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 Dissimilis

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Éden et Myrtle
Tache d'encre

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MessageDissimilis   Publié le : Ven 1 Jan 2016 - 11:00

Ave popule!
Voici le résumé complet de cette fiction: (lisez-le svp, nous avons mis 2 heures à l'écrire!)

Dans un monde identique au nôtre et avec une société similaire, certaines personnes parviennent à accomplir des miracles. Cette histoire est à lire comme une série de nouvelles en rapport les unes avec les autres.
Profitez!
 ~ Myrtle

Contrairement à ce qu'avance la personne un peu trop enjouée ci-dessus, ceci n'est qu'une histoire normale, qui pourrait arriver à tous et qui est donc assez prévisible. Alors, toi qui continue ta lecture, ne t'attends pas à un récit d'aventures exotique au cœur d'un univers vaste et ombragé recelant de mille et une merveilles!
Nous avons voulu poser des bases avec une nouvelle simple mais, et (nous l'espérons franchement) assez lisible et (nous prions encore plus pour cela) relativement bien écrite!
Si ce pavé ne t'as pas découragé, cher lecteur, nous te souhaitons, à défaut de ne pas te plonger dans un conte trépidant de bravoure, de passer un bon moment.
PS: Désolées pour le titre!
~ Éden

Cette fiction se nomme donc Dissimilis , qui en latin signifie Différent.
Nous ne disposons d'aucun bêta lecteur ni de correcteur.
Le rating est 13+ puisque, vous le verrez plus tard, cette fiction contient des termes et passages déconseillés aux plus jeunes.

Bonne lecture! [review?]  
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~~ Éden Aurier & Myrtle Cassard  


Dernière édition par Éden et Myrtle le Dim 24 Jan 2016 - 5:49, édité 2 fois
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MessageRe: Dissimilis   Publié le : Ven 1 Jan 2016 - 11:04


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MessageRe: Dissimilis   Publié le : Ven 1 Jan 2016 - 11:08

Prologue : 1)

  Toujours ce goût amer de bile dans la bouche.
Toujours cette sensation d’engourdissement dans ma jambe gauche.
Toujours mon envie insatiable de liberté, de course folle...


  Ma chambre était totalement neutre, ses murs étaient d’un blanc impeccable et sa porte beige. De mon lit pendaient des draps blancs eux aussi. La fenêtre était fermée, de sorte que je ne pusse entendre même le chant des oiseaux...
  Je n’avais aucune sensation de faim.
Pourtant, sur mes genoux, j’avais mon plateau repas muni d’un steak haché trop cuit, de haricots d’un vert dégoûtant, et de cette sorte de yaourt fruité pour enfants...
  Dans cet hôpital, même l’eau avait un mauvais goût. Cela faisait deux semaines que j’étais là, livrée à une oisiveté écœurante, et j’en avais déjà assez.


  Quelqu’un frappa à la porte, rompant le fil de mes sombres pensées :
- Oui? Entrez, dis-je de ma voix morne.
Un homme entra. Il avait sans doute la trentaine, pas plus. Il n’était ni beau, ni laid. Ou alors, c’était ma lassitude qui me cachait ses traits peut-être fins, peut-être.
- Vo... Tu es bien Roxane? Roxane Latiz?
- Euh... oui. Que me voulez-vous? l’interrogeais-je.
- J’ai entendu dire que tu avais arrêté l’entraînement. Tu es blessée, c’est bien ça?
- ...

Voyant que je ne répondais pas, il enchaîna :
- Tant de talent gâché...
Il me regarda d’un drôle d’air. Évidemment, cela me révolta. Cependant, mon accablement, désormais éternel, reprit le dessus. Tant et si bien que je restais encore sans réaction.
-Qui êtes-vous? dis-je sans conviction.
- Ah, pardon. Je ne me suis pas présenté. Je suis l’un de tes supporters, je te suis depuis tes débuts, alors que tu étais encore chez les poussins. Quand j’ai appris ton incapacité à jouer, j’ai décidé de venir te voir.
- Ah...


  Je dus avoir l’air terriblement déprimé, car l’homme se dandina de gêne sur la chaise où il s’était récemment assis. Je vis qu’il hésitait à parler, inspirant et expirant soudainement de l’air, se préparant à s’exprimer puis y renonçant alternativement.
- Vous voulez savoir ce que j’ai? marmonnai-je d’un air abattu.
- Heum.. oui.
- Je me suis brisé la rotule. Certains disent en mille morceaux, eh bien moi, c’est en quinze.

Je lui tendis ma dernière radiographie, qui s'était auparavant trouvée sur ma table de chevet. Il en resta stoïque.
- On m’a retiré mon plâtre hier, repris-je, les médecins sont catégoriques, ils disent qu’il n’y a plus d’espoir.
- Mais... et ton équipe de handball? Vous veniez de vous qualifier pour l...
- Je sais!! le coupai-je sèchement. Je ne l’ai pas choisi. Et si je le pouvais, je serais sur le terrain, là, maintenant!

Pour appuyer mes paroles, je fis basculer mes jambes par-dessus le bord de mon lit de métal empestant le désinfectant, puis me levai.

  Je dus m’appuyer fortement sur ma table de chevet, mon maigre bras tremblant sous l’effort. Mon genou gauche me lança, mon visage se révulsa, mais je tins bon.
- Pourquoi ne mets-tu pas d’attelle? me demanda-t-il, affolé.
- ‘Pas envie, répondis-je d’un air renfrogné.

En réalité, c’était par fierté que je refusais de porter une attelle, quelle qu’elle soit. Et par peur, aussi. Peur de me confronter à la dure et implacable vérité: plus jamais je ne pourrai courir, ni jouer de matches, ni vivre pour ma passion comme je le faisais jusqu’à mon accident...

  Je frémis à cette unique pensée. Une immense vague de nostalgie et de sentiment d’injustice me submergea. Je faillis me laisser envahir, couler… Alors que mon postérieur allait entrer en contact avec le sol, mon fan, qui venait de laisser ma radiographie tomber à terre, me maintint debout.
- Ça va?! s’écria-t-il.
- Oui... oui, je crois.

Je m’assis sur mon lit. Le temps passa. Combien, je n'en avais pas la moindre idée, mais quand je revins à moi, l’homme était parti.

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~~ Éden Aurier & Myrtle Cassard  


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MessageRe: Dissimilis   Publié le : Dim 24 Jan 2016 - 5:27

Prologue : 2)

  Un jour entier s'écoula.
Je vaquais à ma routine d’hospitalisée. Tout en boitant, je me promenais dans un long couloir immaculé et désert. Là, un siège. Je m’y assis. Face à moi se trouvait un miroir.
 La fille qui s'y reflétait était maigre, ses cheveux ébouriffés, mal soignés - voire pas du tout - ses yeux boursouflés et cernés de noir. Ce ne fut que lorsque je levai la main pour me toucher le nez que je me rendis compte de l’évidence: cette personne affaiblie n’était autre que moi. J'avais toujours pensé que ce genre de scènes ridicules ne pouvait exister que dans les films mais, visiblement, non…


OoOoOo  ~ Merci à Raya pour ce beau dessin  ~  oOoOoO

 Je restais là pendant de longues minutes, dans la lune. Je ne parvenais pas à réaliser que je m'étais à ce point amaigrie. Moi, qui auparavant remportais match après match, moi aussi qui riais sans arrêt… Tout était fini. Je ne pouvais m'y résoudre.
Alors, sans trop m'en rendre compte, j'étais retournée dans ma chambre, et m'y étais assoupie.

 Plus tard, réveillée par mon infirmière attitrée, j'ouvris mes yeux sur un livret à la couverture souple et noire. Mes yeux s'embuaient d'eux-mêmes. Elle me souriait de l'un de ces sourires bienveillants. Je savais, je n'avais pas besoin de l'ouvrir.
À peine vêtue, les cheveux en bataille, je me dépêchais de sortir, tremblante. Sans courir. Attends… Guérie?
- Mais… je peux de nouveau courir, alors !

  Les médecins durent se pousser à mon passage, les malades furent choqués de me voir ainsi et la pauvre stagiaire de l’accueil eut du mal à attraper mon autorisation de sortie puis, tout d’un coup, les portes… furent défoncées sans pitié.
Ayant peur de sortir et peur de cette nouvelle étape à franchir, j'y étais allée un petit peu trop fort sur ces pauvres portes, qui faillirent me rebondir à la figure. Alors, la lumière du jour caressa mon visage fatigué. Le souffle du vent me revigora et me rougit les joues. Mon cœur se gonfla de vie. J'étais enfin dehors. Mes souffrances allaient se terminer, j'allais enfin tourner cette page douloureuse.

  La première chose que je fis alors fut de courir au premier terrain que verrais. Mon mystérieux livret et ma veste à la main, je sentis mes jambes fourmiller et mes muscles se bander sous ma course effrénée.
J'étais comme dans un rêve… C'était … trop beau ? Presque trop simple.

- Non mais c'est quoi cette vitesse d'escargot de mes deux, là ?! criai-je. C'est pas comme ça qu'on va remporter le championnat national !!

 J'avais si hâte de sentir de nouveau un ballon dans ma main… De revoir mes amies, de fouler de nouveau un terrain !
 Ma fatigue oubliée, j'eus la sensation de voler plus que de courir, malgré ma longue convalescence..

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~~ Éden Aurier & Myrtle Cassard  


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MessageRe: Dissimilis   Publié le : Dim 14 Fév 2016 - 8:13

Prologue : 3)

  J'essayais d'accélérer. Alors que j'avais passé deux semaines en sous-alimentation, allongée, et souffrant de mon opération, mon corps obéissait à toutes mes demandes. Je courais si vite que j'eus à peine le temps de discerner le terrain de football sur ma droite. Les cheveux volant au vent, cette sensation grisante de vitesse  - que je qualifiais intérieurement de dingue – m'envahissait. Merde… Comment jouer au handball sans ballon ?
- Non mais qu'elle idiote! pensais-je tout haut.
- Un problème ?

Un petit garçon me regardait en souriant. Oups, je ne l'avais pas vu celui-là.

- Euh… Ben, j'aimerais m'échauffer un peu, mais sans ballon…
- J'en ai un, moi ! s'écria-t-il, visiblement heureux de m'aider.
- Vrai ? Et tu joues à quoi ?
- Au football ... souffla-t-il, les joues roses et des étoiles dans les yeux.
- Ah…
- Tu… , voyant ma déception, tu n'aimes pas le foot ?
- Si, bien sûr; mais moi, c'est au handball que je joue !


Oh merde, j'avais bien dit « joue », au présent...
- Ben je peux jouer avec toi, si tu veux ! Mon grand frère me force à jouer au basket avec lui, parfois, c'est bien la même chose !
- Euh… non, pas vraiment ! Le handball c'est bien plus stratégique et t'as pas à viser une sorte de petit panier riqui…
[ceci ne représente pas l'avis des auteurs]
Devant sa mine déconfite, je repris en souriant:
- Tu me fais la passe ?
- Oui !


Il me fit une belle passe, au pied.
  Super… Bon, au moins, il a un ballon. C'est le principal, pensais-je.
Je fis quelques dribbles, après avoir ramassé la balle, et la lui renvoyai.
  Nous jouâmes ainsi une heure. J'avais si vite récupéré mes réflexes que j'en fus presque effrayée. Tant mieux, après tout ! Je devais être au niveau pour la finale, avant de revenir dans mon équipe.

  Les parents de l'enfant vinrent le chercher. Je le remerciai infiniment et leur souhaitai une bonne soirée, tout sourire. Je décidai alors de rentrer à pied chez moi, histoire de faire un petit footing. Quelle bonne idée !

  Les jours passèrent, semblables les uns aux autres. Dès que le soleil apparaissait, je courais à mon terrain fétiche, celui de mon lycée; et quand il se couchait, j'attendais qu'il fît totalement nuit avant de rentrer chez moi. Au fur et à mesure de mon entraînement intensif, mon niveau augmentait - ou plutôt se réajustait - sensiblement, tant et si bien que mes tirs risquaient de trouer le filet des cages. Je me sentais si bien, forte de mon élément ; mes muscles saillants avaient remplacé la maigreur de mon corps déprimé, désormais sportif et joyeux.

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MessageRe: Dissimilis   Publié le : Ven 18 Mar 2016 - 9:03

Prologue : 4)

 Alors que je trottinais en direction de mon lycée , quelqu'un me bouscula, percutant mon épaule de la sienne.
- Hé ! Non mais ça va pas la tête ? criai-je, révoltée et l'épaule endolorie. Faudrait regarder où tu vas !
- Ah... Excuse-moi Roxane !

 Là, je la reconnus subitement. Jeune fille de grande taille, fine et musclée, les cheveux blonds tombant en cascade sur ses épaules, se tenait devant moi une de mes coéquipières.
Après m'être excusée de ne pas l'avoir reconnue, je l'informai de ma récente guérison.
Ainsi, elle comprit que je me remettais à niveau pour le match, et me posa LA question, à laquelle je répondis :

- Je vais pouvoir le faire avec vous, oui !
- Mais faut aller prévenir les filles alors !! Nous, on cherchait une remplaçante de ton niveau, et c'est pas facile à trouver, crois-moi ! On se préparait à jouer sans toi…
- Eh ben maintenant, on va pouvoir s'entraîner toutes ensembles, conclus-je, le sourire greffé aux lèvres. On sprinte jusqu'au lycée ?
- T'es malade ! Sprinter, je veux bien, mais pas pendant dix minutes ! Je suis défenseuse, moi, pas attaquante.
- Allez, c'est toujours bon pour le cardio ! Et puis il arrive que tu montes en… Hé !


 Elle n'avait pas attendu la fin de ma phrase pour s'élancer, visiblement désireuse de prendre de l'avance, si infime pût-elle être.
  Anna fut vite fatiguée. Nous arrêtâmes donc de courir au bout de cinq longues minutes. Reprenant petit à petit son souffle, elle engagea la conversation :
- D'ailleurs, tu cours super bien ! T'as déjà plus mal ?
- Non, et tant mieux !


Anna accéléra subitement l'allure, me passant devant, et me fit face.
- Je suis tellement contente que tu sois sur pieds !
Elle commença à sautiller partout, par succession de petits bonds vers l'arrière, de manière à toujours reculer aussi vite que moi. Comment faisait-elle pour ne pas tomber ?

- T'as même récupéré ta vitesse de course ! Poursuivit-elle.
Anna se stoppa alors et me prit les mains dans les siennes.
- Que… commençais-je.
Anna rayonnait.
- Par contre, reprit-elle, tu serais plus jolie maquillée et avec de longues boucles d'oreilles ! me railla-t-elle.
Je lui répondis par un borborygme. Éclatant de rire, elle me fit danser. Apparemment, elle fut tentée de chanter, mais s'en abstint. Ouf, j'avais pas envie qu'il ne se mît  à pleuvoir ! Ce qu'elle chantait faux celle-là, vraiment !
 Nous reprîmes notre marche.

Une fois arrivées à destination, elle cria aux autres de venir.
- Comment sais-tu qu'elles sont là ?
- On avait rendez-vous ici, et moi je devais passer prendre de tes nouvelles !
- Ah…


 Les six autres s'attroupèrent autour du poteau contre lequel je m'appuyais. L'une d'elles, Blanche, s'approcha de moi. Elle leva la main et me gifla. Ma joue cuisante devait garder la trace rouge des doigts de mon amie, car Anna la regardait d'un air indigné.

- Mais qu'est-ce qui te prends, Blanche ? bredouillai-je, abasourdie.
- Tu nous as abandonnées et tu oses revenir comme une fleur ?
- Ex… Excuse-moi… Tu sais j-
- Tais-toi ! Me coupa-t-elle, sur les nerfs. Tu te tais, c'est tout !
- Calme-toi, Blanche… conseilla une fille.
- Laisse-la parler, compléta une autre.
- Non. Elle nous a lâchées comme des merdes, on a dû se débrouiller sans elle, alors maintenant, elle dé-
- Stop ! Ça suffit, répliquai-je, je ne suis pas venue ici me faire crier dessus. Tu crois que ça m'a fait plaisir de rester clouée au lit ? De penser devoir arrêter définitivement le hand ? Et bien non ! J'étais complètement déprimée ! Mais maintenant, j'ai la chance d'avoir guéri. Depuis que je suis sortie de c'foutu hosto, je me sens revivre et j'ai retrouvé l'espoir ! 'Me casse pas ce sentiment, s'il te plaît. Je suis venue gagner la finale avec vous les filles. Alors on va la gagner. Ensembles.

  Toutes mes amies me regardèrent, ébahies.
- T'as raison ma belle, répondit Candice, viens, on va jouer !
- Attends, dis-je en fixant Blanche.

Cette dernière s'approcha dangereusement de moi. Elle m'en voulait toujours, je pouvais m'en assurer rien qu'à l'expression de son visage. Je pris peur. Malgré moi, mes pupilles se dilatèrent sous l'effet que produisait ma terreur d'une dispute avec elle. Néanmoins, je ne flanchais pas, je restais droite face à la menace émanant de ma coéquipière. Il le fallait.

Blanche sembla frémir et, soudain, elle me prit dans ses bras :
- Tu as raison, c'est vrai... Ce n'est pas de ta faute, mais je t'en veux toujours, ne l’oublie pas.
Je fus si surprise et soulagée par son geste que je ne pus ni relever sa dernière phrase, ni réagir autrement qu'en mettant l'une de mes mains dans son dos.
- J'étais tellement déçue que tu puisses plus continuer avec nous, continua-t-elle, pardon.
- Tu... t'as pas à t'excuser, Blanche. C'est moi qui suis désolée, tremblé-je.

Je souriais de nouveau.

 Soudain, un ballon nous arriva dessus. Je l'attrapai d'un large geste du bras, celui qui était alors dégagé, tandis que j'étreignais mon amie.
- Bah alors ? C'est quoi cette passe de mouche ? taquinai-je Candice.
- Ouais ouais, c'est ça.

  Elle me tira la langue. Nous nous mîmes en position offensive, et nous nous entraînâmes toute la journée. Quand vint le soir, nous étions toutes rouges et essoufflées. Notre jeu était bon. Cependant, je n'arrivais plus à me coordonner avec elles, mes passes atterrissaient toujours à côté d'elles, mes courses étaient trop rapides par rapport aux leurs... Candice, ailier droit, nous proposa de remettre l'entraînement au lendemain. Toutes acceptèrent. Nous nous souhaitâmes une bonne soirée et nous séparâmes.

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