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 Shorts Stories

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Flam'Assassin
Plume d'oie

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MessageShorts Stories   Publié le : Sam 1 Mai 2010 - 8:40

Voici la première :

Geboren (Rating : +13)
Pas pour l'aspect choquant mais surtout pour l'aspect de la compréhension



Vous trouverez la seconde en cliquant sur son titre
Mentalen Prozess (Rating : G)
>> Si jamais ma prof de stylistique tombe sur cet écrit parce qu'elle a tapé quelques phrases dans son logiciel de recherche de plagiat je tiens à dire Madame Del---, que je vous certifie que je n'ai plagié que sur moi-même !!!!<<



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Flam'Assassin[/b]

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"La mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a inventé de mieux. C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous débarrasse de l’ancien pour faire place au neuf." S.JOBS


Dernière édition par Flam'Assassin le Ven 14 Mai 2010 - 6:27, édité 1 fois
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Flam'Assassin
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MessageGEBOREN (Rating : +13)   Publié le : Ven 14 Mai 2010 - 6:20

* Pour le respect de la vie privée et pour que mon pseudonyme soit encore utile après que j'ai posté ce texte : j'ai changé les prénoms.

Une petite vidéo qui accompagne plutôt bien ce texte, je trouve : Atreyu - 'Wait For You


Geboren


C’était le 20 décembre 2007. La lune était dans son premier quartier, et elle était juste magnifique. Tu sais, elle apparaissait comme anormalement grosse dans le ciel de Toulon, vers l’est. Elle nous couvrait. Nous, et ce bar.
C’était un jeudi. D’habitude tu ne sors pas le jeudi car tu travailles le lendemain et tu es quelqu’un qui demeure incroyablement sérieux, et rigoureux en toutes circonstance.
Tu étais là, donc, assis sur ce muret, dans sur la terrasse de ce bar miteux. De ce bar qui n’avait déjà pas grand chose de particulier à l’époque et qui est encore plus misérable maintenant. Tu portais un jean crème, presque blanc, tes sempiternelles chaussures noires à bout rond, en cuir. Marque columbia. Ta veste noire, et ta chemise pourpre.
Ce soir là tu étais beau. Tu étais beau et moi j’étais pas mal non plus. Je m’étais coiffée soigneusement, je m’étais habillée très chic, très classe. C’était le mois de décembre mais tu sais, à Toulon, les saisons n’existent pas vraiment.
Alors tu as rapidement enlevé ta veste et moi j’ai rapidement enlevée la mienne aussi. Trop chaud. J’étais accompagnée de mes amis, tu étais accompagné des tiens. Et ce soir là, ma foi, après avoir été foudroyée très silencieusement sans que personne ne le remarque, tu étais parvenu par ta simple présence à me faire comprendre ce que c’est.
Ce que c’est, d’être amoureux pour la première fois.

Presque deux ans et demie plus tard, je t’ai pour ainsi dire oublié. Par la force des choses. Par la force de ton absence, surtout. A force de comprendre qu’après trois mails, deux coups de fils, un courrier tu ne répondrais jamais. Jamais.
On dit... On dit que la vie est injuste mais je ne le croyais pas avant. Avant de te rencontrer. Avant de rencontrer ton absence.
J’allais à la fac, ce jour là. C’était le 12 février, et ce n’était plus vraiment le matin car cela s’est produit à 11 heures 46. Je traversais la route, sur un passage piéton. Mais la voiture ne s’est pas arrêtée.

J’ai perdu connaissance, l’espace de quelques secondes. J’étais assise, sur un banc, dans un parc que je n’avais plus vu depuis... depuis des lustres. 4 ans environ. Depuis le mariage de Virginie. La soeur de mon meilleur ami, Alexandre. Tu ne le connais pas mais c’est important. C’était le 22 Juillet 2006.
J’étais là, assise sur un banc et j’étais en train de lire ... Je ne sais pas vraiment ce que je lisais. C’était Le prince de Machiavel mais... sans que ça soit vraiment le prince. Je lisais une aberration de mon subconscient.
Et tu es arrivé, là, et toi aussi tu t’es assis sur ce banc. Il y avait tout. Ton pantalon crème, tes chaussures et ta veste noires, ta chemise pourpre. Tes cheveux un peu fous et tes lunettes rectangulaires.
Ton odeur. La texture de ta peau, la douceur de ton regard, la chaleur de ton sourire. Tout était là, près de moi.
-Tu en fais souvent des malaises comme ça, as-tu dis, je le sais.
Alors moi j’ai dis :
-Oui, je fais énormément de malaises.
Tu as continué :
-Tu ne vas pas mourir.
-Cette fois pas plus que les autres, ais-je conclu.
Nous nous sommes regardés et là tu as dit...
-Tu sais. il ne faut pas que tu aies peur. Il ne faut pas craindre la mort.

Le livre que je tenais dans les mains avait changé, c’était les lettres à lucilus de Sénèque.
-Je ne la crains pas.
-«Il ne faut pas craindre la mort car si elle te touche, tu ne pourras plus craindre quoique ce soit et si elle t’évite, tu n’as aucune raison d’avoir peur d’être mort», n’est-ce pas, Marie ?
-En effet.

Mademoiselle ! Mademoiselle, ça va?

Alors, tu as attrapé le livre d’entre mes doigts, tu l’as refermé et tu l’as posé par terre. Sur la terre sableuse et sèche de ce square, soudain, il avait disparu emporté par une bourrasque de vent venue de nulle part en direction de quelque part d’indéfini.
Tu avais pris ma main entre les tiennes et j’ai dis :
-Je serai beaucoup mieux morte.
-Ne dis pas de bêtises...
Tu caressais mes cheveux, et tu étais doux. Tu étais gentil, tu étais parfait... tu étais là. Près de moi. Et nous étions bien.
M’entendez-vous?

-Marie... maintenant que tu es au bal, il faut danser. Retournes-y.
-Je ne veux pas. Je vais avoir mal, ici je suis mieux.
-Oui mais ici tu n’as pas ta place. Et moi non plus. D’ailleurs, je ne suis pas vraiment ici. Je ne suis pas vraiment avec toi...

Mademoiselle ! s’écriait quelqu’un
-Combien cela fait-il de temps qu’elle ne répond plus?
-Presque deux minutes !
-Avez-vous appelé les pompiers?
-Oui ! Mettons là en position latérale de secours.

...Mais si un jour je dois y être, Marie, avec toi. Crois-moi. Je viendrais. Demain, dans quelques mois ou dans quelques années. Si nous sommes vraiment faits pour ça alors je viendrais.

-MADEMOISELLE ! REPONDEZ JE VOUS EN PRIE !
-Cessez de hurler comme ça ! fit une voix de femme
-Dégagez, je suis médecin, déclara un homme. Ecartez vous, cette gamine a besoin d’air. Petite, tu m’entends?
-Elle a perdu connaissance, ça fait presque trois minutes !
-Ses yeux bougent, elle entend.
-Ecoute, si tu comprends ce que je dis...

Bruno? Tu es là? Bruno? Es-tu parti? Le square s’efface peut à peu, tout autour de moi. Bruno? Ne me laisse pas seule ! Ce n’est pas gentil..
Le soleil s’est brusquement cassé la gueule, sur ce parc. La nuit est tombée d’un seul coup et noire comme si elle s’était installée depuis des lustres.
-Bruno... Pourquoi fais-tu ça? On n’est pas dans un Disney ! S’aimer ça ne veut pas forcément dire se retrouver !
-Mais moi si je t’aime, je saurai le faire. J’ai tes coordonnées, tu le sais. Je sais comment te joindre, je me souviens de tout. De ton nom, de ton âge,... Je saurai si je dois, fit sa voix sans que le propriétaire ne soit visible
La nuit disparut. Le parc aussi. Un homme avec une lampe apparût dans mon oeil gauche.
-Je suis là, murmurais-je. Je suis de retour.
-Quoi? Qu’est-ce que tu dis?
-Je veux bien revenir, finalement. Mais... Mais c’est uniquement pour mieux l’attendre. Uniquement pour ça, ok?
-Elle délire ! constate sceptique l’homme qui n’est pas le médecin
-Etonnant, non? Une fille qui délire après avoir mangé un pare-brise, Connard ! s’écrie la voix de femme que j’ai entendu toute à l’heure
-De quoi tu parles? s’agace le médecin
Je ne réponds plus. Je ne veux pas. Je ne peux pas.
-Elle est en état de choc.
Une sirène. Deux sirènes. Tonalités différentes. La police et les pompiers... Ah. Ces gens avaient l’air de vous attendre de pied ferme, messieurs les pompiers.
-Où as-tu mal?
Je ne suis qu’une gigantesque douleur étalée sur du bitume, avais-je envie de dire. Je fis cependant glisser ma main droite sur ma jambe gauche, ma hanche et mon bras gauche.
-Je vois.
La douleur devient intense. Faites quelque chose.
-Bon. Ca n’a pas l’air d’être grave, pas de blessures à la tête apparente. On va faire contrôler tout ça à l’hôpital mais je pense que tout va bien se passer. Il ne faut pas s’inquiéter.

Je n’aurais jamais cru dire ça auparavant mais...
-Je suis heureuse d’être en vie, murmurai-je finalement.
-Elle est en état de choc, fit le pompiers à son tour
-Je n’aurais pas pu l’attendre sans ça.
-Qui n’aurais-tu pas pu attendre?
Lui. Son amour. Sa tendresse. Son tout. Mais à la fois rien, car rien n’est certain. Les souvenirs que j’ai de lui m’auront tout appris, l’amour, le désir, la joie, la peine. La façon que j’ai de ressentir les choses, de les encaisser, de les vivre de les raconter.
Il n’était rien rien d’autre qu’un homme, dans une soirée. Un illustre inconnu, un individu comme il y en a des milliards. Il n’était rien. Il était tout. Il était lui. Grâce à lui je suis devenue qui je suis. Grâce à l’amour que j’ai projeté sur lui je suis devenue la femme que j’aspire encore à perfectionner et à améliorer.
Il n’était rien d’autre qu’un homme, un peu petit, un peu balourd, un peu maladroit, un peu particulier. Il n’était rien d’autre qu’un des princes de mon âme.
-Qui attends-tu?
-...
Ta mission est accompli. Ton devoir de fantasme a été rempli avec succès. Tu m’as construite, tu m’as façonnée en ne me donnant que le plan et encore, sans que tu en sois conscient, j’ai du me débrouiller avec mes seuls outils, mes sentiments, pour devenir la personne qui vit aujourd’hui.
Il y a quatre minutes, j’étais persuadée que ma douleur était pire que la mort. Que ton absence serait l’arme de mon crime. J’étais intimement convaincue que je t’attendais toi, que tu étais l’unique absent, mais maintenant c’est clair. J’ai saisis. J’ai compris. Tout ce délire ne te concernait pas vraiment... Tu as juste mis le doigt sur une vérité absolue.
-Gamine, qui attends-tu?
-Qui est-ce que j’attendais?
-Oui, qui attendais-tu?
-Moi-même.
J’avais toujours pris un soin immense en étant asociale et antipathique. J’avais toujours pris grand soin de me préserver des sentiments forts. Et tu es arrivé, là, sur ce muret, dans ce bar. La lune était dans son premier quartier, c’était au mois de décembre.
C’est ce jour là que je suis née.
Mais l’accouchement aura duré un peu plus longtemps que prévu, voilà tout. Maintenant c'est fini, c'est complet. Me voilà libéré de toi et mon corps blessé pour cet anniversaire. Jour heureux, malgré tout. Le jour où la mort me frôla sans me toucher, me laissant sauve.


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MessageMENTALEN PROZESS (Rating : G)   Publié le : Ven 14 Mai 2010 - 6:26

Donc je répète : Si ma prof de stylistique madame V. Del--- tombe sur ce texte ce n'est pas un plagiat ! Ce n'est qu'une publication.

Le premier texte était de l'autobio en tant que ressenti actuel de l'accident antérieur, ce texte n'est ni plus ni moins qu'un extrait du journal dans lequel j'ai écris à l'hôpital le soir de l'accident. Je pense que je vais me servir de ses deux textes (et de trois autres textes supplémentaires que je ne publierai pas) pour constituer un article pseudo-littéraire à propos des autobiographies, à titre de loisir.



Je me souviens que quand jʼai compris ce qui venait de se produire, je me suis
mise à hurler. A hurler, à la mort, la frayeur semblait bloquer mes cordes vocales de cette
façon et influencer mes poumons pour quʼils nʼaient de cesse de se vider, émettre un son,
un hurlement. Jʼétais à moitié assise sur la chaussée. Je me suis relevée sans en avoir
conscience, car je me souviens bien avoir sentie ma tête heurtée le bitume de plein fouet.

Jʼai tourné la tête «5099 JC 83», je mémorisais bien cette série de chiffres, de
lettres, ce code dʼimmatriculation.

Je nʼentendais plus mon coeur. Mon oreille interne étant un petit peu bâtarde, jʼai la
particularité de sentir toujours les pulsations de mon coeur dans mon oreille droite. Là, je
ne lʼentendais plus vraiment. Jʼétais trop perturbée, déboussolée.

Règle n°1 : Je suis le témoin dʼun accident, je sécurise la zone et fait en sorte
quʼaucun accident ne puisse se produire autour de la victime.


Il nʼy avait pas de zone dʼaccident, il nʼy avait que moi. Cʼétait une voie unique, pas
double, il fallait que je me tire dʼici le plus rapidement possible. La voiture suivante pila net.

Je me relevais, aussi douloureusement que possible, tous les muscles et
articulations de la partie gauche de mon corps mʼavaient lâchement abandonnée, pour
autant, je suis parvenue à claudiquer rapidement jusquʼau terre-plein central.

Règle n°2 : Je sécurise la victime, vérifie quʼelle nʼa aucun traumatisme en posant
des questions de base, retiens les douleurs dont elle se plaint. Si le crâne a subit un choc,
il faut quʼelle sʼallonge et quʼelle ne bouge plus. En cas de perte de connaissance, la
mettre en PLS.


Position latérale de secours. Je hurlais toujours quand je me remémorai avec
précision la formation de premiers secours quʼon mʼavait demandé de faire. Quel jour
sommes-nous? Le douze février 2010. Il est 11h43, je marchais en direction de la fac. Le
ciel est bleu mais le fond de lʼair est frais. Je mʼappelle M. F, M. Ma famille
est au ski, je suis seule ici avec mes grands-parents.

Jʼai mal au crâne, je mʼallonge par terre précautionneusement ou ai-je mal encore?
Le pied gauche, toute la jambe gauche en fait. La hanche, les côtes, lʼépaule. Tout le côté
gauche.

Ford Fiesta couleur marron moche, 5099 JC 83. Lʼhomme portait un uniforme de la
poste et il téléphonait. Sa peau était grêlée, ses yeux noirs, ses cheveux courts, tempes
grisonnantes. Visage de six pieds de long.

Règle n°3 : Prévenir les secours, donner une localisation précise de lʼaccident et de
la position de la victime, signaler les blessures/douleurs les plus importantes, attendre les
secours et rester au près de la victime.


Je cessai de hurler. Jʼétais vivante. Je plongeai la main dans mon cartable, si
jʼappelle les pompiers, il sera impossible pour moi dʼaller en cours cet après-midi. Mais jʼai
beaucoup trop mal. Je sors mon téléphone.

Impossible dʼappeler, mes doigts ne sont pas dʼaccords. Jʼai pris la précaution de
rentrer les numéros de secours dans mon répertoire «Police», «Pompiers». Je sais quʼils y
sont, mais... Mais je ne peux pas.

Règle n°4 : Rassurer la victime.

Je nʼai pas peur de la mort, car si elle mʼatteint je ne pourrais plus la craindre et si
je peux la craindre cʼest quʼelle ne mʼa pas touchée.

Je tente dʼadopter une PLS inconfortable, mais je sens que je perds connaissance,
ne prenons donc aucun risque inutile.

-Mademoiselle, jʼai les pompiers en ligne, où avez-vous mal? fit une voix

-Côté gauche du crâne jusquʼau bout du pied. Cʼétait une Ford Fiesta, marron, 5099
JC 83. Le conducteur était un facteur, la quarantaine, récitai-je.

-Les secours arrivent. Vous nʼavez pas lʼair gravement blessée, tout va bien se
passer. Vous êtes vivante.

Je suis vivante... Je cessais de penser, et sombrais dans lʼinconscience.

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