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 Voyage aux Enfers

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Kyouki15
Tache d'encre

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Féminin Inscrit le : 05/07/2013

MessageVoyage aux Enfers   Publié le : Sam 6 Juil 2013 - 15:13

Voilà  
C'est la première fic que je met en ligne alors si vous pouviez me dire votre avis, voir même me conseiller pour m’améliorer, se serait très gentil de votre part.
Quelques chapitres de ma fiction, j'espère que ça vous plaira !
(Je viens de remarquer que j'avais séparé mes "chapitres" assez mal, désolée )

Si vous voulez me laisser des commentaires : Commentaires/Avis





Voyage aux Enfers



1


Nous sommes aujourd’hui en 2105. De nombreuses avancées furent découvertes par nos intellectuels, nos dirigeants et nos scientifiques notamment l’abolition de toutes religions.
En effet, après de longues études, les plus grands cerveaux de la planète sont arrivés à conclure qu’après la vie nous renaissions.      
Un peu comme des phœnix en fin de compte. C’est un cycle sans fin.

J’avais pu, grâce à ses brillants calculs, trouvé qu’avant (par exemple lors de la monarchie absolue) j’étais la femme de Louis XVI.

Mais ce n’était pas le seul pas de l’Histoire.

Les scientifiques découvrir peu de temps après le principe de cryogénisation et cela permit à l’Etat de mon pays de ralentir le vieillissement de la population qui était un problème de plus en plus important.
Depuis maintenant 40 ans, la loi de cryogénisation était obligatoire pour tous les jeunes de dix-sept ans. Nous devions, à notre dix-septième anniversaire, être cryogénisés pendant 3 ans et ainsi lutter contre le déclin de la jeunesse.
Bref, ces innovations révolutionnaient le monde.

Le seul hic, c’est que les adolescents qui se réveillaient 3 ans plus tard paraissaient différents aux yeux de leurs familles sans qu’elles sachent exactement ce qui manquait, et donc l’Etat fit vite passer les familles qui s’apitoyaient pour des sceptiques.  

Il n’y eu alors plus de plaintes et la loi ne fut plus contestée.

Un autre changement du à l’arrêt des croyances. Puisque plus personne ne croyait au Paradis et à l‘Enfer, une expression devint très à la mode. Quelque chose de tout bête, dans toutes les bouches des jeunes gens :

Je donnerais mon âme au Diable pour...  

J’étais peut-être la seule personne qui ne l’avait pas encore dite cette fichue phrase. Je ne la dirais jamais car j’étudiais tous ces vestiges de religion et dire cette... cette formule reviendrait pour moi à me montrer irrespectueuse envers ces anciennes croyances.            

Alors je préférais encore que mes deux amis me trouvent bizarre plutôt que délaisser mes principes.


Je parlais de mes deux amis toute à l’heure sans même les avoir présentés et sans m’être présentée moi-même.
Mon nom est Lynn. J’étais la plus petite de nous trois (environ 7 cm de moins), avait les yeux turquoises et les cheveux châtains-blonds. Quelques tâches de rousseurs apparaissaient sur mon visage.                  

Ma meilleure amie s’appelait Magalie (plus souvent surnommée Meg). Brune aux yeux noisette, à la peau un peu plus foncée que la mienne, toujours souriante et enjouée.                                                            
Et mon meilleur ami, Jacob, était un grand gars aux yeux ambre et aux cheveux châtains. Il faisait office de grand frère pour Meg et moi.

Ils avaient tous deux déjà prononcé l’expression à la mode et, bizarrement, avaient eu ce qu’ils désiraient. Meg arborait un tatouage sur l’omoplate et une partie de son épaule, et Jacob avait décroché sa place (ainsi qu’une bourse) pour l’année prochaine dans une université très réputée.

Mais je rechignais toujours à dire cette phrase. Quand on me posait la question : « Et toi, t’as demandé quoi ? », je feignais de ne plus m’en souvenir.

Il n’y avait que Meg et Jacob qui connaissait la raison pour laquelle je n’utilisais pas cette formule.



2



Nous avions tous trois notre date de cryogénisation, qui tombait d’ailleurs le même jour grâce à nos d’anniversaires proches les uns des autres.

Dans la grande salle d’attente où de nombreux adolescents attendaient qu’on les appelle pour être cryogénisés, Jacob faisait les cent pas. Il tentait de cacher sa peur d’être enfermé pendant trois ans mais le stress se lisait sur son visage.
   
    - Jacooob ! souffla Meg. T’es pas possible ! ça va être génial ! Si ça se trouve on va être les seuls à se souvenir de ce qu’il se passe durant la cryogénisation !!!
    - J’ai des doutes là-dessus, répondis-je. Encore personne cryogénisés ne s’est souvenu de ça.
    - Et vous ne trouvez pas ça bizarre, s’exclama Jacob. Les scientifiques ont trouvé ce qui se passait après la mort mais pas durant la cryogénisation ?!

Nous eûmes droit à un « chht ! » de toute la salle en guise de réponse. Mais c’est vrai qu’il avait soulevé la question que nous nous posions tous. Pourquoi nous n’avions pas de souvenir de la cryogénisation ? Pourquoi même pas des sortes de rêves ?

Jacob redoutait le moment où son nom serait prononcé et il avait réussi à nous effrayer Meg et moi.

     - De toute manière, lui rappelais-je, c’est obligatoire ! Alors qu’on ait peur ou non, ça n’y changera rien !
     - Mouais... dit-il en faisant la moue. J’aime pas ça quand même.
     - Ce que tu peux être pénible quand tu t’y mets ! le gronda Meg. C’est pas croyable d’être aussi méfiant ! Tu crois vraiment qu’on serait assez bêtes pour faire un truc dangereux ?!
     - Pff... soupira-t-il. Ok, ok… je vais essayer de pas trop m’inquiéter.
     - Merci ! lâchions-nous toutes deux.

Mais au fur et à mesure que notre tour approchait, une boule s’installa dans ma gorge. Jacob ne montrait jamais tant de frayeur face à quelque chose. Il voulait toujours se dévoiler comme un être courageux pour nous rassurer Meg et moi. Pourquoi pas là ?

Mon nom résonna dans la salle. Je devais y aller.

Meg me serra dans ses bras et m’adressa un clin d’œil. Jacob m’embrassa le front et me serra à son tour, sans rien dire.
     
     - A dans trois ans ! s’écria Meg. Tu verras, nous on se souviendra de tout !

Je la saluais d’un signe de la main en espérant qu’elle disait vrai, que nous serions l’exception à la règle.

Je repensais à ma cousine qui avait été cryogénisé pendant que je m’installais dans le minuscule sas où j’allais rester durant trois ans. Elle était venue chez nous pour une semaine, le temps de convalescence après les trois ans de sommeil, et elle avait été... tellement distant. Elle savait encore faire ce qu’elle faisait avant mais j’avais l’impression qu’elle était devenue une espèce de robot froid et sans cœur.

Le sas commençait à refroidir et je m’allongeais rapidement sur le lit prévu à cet effet.

En conséquence ma cousine avait fait de brillantes études après la cryogénisation. C’était peut-être juste mon imagination sa froideur soudaine...

Mes membres s’engourdirent, mes paupières se fermèrent et je m’endormis paralysée par la température glaciale.
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Kyouki15
Tache d'encre

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Féminin Inscrit le : 05/07/2013

MessageChapitre 2 et 3   Publié le : Lun 8 Juil 2013 - 14:13

3



La dureté du lit et une chaleur étouffante me réveilla en sursaut. Je n’étais plus dans le sas sur mon lit mais dans une... usine rouge ? Couchée à même le sol.

Les autres adolescents qui étaient passés avant moi étaient là aussi.

Je ne comprenais plus et restais hébétée tout comme eux.

Ce ne fut qu’à ce moment que je remarquais Meg sortir du sommeil et Jacob qui s’étirait à côté d’elle.

     - Qu’est-ce qui s’est passé ? leur demandais-je. Les trois ans se sont déjà écoulés ? Et qu’est-ce qu’on fait ici ?
     - Je n’en sais pas plus que toi ! s’alarma Meg. J’étais dans le lit et puis... et puis je me retrouve là !!!
     - Je savais qu’on aurait dû se cacher au lieu d’aller comme des vaches à l’abattoir ! se morfondait Jacob.

Il scruta le bâtiment où nous nous étions réveillés.
     
     - Je ne vois pas de porte de sortie. On dirait une usine aménagée dans une grotte ou sous la terre...
     - Une usine rouge Jacob ? ajouta Meg. T’as vu ça où ? Ça existe pas !
     - C’est vrai que j’ai pensé à ça aussi en m’éveillant... murmurais-je. Y a pas de fenêtre, ni aucun moyen de voir l’extérieur...
     - Et le plafond est super haut ! commenta Meg. Y aussi la température qui est bizarre... Je suis en train de cuire moi !

Nous étions tous ici, maintenant debout et totalement ranimés. Tous d’ethnie différentes et regroupés dans cette usine rouge flamboyant, éclairée par des torches et ayant comme désagréable odeur celle du souffre.

Des voix commencèrent à s’élever. Les adolescents exigeaient de savoir pourquoi ils étaient ici. De l’espagnol, de l’anglais, du russe,... les langues se mélangeaient mais nous savions tous que nous réclamions la même chose : pourquoi étions nous là ?



4




La clameur s’amplifiait et résonnait sur les parois rocheuses. Nous aurions pu continuer de protester comme ça durant des heures si une voix ne nous avait pas interrompus.

Une voix d’homme retentit et tous s’arrêtèrent, surpris par sa brutalité alors qu’un seul mot avait été prononcé :

« Silence ! »

Jacob nous saisit par les épaules et nous rapprocha de lui. Habituellement je rejetais sa protection mais là... j’étais trop apeurée pour résister.
     
     " Bien, reprit la voix. Vous êtes six mille à être dans ma demeure. Si je suis interrompu une seule fois, cinquante d’entre vous subirons les pires tortures qu’il soit. Une objection "

Personne n’osa répondre. Nous étions dans un endroit inconnu et un individu invisible nous menaçait. Nous écoutions ce qu’il avait à nous dire sans broncher.

      " Parfait ! Vous êtes tous en ma possession suite à un petit contrat que vous avez signé... de votre sang."

Là, un murmure de désapprobation se fit entendre. La voix ricana.

      " Vous ne vous souvenez déjà plus de ce que je vous ai promis ? Pauvres humains pathétiques !"

Sur ces mots des hurlements explosèrent. Des adolescents tombaient et se tordaient comme pris de spasmes. Leurs yeux se révulsèrent et une écume blanche se formait dans leurs bouches.

Je me blottis contre Jacob, détournant le regard, incapable d’en voir plus. Meg fit de même. Il se contenta de déglutir.
     
     - Je vous promets que je ne vous laisserais pas seules face au malade qui fait ça, parvint-il à articuler. Je ne vous laisserais pas...
     - Jacob, murmurais-je, je pense savoir où on est...
     - Où ?
     - Aux Enfers.
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