Partagez

 St Martin's University, Washington (AP)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivantAller en bas
AuteurMessage

Zimra David

Zimra David
Romancier

Messages : 593
Féminin Inscrit le : 22/04/2010
Localisation : Bouh !

Disponibilité : Moyenne

St Martin's University, Washington (AP) Empty
MessageSt Martin's University, Washington (AP)   St Martin's University, Washington (AP) Icon_minitimePublié le : Sam 8 Mai 2010 - 17:34

St Martin's University, Washington.
by Zimra David

St Martin's University, Washington (AP) Stmart10

    AP
    Rien ne m'appartient, sauf l'histoire et les heures passées dessus.
    Chapitres ; 7/60
    Ziva David & Tony DiNozzo & Leroy Jethro Gibbs & Abby Scuito & Tim McGee & Jen Sheppard. NCIS
    UA. Nos héros de la Navy lors de leur dernière année au lycée! Tiva, McAbby, J².


    Note : Il s'agit d'un UA qui peut être lu même si on ne suit pas la série.



_________________________________________________
    "Federal Agents don't move !
    -LAPD !
    -NSA !
    -NCIS !
    -M.O.U.S.E !"

    NCIS LA


"Did you know that dolphins are just gay sharks ?

Glee


Dernière édition par Zimra David le Dim 31 Mar 2013 - 8:08, édité 10 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur

Zimra David

Zimra David
Romancier

Messages : 593
Féminin Inscrit le : 22/04/2010
Localisation : Bouh !

Disponibilité : Moyenne

St Martin's University, Washington (AP) Empty
MessageRe: St Martin's University, Washington (AP)   St Martin's University, Washington (AP) Icon_minitimePublié le : Sam 8 Mai 2010 - 17:38

CHAPITRE I
Bienvenue à la maison, Ziva !


    Ziva ferma la fermeture éclair de sa veste. Elle ne s’était pas rendue au fil des années passées en Israël, mais il faisait vraiment très chaud à Tel-Aviv… Elle avait l’impression que la température de son corps avait chuté de plusieurs degrés. Et encore, pensa t’elle, nous sommes fin aout, qu’est ce que se sera en décembre… Elle attrapa sa valise, que lui tendait un vigile, et ne put s’empêcher de frissonner en suivant son regard ; il avait les yeux fixés sur son Etoile de David… Son père l’avait pourtant prévenu que les Américains étaient assez étranges en ce qui concernait le judaïsme, elle était tout de même étonnée du nombre de regard qu’elle avait attiré depuis son arrivée ; celui de la femme qui avait contrôlé son passeport, où encore, celui de l’homme d’affaire assis à côté d’elle dans l’avion…
    Elle soupira et tira sa valise, cherchant sa correspondante du regard. Ziva était venue aux Etats-Unis afin de perfectionner son anglais et d’obtenir un diplôme valable dans le pays, et elle avait découvert que le lycée de son amie américaine organisait des échanges de quelques années avec d’autres pays, ayant pour but l’apprentissage de la langue et l’obtention d’un diplôme. Elle en avait donc parlé à son père qui avait accepté à conditions qu’elle n’abandonne pas son entraînement physique, afin d’intégrer les jeunes recrues du Mossad à son retour. Elle s’était renseignée et le lycée de Washington ou allait son amie proposait des cours avancés d’arts martiaux et de l’endurance, en options. Elle les avait donc prises, en plus du tronc commun qu’elle suivrait au cours de l’année.

    « Zivaaaaaaaaaaaaaaaaa ! hurla une jeune fille en lui fonçant dessus, ses couettes flottant derrière elle, tu es lààà ! »

    Ziva eut à peine le temps de lâcher la poignée de sa valise pour accueillir la gothique dans ses bras. Cela faisait plus d’un an qu’elles ne s’étaient pas vues et la jeune fille n’avait pas vraiment changé.

    « Abby… ! Je suis heureuse de te revoir. »

    Abby la lâcha, lui sourit de toutes ses dents, et attrapant la valise de Ziva tout en la bombardant de question.

    « Comment vas-tu ? Comment s’est passé ton voyage ?

    -Très bien… Un peu long, j’en ai profité pour lire les brochures sur ton lycée. »

    Abby acquiesça, le sourire aux lèvres, en la détaillant un peu mieux, Ziva remarqua un nouveau tatouage dans le cou de son amie, en forme de toile d’araignée, elle ne put réprimer son sourire.

    « Tu admires mon nouveau bébé, pouffa Abby en sentant le regard de Ziva.

    -Combien en as-tu au total ? demanda l’Israélienne, après avoir hoché la tête.

    -Six ! répondit Abby en battant des mains, et je compte en faire un septième pour le Nouvel An. »

    Ziva s’esclaffa, Abby était si différente des gens qu’elle côtoyait d’habitude… Si tout le monde était comme ça en Amérique, ce séjour promettait d’être enrichissant.



    *


    « Voilà ton royaume ! » s’exclama Abby en poussant la valise de Ziva dans une chambre.

    La jeune fille regarda autour d’elle, les murs étaient blancs, une grande fenêtre ouvrant sur l’avenue dans laquelle vivait les Scuito permettait à la lumière d’inonder la pièce et un bureau avait été judicieusement placé non loin de la, afin de bénéficier de l’éclairage extérieur.

    « Bien sûr, ce n’est pas très personnel, mais tu pourras décorer à ta guise… commença Abby

    -C’est parfait ! l’interrompit Ziva en souriant, alors qu’elle se laissait mollement tomber sur le lit.

    -Cette porte mène à ma chambre, expliqua Abby, comme ça, si un jour tu éprouves l’envie de dormir dans un cercueil… »

    Elle ponctua sa phrase d’un clin d’œil appuyé qui fit éclater de rire l’Israélienne, une chose était sûre, la personnalité d’Abby lui avait beaucoup manqué depuis la dernière fois. Elles avaient certes échangé de nombreux mails, et pas mal de lettres, mais ce n’était pas la même chose que de se parler face à face.
    Quelqu’un toqua à la porte, et le père d’Abby, Kyle, entra.

    « On va passer à table, les filles, signa-t-il.

    -Okay ! » répondit Abby en signe et de vive voix.

    Les Sciuto précédèrent Ziva dans les escaliers puis ils s’assirent tous à table. Mme Sciuto sourit à Ziva et déposa un bol de soupe devant elle.

    « Ziva chérie, nous ne sommes pas au courant des pratiques du judaïsme… Nous avons un ami qui est juif et qui serait ravi de t’emmener avec lui pour les diverses réunions et cérémonies… »

    Ziva écouta Abby qui lui traduisait les paroles de sa mère sans lâcher les mains de Mme Sciuto du regard, il allait falloir qu’elle se remette sérieusement à l’ASL* pour ne pas poser de problèmes à Kyle et Sarah. Elle les remercia en signes et leur assura qu’elle était ravie de leur initiative en agitant maladroitement ses mains, essayant de se rappeler les bases du langage des signes qu’elle avait appris, plus jeune, et qu’Abby lui avait rappelé la dernière fois qu’elles s’étaient vues. Le père d’Abby lui sourit et le repas se poursuivit dans le silence, malgré la conversation dans laquelle étaient plongés les Sciuto et Ziva.


    *


    Lorsque Ziva se réveilla, elle regarda directement le réveil posé à côté de son lit. Sept heures. Parfait, son horloge interne était désormais réglée sur l’heure de Washington, elle ne put s’empêcher de calculer… Il était deux heures de l’après-midi en Israël. Cela faisait une semaine qu’elle était arrivée en Amérique et au fil des jours, son corps avait pris l’habitude du décalage horaire. Elle se leva, enfila un sweat et descendit prendre son petit déjeuner.
    Si elle s’était faite au décalage horaire, le changement de température la gênait toujours autant… Elle sourit à Sarah qui finissait de manger et attrapa un mug afin de se préparer son thé. En une semaine, elle n’était pas beaucoup sortie de la maison ; juste pour ses joggings en début de soirée. Mais aujourd’hui, Abby et elle devaient aller chercher les livres et la carte de lycée de Ziva, la rentrée étant le lendemain. Elle était un peu inquiète, il lui arrivait encore de penser en hébreu, surtout au réveil et pendant les repas… Et l’ASL qu’elle pratiquait couramment chez les Sciuto ne l’aidait pas vraiment non plus, et elle craignait un peu la réaction des autres étudiants face à son accent. C’était stupide, elle le savait, comment elle, Ziva David, pouvait être effrayée par une bande d’ado’ américains qu’elle n’avait jamais vu alors que chez elle, en Israël, elle devait être constamment sur ses gardes parce que son père était le nouveau directeur du Mossad…
    Elle sursauta quand la bouilloire se mit à siffler et se maudit intérieurement alors qu’elle s’asseyait en face de Mme Sciuto, sa tasse pleine d’eau bouillante dans une main, son sachet de thé dans l’autre.

    « Angoissée ? » lui demanda cette dernière, un petit sourire compréhensif au coin des lèvres.

    Ziva hésita puis hocha finalement la tête ; à quoi bon lui mentir ?

    « C’est normal, ne t’inquiètes surtout pas, le lycée d’Abs’ accueille en permanence des élèves étranges, dis-toi plutôt que tous ces jeunes auront envie d’en savoir plus sur toi et sur Israël, et c’est sans doutes eux qui seront intimidés ! »

    L’Israélienne qui n’avait pas lâché une seule seconde les mains de Mme Sciuto des yeux esquissa un sourire.

    « Merci Mme Sciuto. » répondit-t-elle.

    Sarah se leva et lui déposa un baiser sur le haut du crâne avant de partir rejoindre Kyle qui partait travailler. Ziva termina son thé, sentant la boule au creux de son ventre disparaître au fur et à mesure que le liquide brûlant coulait dans sa gorge. Elle soupira d’aise et ferma les yeux, se massant lentement les temps. Sarah avait raison, il fallait avant tout qu’elle ne s’inquiète pas…
    Elle fut interrompue dans ses pensées par Abby qui descendait prendre son petit déjeuner. Sa chemise de nuit représentait un ours en peluche, l’œil gauche masqué par un bandeau de pirate brandissant une hache d’une main, et un micro de l’autre, lui tombait jusqu’aux genoux. Elle bailla et adressa un petit signe de la main à Ziva.

    « Déjà levée… Tu m’épates ! »

    Elle ouvrit le frigo et attrapa son caf-pow en poussant un grognement de contentement en aspirant le liquide par la paille, les yeux fermés. Ziva émit un petit rire en levant les yeux au ciel; seule Abby pouvait avaler cette chose matin, midi, et soir…

    « Aaah ! Rien de tel que ça pour être d’aplomb ! s’exclama la gothique en secouant le récipient désormais au tiers entamé, bon, je file prendre une douche en haut et m’habiller. Tu peux te laver en bas. Ensuite on traine avant de préparer le déjeuner et on sort chercher tes affaires, okay ?

    -Parfait, répondit Ziva, gagnée par l’enthousiasme de son amie. A quelle heure arrive ton ami ?

    -Gibbs ? Il passe nous chercher vers une heure. »

    Ziva avait rencontré Gibbs un peu plus d’un an auparavant, alors qu’il était venu chercher Abby en Angleterre, où les deux jeunes filles avaient passé deux semaines. L’Israélienne avait trouvé le jeune homme très protecteur envers Abby et son instinct lui disait qu’elle pouvait lui faire confiance. C’était encore un des trucs que l’apprentissage de son père lui avait permis de développer, l’instinct… Et ce dernier n’avait encore jamais faillit.



Commenter

_________________________________________________
    "Federal Agents don't move !
    -LAPD !
    -NSA !
    -NCIS !
    -M.O.U.S.E !"

    NCIS LA


"Did you know that dolphins are just gay sharks ?

Glee


Dernière édition par Zimra David le Lun 13 Juin 2011 - 9:36, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur

Zimra David

Zimra David
Romancier

Messages : 593
Féminin Inscrit le : 22/04/2010
Localisation : Bouh !

Disponibilité : Moyenne

St Martin's University, Washington (AP) Empty
MessageRe: St Martin's University, Washington (AP)   St Martin's University, Washington (AP) Icon_minitimePublié le : Dim 12 Sep 2010 - 7:15

CHAPITRE II
Virus de type C.


    Lorsque la sonnette de la porte d’entrée retentit, Abby et Ziva venaient de finir la vaisselle. La gothique se précipita dans le hall et l’ouvrit à la volée, se retrouvant face à un garçon grand, plutôt bien bâti et dont les yeux bleu semblaient scanner les alentours.

    « GIIIIIIIIIIIIIIIIIBBS ! hurla-t-elle en se jetant dans les bras du jeune homme qui eut à peine le temps de lever sa main droite dans laquelle se trouvait un gobelet de Caf-Pow d’une taille impressionnante.

    -Hey Abs’ ! » répondit-il, une fois qu’elle eut desserré son emprise, un petit sourire au coin des lèvres.

    Il lui tendit sa boisson qu’elle accepta, les yeux brillants avant de lui déposer un baiser sonore sur la joue. Gibbs inclina la tête et fit un petit signe de la main à Ziva qui arrivait, s’essuyant encore les mains sur le torchon à vaisselle.

    « Shalom Ziva. Prête pour demain ? »

    Il la fixait avec une telle intensité qu’elle en fut surprise. Elle avait l’impression qu’il la passait au Rayon-X de son regard bleu perçant… Mais, étrangement, cela ne la gêna pas et elle hocha la tête, changeant mollement de jambe d’appui.

    « Je crois, répondit-elle en souriant timidement.

    -Entre Gibbs ! On allait se faire un café.

    -Si tu me prends par les sentiments alors… répondit-il en suivant les filles dans le couloir, jusqu'à la cuisine. »

    Abby se dirigea vers la cafetière pour finir la préparation des doses alors que Gibbs et Ziva s’asseyaient autour de la table, après avoir sorti trois mugs. Jethro en profita pour détailler l’Israélienne. La dernière fois qu’il l’avait vu, environ un an auparavant, son père était Directeur adjoint du Mossad, et il n’avait pas été surpris d’apprendre qu’il initiait déjà sa fille au maniement des couteaux, au tir et aux diverses formes de close combat. Mais elle lui avait paru vivante et chaleureuse malgré tout cela, alors il ne s’en était pas formalisé. Après tout, son père à lui, un marine, lui avait appris à survivre dans la nature et à manier les armes à feu avant de l’inscrire à l’option sniper au lycée, et pourtant, il était aussi un ado’ comme les autres.

    « Alors Ziva, quoi de neuf depuis Londres ? lui demanda-t-il alors qu’Abby leur servait du café.

    -Eh bien… J’ai enfin appris à prononcer le mot that en plaçant correctement ma langue, répondit-elle avec un petit rire qui gagna rapidement les deux autres jeunes.

    -Je me souviens… Tu désespérais d’y arriver un jour… Enfin, ta prononciation était tout de même excellente, je peine encore à croire que tu n’es pas d’ici. »

    Elle lui sourit et avala une gorgée de café.

    « Je m’en souviens, commença Abby en s’esclaffant, tous les soirs tu me demandais de te montrer… Et tu répétais Dat… Daaat… »

    Un nouvel éclat de rire les prit, et lorsqu’elle se fut calmée, Ziva parvint à répliquer.

    « Oui, mais je ne comprenais vraiment pas… Le son th- ne m’a jamais posé de problème, je disais the relativement bien, je trouve… Mais le that, elle le prononça en exagérant bien le th-, impossible…

    -Je ne me suis jamais moqué de toi car j’ai toujours été épaté par le nombre de langue que tu maitrisais… dit-il avec un petit sourire compatissant en lui tapotant l’épaule, alors, pour un petit that… »

    Les trois adolescents continuèrent de discuter, Gibbs questionnant Ziva sur sa vie à Tel-Aviv et sur le compte rendu qu’elle aurait à rendre à son retour, avant que l’Israélienne ne dirige la conversation vers lui, lui demandant s’il snipait toujours. Alors que Gibbs lui répondait positivement, la brune enchaîna dans une discussion technique sur les armes les plus propices et Abby roula les yeux.

    « C’est pas vrai ça ! A dix-sept ans, alors que tous les sujets de conversations sont possibles, vous choisissez les armes… Vous en pourriez pas faire comme tous les ados’ normaux et parler, je ne sais pas moi… De garçons, elle jeta un coup d’œil appuyé à Ziva, ou bien d’info-…

    -Je t’arrête tout de suite Abs’, la coupa Gibbs, je ne connais que toi qui peux parler d’ordinateur, de connexion pi-fi

    -Wi-fi Giiiibbs ! Enfin ! s’exclama-t-elle avant de tourner la tête vers Ziva, un air faussement excédé sur le visage, ça fait depuis quelques années que je lui donne rendez-vous pour lui donner des cours d’informatique. Il me pose toujours un lapin ! A force Gibbs, je vais finir par penser que tu ne m’apprécie pas… »

    Il éclata de rire et embrassa Abby sur la joue

    « Abby, tu sais très bien que ce n’est pas toi que je fuis mais toute cette Bi-Fi. »

    La gothique fit mine de ne pas avoir entendu la faute de son ami et se retourna vers Ziva qui avait assisté à la scène en souriant. Elle avait l’impression que l’Israélienne et Gibbs ne s’étaient pas quittés depuis des années et qu’ils s’appréciaient depuis toujours. Gibbs faisait souvent cet effet la, il mettait naturellement ses interlocuteurs à l’aise… Sauf quand il en avait décidé le contraire. Mais là, la réaction avait été rapide, alors que Ziva était plutôt renfermée face aux inconnus, elle s’était montrée ouverte et chaleureuse envers Gibbs. Bon, d'accord, ils s’étaient déjà vus, mais s’était il y a plus d’un an. Et puis, après tout, elle n’allait pas s’en plaindre ! L’après-midi se déroulerait encore mieux.

    « Bon, les filles, je ne veux pas vous pressez, mais si vous avez l’intention de passer au lycée chercher les bouquins et tout le tralala scolaire, comme le tiers du lycée qui s’y prend toujours en retard, et d’être rentrée avant la nuit… Il faudrait mieux partir maintenant ! »

    Les deux jeunes femmes acquiescèrent, Abby attrapa son sac et, alors que Ziva s’apprêtait à faire de même, Gibbs la devança et mit le sac sur son épaule, en se dirigeant vers la porte, un petit sourire aux coins des lèvres.


    *



    Ziva attrapa la carte que lui tendait la secrétaire blonde du St Martin’s University, où elle passerait l’année. Elle la rangea dans la poche arrière de son pantalon en toile et jeta un coup d’œil machinal au plan que la femme lui avait aussi remis ; elle devait retrouver Abby et Gibbs à la bibliothèque ou ils étaient allés chercher ses livres avant de sortir acheter deux trois trucs qui seraient utiles à l’Israélienne au cours de l’année essentiels, même, avait dit Abby.
    Ziva emprunta un couloir et prit le premier escalier à sa gauche, avant de se retrouver devant une longue file d’élèves… Super, comment allait-elle retrouver son amie dans cette foule ? Elle grogna et se dressa sur la pointe des pieds, essayant d’apercevoir les couettes si caractéristiques d’Abby… Rien. Elle soupira et se résigna à faire la queue. A cette allure la, elle ne serait pas rentrée chez les Sciuto avant dix heure… Elle commençait réellement à s’inquiéter sur son sort quand quelqu’un lui attrapa le bras. Elle se retourna violemment en levant les poings avant de reconnaître Gibbs. Elle baissa les bras et ses muscles se détendirent. Il y eut quelques secondes de gêne au cours desquels Gibbs ne la lâcha pas des yeux. Puis il desserra son emprise sur son bras, l’ombre d’un sourire sur les lèvres.

    « Abby est devant, on avait un peu peur que tu ne nous trouve pas, alors elle m’a envoyé te chercher. »

    Ziva hocha la tête et suivit le jeune homme, ignorant les remarques des autres jeunes sur le fait qu’ils remontaient la queue. Quand ils furent aux côtés d’Abby, elle serra sa correspondante dans ses bras, lui coupant le souffle momentanément. Quand enfin, la gothique la lâcha elle lui lança :

    « Alors, tu as eu ta carte ? J’ai eu un peu peur que la queue du secrétariat soit pareille qu’ici…

    -Non ça allait. » répondit son amie, un peu étourdie par les conversations qui fusaient autour d’eux. Abby regarda l’heure sur son portable et jeta un coup d’œil sur la file d’attente qui restait ; plus que trois personne et ce serait à eux.
    Quand enfin le couple de jeunes devant eux s’effaça, Abby poussa un soupir de soulagement.

    « Bonjour, c’est à qui ? demanda une femme noire plutôt âgée en relevant la tête et en invitant Jethro, Abs’ et Ziva à s’avancer.

    - Bonjouur ! lança Abby, sa bonne humeur retrouvée, nous venons chercher les livres de Ziva David. »

    La femme pianota quelques instants sur le clavier de son ordinateur en plissant les sourcils avant de pousser un grognement las en levant les yeux au ciel.

    « Steve ! Je… »

    Mais elle ne put finir sa phrase ; un long bip émana de l’ordinateur et il s’éteignit. La femme tapa du poing contre la table et jura alors qu’un homme arrivait, les bras chargés d’un carton.

    « Quoi ?

    -L’ordinateur est mort… Et regarde la file d’attente… »

    Alors que la jeune femme sembla sur le point de s’arracher les cheveux et l’homme de fondre en larmes, Abby posa son sac à dos en forme de pierre tombale et contourna le bureau, sa mini-jupe virevoltant au rythme de ses pas.

    « Vous permettez… ?

    - Bien sûr, allez-y Mlle…

    -Sciuto, Abby.

    -Kim, répondit-t-elle en lui tendant sa main qu’Abby s’empressa de serrer, si vous parvenez à faire quelque chose de ce truc, vous nous sauverez.

    -En attendant, reprit Steve en serrant la main de Abby, il faudrait s’occuper de ces gens. »

    Gibbs n’hésita pas et il contourna à son tour le bureau, suivit par Ziva.
    Vingt minutes plus tard, Abby était assise en face du bureau, un casque sur les oreilles, un câble reliant son micro au poste de la bibliothèque pendant que Kim, Steve, Gibbs et Ziva distribuaient leurs livres aux élèves. Soudain, alors que Gibbs tendait un sac rempli de livres à un ado’ boutonneux, Abby poussa un juron et enleva son casque de ses oreilles, la mine déconfite.

    « Le Lieutenant Micro me dit que votre ordi’ a été infecté par un virus de type C…

    -Et… ? demanda Steve en se penchant par-dessus l’épaule de la gothique, peu étonné par le surnom affectif que la jeune fille avait donné à son ordinateur.

    -Je ne peux pas l’exterminer seule avec le Lieutenant… Il me faudrait une autre unité et… »

    Alors qu’elle expliquait à Steve dans des termes rudimentaires la façon dont le virus avait dû pénétrer leur système et les façons dont ils pourraient équiper leur futur poste pour éviter ce genre de problème, un adolescent s’approcha et écouta leur conversation avec un sourire avant de s’avancer et de s’accouder au bureau, se penchant vers Abigail.

    « Je peux vous aider ? »




Commenter

_________________________________________________
    "Federal Agents don't move !
    -LAPD !
    -NSA !
    -NCIS !
    -M.O.U.S.E !"

    NCIS LA


"Did you know that dolphins are just gay sharks ?

Glee


Dernière édition par Zimra David le Lun 13 Juin 2011 - 9:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur

Zimra David

Zimra David
Romancier

Messages : 593
Féminin Inscrit le : 22/04/2010
Localisation : Bouh !

Disponibilité : Moyenne

St Martin's University, Washington (AP) Empty
MessageRe: St Martin's University, Washington (AP)   St Martin's University, Washington (AP) Icon_minitimePublié le : Dim 28 Nov 2010 - 10:22

CHAPITRE III
St Martin.



    Abby releva brusquement la tête, balança son micro sur Steve qui manqua de basculer en arrière alors que la jeune femme se précipitait dans les bras du jeune homme accoudé au bureau, en face d’elle.

    « TIMMY ! hurla-t-elle en le serrant de toutes ses forces.

    -Salut Abby, répliqua-t-il en souriant.

    -Je croyais que tu restais à Londres cette année, pour obtenir ton diplôme ?

    -Eh non, Washington me manquait trop, et l’enseignement anglais, bien que très instructif, ne changeait pas trop d’ici. J’ai donc préféré mettre fin à l’échange au bout d’un an. Mais je te raconterai ça plus tard, un problème de virus C ? »

    Abby lui relata le problème et McGee tira une chaise pour s’installer à côté d’elle, sortant son portable de son sac. Steve avait vaguement suivit la conversation des jeunes mais s’était finalement éloigné en haussant les épaules, dépassé par les termes techniques et ébloui par la vitesse à laquelle les mains tapaient sur les claviers. Les visages d’Abby et McGee étaient graves alors qu’ils parlaient à voix basse du virus et de la façon de le contrer. Quant à Gibbs et Ziva, ils aidaient toujours la bibliothécaire à distribuer leurs livres aux jeunes lycéens.


    *



    « Ah ! soupira Abby en se laissant aller sur le canapé de son salon, je suis extenuée ! J’ai du mal à me dire que nous avons réussis à faire tout ce que nous voulions plus d’autres imprévus aujourd’hui… »

    Après avoir réparé l’ordinateur de la bibliothèque, en récupérant presque toutes les données que le virus avait tenté de détruire, les jeunes s’étaient rendus à la terrasse d’un café, en faisant les présentations Ziva/Tim. Les deux adolescents s’étaient rapidement cernés et McGee avait tout de suite questionné Ziva sur Israël et sur ses premières impressions sur les Etats-Unis avant de relater son propre voyage en Angleterre. Il était parti à Londres pour étudier l’informatique dans une grande université réputée. Il avait donc passé toute son année de première en Europe, loin d’Abby, de Marion et de Sarah, ses sœurs. Ziva avait confié à Abby alors qu’elle rentrait chez les Sciuto, après le départ des garçons, que McGee était très gentil et Abs’ lui avait raconté leur rencontre, au collège, dans les cours de techno+ qu’ils n’étaient que huit à suivre. Ziva consulta l’heure sur son téléphone portable, une acquisition récente "Comme ça, on aura plus de problèmes pour nous localiser !" lui avait dit Abby avec un clin d’œil. Les deux jeunes filles étaient alors fin prêtes pour la rentrée à St Martin’s University, le lendemain. Ziva avait rangé ses livres, de quoi écrire et un trieur dans son sac de toile. Elle avait apporté ses affaires d’Israël pour éviter les dépenses mais Abby avait tenu à lui offrir un agenda blanc, tout simple, qu’elle lui donnerait demain avant de se rendre en classe. L’israélienne avait accepté en riant, décidément, le caractère jovial de son amie était contagieux !
    Ses craintes matinales s’étaient dissipées, Mme Sciuto avait raison, elle n’avait pas à s’inquiéter, elle serait dans la classe d’Abby, peut-être même aussi de Jethro et Tim. Et elle pourrait faire connaissance avec d’autres gens, il s’agissait bien du but de l’échange, non ?
    Elle se leva et monta enfiler son jogging avant de prévenir Abby qu’elle serait de retour bien avant le dîner. La gothique leva le pouce et monta dans sa chambre, ça lui laissait le temps de décorer l’agenda de son amie ! Excitée, elle s’assit sur sa chaise roulante et alluma son ordinateur. Elle navigua quelques instants dans ses dossiers et trouva ce qu’elle cherchait ; la photo de Ziva et elle devant Buckingham Palace, plus d’un an auparavant. Elle imprima le cliché et le colla sur la couverture vierge du carnet. Puis, à l’aide d’un feutre noir indélébile, elle signa la photo avant de la recouvrir d’un film plastique pour la protéger des chocs et éraflures que subiraient, sans aucuns doutes, l’agenda au fil de l’année. Elle se rendit ensuite dans la chambre de l’Israélienne et posa l’agenda à côté de son réveil avec un petit sourire ; elle était heureuse que Ziva soit là.


    *


    « On est avec Timmy ! » s’exclama Abby devant les listes battant des mains comme une enfant le soir de Noël.

    Elle acheva de lire la pancarte, fronça les sourcils et lâcha, un peu déçue ;

    « Mais Gibbs n’est pas avec nous…

    -Je te promets que l’on mangera ensemble tous les jours de la semaine, lança une voix moqueuse derrière Abby.

    - GIIIIIIIBBS ! » s’exclama-t-elle en l’embrassant sur la joue.

    Il salua Ziva et désigna un groupe de personne d’un signe de tête.

    « Je suis en T4. » annonça-t-il.

    Abby hocha frénétiquement la tête, lui agrippant fort le bras, de peur qu’il ne disparaisse d’un moment à l’autre. Ziva la regardait faire, amusée.

    « On s’échangera nos emplois du temps !

    -Promis ! lui dit-il, bon Abs’ je vais devoir y aller, je ne pense pas qu’ils vont m’attendre, plaisanta-t-il en désignant le groupe d’élèves qui se mettaient en marche derrière un enseignant.

    -Okay… gémit la gothique avant de lui placer un bisou sonore sur la joue, mais on se revoit ce midi !

    -Ne t’inquiète pas ! lui dit-il avant de rejoindre le groupe d’étudiants de sa classe qui étaient en train de monter les marches du bâtiment principal, à tout à l’heure !

    -Salut Gibbs ! »

    Abby eut une petite moue déçue qui fit rire Ziva, à quelques mètres d’elle. Cette dernière se rapprocha et passa un bras par-dessus les épaules de son amie.

    « Allez Abs’, il survivra ! »

    La gothique eut un petit sourire espiègle et embrassa son amie, ragaillardie. Puis elles se mirent en quête de Tim, qui devait être au milieu des trente-cinq élèves qui constituaient leur classe. Ziva rajusta sa veste et dévisagea les gens autour d’elle. Ils allaient passer l’année ensemble, elle allait apprendre à les connaître, à les apprécier… C’était étrange. En Israël, les classes ne ressemblaient pas à ça. D’abord, ils n’étaient jamais plus de vingt élèves. Ensuite, les études étaient primordiales, et chaque adolescent suivait des cours particuliers à côté. Son père avait choisi pour elle ; arts martiaux, endurance et tirs. Elle était sa ‘petite guerrière’. Depuis ses sept ans, il l’avait initié aux armes et l’avait confié à un de ses amis, Azriel, pour qu’il commence son entraînement en close-combat. Elle avait toujours excellé partout, au lycée, en tir, en combat… Eli avait toujours été fière de son petit soldat. Ari avait un caractère plus fort que Ziva, et Eli ne l’avait pas destiné aux mêmes choses. Quant à Tali, elle souffrait d’asthme sous sa forme la plus grave et leur père avait dû se résigner à faire d’elle une aussi bonne machine à tuer que sa sœur. Elle s’entrainait donc pour devenir sniper, au sein du Mossad, alors que Ziva serait un agent de terrain, et Ari un espion. La famille des David menait le Mossad, s’était bien connu. Et Ziva savait qu’au moment venu, se serait sur elle que reposerait ce fardeau…

    « J’espère qu’il n’a pas raté son bus… »

    Les paroles de la gothique ramenèrent Ziva au moment présent… Elle cligna des yeux et regarda autour d’elle. Soudain, quelque chose lui trotta dans la tête et elle demanda à Abby, les sourcils froncés ;

    « Abby, Gibbs n’avait pas un an de plus que toi ?

    -Si, si. Il a dix-huit ans, dix-neuf en janvier. Il a redoublé son année. »

    L’Israélienne remarqua la tristesse qui masqua le visage d’Abby et se sentit mal à l’aise. Elle n’avait pas envie de remuer un souvenir difficile… Après tout, elle se souvenait que le père de Gibbs était militaire, peut-être qu’il lui était arrivé quelque chose. Et que cela avait entravé les études de son fils… La voix de McGee coupa court à ses pensées et elle le salua en souriant alors qu’Abby se précipitait dans ses bras.

    « TIMMY ! J’ai cru que tu n’arriverais JAMAIS ! Tu es avec nouuus ! s’exclama-t-elle, en désignant rapidement la pancarte ou les élèves se pressaient toujours pour savoir leur classe, avant de le serrer de plus en plus fort dans ses bras.

    -Oui, Abs’, j’ai vu les listes, répliqua-t-il avec un petit sourire qui se transforma peu à peu en grimace alors que l’air venait à lui manquer. Mais je n’ai pas eu le temps de voir où était Gibbs…

    -T4… répondit Abby avant de le relâcher, au grand soulagement du jeune homme qui remplit plusieurs fois ses poumons avant de serrer délicatement son amie dans ses bras pour la réconforter avant de se tourner vers Ziva, lui sourit et entama la conversation ;

    -Quelles options as-tu prises ?

    -Comme je viens dans le cadre d’un échange, j’ai une heure d’anglais en plus. J’ai choisi de prendre italien en première langue et espagnol en deuxième. Ce sont les langues que je maitrise le moins bien… »

    McGee hocha la tête et expliqua comment s’était déroulé son année en Angleterre, Ziva buvait ses paroles. Et alors que McGee terminait une anecdote à propos de la façon dont son accent avait été perçu à Londres, une voix les interrompis, il était temps. Les trois amis se joignirent à la masse qui constituait leur classe et ils se mirent en marche, suivant leur professeur. La matinée était banalisée, les ‘vrais’ cours ne commençaient que l’après-midi.
    Une fois tous les étudiants entassés dans une salle de classe, le professeur se présenta. Il était leur professeur référant, et il leur enseignerait les mathématiques, une matière du tronc commun. Il distribua les emplois du temps et Ziva apprit qu’elle commencerait l’année par un cours d’italien, à une heure cette après-midi. A cause des arts-martiaux et de l’endurance, elle avait un emploi du temps légèrement différent de celui d’Abby, malgré les options de cette dernières. Tim, en revanche, avait exactement le même emploi du temps que la gothique et cela les enchanta. Le professeur parla quelques instants du changement d’options qui était encore possible d’effectuer puis il distribua le livret scolaire de l’Etablissement. Arrivé devant Ziva, dont le dossier était vierge car il s’agissait de sa première année à St Martin’s University, il lâcha ;

    « Ah, Mlle Dayvid

    -David, le reprit ploiement Ziva.

    -Excusez-moi ! se hâta-t-il de dire, s’empourprant légèrement, vous arrivez donc de Tel-Aviv et vous voulez obtenir votre diplôme… »

    Il parlait plus pour lui-même que pour Ziva, et certains élèves avaient tournés la tête, tendant l’oreille pour suivre la conversation. Quand enfin, il finit par tendre à la jeune fille le dossier, il lui lança, un grand sourire aux lèvres, imité par quelques élèves ;

    « Bienvenue à St Martin’s University Mlle David ! »


    *


    Le bruit des chaises qui raclent le sol… Ca m’a pas manqué... pensa amèrement le jeune homme, son sac sur l’épaule, jetant un regard amère au couple qui se bécotait devant la porte de la salle, avant que le garçon ne s’en aille rejoindre sa propre classe… Les vacances d’été servaient à quatre choses dans le monde des ado’ ; essayer de garder son petit ami, le tromper le plus discrètement possible, en changer, ou bien en trouver un. Et apparemment, ces quatre aspects avaient été réussies pour la plus grande partie de sa classe ; s’il en croyait le regard que Betty jetait à Franck alors que ce dernier tenait la main de Vanessa, c’était l’étape trois qui s’était jouée durant ces deux mois… Il soupira et continua de parcourir les étudiants de sa classe, cherchant quelqu’un. Quand il avait vu son nom sur la liste de sa classe, ses doutes s’étaient dissipés, et le poids qui pesait sur ses épaules s’était allégé. Il espérait juste que…

    « DiNozzo. »

    Il fit volte-face. Il était là.

    « Gibbs. »

    Le fait qu’ils s’appellent par leur nom de famille avait toujours étonnés leur camarade, ils étaient pourtant de très bons amis. Mais c’était comme ça, un truc entre eux. Et beaucoup de jeunes l’avaient imité, en appelant le jeune garçon Gibbs. Il fallait dire qu’il était assez intimidant, peut-être était-ce pour ça… Ses yeux bleu donnaient l’impression d’avoir déjà tout connu, malgré ses dix-huit ans. Même les professeurs étaient étonnés de la maturité qui émanait du garçon. Quant à DiNozzo, son prénom, Anthony, avait pratiquement été oublié par une majeure partie des jeunes qui ne l’appelaient que ‘Tony’. Mais certains l’appelaient aussi DiNozzo, pour le charrier amicalement, comme le faisait Tob’, ou parce qu’il en avait toujours été ainsi, comme avec Gibbs. A vrai dire, tout le monde appelait Jethro ‘Gibbs’, sauf elle…
    L’estomac du jeune homme se contracta, elle l’appelait L.J, comme son père.

    « C’est cool qu’on soit ensemble. » lâcha l’italien, essayant de renvoyer le fantôme, qu’il commençait à voir danser devant ses yeux, de la d’où il venait.

    Gibbs le scruta de ses yeux perçants et DiNozzo vit qu’il n’avait pas changé. Il avait juste réussi à se relever, et à avancer. En boitant, sans aucuns doutes, mais à avancer. Comme lui… Enfin, lui s’était réfugié dans le travail, sans pour autant oublier. Il n’avait pas revus son ami depuis le mois de juin, lorsqu’ils s’étaient rendus au cimetière pour son anniversaire, et avant ça, Gibbs ne sortait presque plus de chez lui. Ils avaient passés les deux mois de vacances sans aucunes nouvelles l’un de l’autre, une première depuis qu’ils se connaissaient. Mais ils savaient tous les deux qu’ils avaient besoin de temps. Mais maintenant, ils étaient près, et ils savaient qu’ils ne pourraient affronter la suite que tous les deux.

    « Le doc’ te salue, lâcha Jethro après une brève hésitation.

    -En quelle année est-il maintenant ? demanda Tony en soutenant le regard de son ami.

    -Dernière. Il bosse dur, il veut obtenir son année avec un bon classement. Que sa mère soit fière de lui. »

    Tony acquiesça mais ne put répondre, leur référant ayant pris la parole.



Commenter ♪

_________________________________________________
    "Federal Agents don't move !
    -LAPD !
    -NSA !
    -NCIS !
    -M.O.U.S.E !"

    NCIS LA


"Did you know that dolphins are just gay sharks ?

Glee


Dernière édition par Zimra David le Lun 13 Juin 2011 - 9:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur

Zimra David

Zimra David
Romancier

Messages : 593
Féminin Inscrit le : 22/04/2010
Localisation : Bouh !

Disponibilité : Moyenne

St Martin's University, Washington (AP) Empty
MessageRe: St Martin's University, Washington (AP)   St Martin's University, Washington (AP) Icon_minitimePublié le : Mar 14 Déc 2010 - 13:24

CHAPITRE IV
Rencontres.



    « Alors Ziva, cette matinée dans un lycée américain ? demanda Gibbs alors qu’il les rejoignait à table.

    -Très bien, répondit l’intéressée en sortant son propre repas de son sac, préparé la veille chez Arthur Abot, le voisin et ami juif des Sciuto ; son père l’aurait tué si elle avait arrêté de manger kasher pendant un an…

    -Et toi, Gibbs ? demanda Abby tout sourire de retrouver son grand manitou adoré.

    -Bien, et puis de toute façon je connais la chanson ! » dit-il en souriant.

    Alors qu’ils continuaient de parler de tout et de rien, Ziva se mot à dévisager Gibbs. Et lorsque ce dernier tourna la tête vers elle en lui souriant, ayant senti son regard, ses soupçons se confirmèrent ; il s’était bel et bien passé quelque chose l’année dernière. Cette lueur au fond des yeux du jeune homme, elle la connaissait. Son père l’avait gardé plus de dix ans après la mort de sa femme. Peut-être que le père de Gibbs avait été blessé sans l’exercice de ses fonctions… Ou bien était-ce en rapport avec sa mère, dont Abby ne parlait jamais…
    Les pensées de la jeune femme furent stoppées quand elle entendit la phrase de sa correspondante ;

    « Tiens Gibbs, mon EdT.

    -EdQuoi ?» les interrompis Ziva, complètement déboussolée par ce terme.

    Tim lui sourit alors que Abby lui expliquait la signification du sigle ;

    « Emploi du Temps, EdT.

    -Ah !

    -C’est difficile de croire que tu es étrangère, enchaîna McGee, tu as un petit accent mais il n’est presque pas perceptible, et tu maîtrises vraiment bien notre langue !

    -L’anglais est couramment utilisé en Israël, expliqua Ziva un peu gênée, et puis, avec l’hébreu on ne va pas très loin… »


    *


    DiNozzo regarda une dernière fois son portable avant de rentrer en classe. Le fond d’écran le représentait, tenant une jeune fille par la main, en enlaçant une autre par la taille alors que Gibbs plaquait un énorme baiser sur la joue de la fille brune, à la gauche de Tony. Ils semblaient tous si heureux… Le sandwich, qu’il avait rapidement avalé après avoir quitté Gibbs, sembla faire des siennes dans son estomac. Même au bout de tant de temps, la douleur était toujours là.
    Il se dirigea automatiquement vers le fond de la salle. Il avait pris italien comme langue surtout pour avoir de bonnes notes facilement… Alors il s’autorisait à ne pas trop écouter durant ce cours, paix à cette brave Mme Mortino qui était sa professeur depuis sa seconde. Ils n’étaient pas beaucoup dans la classe, une quinzaine au maximum. Il connaissait tout le monde de vue, certains suivant l’apprentissage de cette langue avec lui depuis le collège. Mais il ne s’était rapproché d’aucuns d’entre eux ; ses amis lui suffisaient. Tiens, Melissa et Daniel s’étaient remis ensemble au cours de l’été… A quelle règle cela correspondait-il déjà ? Alors qu’il calculait combien de temps il donnait à ce couple, une jeune femme qu’il ne connaissait pas franchi la porte de la salle et vint s’asseoir juste devant lui. Il ne put s’empêcher de la détailler alors qu’elle sortait ses affaires. Celle-là, il ne la connaissait pas, et apparemment, il n’était pas le seul. Les autres T4 la dévisagèrent un instant. Les T2 ne réagirent pas, Tony en conclu donc qu’elle était dans cette classe. Il décida de vérifier si son analyse était correcte alors que Mortino faisait l’appel.

    « Ziva Dayvid ?

    -David. » corrigea la jeune fille en levant la main.

    Gagné ! Elle était en T2 ! DiNozzo retomba dans sa chaise, un petit sourire aux coins des lèvres. Il adorait avoir raison sur les autres… Il leva la main à l’appel de son nom et décida de ne plus écouter à partir de là. Mortino allait encore revoir les bases du présent en demandant aux élèves de se présenter… Quel ennui… Il préféra sortir discrètement son mobile de sa poche et commença une partie de Tetris alors que Bruno, l’intello’ du premier rang, se mettait à se décrire avec un accent très exagéré. Tony retint le ricanement moqueur alors que la prof’ le corrigeait sur une grossière erreur de prononciation. Il adorait avoir le pouvoir de se moquer, en sachant très bien qu’il arriverait à faire mieux sans le moindre effort. Il manqua de s’étrangler quand Cassandra, une cheerleader, termina sa présentation. Il se contenta de tousser le plus discrètement possible pour masquer son hilarité. Mais, quand la fameuse Mlle David commença à parler, il cessa immédiatement de se moquer, tendant, au contraire, l’oreille. Elle maitrisait vraiment les subtilités de l’italien… A côté d’elle Mortino avait l’air d’une débutante. Elle avait un petit accent mais il ne semblait pas venir de l’anglais… Une autre langue, plus gutturale. A-t-elle un accent quand elle parle anglais ? se demanda Tony, se giflant mentalement pour ne pas avoir mieux écouté la jeune fille plus tôt… Il buvait littéralement ses paroles et quand elle buta sur un mot pour clore sa présentation, il devança Mortino et le lui donna. Elle se retourna cherchant la source de son secours et lui adressa un sourire éclatant qui coupa le souffle de Tony. Puis elle reprit sa position initiale et termina sa présentation.
    La cloche sonna à ce moment-là, rompant le charme qui s’était emparé de Tony. Il aurait fait n’importe quoi pour qu’elle lui sourit à nouveau comme ça…
    Il rangea rapidement ses affaires afin d’avoir le temps de la suivre. Elle du sentir qu’il la regardait car elle se retourna et lui dit ;

    « Merci encore. C’est toi Anthony DiNozzo, non ?

    -Oui, répondit-il, surpris qu’elle est retenu son nom, devant son air étonné elle lui donna une explication ;

    -Ca m’a paru logique, tu as un nom italien et… Enfin… »

    Elle sembla embarrassée et il s’empressa de la rassurer, un demi-sourire aux lèvres.

    « C’est la première fois que quelqu’un retient mon nom grâce à un exploit scolaire, vois-tu, c’est pour ça que je suis étonné ! »

    Elle éclata de rire et finit de ranger ses affaires.

    « Je m’appelle Ziva, se présenta t’elle

    -Je sais, répondit-il avec un petit sourire, tu étais la seule tête qui m’était inconnue dans cette classe, j’ai fait en sorte que cela cesse ! »

    Elle rit une nouvelle fois en se dirigeant vers la sortie de la salle, Tony sur les talons.

    « Tu as quoi comme cours ? lui demanda-t-il

    -Histoire, répondit-elle après une courte hésitation ; grâce à l’entrainement de son père elle avait acquis une mémoire visuelle extrêmement développé ce qui lui permettait de retenir sans problème son emploi du temps, ses cours… Et toi ? lui demanda-t-elle

    -Physique. C’est dans le même coin. »

    Il avait noté le petit accent qui perçait lorsque la jeune femme parlait mais il n’était pas gênant, au contraire. Il était sur le point de lui demander d’où il venait quand il remarqua l’Etoile de David accrochée à son cou. Il fit alors le rapprochement.

    « Tu viens avec le programme d’échange ?

    -Oui.

    -Et d’où viens-tu ? demanda-t-il pour confirmer sa théorie.

    -Tel-Aviv. »

    Gagné.
    Elle était arrivée devant sa salle mais semblait en avance, aussi Tony décida de rester quelques instants de plus en sa compagnie.

    « Et où vis-tu ? A l’internat ?

    -Non, j’habite chez Abby.

    -Abby… Abigail Sciuto?

    -Ouais. Tu connais?

    -C’est l’amie d’un ami. » répondit-il, quelque peu évasif.

    Elle fronça les sourcils ;

    « Tim ?

    -Nah, Gibbs. »

    Il vit le visage de Ziva s’éclairer alors qu’elle hochait la tête ; apparemment elle le connaissait aussi.
    La deuxième sonnerie retentit et Tony fut contraint de s’en aller s’il ne voulait pas être en retard à son deuxième cours de l’année.

    « Bon ravi de t’avoir rencontré Ziva.

    -Moi aussi, Anthony.

    -Tony, répliqua-t-il en souriant.

    -D’accord. Au revoir Tony ! »

    Il eut un petit rire et lui fit un geste de la main alors qu’il se dirigeait vers la salle de physique.


    *


    Ziva se laissa tomber sur son lit, en fermant les yeux. Elle avait enchaîné ses deux heures d’arts martiaux avec un petit footing avant de rentrer chez les Sciuto. Le temps de prendre sa douche et il était l’heure de passer à table. Cette première journée de cours en Amérique l’avait épuisé mais elle était heureuse. Elle avait raconté à Abby ses impressions et avait noté quelques trucs dans son journal vierge dont elle se servirait pour rédiger son rapport, à son retour en Israël. Abby lui avait parlé de Tony après que Ziva lui ai raconté leur rencontre. Abs lui avait dit qu’il avait rencontré Gibbs alors qu’ils étaient au collège mais elle était restée assez vague sur leur rapport, lui disant juste que Tony avait soutenu Gibbs l’année passée… Enfin plutôt qu’ils s’étaient mutuellement soutenus. Ziva avait compris que la gothique ne voulait pas s’étaler sur le sujet et ne lui avait pas posé de questions ; après tout ce que Gibbs avait vécu ne la regardait pas.

    « Alors, heureuse d’être ici ? » lui cria Abby depuis sa chambre, mais elle n’obtint aucunes réponses.

    Quand elle vient voir ce à quoi était occupée son amie, elle se figea et sourit ; Ziva s’était endormie. Ses cheveux étaient éparpillés sur l’oreiller, son maillot de l’équipe de football de SanFransisco en guise de pyjama, la couette à moitié tirée sur elle. La gothique éteignit la lumière et quitta la chambre sur la pointe des pieds, réglant son réveil et se glissant à son tour dans son lit.


    *


    Gibbs soupira alors qu’il arrivait devant la grille du lycée. Il était onze heures moins le quart et il commençait à peine les cours ; il venait pour une heure de russe puis avait un trou de deux heures au cours desquelles il retrouvait Abs’, Tim et Ziva pour manger. Peut-être que Tony se joindrait à eux, il lui avait parlé de sa rencontre avec Ziva et Gibbs n’avait pu retenir son sourire ; bien qu’il ne soit que d’un an son aîné et que Tony soit très mature, il avait parfois l’impression d’être son père… Il secoua la tête, un petit sourire au coin des lèvres, cette rencontre ne pouvait faire que du bien à son ami, il avait besoin d’un soutien moral autre que le sien, après tout sa rupture avec son ex était survenue au moment où… Enfin, Ziva était peut-être l’éclaircie qu’il fallait dans le monde de Tony. Sur un point de vue purement platonique, la jeune femme avait beaucoup à lui apporter. Il grimpa rapidement les marches des trois étages qui le séparait des labos’. Aujourd’hui, ils auraient cours en demi-groupe, alors déjà que le nombre d’élèves apprenant le russe était faible, divisé en deux il devenait presque ridicule… En effet, avec lui, il était six. L’assistant le salua et attendit qu’il soit assis pour expliquer le travail aux élèves. Gibbs écoutait, fier de voir qu’il comprenait de mieux en mieux l’accent russe. Il releva la tête, cherchant un partenaire pour l’exercice auxquels ils allaient se soumettre. Il était deux garçons et quatre filles. Tom, l’autre gars, s’était mis avec Marjory, sa petite amie, une fille blonde qui s’appelait… Cam’ s’était mise avec une autre fille brune assez jolie qui était déjà avec Gibbs l’an passé. Jethro se dirigea donc vers le fond de la salle, où une jolie file rousse notait la consigne de l’exercice.

    « Salut, dit-il en s’asseyant à ses côtés

    -Hey. »

    Elle lui sourit et finit de noter ce que l’assistant avait dit avant de reporter son attention sur Gibbs. Ce dernier eut un petit frisson alors qu’elle le détaillait de ses yeux bleus. C’était étrange, d’habitude, c’était lui qui regardait les gens de cette façon…

    « Je m’appelle Jenny Sheppard, se présenta-t-elle quand elle eut finit son examen visuel.

    -Jethro Gibbs. Je ne t’avais jamais vue avant… »

    Enfin, il ne pouvait pas trop s’avancer, après tout, il retapait et avait été aux abonnés absents une grande partie de l’année dernière, après l’accident… Mais non, il ne se trompait pas ;

    « Je suis nouvelle. Nous avons déménagés cet été avec mon père. Mutation…

    -Fille de militaire, ajouta Gibbs.

    -Yep.

    -Moi de marine.

    -Donc je n’ai pas besoin de t’expliquer le processus, réplica-t-elle en riant.

    -Non, je m’y connais aussi. Mais mon père a toujours essayé de rester aux alentours de Washington. »

    Elle hocha la tête et reprit.

    « Je serai aussi fixe pendant quelques temps et… »

    Mais elle s’arrêta, fronça les sourcils puis secoua la tête, agitant ses longs cheveux roux.

    « Je ne sais même pas pourquoi je te dis tout ça…

    -Peut-être parce que je t’ai questionné, j’ai la sale manie de faire ça.

    -Futur flic ? »

    Il haussa les épaules en ouvrant son cahier et en sortant un crayon, gribouillant rapidement quelques mots en russe.

    « Sais pas. Je pense devenir un marine, j’ai grandi là-dedans.

    -Semper Fi*.

    -Exactement. »

    Et ils continuèrent de discuter tout en exécutant la recherche et en bavardant en russe avec l’Assistant. Il était déjà venu deux ans auparavant et Gibbs avait sympathisé avec lui. Mais comme les assistants changeaient chaque année, il était reparti en Russie. Gibbs et lui avaient alors échangés quelques mails pendant une assez longue période.
    Quand la cloche indiquant l’heure du déjeuner sonna et alors que Jen’ rangeait ses affaires, Gibbs lui par-dessus son épaule.

    « Ah ! Mais tu es en T2 !

    -Yep.

    -Tu connais Abs, Tim et Ziva ? »

    Elle arrêta un instant de ranger ses livres et fronça les sourcils, réfléchissant. Puis elle hocha la tête positivement.

    « J’ai déjà discuté avec Timothy mais je ne connais Ziva et Abby que de vue.

    -Eh bien que dis-tu de faire leur connaissance à midi ? Si tu n’as rien de prévu bien sûr.

    -Avec plaisir ! »

    Gibbs s’accouda alors au montant de la porte en attendant la jeune fille qui rangeait toujours ses affaires, pas mécontent de l’avoir rencontré. Il aimait bien pouvoir parler avec quelqu’un qui ne faisait pas que dire ‘J’imagine’ quand il parlait du métier de son père, mais qui pouvait répondre « Je comprends ».




*Semper Fi ; Semper Fidelis ; devise latine du corps des marines des États-Unis, signifiant 'Toujours Fidèle.'

_________________________________________________
    "Federal Agents don't move !
    -LAPD !
    -NSA !
    -NCIS !
    -M.O.U.S.E !"

    NCIS LA


"Did you know that dolphins are just gay sharks ?

Glee


Dernière édition par Zimra David le Lun 13 Juin 2011 - 9:51, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur

Zimra David

Zimra David
Romancier

Messages : 593
Féminin Inscrit le : 22/04/2010
Localisation : Bouh !

Disponibilité : Moyenne

St Martin's University, Washington (AP) Empty
MessageRe: St Martin's University, Washington (AP)   St Martin's University, Washington (AP) Icon_minitimePublié le : Dim 26 Déc 2010 - 6:57

CHAPITRE V
Mise au point.



    « GIIIIIIIIIIIIIIBBS !

    -Hey Abs’. »

    Il lui déposa un baiser sonore sur la joue, faisant grimper le sourire de la gothique jusqu’à ses oreilles.

    « S’lut Gibbs… » marmonna Tony alors qu’il tentait péniblement d’avaler son énorme bouché de steak.

    Tim lui fit un petit signe de tête avant de saluer Jen’ que Gibbs s’empressa de présenter. La rousse fut tout de suite acceptée au sein du groupe et les conversations reprirent de plus belle, chacun plaisantant, racontant une anecdote ou ses impressions sur tel ou tel prof’.
    Lorsqu’ils quittèrent la cafétéria, il était une heure. Abby tenait Ziva par un bras et Tim de l’autre. L’israélienne était en grande conversation avec Jenny à propos de son pays que la jeune fille avait déjà visité. Tony, lui, discutait avec McGee de jeux vidéo alors que Gibbs se tenait derrière Abby, plaisantant au sujet de la coiffure de cette dernière. Au bout d’un moment, Jethro jeta un coup d’œil complice à Abby et il contourna la petite bande, de manière à se retrouver devant eux. Puis, sans prévenir, il sorti son portable et prit une photo, en tenant l’appareil le plus loin de lui de manière à apparaître sur le cliché. Le bruit indiquant la prise d’une photo alerta les autres jeunes et ils se regroupèrent autour de Gibbs pour admirer le résultat de sa manœuvre. Ils sourirent ; on les voyait tous, de Jen à Tony en passant par Ziva et Gibbs… L’image était vraiment réussie, aussi Abby se proposa pour en imprimer une pour chacun. L’idée fut chaleureusement accueillie et Gibbs envoya l’image à la jeune fille puis à Tony qui la réclamait aussi. Après avoir longuement détaillé la photo, ils s’installèrent tous dans un foyer, continuant leur discussion.
    Quand la cloche indiquant la reprise des cours sonna, tous poussèrent un grognement avant de se diriger vers leur salle de cours respectives, le sac sur l’épaule, le sourire aux lèvres.

    « Allez vieux ! s’exclama Tony en tapant sur l’épaule de Gibbs on va voir ce que tu as dans les tripes.

    -DiNozzo, ne te fais pas d’illusions, même avec trois heures de sport en plus que moi, je te mettrai la raclée de ta vie ! »

    Ils riaient toujours alors qu’ils se séparaient. Tony et Gibbs se dirigent vers la sortie de St Martin pour se rendre au gymnase alors que Tim, Jenny, Abby et Ziva prenaient le chemin de la salle de chimie.

    « Ziva, à quelle heure finis-tu ce soir ?

    -Sept heures trente. Je serai chez toi vers huit heures moins le quart. Le stade n’est pas loin.

    -Okay. Tu es sûre que tu ne veux pas que l’on passe te prendre ?

    -Non, ne vous dérangez pas, et puis il faut bien que je me fasse la patte !

    -LA MAIN ZEE-VAH ! » leur parvint la voix de Tony.

    Ils éclatèrent tous à nouveau de rire, même Ziva, qui détestait pourtant que l'on la reprenne sur ses erreurs d’expressions.


    *


    Tony soupira d’aise en sortant de sa douche. Ces trois heures et demie de sport l’avaient tué et il aurait volontiers assassiné Gibbs qui partait plus tôt pour se rendre à son cours de tir, son option dominante, en lui adressant un sourire goguenard alors que Tony finissait ses tractions. Quelle idée de prendre sport + en Terminale…
    Il allait s’échouer sur son lit, heureux comme un pape, lorsqu’une lettre posée sur sa table de nuit attira son regard. Sans doute Martha, la bonne, l’avait-elle posé ici avant de partir. Parfois Tony aurait aimé être un ado normal, qui n’avait pas un employé pour effectuer toutes ses tâches… Même les plus banales, comme lever son courrier, étaient faites par quelqu’un. Mais voilà, être le fils de Mr DiNozzo n’était malheureusement pas rien… Il décacheta l’enveloppe et son cœur manqua un battement.

    « Jeanne… »

    Il hésita. Devait-il lire cette lettre… ? C’était elle qui avait rompu, l’accusant de ne plus s’occuper d’elle, de ne penser qu’a lui… Un frisson de haine le parcouru, elle l’avait accusé d’être égoïste alors que sa meilleure amie, sa sœur, était morte. Il sentit ses yeux le piquer et serra les dents avec rage, non, cette fille ne le ferait plus verser une larme. Il décida de lire quand même sa lettre.

    Tony,
    Je regrette d’avoir dit ce que je t’ai dit… J’ai agi sur un coup de tête, je t’en prie, pardonnes moi… Je t’aime et je n’ai jamais douté de ton amour à mon égard…

    Il émit un petit rire jaune et leva les yeux au ciel. Comment avait-il pu sortir avec cette fille aussi longtemps sans se rendre compte de sa stupidité ? Il continua de lire la lettre un poussa un petit grognement alors qu’il lisait le deuxième paragraphe… Elle osait parler de Kate… Il se retint de déchirer la feuille de papier et de l’envoyer dans la poubelle la plus proche. Il devait en finir une bonne fois pour toute, et lire cette lettre jusqu’à son dernier mot lui permettrait d’enfin réussir à tourner, arracher, brûler cette page de sa vie.

    Dis-moi juste de revenir et je le ferai. Les inscriptions pour les échanges ne sont pas terminées… Je pourrai être avec toi pour Noël…
    Je t’aime Tony.
    Jeanne


    Il lança la lettre sur son lit et s’y laissa à son tour tomber, se massant activement les tempes. Il devait mettre les choses au clair. Il attrapa son portable, tant pis s’il devait exploser son forfait, il devait le faire.
    Il composa le numéro. Une tonalité, deux…

    « Allô ?

    -Jeanne. C’est Tony.

    -Tony ! Tu as reçu ma lettre ? »

    Il n’aimait pas le ton enjoué qu’elle employait, comme si elle savait qu’il l’appelait pour la supplier de revenir. D’un autre côté, tant mieux, elle tombera d’encore plus haut, songea t’il machiavéliquement.

    « Oui, je viens de finir de la lire.

    -Et… ? minauda-t-elle

    -Rien. »

    Il y eut un silence au bout du fil et Tony senti que la conversation ne prenait pas du tout la tournure que Jeanne aurait voulue et ça le faisait jubiler.

    « Comment ça, rien ? Je t’ai dit que je t’aimais et…

    -Tu l’as écris, la reprit-il.

    -Mais je peux te le dire Tony, je t’ai-…

    -Stooop !

    -Quoi ?

    -Bourdonnages.

    -Hein ?

    -Eh oui, depuis quelques temps, j’ai développé un truc ; dès que quelqu’un ment, mes oreilles bourdonnent, extra non ? dit-il d’un ton faussement enjoué.

    -Tony, reprit elle, énervée, je ne sais pas à quoi tu joues mais…

    -Justement, chérie, je ne joue plus. J’en ai marre de jouer.

    -Pourquoi m’a tu appelé de l’autre bout du monde alors ? balança t’elle, triomphante.

    -Pour te dire d’arrêter. Stop. J’en ai marre. Ne m’écris plus, ne m’appelles pas, et cesse de croire que tu comprends ma vie ! »

    Et il raccrocha le téléphone, le balançant sur son lit à quelques centimètres de lui. Il attrapa la lettre de Jeanne, la froissa, et la jeta dans la poubelle.

    « Panier ! » lança-t-il faussement ravi.

    Il se laissa retomber sur son lit en soupirant. Il se sentait mieux, pas encore bien. Sa tête buta contre son téléphone et il se redressa, jetant un coup d’œil à son fond d’écran. Il tenait Jeanne par la main et Kate par la taille alors que Gibbs embrassait cette dernière dans le cou. Ils souriaient… Tony se décida en une fraction de seconde ; il se rendit dans le menu de son téléphone puis chercha ma photo utilisée en fond d’écran. Il cliqua sur ‘modifier’ puis sur ‘rogner’. Il respira un grand coup et cliqua ; la photo fut redimensionnée. Seuls trois personnes apparaissaient désormais. Le jeune couple et lui… Il sourit et s’apprêta à éteindre son portable quand une autre idée lui vint. Il retourna dans le menu des photos et sélectionna celle prise dans l’après-midi… Celle de la ‘bande’ ; Jen’, Ziva, Abby, Gibbs, Tim, et lui. Là aussi, ils souriaient… Même Gibbs. Il valida son choix et observa une dernière fois la photo. Tous si différents, Jen’ en jean et converses, sa chemise ouverte, ses longs cheveux roux volant derrière elle. Abby, ses docs aux pieds, sa mini-jupe noire et rouge, son sac en forme de pierre tombale, ses deux nattes et son tee-shirt déchiré. Tim en jean délavé et portant ses chuck’ usées et une chemise grise. Gibbs, égal à lui-même, vêtu d’un jean bleu marine, de rangers et d’une veste entrouverte qui laissait voir une chemise noire. Lui, sa veste en cuir grande ouverte sur les épaules, une chemise noire mal boutonnée qui lui donnait un style de bad boy, ce style qui attirait tant de filles... Et enfin, Ziva. Elle portait son pantalon noir en toile moulant, sa veste marron, en toile aussi, qui mettait en valeur sa fine silhouette, musclée par des heures de courses à pieds et de combats. Ses longs cheveux bruns ondulés aux reflets caramel lui tombaient jusqu’au milieu du dos. Sur cette photo, elle riait aux éclats. Elle était belle, vraiment. Ils étaient tous beaux, tous différents, tous uniques. Tous amis.



Commenter ~

_________________________________________________
    "Federal Agents don't move !
    -LAPD !
    -NSA !
    -NCIS !
    -M.O.U.S.E !"

    NCIS LA


"Did you know that dolphins are just gay sharks ?

Glee


Dernière édition par Zimra David le Lun 13 Juin 2011 - 9:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur

Zimra David

Zimra David
Romancier

Messages : 593
Féminin Inscrit le : 22/04/2010
Localisation : Bouh !

Disponibilité : Moyenne

St Martin's University, Washington (AP) Empty
MessageRe: St Martin's University, Washington (AP)   St Martin's University, Washington (AP) Icon_minitimePublié le : Mer 26 Jan 2011 - 11:47

CHAPITRE VI
Leçon d’histoire.



    Plus les semaines défilaient plus l’amitié qui unissait les six adolescents se renforçait. Ainsi, Jenny que personne ne connaissait avant la rentrée, s’était totalement intégrée au petit groupe et il aurait été difficile pour quelqu’un de deviner que les autres ne la connaissaient que depuis quelques semaines. Du point de vue de la bande, ils avaient tous l’impression de se connaître depuis belle lurette. Tony avait pris l’éducation de Ziva à propos de la culture américaine en main et il l’aidait à rédiger son rapport de voyage. Ils passaient leur cours d’italien assis au fond de la salle à plaisanter et à jouer à des jeux idiots, comme qui parlerait le plus durant l’heure ou qui trouverait le mot d’italien le plus inattendu sans pour autant sortir du contexte du cours.
    Ce lundi, Tony était en tête avec ‘apocalyptique’ et ne pouvait s’empêcher de pouffer en voyant le visage anxieux de l’Israélienne alors qu’elle cherchait désespérément un mot. Mortino, qui avait vu d’un bon œil l’amitié naissante entre les jeunes gens, acceptait leurs jeux. Après tout, ils restaient dans le contexte du cours et parlaient italien. Elle avait cependant posé une condition ; faute de budget St Martin n’avait pas pu engager d’assistant pour l’italien cette année. Mortino avait donc demandé à Tony de parler en italien avec ses camarades de temps en temps, après tout, il était d’origine italienne ! Au fil des cours, la professeur avait entendu Ziva s’exprimer sans aucun problème, elle lui avait donc proposé de seconder Tony dans son rôle. Les deux jeunes gens devaient donc faire des exposés.
    Tony avait parfois du mal à se dire que sa camarade n’était pas une américaine et que l’italien était l’une des langues qu’elle maitrisait le moins… Il savait qu’elle parlait français sans aucun problème pour l’avoir entendu aider McGee et Abs plus d’une fois dans leur devoir. Il l’avait aussi entendu baragouiner ce qui ressemblait à du russe avec Gibbs…

    « Alors, Zee-vah ? »

    Elle fit mine d’être vexée par le ton moqueur qu’il employait mais elle ne parvint pas à réprimer totalement son sourire. Tony l’avait surnommé ainsi une fois, et, voyant que cela l’énervait, il avait continué. Finalement, cela ne la gênait pas tant que ça…

    « Chut, Tony. Quand je t’aurais épinglé le bec avec un mot, tu feras moins le fier !
    -Cloué le bec, Zee-vah. »

    Elle leva les yeux au ciel, feignant l’énervement. Cependant, elle dû se résoudre car la cloche sonna, marquant à la fois la fin du cours et la victoire du jeune homme.

    « Et encore gagné !
    -Encore ?! Dois-je te rappeler que je t’ai déjà écrasé deux fois, la semaine dernière ?
    -Mouais… »

    Comme chaque lundi, Ziva se rendait en histoire-géo’ alors que Tony allait en physique. Et, comme chaque lundi, il l’accompagnait jusqu’à sa salle.

    « Au fait, Ziva, tu sais ce qu’il y a vendredi prochain ? s’exclama soudain l’italien.
    -Euh… Nah. »

    Le jeune homme pila dans le couloir et il fallut plusieurs secondes à Ziva pour se rendre compte qu’il n’était plus à ses côtés. Elle se retourna et le dévisagea, étonnée.

    « Quoi ?
    -Ca m’étonne qu’Abby ne t’ai rien dit… si cette fête évoque quelqu’un c’est bien notre chère Abs’ !
    -Vas-tu enfin me dire de quoi tu parles ?
    -Halloween, Zee-vah, Halloween! L’une des journées les plus géniales et les plus étranges aux Etats-Unis! »

    Elle le regarda, une moue dubitative sur le visage.

    « Bon, dit-il précipitamment alors que la deuxième sonnerie retentissait, ma prof’ d’anglais est absente ce soir, je finis à quatre heures. Tu vas au gymnase ?
    -Ouais.
    -Je t’accompagne ; je tâcherai de te résumer cette magnifique journée du mieux que je peux… »


    *


    Pendant ce temps, Abby et Tim, qui n’avaient pas eu cours de français, s’étaient installés dans un coin de la bibliothèque et avaient sortis leurs portables qui les suivaient partout.

    « Tu vois, se plaignit Abby au jeune homme en lui indiquant quelque chose sur son écran, je pense que ça vient de mon processeur…
    -Mmh… Quel âge a-t-il ?
    -Ch’ais pas… Je crois l’avoir eu… L’année dernière. »

    Depuis sa seconde, Abby ne cessait de chercher des pièces à changer, apporter, ou ajouter à son portable, pour le rendre plus ‘Abbycide’ disait-elle.

    « C’est encore jeune ! répondit McGee, je ne vois pas sur quoi tu te bases pour penser qu’il est défaillant. »

    Alors qu’Abby expliquait ses doutes à son ami, la sonnerie se fit entendre. Ils rangèrent leur PC et se dirigèrent vers le bâtiment dans lequel le cours d’histoire avait lieu. Ils pressèrent le pas quand la seconde sonnerie retentit. Arrivé devant la porte du bâtiment, ils croisèrent Tony qui enfilait sa blouse de chimie.

    « Abs ! cria-t-il, comment ça se fait que Ziva ne soit pas au courant pour Halloween ? »

    Abby écarquilla les yeux, ce qui lui donna un air comique, avant de battre des mains en sautant sur place.

    « Halloween ! Halloween ! C’est vrai que c’est bientôt !! Comment ai-je pu oublier ça ?
    -Sais pas, grogna Tony, emmêlé avec les manches de sa blouse et les bretelles de son sac, mais j’ai bien l’intention d’instruire Ziva sur ce sujet !
    -Pour ça on te fait confiance, répliqua McGee, faussement irrité.
    -Bon, à plus DiNozzo, lança Abby en faisant un petit signe d’au revoir à l’italien qui entrait en physique, puis elle ajouta en fronçant le nez, rah, Timmy ! Comment ai-je pu zapper Halloween ? »

    Il eut un petit sourire indulgent alors qu’ils rentraient in extremis en classe, se hâtant de s’assoir aux côtés de Jen’ et de Ziva au deuxième rang. Lorsque leur professeur entama la leçon, il se pencha vers Abby et lui glissa silencieusement ;

    « Ca nous laisse une semaine pour prévoir quelque chose de grandiose ! »


    *


    « Alors Ziva, prête pour ta leçon d’histoire ?
    -Pitié Tony, j’en sors à peine, répliqua l’Israélienne après avoir salué Tim, Abby et Jen’ qui quittaient le lycée.
    -Oui, mais là, ce sera passionnant, crois-moi ! »

    Ziva leva les yeux au ciel en soupirant, ce qu’il pouvait être puéril parfois… Alors qu’ils franchissaient le porche de St Martin’s University, se dirigeant vers le gymnase, l’italien commença :

    « Ce que tu dois savoir avant tout, Zee-vah, c’est qu’Halloween est La fête de début d’année, ici. C’est le moment ou les étudiants peuvent se relâcher après le premier trimestre, arrêter de bosser et se comporter comme les adolescents bouillants d’hormones qu’ils sont. »

    Le ton du jeune garçon était si sérieux que Ziva faillit éclater de rire, mais elle se retint, avide malgré tout d’en savoir plus sur cette tradition.

    « Donc, reprit Tony, Halloween est une fête qui se déroule dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. La façon de la célébrer la plus connue est de revêtir un déguisement effrayant et comique et de…
    -Comment un déguisement peut-il être effrayant ET comique ? l’interrompit Ziva, les sourcils froncés.
    -Enfin, Zee-vah ! C’est justement ça Halloween !
    -Okay, répondit-elle, peu convaincue.
    -Donc, reprit-il à nouveau, les gens revêtissent un costume et ils vont frapper à la porte d’autres personnes, elles-mêmes déguisées, pour la plupart, demandant des bonbons ou des gâteaux avec la formule Trick or treat ?
    -Alors, tous les 31 octobre tu te déguises en zombi et tu parcours la banlieue de Washington en demandant Trick or treat, trick or treat ? demanda Ziva, dubitative.
    -Naaah, ça c’est la tradition… Notre soirée commence comme ça, et une fois que tout cela est finit, aux alentours de dix heures, on se rend dans une maison lugubre dans laquelle à lieu un bal masqué… Et c’est dans la nuit de ce fameux 31 octobre que les choses les plus folles peuvent se passer, grâce à la magie d’Halloween ! conclut-il théâtralement.
    -Mmmh… Et d’où vient cette fête ?
    -La légende raconte qu’il y a bien longtemps, un ivrogne avare, méchant et égocentrique appelé Jack, rencontra le diable, un soir, dans une taverne. Le diable lui demanda alors son âme… »

    Tony laissa sa phrase en suspens, jetant un coup d’œil sur son amie. Elle semblait captivée par son récit. Il eut un petit sourire et reprit d’une voix envoutante :

    « Jack aurait alors demandé au diable de lui payer un dernier verre avant de partir pour l’Enfer. Le diable accepta et se transforma en pièce de six pence. L’homme l’a saisi et la rangea immédiatement dans sa bourse qui arborait une serrure en forme de croix, ce qui empêchait le diable de s’en échapper… »

    Ziva ne se rendit même pas compte qu’ils étaient arrivés devant le gymnase, elle continuait de fixer Tony, buvant ses paroles.

    « Jack accepta de le libérer à condition que le diable le laisse vivre un an de plus. Douze mois plus tard, Jack fit une autre farce au diable qui lui fit la promesse de ne plus le suivre. Mais lorsque Jack mourut, l’entrée au paradis lui fut refusée, tout comme celle de l’Enfer. Il parvint quand même à convaincre le diable de lui céder un morceau de charbon ardent afin d’éclairer son chemin dans le noir. Il plaça la braise dans un navet creusé en guise de lanterne et il fut condamné à errer sans but jusqu’au jour du jugement dernier. On l’appelle alors Jack of the Lantern ou Jack-o-Lantern, et chaque année, il réapparait le 31 octobre, jour de sa mort… »

    Ziva reprit sa respiration, les yeux brillants.

    « Wow… On ne t’a jamais dit que tu racontais vraiment bien les histoires ? »


    [/center]*[/center]


    Gibbs grogna alors qu’il quittait la salle d’histoire-géo en compagnie de Tony. Décidément, même en redoublant il n’arrivait pas à mieux comprendre ce fichu programme… Bon, le fait qu’il ait passé deux heures à discuter de Jeanne avec Tony y était sans aucun doute aussi pour quelque chose. En effet, l’italien avait reçu un coup de téléphone de son ex’ la veille, ou elle le suppliait de lui pardonner, lui disant qu’elle l’aimait toujours… enfin, d’après Tony elle ne semblait pas sobre et il n’avait rien compris les deux tiers du temps car elle avait parlé en français. Jethro avait écouté avec attention son ami et lui avait donné son avis ; une fille qui avait un tant soit peu de respect et d’amour pour lui ne l’aurait pas appelé ivre. Il avait semblé à l’apprenti snipper que Tony n’avait pas paru réellement convaincu mais il n’avait pas insisté ; il savait que son ami ne foncerait pas dans le mur une deuxième fois. Ou du moins, il l’espérait…

    « Où retrouves-tu Abs’ ? lui demanda l’italien
    -Devant le lycée ; elle veut sortir acheter un costume pour Halloween avant que Ziva n’aille à son cours. »

    Tony lâcha un vague ‘Ok’ et s’accouda au mur dans le hall de St Martin. Gibbs l’observa à la dérobé, un peu inquiet, peut-être que ce coup de fil l’avait plus remué qu’il ne le pensait… Après tout, du temps où Tony sortait avec Jeanne, lui avait Kate… Il secoua la tête en sentant son estomac se contracter ; ce n’était pas le moment d’évoquer ses souvenirs douloureux avec son ami. Un jour, ils seraient prêts et en parleraient. Cependant, en attendant prononcer le nom de Kate était un sujet tabou.

    « HEEEEY ! »

    Gibbs manqua de tomber à la renverse alors qu’Abby lui sautant sur le dos.

    « Hey Abs’. » la salua-t-il en riant.

    Elle l’embrassa sur la joue et fila serrer Tony dans ses bras alors que Tim s’avançait pour le saluer.

    « Où est Jen’ ? demanda Jethro en cherchant la rousse du regard.
    -Oh, elle ne pouvait pas venir. Son cours de politique+ organisait un meeting avec les T de St Jude, l’informa Ziva qui semblait elle aussi déçue.
    -Ah… marmonna-t-il, l’absence de sa partenaire de russe portant un coup à sa « bonne humeur ».
    -C’est partiiiiii ! s’exclama Abby en attrapant Tim et Gibbs par les bras, Halloween, nous voilà ! »

    Ziva lui emboîta le pas en réajustant la bandoulière de son sac et en souriant alors que Tony fermait son blouson ; il commençait vraiment à faire froid bien qu’ils ne soient qu’en octobre…
    Alors qu’Abby parlait avec enthousiasme de son futur déguisement, Tony glissa à l’oreille de Ziva qu’il avait rattrapé, la faisant sursauter :

    « Comme si elle avait besoin d’un déguisement pour Halloween ! »

    Ziva pouffa en hochant la tête, dégageant ses cheveux de son écharpe.

    « Et toi Tony, en quoi te déguises-tu ?
    -Je ne sais pas… J’étais Frankenstein l’année dernière et… »

    Mais il se tut, sentant le regard intrigué de Ziva qui pesait sur lui.

    « Tu ne sais pas qui est Frankenstein ? »

    Elle hocha négativement la tête, faisant virevolter ses boucles brunes. Alors que Tony entreprenait de lui conter l’histoire du monstre, à quelques mètres devant eux, Abby expliquait à voix basse comment allait se passer la fête.

    « Vous voyez la maison abandonnée vers la 13ème ?
    -Celle d’y a deux ans ? répondit McGee, les yeux brillants.
    -Ouais ! Et bah il va y avoir une fête là-bas. J’ai proposé à Dave, qui l’organise, de l’aider dans la déco’. Jen’ est avec moi, comme ça on est sûr d’avoir des places.
    -Cool, commenta Gibbs, gagné par l’enthousiasme de sa cadette.
    -Il faudrait que vous alliez acheter de quoi décorer ; toiles d’araignées, spots colorés, gélatine, pendant que Ziva et moi on s’achètera nos costumes.
    -Quand commencez-vous la déco’ ?
    -A trois heures. Comme ça, Ziva sera au gymnase et elle ne verra la maison que le soir de la fête. C’est beaucoup plus excitant de la découvrir le soir, à la pleine lune, avec les bruits de chauves-souris et hurlements de loups préenregistrés.
    -Euh… Ouais, enfin le 31 ce sera la demi-lune cependant… »

    Mais le regard glacial que jeta la jeune gothique à Tim le fit instantanément ravaler ses explications scientifiques en bredouillant.

    « Eh bien McBafouille ? lança Tony en donnant une bourrade affectueuse à Tim, qu’est-ce qui se passe ?
    -On essayait de lui faire avouer son costume, répondit Abby en faisant un clin d’œil à Ziva qui les rejoignait.
    -On fête Halloween en Angleterre McGee ? demanda Ziva.
    -Euh… Non, à Londres ça ressemble plutôt à une immense garderie… Les rues grouillent d’enfants déguisés en Wookies…
    -Who-qui ? demanda Ziva
    -C’est une race imaginaire dans StarWars, Zee-vah, ne me dit pas qu’il va falloir en plus que je prenne ton éducation cinématographique en main… »

    Elle arqua un sourcil et Tony reprit d’une voix exagérée ;

    « Ziva, ta formation le Conseil autorise… Un Jedi tu deviendras, jeune Padawan, c’est promis. »

    Tout le monde éclata de rire devant l’imitation très réussie de Yoda et McGee résuma brièvement le synopsis de la Guerre des Étoiles à Ziva pendant que Tony illustrait ses dires avec des mimiques et des répliques cultes. L’italien lui promit de les lui faire voir avant son retour à Tel-Aviv.

    « Les meilleurs sont les IV, V, VI, expliqua-t-il, les autres ne sont que de pâles plagiats… »


Commenter ~

_________________________________________________
    "Federal Agents don't move !
    -LAPD !
    -NSA !
    -NCIS !
    -M.O.U.S.E !"

    NCIS LA


"Did you know that dolphins are just gay sharks ?

Glee
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur

Zimra David

Zimra David
Romancier

Messages : 593
Féminin Inscrit le : 22/04/2010
Localisation : Bouh !

Disponibilité : Moyenne

St Martin's University, Washington (AP) Empty
MessageRe: St Martin's University, Washington (AP)   St Martin's University, Washington (AP) Icon_minitimePublié le : Mar 7 Aoû 2012 - 9:20

CHAPITRE VII
Préparatifs.




    « Abby, tu es sûre que cette tenue est… Suffisamment décente… ?
    Le rideau de la cabine d’essayages s’ouvrit, découvrant une Ziva plus que réticente à montrer sa tenue.
    -C’EST PARFAIIIIT ! s’exclama la gothique en entrainant son amie en dehors de la cabine en la faisant tourner sur elle-même.
    -Tu es vraiment sûre que ce n’est pas trop court ?
    -Tu plaisantes ? C’est génial ! N’est-ce pas Tony ?
    -Uh ? » grogna Tony en relevant la tête de son magazine.

    Mais sa question s’étouffa dans sa gorge quand il aperçue son amie ; elle avait revêtue une jupe courte mais loin d’être vulgaire qui aurait pu être digne d’Abby ; noire avec un voilage rouge translucide, comme elle n’avait pas prévue de collants, elle avait les jambes nues et Tony pu se rendre compte à quel point elles étaient bronzées et musclées. Ziva avait aussi enfilé une chemise moulante qui mettait en valeur sa fine silhouette que le close combat et l’endurance avait dessiné au fil des années, sans l’alourdir ou la déféminiser. La jeune fille enfila maladroitement la veste noire lustrée qu’Abs’ lui tendait ; on aurait dit qu’elle avait été taillée pour elle… il referma vivement la bouche en se rendant compte qu’il l’avait gardé ouverte en matant ouvertement Ziva…

    « N’EST-CE PAS PARFAIT ? papillonna Abby, je te prêterai mes docs’ noires… Un ou deux coups de maquillages… Oui… Et ce serait formidable ! N’est-ce pas Tony ? répéta-t-elle
    -Oui… Parfait… répondit-il d’une voix rauque qu’Abby ne note pas tellement elle était occupée à arranger la tenue de Ziva qui tentait de masquer sa gêne… »

    Quand ses yeux croisèrent ceux de l’italien, elle s’empourpra violemment mais ne détourna pas pour autant la tête, soutenant son regard.

    « …Et ce sera super !
    -Oui… répondit Ziva, sans même avoir écouté les paroles de son amie, en clignant des yeux, rompant le charme, oui sans doutes Abs’.
    -Et toi Abby, en quoi te déguises-tu ?
    -On s’est mis d’accord avec Timmy, cette année nous aurons un costume à thème !
    -Oh non, commença Tony, ne me dit pas que l’un de vous fera l’arrière de la vache et l’autre la tête…
    -Bien sûr que non ! Quoique… »

    *


    Les adolescents retrouvèrent Jethro et Tim à la terrasse d’un café et le clin d’œil que Gibbs adressa à Abby alors que McGee levait discrètement le pouce signifiait qu’ils avaient réussis à acheter la décoration qu’Abby leur avait demandée.

    « Alors Ziva, en quoi te déguiseras-tu ?
    -En sorcière, répondit-elle en évitant de croiser le regard de Tony.
    -C’est indémodable, commenta McGee en souriant.
    -Et toi, McSecret, en quoi vas-tu te déguiser ? le questionna Tony, l’air de rien.
    -Ca ne sert à rien de nous harceler, Tony, Abby et moi ne dirons rien !
    -Ouais… » grommela le jeune homme alors que le serveur arrivait vers leur table, prêt à prendre leur commande.

    Ce fut sans surprise que Gibbs demanda un café et Abby un gobelet XL de sa boisson fétiche.

    « Ce sera une limonade pour moi s’il vous plait, demanda McGee
    -Un capuccino, demanda Tony
    -Une limonade pour moi aussi, merci, compléta Ziva.
    -Deux limonades, un café sans sucre ni lait, un Caf-Pow et un capuccino, tout d’suite m’sieurs dames ! » s’exclama le jeune serveur en souriant à Ziva qui s’empourpra légèrement ; c’était définitif, elle n’avait jamais autant rougis de toute sa vie.

    Naturellement, la conversation s’orienta vers le lycée et les cours. Ils rirent tous un bon moment quand Tony fit une caricature loufoque du professeur de SVT, que leurs classes avaient en commun. Puis il y eu quelques minutes de silence, troublées par le bruit d’aspiration qu’Abby faisait avec sa paille. Lorsque la discussion reprit, ils parlèrent de leur classe respective, Tony insistant lourdement sur deux personnes de son cours d’italien qui passaient leur temps à se bécoter, à gueuler, à rompre pour finalement se remettre ensemble en pleurant et en se promettant un amour éternel et passionné.

    « C’est vrai quoi, grogna-t-il, dix-sept ans… Comment peut-on se promettre une fidélité éternelle ?
    -En Israël, certains adultes que je connais sont ensemble depuis leur collège.
    -Déconne ? s’exclama Tony en arquant un sourcil.
    -Bah… Si je te le dis.
    -Et toi Ziva, y’a-t-il quelqu’un qui t’attends en Israël ? » lança Gibbs, ses yeux bleus ou dansait une lueur amusée la fixant.
    Ziva rougit de nouveau en sentant le regard de ses amis, et particulièrement celui de Tony, se poser sur elle.

    « Euh… Non…
    -Mouais, pas très convainquant tout ça, répliqua McGee pris au jeu.
    -Ziva est amoureuuuuse ! pépia Abby, non, je plaisante, se rattrapa-t-elle en voyant le regard meurtrier de son amie et en se rappelant son niveau plus qu’expérimenté en combat au corps à corps… Euh… D’ailleurs, sans vouloir te virer Ziva, il est deux heures et demi. »

    L’Israélienne consulta l’heure sur son portable et grimaça, en effet, il était temps de partir si elle voulait être à l’heure pour son cours. Elle prit juste le temps de terminer sa limonade et d’embrasser tout le monde, masquant sa gêne lorsque ce fut au tour de Tony. Elle ne parvenait pas à oublier le regard qu’il avait posé sur elle, dans le magasin… Cela l’ennuyait d’être autant embarrassée. Si son père savait ça…
    Alors que Ziva tournait au coin de la rue, prenant la direction du gymnase, les quatre compères se penchèrent instinctivement vers le centre de la table avec des têtes de conspirateurs.

    « Vous avez tout trouvé ? s’enquit Abby, les yeux pleins d’étoiles.
    -Toiles d’araignées, spots colorés, bonbons, bombes de serpentins…
    -Géééénial ! s’exclama-t-elle en battant des mains, ses deux nattes remuant autour de sa tête, ça va être super ! Ziva se souviendra d’Halloween pendant un bon bout de temps ! »

    Les garçons acquiescèrent, gagnés par l’enthousiasme contagieux d’Abby puis ils discutèrent pendant encore vingt bonnes minutes de la future fête. Halloween était la première vraie fête de l’année, l’occasion de relâcher complètement et d’oublier qu’ils étaient en train de remplir leur dossier pour la fac, de bâtir leur vie. Un fardeau un peu lourd à porter pour des gamins de dix-sept ans.

    *

    La sonnerie du micro-onde retentit dans la petite cuisine bleue et blanche. Gibbs ouvrit la porte de l’appareil et en sortit un mug aux couleurs de la navy qui contenait son café. Dès qu’il eut avalé la première gorgée de liquide, son visage se détendit et il poussa un soupir de contentement. Son médecin lui avait déjà fait part de son inquiétude à propos de son addiction à la caféine. Mais Jethro lui avait gentiment expliqué que sa santé se détériorerait s’il n’avait pas son café.
    Lorsqu’il eut bu la moitié de la tasse, il s’approcha de la fenêtre et ses yeux rencontrèrent le calendrier accroché au mur. Cela faisait huit mois désormais… Son estomac se contracta alors qu’il se laissait tomber sur une chaise, huit mois et pourtant la douleur et le vide étaient toujours là. Il savait qu’ils ne disparaitraient jamais, qu’il apprendrait juste à vivre avec. Heureusement, il avait trouvé de l’aide, des gens pour le soutenir. Il avait réussi à se relever, à mettre un pied devant l’autre pour finalement réussir à se remettre en route. A continuer d’avancer er de vivre. Presque comme avant. Presque…
    Il tira son sac vers lui et en extirpa ses cahiers, rapprochant son café de lui ; il savait qu’il n’avait pas besoin d’avoir des résultats excellents, il voulait juste entrer chez les marines en tant que sniper. Son talent de tireur était déjà assez connu, cependant travailler lui permettait de se vider la tête lorsqu’il était seul chez lui. Il grogna et mâchouilla son stylo devant son exercice de russe. Même s’il faisait le programme pour la seconde fois, il avait encore un peu de mal. Il aurait dû demander de l’aide à Ziva avant qu’elle ne parte pour son cours d’endurance à six heures… Il avait pourtant traîné chez Abby de quatre à cinq… Ca lui apprendra. Au bout d’un moment, il finit par ranger son cahier, découragé. Tant pis, il irait au lycée à dix heures le lendemain afin d’attendre Jen’ à la fin de son cours de politique afin qu’elle lui explique l’exercice pendant l’heure de perm’ qui précédait leur cours de russe du vendredi matin. Organisée comme elle l’était, elle avait sans doute expédié l’exercice le soir même après l’avoir reçu. Il faudrait qu’il songe à s’organiser un peu mieux.
    Il regarda son agenda et sourire se dessina sur son visage ; dans un peu plus de sept jours, ils seraient en vacances… Et ils fêteraient Halloween ! Il devait aller chercher son costume avec DiNozzo lundi, quand ils quitteraient le lycée à cinq heures. Il envisageait de se déguiser en loup-garou alors que Tony parlait d’un costume de vampire. McGee et Abby étaient restés muets sur leur ‘Super-Costume-Qui-Déchire !’ et Jen’ était, elle aussi, restée plutôt vague sur le sujet. Jethro regarda sa montre, comme il ne travaillerait pas ce soir, autant rejoindre Abby et Tim qui aidaient à décorer la maison pour la fête. Il déposa son sac dans sa chambre, attrapa sa veste et une écharpe avant de filer rejoindre ses amis. Le lieu de la fête était à vingt minutes de chez lui et marcher dans l’air frais de cette fin de journée le relaxait. Il s’arrêta au Starbucks du coin de sa rue et prit un gobelet de café noir avant de se remettre en route. Le trimestre allait bientôt s’achever et la semaine de vacances allait leur permettre de récupérer un petit peu. Puis ce serait Thanksgiving. Son père allait être déployé, il passerait donc le week-end de Thanksgiving chez les Sciuto. Tony n’avait rien dit à ce sujet mais Gibbs savait qu’il allait aussi être délaissé par son père ce-jour là… M ; DiNozzo ne s’occupait pas vraiment de Tony depuis que sa femme était repartie vivre à Venise, suite au divorce. Tony faisait tout pour le cacher cependant le départ précipité de sa mère, suivit par la mort de Kate qu’il avait considéré comme une sœur l’avait beaucoup ébranlé. Sans parler de Jeanne qui lui en faisait voir de toutes les couleurs. Contrairement à Gibbs qui avait surmonté sa douleur en laissant sa haine se déverser jusqu’à en être vidé, Tony n’avait rien laissé paraître. Il s’était juste renfermé sur lui-même, refusant que l’on parle de Kate. Ils n’avaient jamais abordés le sujet, aucun des deux n’étaient prêts à entendre le nom de leur amie…
    L’arrivée de Jethro dans la maison coupa court à ses pensées mélancoliques. Même de jour, elle n’était pas rassurante ; sa haie non entretenue s’élevait autour de la propriété, la masquant en partie aux regards des passants, bloquant la lumière et la chaleur du soleil. La brique délavée et sale qui constituait la bâtisse était par endroit émietté. Trois immenses arbres se dressaient dans le ‘jardin’, leurs longues branches dépourvues de feuilles faisant penser à d’immenses bras maigres…

    « GIIIIIIIBBS ! s’écria une voix reconnaissable entre mille
    -Abs… ! » répondit-il, le souffle coupé par l’arrivée brutale et rapide de la gothique dans ses bras.
    Tim arriva et salua Gibbs en souriant, des mètres de câbles dans les mains. Jethro l’interrogea du regard et McGee commença à lui expliquer ce qu’Abby et lui avaient prévus.

    « Nous allons installer des micros indépendants dans les branches des arbres un peu partout, comme leur nom l’indique, ils sont indépendants, ce qui signifie… »
    Cependant, malgré toute sa bonne volonté, Gibbs n’en comprit pas plus et Abby s’empressa de tout lui résumer ;

    « Il y aura des bruits de vent, de chauve-souris, des hurlements de loup… Alors que dans la maison, à l’étage, ce sera des bruits de pas, de portes qui grincent, de courant d’air…
    -Mais la musique ne masquera pas tout ?
    -Giiibbs ! s’exclama Abby en levant les yeux au ciel, Timmy te l’a dit ; nous installons des panneaux insonorisant autour de la pièce principale, et si tout se passe bien, personne n’entendra la musique à moins d’être dans le salon ou la cuisine au rez-de-chaussée !
    -Génial, non ? commenta McGee à quelques mètres, occupé à installer les câbles.
    -C’est vrai, admit Gibbs en souriant, que puis-je faire pour vous aider ? »

    Dix minutes plus tard, il se retrouva au deuxième étage de la maison en train de propulser des toiles d’araignées factices et d’accrocher des rideaux en lambeaux aux fenêtres avec l’aide de Zach, un gothique au caractère semblable à celui d’Abby, qui devait avoir tout juste vingt ans. Lui et Gibbs discutaient de ce qu’ils pouvaient ajouter pour rendre la pièce encore plus effrayante. Gibbs finit par dénicher un pot de peinture rouge dont ils se servirent pour éclabousser les escaliers, un pan de mur, les draps d’un des lits et les rideaux.
    « Ah ! Les cocos qui viendront ici passer un peu de bon temps seront surpris quand ils entendront des pas et une voix qui fredonne se diriger vers eux… ricana Zach en essuyant un peu de peinture qui avait giclée sur sa joue, totalement dans son élément.
    -C’est sûr. » renchérit Gibbs, l’image de Camille et Jackson, le couple le plus mielleux qu’il n’est jamais vu, arrêtés net dans leurs batifolages, fous de terreur.


    *


    Ziva se frotta les cheveux avec une serviette avant d’attraper le sèche-cheveux, posé devant elle. Le fait que les douches du gymnase soient en libre accès et individuelles l’avait ravie, non pas qu’elle soit pudique, mais elle n’aimait pas que quelqu’un détaille son corps. Au Mossad, c’était différent. Elle devait être la plus jeune personne présente aussi souvent dans les locaux, avec sa sœur, Tali. Cependant, les agents ne faisaient pas attention à la grande balafre dans son dos, ou celle en travers de sa poitrine. Là-bas, il s’agissait du lot de chacun. Mais ici… Elle éteignit le sèche-cheveux, laissa tomber la serviette qui la recouvrait au sol et enfila ses habits propres avant de se brosser les cheveux. Cette tâche accomplie, elle rangea rapidement son survêtement, étala les serviettes et remit le sèche-cheveux à sa place. Elle regarda sa montre. Dix heures vingt-cinq. Elle pouvait rentrer doucement à St Martin pour l’heure d’italien.
    Sur le chemin, elle songea avec joie au repas de ce vendredi ; il s’agissait du jour ou la ‘bande’ se retrouvait pour deux longues heures ou ils pouvaient parler tous ensemble. La jeune fille n’avait jamais eu beaucoup d’amis à Tel-Aviv, hormis Ari et Tali. Elle suivait l’entraînement du Mossad, bien que n’ayant pas l’âge réglementaire. Mais être la fille d’Eli David, Directeur, permettaient certains ‘privilèges’… Ari, l’aîné, avait un et demi de plus que Ziva et ils étaient proches. Si proches, que son père, inquiété par cette proximité, avait fini par renvoyer Ari auprès de sa mère. Ziva avait mis du temps à se remettre de cette séparation brutale avec son frère. Elle n’avait gardé qu’une seule chose de lui ; sa gourmette qu’elle portait à la cheville pour la cacher aux yeux de son père, de peur qu’il ne la lui prenne. Elle s’était donc rabattue sur Tali, d’un an et demi sa cadette, la protégeant du monde qu’Eli leur offrait. Elle lui avait appris à se défendre mais avait toujours réussie à convaincre son père de ne pas l’enrôler dans ses rangs, remplissant le plus de missions afin qu’il ne se contente que de sa fille aînée. Malgré tout, elle savait qu’au moment où elle s’était envolée pour Washington, Tali l’avait remplacée auprès de son père. Exécutant ce que Ziva avait toujours fait depuis ses quatorze ans.
    Lorsqu’elle s’assit dans la salle d’italien, Tony n’était pas encore arrivé. D’un côté, cela la soulagea ; ils ne s’étaient pas retrouvés seuls depuis l’épisode dans le magasin et elle n’avait pas réussi à oublier ses yeux verts qui la parcouraient des pieds à la tête, laissant comme une caresse sur leur passage… Elle était gênée par ce qu’elle ressentait ; l’entraînement rude du Mossad ne prévoyait pas de cours sur l’amour et Ari était partit trop vite pour lui expliquer quoi que ce soit. Elle sursauta quand la chaise à côté d’elle crissa et serra les poings, les muscles tendus. Mais ce n’était que Tony qui arrivait, balançant son sac au sol, faisant mine de ne pas avoir remarqué la tension et le trouble de son amie.

    « Hey, souffla-t-il une fois assis.
    -Salut. » lui répondit-elle en esquissant un petit sourire.

    Puis, Martino commença la leçon que Tony écoutait d’une oreille distraite, préoccupé par Ziva qui semblait assez mal à l’aise.



Commenter

_________________________________________________
    "Federal Agents don't move !
    -LAPD !
    -NSA !
    -NCIS !
    -M.O.U.S.E !"

    NCIS LA


"Did you know that dolphins are just gay sharks ?

Glee
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé


St Martin's University, Washington (AP) Empty
MessageRe: St Martin's University, Washington (AP)   St Martin's University, Washington (AP) Icon_minitimePublié le :

Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre :
 

St Martin's University, Washington (AP)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Commentaires pour 'St Martin's University, Washington.
» Coté carton, coté cartoon : le Martin-Baker MB5
» Editions de la Porte Saint-Martin
» anniversaire stephane Martin
» photo de Jacques Martin
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Phoenix Fictions  :: Publications :: Films/Série Télé :: Fanfictions :: NCIS-

Suivre Phoenix Fictions

FacebookTwitter
Myspace

Design et contenu faits pour Phoenix Fictions, merci de ne pas les utiliser sans permission
Forum propulsé par Forumactif.
Webmaster : MikanThème : Phoenix Fictions v 5.0©.
Dernière mise à jour le 03/03/2015