKA Damdin')

Interviewer: ''So Frank, you have long hair. Does that make you a woman?''
Frank Zappa: ''You have a wooden leg. Does that make you a table?''
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Hamtaro
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MessageRe: Commentaire sur Billets tendres (G)   Publié le : Dim 24 Juin 2012 - 11:11

Edward Smith a écrit:
Hamtaro a écrit:
Effectivement, je ne l'avais pas vu comme ça. Ça relativise les choses...

J'espère que ce relativisme ne provoque pas ta déception...

Non, non, ça relativise par rapport à notre interprétation respective

Citation :
l'élaboration d'une grande civilisation et la trivialité de l'amour

Le contraste entre les deux. Se dire que ce qui nous caractérise, finalement, ce n'est pas ce qu'on peut réaliser dans notre vie, c'est bien peu de choses par rapport à nos sentiments, à ce que nous sommes...

Edward Smith a écrit:
Le fait est que j'avais surtout présenté des sonnets "Baudelairiens", ou du moins de type XIXe, en alexandrins. C'est bel et bien l'un des premiers "sonnets" en octosyllabe que j'ai écrit, et il me semble que ce soit plus type XVIe que XIXe... Donc effectivement c'est une différence par rapport à d'habitude !

Ah, c'est sans doute ça

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Edward Smith
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MessageRe: Commentaire sur Billets tendres (G)   Publié le : Dim 24 Juin 2012 - 17:59

@Vinou:

Excuse ma réponse un peu tardive, j'ai préféré relire attentivement ton message pour mieux y répondre, et surtout pour ne pas avoir l'air d'un imbécile qui cherche à se justifier au lieu de simplement éclaircir certains points.

D'abord, cesse de te trouver "chiant". Être "chiant", à mes yeux, aurait été de me poster quelque chose comme "C'est vraiment pas très bien, tu fais vachement mieux d'habitude, là c'est tout bâclé", ce qui n'est pas exactement ce que tu me dis tu en conviendras, puisque tu prends la peine de nuancer ton propos et d'expliciter assez clairement - peut-être pas assez pour mon maigre intellect parfois, mais nous y reviendrons -. Il n'y a rien de "chiant" dans une critique négative construite. Certes, c'est moins plaisant que d'en recevoir une positive, mais je doute pouvoir progresser d'aucune façon si chacun me disait "c'est génial, continue". J'aime par ailleurs être confronté aux problèmes de mes textes, à la fois pour tenter de les défendre, mais aussi parce que je prends certains reproches en compte - pas tous je te l'avouerai, il serait idiot d'essayer de plaire à tout prix -, que je trouve parfois totalement justifiés. C'est d'ailleurs le cas de beaucoup de tes reproches en général, y compris ici. Tu n'es donc pas "chiant", tu es juste avisé. Mais je l'admets, nous vivons dans un monde où c'est un bien vilain défaut. Cela empêche de courir acheter le dernier Katy Perry.

Je vais donc essayer de te répondre point par point, en essayant d'être le plus clair possible.

Citation :
Effectivement ce sont des poèmes beaucoup plus simples, pour être franc avec toi aucun des trois postés ici n'a trouvé grâce à mes yeux. On me dira que je suis méchant de dire du mal de poèmes d'amour écrits pour quelqu'un mais je ne vais pas dire ce que je ne pense pas, ça n'avance à rien.

Je dois t'avouer que nous devons avoir une petite divergence d'opinion ici. Il y a un grand poète, que l'on appelle Rilke, qui a écrit un texte à mon sens détestable intitulé "Lettres à un jeune poète" - qu'il faut, en réalité, plutôt lire lorsqu'on est déjà un poète si l'on tiens vraiment à le devenir à mon humble avis d'aspirant poète -. Il y dit, dans les premières pages, d'éviter à tout prix le poème d'amour car il a déjà été fait des centaines de fois, que seuls les grands poètes peuvent en renouveler le genre - comme lui, d'ailleurs, je le précise, sauf qu'il n'a jamais rien renouvelé et que son écrit le plus célèbre est de loin cet ensemble de lettres qu'on a ressorti d'un placard poussiéreux en le brandissant comme le texte de référence de tous poètes - et que, de toute façon, le poème amoureux est stérile. Et puis d'un autre côté, il y a Paul McCartney. Oui, je viens bien de comparer Rilke à Paul McCartney. Avec les Beatles, soyons honnête, il a dû passer la moitié de sa carrière à écrire des chansons d'amour parfois risibles de par leurs clichés. A ce monsieur d'écrire une chanson et de dire:

"Youd think that people would have had enought of silly love songs.
But I look around me and I see it isn't so.
Some people wanna fill the world with silly love songs.
And what's wrong with that?
Id like to know, cause here I go again"

McCartney n'a pas de prétention, il ne prétend d'ailleurs même pas être un grand compositeur ou une légende. Il est juste un type qui écrit à propos de ce qui le touche. Pas de chance, il s'agit du diable pour Rilke: l'amour. Et pourtant les Beatles sont souvent loués pour la qualité de leurs textes... Étrange, car vraiment à bien y regarder il n'ont rien renouveler dans la manière de dire l'amour - c'est même de la régression à ce stade -. Alors pourquoi ce succès ? A mon humble avis, c'est justement d'un manque total de prétention que vient cet engouement, d'une franchise assez bien maitrisée, certes, mais qui fait mouche, et dont on voit aujourd'hui les limites avec certains chanteurs populaires qui pensent qu'étaler leur amourette sur le papier fait d'eux de grands musiciens/poètes. Sans vantardise, je pense me placer, y compris avec ces textes, au-dessus de ces gens-là, rien que dans ma démarche. Il y a effectivement des effets de style et de rythme dans ces poèmes d'apparence simpliste, contrairement à la plupart de mes écrits adolescents - ou s'il y en avait ils étaient parfaitement involontaires hélas -. Le souci, c'est que Rilke est entré dans un savoir "bien-pensant" - sans vouloir te reprocher quoi que ce soit, nous sommes tous contaminer par cette pensée à bien des égards -. Nombreux sont les gens, en particulier littéraires, qui tiquent rien qu'en lisant "poème d'amour" - qu'ils classent de suite dans la catégorie "écrits d'adolescents bourrés d'hormones" -. A l'exception bien sur des poèmes d'auteur - alors qu'il y a dans les Fleurs du Mal des poèmes amoureux que j'ai trouvé, humblement, peu adroits, je pense à "A une mendiante rousse" en particulier -. Poussé à l'extrême, ce sont ces gens qui finissent par aduler une poésie à la Cadiot, tellement intellectualisante et évanescente qu'on a l'impression qu'elle hurle au quidam moyen "retourne donc écouter les Beatles, on fait de la poésie sérieuse ici". Et c'est exactement la poésie que je déteste, presque plus que l'écrit maladroit et mal dirigé de l'adolescent de 14 ans sur son Skyblog qui lui, au moins, a l'air d'avoir un semblant de lien avec son poème, a l'air d'y croire. J'écris d'ailleurs énormément de poésie amoureuse, et je remarque bien la différence de réaction des gens entre un poème très métaphorique sur l'amour perdu et un poème beaucoup plus simple qui cherche à rendre un sentiment sans trop de métaphore, sans trop du "blabla poétique". La métaphore rassure, on y trouve mieux la poésie, il y a des images. Dans ces trois poèmes il y a extrêmement peu d'images, au fond. La poésie en parait alors plus trivial, et plus "commune"... Mais peut-être que c'est là justement une approche moins commune de nos jours, où il semble communément admis que la métaphore doit régner en maîtresse absolue sur le poème - du moins pour les non-initiés, pour les "grands poètes" c'est étrangement l'exact opposé... J'aimerais humblement trouver un compromis, comme ce que je ressens chez Apollinaire -.

Citation :
C'est pas mauvais en soi, loin de là à mon humble avis de total amateur, mais je trouve ça trop facile et sans réelle implication, avec des espèces de ''lieux communs'' dans les images et dans les mots pas forcément sympa à lire quand on les a déjà trouvés dans plein de textes amateurs (ou même non amateurs d'ailleurs).

C'est ici que j'aurais aimé que tu t'expliques mieux en réalité. Qu'entends-tu par "lieux communs" dans ces poèmes ? Et surtout par "sans réelle implication" ? Je t'avoue avoir un peu de mal à comprendre ton reproche ici. Il ne me semble pas avoir employé d'image utilisée des milliers de fois - je ne pense pas que Chanaan soit extrêmement utilisée de nos jours -.

Citation :
Ici, on a un peu une impression de brouillon. Mais c'est en partie confirmé par ce que tu dis ici, si ces poèmes sont de l'impro (ou du moins des écrits pas très très travaillés) c'est un peu normal.

C’est assez amusant pour moi de lire cela, dans la mesure où chacun de ces trois poèmes m’aura toujours pris plus de temps et d’implication qu’une Berceuse dans mon recueil – j’en ai écrit certaines en un quart d’heure, montre en main, qui n’étaient pas les plus mauvaises à mon sens -. Et je ne parle pas d’Alcôve que j’ai écrit en un temps également très limité sur un brouillon d’histoire en plein devoir, mais j’utilise souvent l’adrénaline du devoir, stimulant l’intellect, pour écrire des poèmes ou des brouillions de poème. Pour parler franchement, chacun m’ont pris entre une heure et deux heures et demie. Il est vrai que je prends ces poèmes moins au sérieux que certains poèmes de mon recueil – ce ne seront jamais des Géhennem ou des Sur un carnet trouvé l’automne 2011 I, le II m’ayant pris assez peu de temps relativement parlant -, mais je ne me permettrai jamais de publier des poèmes en « écriture automatique ». Les grands adeptes de ce procédé eux-mêmes les retravailler avant de les publier – n’est-ce pas mes amis Surréalistes ? -.

Citation :
Je pourrais par exemple dire reconnaître la forme en sonnet sur le Billet n°1, néanmoins sur ce coup je n'en trouve pas d'utilité comme j'ai pu le voir sur le carnet trouvé l'automne 2011 (essoufflement...).

A vrai dire, et cela va peut-être te surprendre, j'aurais tendance à dire que l'effet recherché dans Billet n°1 est plus subtile que celui recherché dans Sur un carnet trouvé l'automne 2011 II. Il est quand même assez difficile, tu en conviendras, de ne pas se rendre compte que quelque chose se passe dans le sonnet de Sur un carnet trouvé l'automne 2011 II, même si l'on éprouve des difficultés à l'interpréter. Ici en revanche, on peut presque lire ce sonnet comme un sonnet régulier sans trop tiquer. Et pourtant quelque chose dérange, aussi bien toi que Hamtaro, dans cette légère distorsion de choisir le répétitif et ennuyeux AAAA BBBB plutôt que l'entrainant et stimulant ABBA ABBA. Le risque étant, il est vrai, de mener à un dégoût du poème, que j'ai pris et qui, apparemment, s'est avéré réel à mon grand damne. Mais il y a un effet de banalité, d'ennui bien plus grand que si je n'avais écrit qu'un sonnet régulier. Je voulais d'ailleurs le poursuivre en CCC DDD, mais ai préféré jouer sur des rimes "tombantes" et des rimes "revigorantes" - un "one" assez déprimant en C que j'utilise souvent qui s'oppose en fin de vers à un "elle" en D plus vif, mais qui lie "belle" et "cruelle" et qui n'est, de fait, peut-être pas si positif qu'il ne le paraitrait -. Ce que je cherche à prouver par là, c'est que je n'ai aps non plus employé cette forme par hasard. Néanmoins, je ne nierai pas que l'effet ai pu être un échec...

Citation :
En soi ces billets ne sont pas ratés mais trop simplistes et minimalistes je trouve.

J'ai l'impression qu'il est devenu commun, hélas, de cracher sur la simplicité et le minimalisme. C'est à mon sens assez dommage, dans la mesure où la simplicité et le minimalisme peut, à mon sens, apporter beaucoup, et peut-être plus encore que la complexité - c'est en cela que j'ai un peu de mal à entrer dans Mallarmé -. Mais enfin je me cherche peut-être des excuses...

Citation :
Surtout des poèmes d'amûr, diantre ! Je porte peut-être trop l'amûr comme quelque chose de trop noble, en fait... J'aime pas trop qu'on en ''bâcle'' le traitement.

Je tiens également l'amour en haute estime - sinon j'écrirais des chansons pour Enrique Iglésias -. Cependant, je n'aime pas, que dis-je, je déteste ce que les romantiques ont fait de l'amour, le transformant en une éternelle source de douleur au moment où ils l'ont déifier. Cela m'a causé du tord très souvent, car j'ai eu tendance à écouter les romantiques plus que les gens plus réservés quant au sentiment amoureux. Or, je pense aujourd'hui qu'il y a une banalité à l'amour qu'il serait intéressant de rendre, et autrement qu'en écrivant des chansons de boîte de nuit ou de lover à la guitare folk. Je n'aime pas vraiment me citer moi-même, mais je me souviens avoir écrit, dans Tout restait à dire, "je me suis souvenu que tout ce qu’on m’avait décrit comme normal ne l’avait jamais été. Que tout ce qui était normal avait fait mes joies et mes peines. Que je ne me souvenais que de ce qui était normal. Que je n’admirais que ces choses normales.". Pardonne-moi de me citer, vraiment, c'est simplement que c'est là le premier exemple qui m'est venu à l'esprit pour préciser ce que je voulais dire... N'y voit aucune prétention vraiment. Mais je crois que l'amour fait parti de ces choses "normales" qui sont, paradoxalement, ce qu'il y a de plus mémorable dans une vie d'homme - c'est le sujet du billet n°2 par ailleurs -. Et je crois qu'il y a quelque chose de cette normalité étrange qu'il faudrait formuler, et que cette normalité doit trouver un compromis entre l'image de grand poète sérieux et la chanson de discothèque.

Citation :
Dans les trois postés le Billet n°2 reste celui qui m'attire le plus. Peut-être dans son aspect un peu dramatique. La recherche des mots me semble plus aboutie, les phrases n'ont pas la ''monotonie'' du Billet n°1. La métaphore équine n'est pas pour déplaire non plus, il y a un léger côté cavaliers de l'Apocalypse amoureuse qui me plait assez.

Je te remercie ! J'ai été assez inspiré par le poème de Jules Supervielle intitulé Les chevaux du temps. Toutefois, je ne cache pas que ce poème a été assez hésitant pour moi, car assez prétentieux dans sa volonté de donner une indication sur la vie... C'est un exercice assez complexe pour moi, qui suis assez hermétique à l'idée que je puisse avoir réellement compris quoi que ce soit de la vie. En un sens, le fait qu'il s'agisse d'abord d'un poème amoureux m'a permis de relativiser la chose.

Citation :
La construction du n°3 est intéressante aussi, assez chantante, même si je ne lui trouve pas de réelle profondeur et c'est assez dommage.

Voilà une autre idée que j'ai un peu de mal à comprendre. Qu'appelles-tu "profondeur" ? Veux-tu parler du sujet du poème ou de son style ?

Citation :
Le problème je pense inhérent à l'impro ou à toute écriture qui s'y rapporte un peu, c'est qu'on voit tout de suite les redondances de style que le travail des textes permet d'éviter. Un exemple tout bête, les billets n°2 et 3 commencent presque sur la même phrase.
Bon, on peut dire aussi que c'est une qualité, ça peut créer une sorte d'unité dans le recueil, d'autant que le destinataire est la même personne pour tous les billets...

Pour le coup, je suis assez déçu, ô mon maris, de te voir me sous-estimer comme cela. Tu ne crois tout de même pas que je démarre deux poèmes par une phrase quasi similaire - tous les deux en alexandrin - sans chercher à en faire quelque chose ? Et moi qui croyais que tu m'aimais ! Plus sérieusement, j'ai évidemment conscience de la similarité de ces deux vers. Ma volonté première, je l'avoue, a été de créer une unité. J'y ai ensuite réfléchis, et trouvant cela trop évident, j'ai préféré abandonner l'idée de refaire un poème qui ressemblerait trop au billet n°2 pour faire de ce premier vers une sorte de "moquerie, le billet n°2 offrant des considérations sur la vie - ce qui n'est pas peu prétentieux -, lorsque le billet n°3 n'est finalement en majeur partie qu'une comptine aux apparences naïves. C'était donc ici une volonté de me "moquer" en quelque sorte de ma propre prétention. Mais je comprends très bien qu'on puisse l'interprété comme une grossièreté, en particulier compte tenu de la manière dont j’introduis cet ensemble de poèmes...

Quant au "destinataire", j'aimerais être clair sur ce point. Oui, ces poème sont inspirés par la même personne. Néanmoins, ils ne lui seront sans doute jamais montrés. J'ai une trop mauvaise expérience de ce genre de "poème de séduction" pour m'y essayer à nouveau, car il n'existe pas de sentiment plus terrible que d'adresser un poème à une personne et d'affronter son incompréhension qui est, pourtant, essentiel à la poésie - ou du moins une incompréhension première -. En cela, ces billets sont totalement différents des Berceuses que j'ai écrit plutôt pour remonter le moral à Lady Rosewood que pour la séduire soit dit en passant, même si je n'en nierais pas une touche passionnelle. De fait, ne vas surtout pas croire que je "baisse" le niveau de ma poésie pour être mieux compris par ma "dulcinée".

Citation :
Je lirais probablement si d'autres billets venaient à être publiés (en tout cas ne prend pas mon blabla aigri comme une incitation à arrêter le recueil, ce n'est pas du tout le cas), il n'est pas dit qu'aucun ne puissent me plaire. Je n'arrive juste pas à trouver l'accroche sur ces trois là, c'est dommage mais c'est comme ça...
C'est encore dans le style du billet n°2 que je reconnais le plus ton écriture, ton travail, ton style et ce qui parvient à me plaire dedans, mais les goûts et les couleurs...
En résumé, je comprends l'intérêt de confronter ce type de textes à des lecteurs parce que c'est un exercice d'écriture intéressant, mais dans leur construction ces trois-là manquent de caractère alors que je te sais capable de trucs vachement plus percutants.

Pour tout t'avouer, je ne sais pas trop si cela vaut la peine de continuer. Ne crois pas que ce soit de ta faute, mais je crois retomber dans un nouveau désespoir d'être aimé un jour, et ce sentiment est un véritable parasite de mon écriture poétique. Je suis capable, dans cet état, du meilleurs et du pire... Et puis je me rend tout simplement compte que ce n'était peut-être pas une bonne idée. J'avais envie d'écrire quelque chose de plus libéré dans sa structure générale, quelque chose de réellement "au jour le jour" - sans pour autant le bâcler, j'espère que mes remarques t'auront paru claires sur ce point -. Mais je me suis peut-être trompé sur l'intérêt d'une telle démarche.

Citation :
quand tu me parles après lecture du fait que par exemple tu as laissé un poème en friche pendant des mois, je veux bien te croire parce que ça se ressent à la lecture que le choix des mots, la structure... Ne sont pas choisis au hasard. Alors qu'ici c'est de l'écriture intuitive.

Oulà, ne crois surtout pas que c'est le cas de la majorité de mes poèmes... Par ailleurs le seul poème qui m'ait pris autant de temps et qui satisfasse vraiment est Géhennem. Je suis bien plus fier d'Alcôve, qui m'a pris une quinzaine de minutes mais qui fut pourtant riche, à Sur un carnet trouvé l'automne 2011 I qui m'a pris prêt de 6 mois... Et j'y préfère d'ailleurs le II qui m'a pris à peine deux jours à écrire et peaufiner. J'espère d'ailleurs que mes diverses remarques t'ont fait "changer d'avis" sur l’intuition relative de ces billets...

En tout cas je te remercie vivement pour ce commentaire riche en débats et en pertinence, et espère te compter parmi mes lecteurs malgré ce désamour de ces trois poèmes...

@Hamtaro:

Ah, je suis rassuré ! Je suis assez d'accord avec ce que tu dis, par ailleurs, sur le "contraste" de la grande civilisation et du sentiment. J'ai toujours eu une certaine fascination, un peu intriguée certes, pour ceux qui ont un tel amour de leur nation, de leur civilisation que cela devient une partie d'eux-même... Comme s'ils réussissaient à s'approprier personnellement quelque chose d'aussi immense que des siècles d'histoire. Le sentiment peut-être assez dangereux, il est vrai, mais il est aussi fascinant à mon sens...

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Vinou
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MessageRe: Commentaire sur Billets tendres (G)   Publié le : Lun 25 Juin 2012 - 11:25

Réponse qui traîne sur mon DD depuis ce matin où mon ordi bugga avant que je n’eus le temps de poster...
Attention, pavé

Ah les Beatles...
Pour tout te dire les chansons des Beatles de la première vague je ne les aime pas d'un point de vue paroles, sauf exceptions. Je les aime plutôt pour la musique, le rythme, l'ambiance qu'elles donnent, soit d'autres choses que je ne saurais décrire. Quand je les ai découvert je ne parlais pas un seul mot anglais (et même pas bien français en plus), l'avantage d'une chanson c'est que tout ne se joue pas uniquement sur les mots alors qu'un poème (à moins qu'il soit lu par quelqu'un) tout passe par les mots eux-mêmes (la sonorité mais bien entendu le sens, alors qu'une chanson on peut l'aimer facilement en s'affranchissant du sens).
De plus il faut pas se leurrer, à leurs débuts ''officiels'' les Beatles étaient poussés à un formatage spécial pour séduire un public de djeuns et en particulier d'adolescentes avec leur look et leurs chansons mimi de gendres idéaux alors qu'à la base ils sont beaucoup plus rock'n'roll (mais bon on leur dicta l'abandon de la banane capillaire et le troque des blousons de cuir contre des costards cravates). Leurs chansons de l'époque sont à cette image aussi. C'est sur le milieu des 60' quand ils ont abandonné les concerts qu'ils se sont à mon sens révélés ne serait-ce que sur les paroles avec les Revolver/Rubber Soul and co (bon OK on avoue, vive la drogue). Avant de revenir faire des trucs pourris sur Let It Be mais c'est une autre histoire...
Enfin bref.
Ca pour dire, qu'en plus du fait que je trouve honnêtement McCartney chiant (oui, au risque de me faire des ennemis) et très adapté à la chanson formatée qui plaira (il aurait été prêt à dire « yes yes yes » sur She loves you, ce bâtard !), je n'apprécie pas spécialement ses chansons (oui, même Yesterday, rien à foutre je suis un rebelle). La plus belle chanson que ce type aie écrit à mon sens reste Here today qu'il a composé en hommage à Lennon. Lennon qui certes ne s'est pas montré un parolier plus fantastique au début mais qui a révélé une poésie très spécifique par la suite. Un exemple extrême : My mummy's dead ça me fait chialer, pourtant les paroles comme la musique sont d'une simplicité criante (bon après y a l'histoire du mec derrière, mais même).

Mais ça serait la même chose sur par exemple des haiku (pour parler poésie ''pure'' et pas chanson) : la simplicité et l'épurement c'est un peu l'essence du truc, mais ça n'en ôte ni la qualité ni l'intensité.

Je pense ensuite qu'il ne faut pas confondre ''simplicité'' et ''sous-exploité''. Peut-être que ma façon de m'exprimer sur le commentaire précédent t'a fait penser que je disais ça comme ça mais pas du tout.
En l'occurrence je trouve tes trois billets sous-exploités par rapport à ce que tu saurais en faire avec du boulot. Je dis avec du boulot car il me semble que c'est comme ça que toi -et pas McCartney ou qui on veut- parvient à restituer le meilleur de toi-même. C'est pas une tare, un simple constat. Si tu avais révélé une qualité incroyable et constante dans l'impro non travaillée et que là tu me présentais des poèmes travaillés pendant des mois (ou 15 minutes intensives si tu veux) mais à mon sens pas géniaux, je te dirais l'inverse : ''arrête de bosser si dur sur un poème, ça rend beaucoup mieux quand tu improvises''.
Mais là, si le but est un exercice de style, j'avoue m'être montré un peu virulent envers les textes. Et si ça a pu te blesser je te prie de m'en excuser car ce n'était absolument pas mon intention.

Tu confonds je pense aussi dans ma façon de dire le poème travaillé et le poème alambiqué et surfait, pour moi c'est deux choses bien distinctes. On peut écrire un poème alambiqué surfait sans y passer plus de 10 minutes, il suffit de sortir des grandes tirades et puis voilà (je l'ai fait avec mon frère, c'est très amusant mais bien daubesque). Mais c'est plutôt pourri je trouve. Le poème travaillé peut être simple, dans les mots ou la construction, mais être fait d'une telle façon que tu ne le lis pas en te disant ''la personne qui a écrit ce texte semble me donner son brouillon à relire'' (en grossissant le trait bien sûr, histoire de bien être compris).

Citation :
C'est un exercice assez complexe pour moi, qui suis assez hermétique à l'idée que je puisse avoir réellement compris quoi que ce soit de la vie.

A par le Bouddha par définition je pense que personne en ce monde ne peut se targuer d'un éveil suffisant pour dire comprendre la vie. Enfin on peut dire comprendre un petit peu la vie d'un point de vue biologique mais d'un point de vue philo pas vraiment. Enfin même biologiquement on est bien peu de chose à dire qu'on s'y connait, on ne sait même pas définir parfaitement ce qu'on considère comme vivant alors bon (cf. les virus par exemple, ces gros boulets sur le cas de qui on s'arrache les cheveux).
Toutes ces paroles un peu inutiles qui commencent à partir dans le HS pour dire que même sans comprendre ça ne devrait pas te faire sentir prétention de parler d'un sujet. Personnellement, je n'ai pas ressenti le billet n°2 comme un appel de gourou pour indiquer la voie à suivre.
Le travail n'exclue pas l'humilité, et j'ai même tendance à penser le contraire. C'est ceux qui bossent le plus qui se la pètent le moins en général (peut-être parce que sur un truc qu'on a sué à réaliser, on n'a pas besoin que le ''public'' nous rassure sur la qualité parce qu'on est déjà content pour soi d'avoir su faire ça, je sais pas. Question intéressante).

Pour ce qui est des lieux communs, je n'ai absolument pas évoqué Chanaan. Je pensais plutôt à toutes ces figures de type (en caricaturant) « la vie c'est horrible et l'amour me sauve ». C'est pas mal en soi, mais disons que c'est hyper hyper redondant (non pas forcément chez toi mais de manière générale dans l'art dès qu'il s'agit d'amûr), à force ça perd toute sa saveur je trouve. C'est un peu comme une interprétation formatée de l'amour où tout le monde se retrouve (l'amour salvateur dans ce monde de merde). Je pense que peut-être j'aimerais lire un jour quelqu'un qui interprète l'amour ''autrement'', il y a à mon sens des facettes de l'amour qui sont trop négligées et que je ne retrouve nulle part (ouais même chez mon ami Poe). Tu me diras, « ben vas-y écris un poème d'amour avec ta conception du truc ». Je voudrais bien, mais je n'ai rien d'un poète donc on va éviter le carnage
Suis-je plus clair ? Tu as le droit de dire ''non'', je sais que je ne suis pas toujours un dieu en explications.

Citation :
plutôt que l'entrainant et stimulant ABBA ABBA

Dancing queeeeeen !!! \o/
Mmh pardon.

Après cet interlude drolatique... Bien sincèrement, la structure en sonnet de ce billet n°1 ne me parlait pas du tout effectivement. Même avec ton explication ça ne me parle pas plus... Je ne suis pas subtile du tout à ce niveau et j'en conviens parfaitement. Je suis un lecteur de poésie plutôt grossier, peut-être le défaut de ne pas travailler sur la poésie ou un manque naturel de sensibilité à ce niveau. Malheureusement ça je peux pas trop y faire quelque chose, il m'arrive d'aimer gratter le fond des choses mais sur ce coup ça ne m'a pas paru clair.

Citation :
Voilà une autre idée que j'ai un peu de mal à comprendre. Qu'appelles-tu "profondeur" ? Veux-tu parler du sujet du poème ou de son style ?

Je ne saurais pas trop te dire ça pour le coup, ça relève plus d'un ressenti global. Pour reprendre les Beatles, c'est un peu comme une chanson d'eux à leurs débuts : ''mignon'', mais pas ''profond''. Disons que je n'ai rien ressenti à la lecture, à part me dire « oui c'est joli, ça rime, c'est joyeux on dirait », mais sans plus. Je ne trouve rien à dire de plus constructif sur ce type de poème. Tu le taxes de naïf sans l'être (''comptine aux apparences naïves''), disons que moi je n'ai vu que le naïf mais pas ce qui faisait qu'il n'est pas naïf malgré les apparences.
Je ne cracherais d'ailleurs pas sur un éclairage à ce niveau, peut-être que ça me ferait revoir mon jugement sur ce billet number 3.

Citation :
Mais je comprends très bien qu'on puisse l'interprété comme une grossièreté, en particulier compte tenu de la manière dont j’introduis cet ensemble de poèmes...

Ce que je vais dire est peut-être un peu débile, mais je pense que tu n'aurais pas du servir ton recueil aussi mal. Tu n'es pas obligé de vendre le truc comme un charlatan, hein, mais je pense que descendre ton travail peut s'avérer préjudiciable, tu ne laisses pas tellement la porte aux opinions des lecteurs. Tu vois, avant de lire ton résumé en commentaires, je m'apprêtais à faire des remarques peut-être moins vives mais surtout à te demander d'abord de quand dataient les poèmes. Mais j'ai eu une impression de poèmes un peu bâclés à la lecture et malheureusement ta façon de t'exprimer dessus en résumé m'a juste conforté dans mon idée et m'a donné l'impression d'une publication ''pas sérieuse'' (faut que j'arrête avec les guillemets, moi). D'où ma rudesse éventuelle, un peu comme un instit' qui tape sur le premier de la classe parce qu'il a merdé son devoir alors que je sais parfaitement qu'il connait toutes ses tables de multiplication par cœur. Ca donne un effet fainéant qui poste pour poster mais pas pour offrir un truc agréable, quoi.
Je ne dis pas qu'il faut glorifier ton œuvre pour recevoir des louanges, juste éviter de la descendre toi-même parce que ça peut porter à confusion et que d'un coup on ne se dit pas « c'est un vieux travail/une impro/etc, on critique en ayant en tête qu'aujourd'hui il a évolué/il a fait ça dans des conditions particulières/etc... » (par exemple pourquoi je critiquerais un défaut d'un vieux poème que je ne retrouve dans aucun poème récent ?), on se dit « ah ouais en fait il poste un truc vite fait comme ça... ».
Tu vois, les Berceuses c'est de l'impro mais tu ne l'as pas vendu comme un truc négligé. Je les ai donc interprétées comme de l'impro travaillée en prenant en compte la façon dont j'imagine que tu as travaillé pour les écrire. Ici, j'ai juste eu l'impression qu'on me donnait un truc inachevé et par la suite que toi-même tu demandais presque qu'on te mette la tête dedans, pour être imagé.
Si ces poèmes ont vraiment une valeur pour toi, ne les descend pas en flèche. Même si tu les trouves moches, mal construits ou je ne sais quoi, du moment que tu les as écrit avec amûr ils ont de la valeur et les dénigrer n'apportera que du mauvais je pense.
Pas besoin d'en faire des caisses et de les faire passer pour ton chef-d'oeuvre si ce n'est pas ton ressenti, et ce que je dis n'a absolument pas pour but de te dire « vend bien ton truc pour qu'on te dise que c'est bien », non pas du tout. Juste laisser aux gens la possibilité de voir qu'il y a du boulot sans dire à demi-mots « c'est raté et nul, j'ai fait ça à l'arrach', passez votre chemin ou lynchez-moi » parce que malheureusement je trouve que c'est ce qui transpire de ton résumé. Le côté auteur blasé de lui-même ça aide pas, quoi...

Je reste malgré les explications plutôt hermétique à ce que tu as présenté, je suis navré mais je ne vais pas te mentir (à quoi ça servirait, au fond). Pour moi, ça reste quelque chose de très en dessous de ce que tu pourrais donner en matière de poème d'amour (de poème tout court), indépendamment d'un temps de rédaction ou d'une simplicité recherchée. Je ne nie pas qu'ils peuvent être attachants (le second je l'aime bien), mais je n'en ressens pas grand chose.

Après, et surtout concernant l'amour, il y a une sensibilité personnelle derrière et je pense que ta sensibilité est trop différente de la mienne à ce niveau. Sans gradation ou jugement de valeur du tout, attention, hein. On a juste un ressenti différent sur les choses, dans un sens c'est plutôt normal et heureux parce que ça m'aurait profondément barbé de parler avec mon clone parfait (je pense ne pas me mouiller en pensant que ça serait ton cas aussi).

Bon, je ne peux pas ne pas me sentir partiellement responsable de ton envie d'arrêter ce recueil. Je ne dis pas ça par prétention de penser que je peux induire ça chez un auteur, mais j'ai conscience d'avoir peut-être été un peu dur sur mon commentaire précédent (je ne suis pas toujours un modèle de subtilité et de délicatesse. Ca a au moins l'avantage de la franchise, mais bon je conçois que ça dérange).
Ca n'enlève rien à ce que j'ai dit, ma ''critique'' je la pense comme telle.
Mais vraiment si l'exercice te plait ne l'arrête surtout pas à cause d'un vieux frustré qui ramène sa fraise à tout bout de champ ça serait franchement dommage.
Y a mille autres lecteurs qui pourraient aimer en plus (et puis je ne condamne pas le recueil, si ça se trouve tu en publierais un qui saurait me conquérir).
Si tu arrêtes de ton propre choix, OK, mais te bride surtout pas par rapport à des commentaires, hein (surtout les miens, pour peu qu'au moment où j'écrivais l'étiquette de mon slip me grattait ou j'avais un cil dans l'oeil ça suffit à me rendre encore plus pénible).

Citation :
et espère te compter parmi mes lecteurs malgré ce désamour de ces trois poèmes...

Mais bien entendu mon mari, comme je l'ai dit je ne condamne pas le recueil et encore moins l'auteur, sur la quantité de poèmes que tu publies ça aurait été bizarre que j'aime tout sans concession. Ici c'est un style auquel je n'accroche pas mais je ne lui jette pas la pierre (mon livre de grammaire d'école primaire m'a appris avec violence que les exceptions sont plus courantes qu'on ne le croit, si ça se trouve un quatrième billet aurait trouvé grâce à mes yeux) et ça ne veut pas dire que je vais bouder le reste de ton travail...
Je te citerais toi-même tant qu'à faire :

Citation :
il serait idiot d'essayer de plaire à tout prix

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Hamtaro
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MessageRe: Commentaire sur Billets tendres (G)   Publié le : Dim 9 Sep 2012 - 4:14

Hey !

Pour le billet n°5 :

Le seul point technique qui me fait tilter, c'est la rime "aphone/allochtone". Je ne les prononçais pas de la même façon. Mais maintenant que j'écris ça, en fait, si. Je viens de vérifier avec la phonétique. Donc il n'y a pas de problème.



Bon, comme d'habitude, c'est très parlant. J'aime beaucoup la métaphore filée sur la musique / les sons.

Citation :
Le soleil embrasé dans tes doux cheveux roux
Se dérobe un instant pour ne laisser que nous

Ça aussi, j'aime beaucoup.

Et je suis décidément une bille dans la critique de poème, donc, j'aime et pis c'est tout, désolée

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MessageRe: Commentaire sur Billets tendres (G)   Publié le : Dim 16 Sep 2012 - 14:42

Bonjour ! Merci beaucoup pour ton prompt commentaire !

Je t'avoue que j'ai aussi beaucoup hésité pour la rime, et que j'ai dû, moi aussi, vérifier... Je ne sais pas si c'est une question d'accent ou si cela n'a rien à voir, mais la rime n'est en effet pas évidente.
Merci beaucoup en tout cas pour ton commentaire positif ! Je comprends que tu ne sois pas forcément à l'aise à commenter la poésie ne t'en fais pas... Moi-même qui en écrit je suis assez souvent bloqué devant un poème qui me plait, il m'est très difficile d'expliquer ce qui m'y attire. Je suis déjà ravi que tu prenne le temps de laisser un commentaire !

@ Vinou: je me rends compte que je n'avais jamais répondu à ton message... Tu m'en vois navré, vraiment, j'avais commencé à te répondre, avais enregistré ce début de réponse mais n'ai jamais trouvé le temps de la poursuivre. Je me permets donc de réduire fortement cette réponse à quelques mots, ce qui, je l'espère, ne te vexera pas... Je manque simplement de temps, mais n'ai pas envie d'oublier à nouveau de te répondre.

Je pense que nous avons des visions différentes de la carrière des Beatles et de ce qui fait leur talent - et c'est tant mieux -, je ne m'étendrais pas sur le sujet ici - je l'ai un peu fait dans mon brouillon, mais aujourd'hui déjà je ne suis plus tout à fait d'accord avec ce que j'y dis -, je pense que ce n'est pas vraiment le propos d'ailleurs. Le débat serait assez intéressant je le pense, mais nous nous éloignons un peu du sujet original...

Je reprendrais cependant ce que je disais dans ce brouillon sur le haïku, en réponse à ce que tu en disais:
"Hum... Je te répondrais "oui et non". Oui, simplicité et épurement sont à l'essence même du haïku. Mais le principe du haïku est plutôt de prendre une réalité prétendument objective, et surtout de ne rien en faire, de la laisser là, parce que la sagesse n'est pas dans une rhétorique mais dans le monde lui-même. Ce qui est bien différent d'une chanson d'amour/d'un poème d'amour qui a tout de même une direction."
Je reste assez d'accord avec cette affirmation.

Du reste, pour répondre, hélas, assez généralement au reste de ton message, je voulais dire encore une fois que deux-trois heures de travail est la durée moyenne de l'écriture d'un poème en ce qui me concerne - bien que cette durée soit très variable -, avec un travail de conceptualisation/inspiration préalable qui lui peut aller d'une heure à une année. Là où tu as raison cependant, c'est lorsque tu dis que j'ai "mal servi" ce "recueil"... Je ressens compulsivement le besoin de relativiser mon travail que j'estime "pré-poétique", et tends assez souvent à "vulgariser" mes écrits dans la manière dont je les présente... Je pense l'humilité essentielle - toi aussi d'ailleurs comme tu l'affirmes -, mais il est vrai qu'elle me fait parfois défaut et peut mener à des incompréhensions. Je ferai plus attention à l'avenir, en essayant de trouver un compromis. Je te remercie en tout cas pour ton investissement dans ce que j'écris !

EDIT: Un petit mot concernant le nouveau poème: il s'agit d'une image, pour la simple et bonne raison qu'il m'est impossible de refaire ma mise en page avec un message du forum... J'espère que cela ne posera pas de problème et que tous les intéressés pourront le lire tout de même...

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MessageRe: Commentaire sur Billets tendres (G)   Publié le : Lun 17 Sep 2012 - 13:07

Bonsoir mon mari, je profite d'une soirée calme pour lire un peu ici et je vois ce curieux poème alors je me permets de te questionner dessus (je parle du Billet n°6, le ''dessin'').
Questionner et non vraiment commenter parce qu'en fait il me laisse... Perplexe (quand j'incline la tête à 45°C comme les chiens c'est que je suis perplexe).

Déjà, je me permets la question de pourquoi cette mise en page ? Je suppose qu'elle n'est pas là par hasard mais ce que tu as voulu dégager est trop hermétique pour moi sur ce coup.

Ensuite, je me pose la question du choix du mot « purulent ».
C'est en fait le mot précis qui m'a fait chercher à décortiquer ton poème parce que, soyons honnêtes, purulent n'est pas un mot poétique (vraiment je t'assure, même pour moi).
Donc ma vision de ton poème : on dirait qu'il est scindé en deux. Je vois d'un côté une sorte de chant mélancolique, une ôde au passé comme je les chéris tant, et de l'autre un chemin vers la mort, la fin. Alors j'admets, mon état d'esprit du moment (de toujours ? xD) est très axé sur cette dualité nostalgie/mort donc ça fausse peut-être mon jugement du texte. Chemin vers la mort (ou du moins la fin de quelque chose que la mort pourrait figurer) illustré donc clairement par les mots « deuil » ou « meurt » mais peut-être plus subtilement par ce « purulent » qui m'intrigue (le pus étant partiellement composé de malheureuses cellules défuntes ou à l'agonie -c'est plus poétique qu'une définition du Larousse quand c'est moi qui l'dis-).

L'image des « lèvres naissantes » sur la fin est assez énigmatique aussi pour moi.
Pour faire dans l'interprétation un peu ''simpliste'' on y verrait bien une histoire de renaissance (comme l'émergence d'un nouvel être à partir d'un tas de vieux souvenirs) mais j'ai l'impression qu'il y a une espèce d'allégorie qui m'échappent du côté des « lèvres » en fait.

Bon ben sur ce coup tu me fais beaucoup parler mais surtout beaucoup poser de questions.

En omettant le pourcentage de conneries habituelles que contient ce message, j'aimerais savoir si ta vision de ton poème est proche de la mienne sur ce coup ou si une fois encore nous divergeons radicalement.
Je suis aussi très intéressé de connaître la démarche de cette mise en forme si toutefois tu ne t'opposes pas à l'idée de la dévoiler.

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Hamtaro
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MessageRe: Commentaire sur Billets tendres (G)   Publié le : Lun 17 Sep 2012 - 14:04

Comme Vinou, je suis très intriguée par ton billet n°6. Plus que nostalgique, je trouve qu'il y a quelque chose de morbide à la lecture. "restes", "deuil" et "purulent", donnent peut-être cette impression, et ça ressort assez violemment, à mon avis.

Ceci dit, pour "purulent", et peut-être pour répondre à Vinou :

Citation :
Au fig., littér. Qui répand la putréfaction morale. Synon. putride. On sentait en lui une espèce de tendresse blessée et purulente qui inspirait de la répugnance et qu'on souhaitait ne jamais voir s'épancher (Aymé, Uranus, 1948, p. 202).

Un chant purulent, donc... La tournure de phrase est cependant inhabituelle. "purulent sur nos lèvres" donne l'impression qu'il s'écoule, comme une sorte de bave empoisonnée, plutôt que de répandre autour de lui, vers les autres, au sens figuré donc. Ça associe le côté immatériel du chant -en passant, quelque chose de joli, d'agréable- à celui très matériel au contraire du pus, de l'infection -pas joli et pas agréable du tout.

Erk... mauvais image... Entre Cujo et l'Exorciste, y a mieux avant de dormir...

Je rêve ou je suis en train de faire une espèce d'analyse du texte ? O___ô (Ave Moi !)

Là, maintenant, je pense à une naissance. Une vraie naissance. Tu sais, cette croyance qui dit qu'un bébé oublie toute son ancienne vie lorsqu'il pousse son premier cri. Un cri pas très agréable aux oreilles, par ailleurs (mais peut-être pas "purulent", non plus...) Mouaif. Je crois que je vais m'arrêter là.

Ah si, les "miroirs", en fait, ce sont des photographies ? =D

Voilà, maintenant je m'arrête ! Soulagé ? XD

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Edward Smith
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MessageRe: Commentaire sur Billets tendres (G)   Publié le : Lun 17 Sep 2012 - 14:13

Bonsoir mon mari ! Avant toute chose, merci beaucoup d'avoir choisi mon Billet tendre pour occuper ta soirée !

Je dois d'abord dire que ce poème - et pas seulement dans sa forme -, est un poème extrêmement spécial. Il est à la fois très libre et spontané dans son origine, puis il a été sujet à un travail à postériori de plusieurs heures pour en augmenter l'impact. Contrairement au Billet n°5 qui m'est venu comme me viennent généralement mes poèmes, ce dernier billet m'a fait, pour la petite histoire, quitter une soirée plus tôt que prévu afin de trouver du calme pour l'écrire. J'en ai véritablement ressenti le besoin, mais étant conscient que le besoin ne peux être un moteur unique au poème j'ai dû le retravailler pour arriver à ce résultat. Cependant, je dois te l'avouer tout net: plusieurs choses restent assez floues quant à ma propre interprétation, et en particulier en ce qui concerne sa forme si "particulière" - enfin, si on lit de la poésie de la seconde moitié du XXe ou du XXIe on me prendrait presque pour un conservateur par comparaison -. Néanmoins, j'y ai un peu réfléchis lorsque j'y ai retravaillé, et voici ce que j'aurais à dire de mon poème. Ne te dis pas cependant que ton interprétation ne vaut rien après lecture de la mienne: le peu que tu en as dit rend le poème cent fois plus intéressant que sous mon regard limité.

Je dois tout d'abord mettre au clair que j'ai pensé ce poème comme un poème d'amour sur le poème d'amour. Peut-être que cette simple phrase aide à comprendre certaines images assez hermétiques. Tu parlais de nostalgie, et sur ce point je te rejoins: il y a dans une première partie une peur du "mot stérile", du poème qui ne résiste pas au temps par il est trop pris dans un temps présent. Émerge alors une crainte de le voir balayer par le temps, crainte supposément validée à la fin du poème. Cette crainte se lie alors avec la peur plus prosaïque de l'oubli de l'amant, de la peur de ne pas résister à l'épreuve du temps en tant que "je" amoureux les "yeux sans voix qui t'ont rêvés", un regard dénué de l'intention du poème, mais qui pourtant est lié au poème lui-même, celui des "mots déserts").
Dans la seconde partie du poème est évoquée l'image du miroir, une quasi doxa poétique. Ce miroir est, comme souvent je n'ai jamais été original, une image du poème de "l'imitation", l'endroit où l'amour précédemment délié du poème peut naître. Cependant ces poèmes mêmes sont déjà dépassés par le temps au second vers (ils sont des "restes du temps"). C'est alors que se joue sans doute mon idée la plus "tordue", si je puis me permettre. A l'origine, j'avais écrit "deuil deuil il faut qu'il meurt", dans une volonté de rendre la fatalité du temps. J'ai cependant préféré l'inversion, pour deux raisons: la première, la plus compréhensible, et tu l'as bien notée, pour indiquer le regret, le "refus" implicite de voir le temps passer. Cependant, il est je pense difficile d'éviter de remarquer qu'au vers suivant, on trouve la même tournure interrogative, "oserai-je". Je vais essayer d'expliquer au mieux mon idée: l'idée du miroir évoquée au début de cette seconde partie étant image du poème, je pensais ces tournures comme des "reflets", inversés dans leurs formulations. Dans le poème, la fatalité du temps "il faut qu'il meurt" s'inverse, "faut-il qu'il meurt". De même la certitude prosaïque de la "béatitude amoureuse", "j'oserai te regarder encore", devient incertaine, le poème nous mettant face au sentiment éprouvé et nous forçons, en quelque sorte, à l'activité honteuse de l'extériorisation du sentiment. Je m'excuse, c'est tiré par les cheveux...
Enfin, nous passons au sens de la troisième partie. Cette phrase qui t'a tant interpelée me réjouit, puisque c'est elle en particulier que j'ai retravaillé. Le sens en est simple, mais ce qu'il implique l'est, je l'espère, un peu moins. Le "chant qui n'atteint personne purulent sur nos lèvres naissantes" désigne en réalité le poème amoureux, sortant de la plume -des lèvres - du jeune poète, apprenant presque "à parler". L'adjectif "purulent" est alors à prendre dans son sens figuré et très péjoratif, celui de "grouiller", l'idée de nombre et de multiplication un peu malsaine, et se rapporte au poème amoureux de jeunesse qui, tout comme le mot purulent, n'est pas vraiment de la poésie. Je sais que le mot qui conviendrait le mieux est « pullulant », qui rend peut-être mieux cette idée. Mais j’y retrouve moins l’idée d’infection, de « pus » particulièrement dégoutante et apoétique. Il y a donc ambiguïté sur ce poème amoureux débutant, puisqu'il demeure un "chant", mais il est déqualifié de son statut de poème par l'adjectif "purulent". Je ne tranche pas ici, libre au lecteur de choisir si le poème est un chant ou s'il est juste un autre de ces poèmes "purulent", que l'on retrouve partout avec dégoût, aux inspirations malsaines, charnelles peut-être. Je ne reviens pas sur le final, je le pense assez transparent.

J'ai préféré ici distinguer la forme du fond - ce que je n'aime pas beaucoup d'ordinaire -, afin d'être plus précis sur cette forme. Elle m'est d'abord venue très instinctivement, et malgré plusieurs essaies elle n'a que peu changer par rapport au manuscrit d'origine, si ce n'est qu'à sa toute fin. Je vais tenter de mettre au clair mon ressenti vis-à-vis de celle-ci.
Ce qu’il y a de certain, c’est que le désordre général du poème m’est venu de l’idée que je voulais presque qu’on ne ressente pas ce texte comme un poème. Il y a quelque chose de profondément antipoétique à ce texte, d’anti-textuel même, il semble complètement déconstruit, il n’a pas l’air de tenir debout, surtout en comparaison des autres poèmes plus « classiques ». Mais cela ne saurait nous satisfaire, et je vais donc m’attarder sur le détail de cette mise en page. D’abord, on remarquera que l’interrogation lancinante du « Qui se souviendra » renvient toujours à la ligne, en marge « classique ». Cela permet à la fois d’appuyer la répétition, l’appel, mais aussi d’illustrer en quelque sorte l’activité du souvenir, une volonté de revenir en arrière lorsque le vers s’échappe. Le vers s’échappant de la première séquence du poème est par ailleurs dans cette idée il me semble, les « yeux sans voix » étant un risque de voir le poème s’arrêter, de le voir redevenir contemplation muette, sauvé alors par le retour de la question du souvenir.
La seconde séquence, je l’avoue, m’est plus obscure. Le premier retour entre le second vers et le troisième pourrait faire penser à un retour « à la réalité », un nouveau déni de la possibilité de retourner à l’amour avec « l’enlacement ». Quant au retrait du vers trois au vers cinq, je les dirais représentatif du temps qui fuit malgré la « supplication » du poète dans le vers quatre… Mais je l’admets, c’est là un mystère pour moi aussi. Portant je n’ai pu me résoudre à en changer la disposition. J’ai essayé, mais cela ne m’allait vraiment pas… Excuse mon manque de clarté.
Enfin, la troisième séquence, plus claire. Le « vers » fuyant », second vers, est ici légèrement décalé pour mieux le distinguer encore du « chant qui n’atteint personne », expression plutôt heureuse, alors que le dégoût vient, presque en retard, briser cette première image déjà chancelante – au fond ce chant n’atteignait déjà personne… -. Quant à la mise en page des deux derniers vers, le sens est plus transparent : il y a comme une sorte de « long silence » avant le premier « mon Dieu », suivit d’un vers quasi central qui marque l’oubli final du poème, pesant parce qu’au centre, encore plus visible.

Voilà ce que je peux en dire. Je m’excuse si j’ai pu être confus dans mon propos… En tout cas tu apportes une dimension enrichissante avec l’idée de mort et de nostalgie que tu perçois dans le poème, j’espère que cette maigre explication ne t’aura pas trop déçu… Au plaisir de te relire en tout cas !

Hamtaro : Décidément, j’intrigue ! Je n’ai pas grand-chose à ajouter que ce que j’ai dit à Vinou. Tu remarqueras que, directement ou non, beaucoup de tes intuitions étaient semblables aux miennes, en particulier dans l’idée du cri de l’enfant. Et je m’excuse pour ce terme de « purulent » qui, dans l’esprit, aurait plutôt dû être « pullulent »… J’espère que l’explication vous satisfera. Merci beaucoup pour ce nouveau commentaire en tout cas !

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MessageRe: Commentaire sur Billets tendres (G)   Publié le : Mar 18 Sep 2012 - 13:54

Nous divergeons encore apparemment, mon bien-aimé. C'est ça que j'aime bieng avec la poésie

Citation :
j'ai pensé ce poème comme un poème d'amour sur le poème d'amour. Peut-être que cette simple phrase aide à comprendre certaines images assez hermétiques.
C'est ce que j'ai cru comprendre à la lecture, mais partiellement c'est vrai.
Après, j'ai la sensation qu'un poème d'amour pourrait avoir n'importe quel objet que je pourrais l'interpréter de façon égocentrique quand même. La poésie a ça de spéciale qu'on peut un peu en faire ce qu'on veut quand on la lit. Un poème d'amour sur les poèmes d'amour ne m'émeut pas en soi, un poème d'amour que j'interprète à ma façon m'émeut un peu plus.

Citation :
Je m'excuse, c'est tiré par les cheveux...
Et tu sais que je n'aime pas ça !
Cette réflexion débile mise à part... Je te cache pas que même avec explication je discerne assez mal la démarche de ton idée ''tordue''. En fait je ne vois pas où se trouve ce côté d'extériorisation honteuse du sentiment. La tournure inversée je pense en cerner l'idée mais je ne ressens pas tellement le côté ''honteux'' de mon point de vue de lecteur.

Concernant le mot « purulent », je vois mieux ce que tu as voulu faire. Mais c'est vrai que j'y aurais bien mis le terme « pulluler » à la place (d'ailleurs j'ai relu plusieurs fois la phrase pour être certain de ne pas faire une petite dyslexie car le mot purulent me semblait HS dans ce texte).
Le pus n'évoque pas pour moi un aspect grouillant, j'aurais préféré un autre terme. Mais je t'accorde que ce type de vision des choses est très dépendant de qui lit le poème... J'ai une vision très cartésienne et biologique du pus pour dire les choses avec franchise.
La tournure est sans doute un poil trop subtile pour moi en fait. Mais je vois quand même où tu as voulu aller.
Je note quand même (peut-être que ça t'intéressera, si c'était fait exprès) qu'en relisant la phrase pour chercher à la comprendre j'avais un moment cru que « purulent » pouvait renvoyer à un verbe néologisme du style « puruler » conjugué à la troisième personne du pluriel (« ils purulent », quoi), et c'est vrai que vu comme ça la consonnance est proche de « ils pullulent ».
Il faudrait juste que je me détache de l'image du pus au sens propre en fait.

Pour ce qui est de la mise en forme... Non l'explication ne me déçoit pas, au contraire même. J'aime assez le côté instinctif de ton travail sur ce coup, je me demande si ça ne m'aurait pas déçu que tu aies calculé l'intégralité des décallages de tes vers en fait. Ca donne un petit côté mystique à l'oeuvre.
En fait, moi je voyais quand même une espèce d'organisation, une sorte de sinusoïde un peu déconstruite, mais je n'arrivais pas à saisir ce que ça pouvait représenter ou figurer. Je ne trouve pas que l'ensemble fasse chaotique ou bancal en fait. Mais comme il est né comme ça d'une certaine manière, je pense qu'il y a du sens là-dedans mais je ne suis pas assez calé en psychanalyse pour essayer de trouver le pourquoi de tout ça.
Mais c'est intéressant, c'est comme quelque part chercher à comprendre pourquoi un peintre aurait mis un coup de pinceau ici ou là alors qu'en tant que spectateur on trouve l'effet étrange, voire ''étranger''.

Je n'avais pas accroché sur les premiers billets de ce recueil mais je revois mon jugement sur celui-ci en tout cas.
Pas tant dans son contenu, bizarrement, c'est plutôt l'espèce de tout qu'il forme qui satisfait mon exigence de lecteur. Il est assez harmonieux dans le genre désordre (!). On pourrait même parler d'une espèce d'effet entropique inversé où le désordre se rangerait tout seul : le désordre de la mise en forme semble tendre à se remettre en place en même temps que le désordre du souvenir amène la renaissance (un retour à une feuille vierge exempte de tout le foutoir qu'on aurait pu y coucher précédemment, quoi).
Oulà je crois que je vais loin dans le concept... Mais y a de ça dans ma pensée quand même.

Citation :
Au plaisir de te relire en tout cas !
De même
Content de pouvoir t'apporter une vision externe sur tes poèmes en tout cas. Même quand je vais loin dans l'concept

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