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 "Sirius, je crois que je suis amoureuse..." et autres OS

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Message"Sirius, je crois que je suis amoureuse..." et autres OS   "Sirius, je crois que je suis amoureuse..." et autres OS Icon_minitimePublié le : Dim 23 Mai 2010 - 6:48

Mes vignettes et mes OS sur Harry Potter sont regroupés ici.


"Sirius, je crois que je suis amoureuse..." [AP]

"Au fait, je t'aime toujours, tu veux un café ?" [R] - réponse au défi du même nom.

_________________________________________________
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MessageRe: "Sirius, je crois que je suis amoureuse..." et autres OS   "Sirius, je crois que je suis amoureuse..." et autres OS Icon_minitimePublié le : Dim 23 Mai 2010 - 6:54

Type : suite de petites vignettes
Genre : mignon, humoristique
Rating : AP pour quelques sous-entendus
Disclaimer : l'univers et les personnages sont à J.K. Rowling, Cassiopée et l'histoire sont à moi et on comprend vite pourquoi...
Résumé : c'est pas genre de truc qui se résume... vous comprendrez vite pourquoi...

Note : Sirius a une soeur d'un an sa cadette, nommé Cassiopée, que James surnomme Cassirius.

Cassiopée
Sirius
Remus
James
Peter

Bonne lecture !

.oOo.oOo.oOo.

" Sirius, je crois que je suis amoureuse "


-Sirius, je crois que je suis amoureuse.
-De qui ?
-De toi. De Remus, banane !
-Eh ben, ma vieille, t'es dans une merde noire !
-Je sais. A ton avis, je m'y prends comment ?
-Au pied de biche !
-Très drôle !
-Mouais, t'as raison, le fusil est peut-être une meilleure idée…
-Arrête, c'est sérieux !
-Mais moi aussi, je suis sérieux !

Yeux dans les yeux.

-Et merde !
-Comme tu dis !
-Pff !
-Tu veux un mouchoir ?
-Ça ira, je crois que j'arriverais à m'en passer.
-Un bout de couette ?
-Ouais, ça je veux bien, par contre.
-Allez, viens, ma petite chérie, on dort toujours mieux dans les bras d'un homme !
-Et t'en sais quelque chose !
-Bah, James me sers de polochon !
-Tu crois que si je demande à Remus de me servir de polochon, il va accepter ?
-Non, je crois qu'il va te regarder, sourire, se rendre compte que tu plaisante pas et faire une crise d'apoplexie.
-Pff !
-Ouais, comme tu dis !
-Finalement, je veux bien un mouchoir, au cas où.
-Tiens, ma puce.
-Merci.

Silence.

-Dis, j'ai droit à un bisou ?
-Sur la joue, alors !
-Bien sûr, sur la joue !
-Oh ! Si ton petit cœur en vrac te fait devenir revêche, je te bâillonne !
-Désolée.
-Pas grave, je comprends.
-Comment tu pourrais comprendre, t'aimes personne plus que toi.
-Si, je t'aime toi, mais tu viens de briser tous mes espoirs !
-N'importe quoi !
-Héhé ! Allez, dors, ça ira mieux demain.
-Espérons.
-T'inquiète, demain j'en parle à James et Peter et on te prépare un plan d'action en béton !
-Comme celui que vous préparez chaque année pour que James conquière le cœur de Lily Evans ?
-T'es dure, là !
-Mff !
-Allez, dors, tête de mule.

Bisou.

-Bonne nuit, frérot.
-Bonne nuit, sœurette.

***

-Ahah ! Mission accomplie !
-Ouais ! On va bientôt exploser notre record !
-Vous êtes collés tous les quatre ?
-Ouais !
-Cool !
-On n'allait pas t'abandonner.

***

-Sirius, je crois que je vais mourir.
-Pourquoi ?
-Remus m'a fait un bisou.

Sourire.

-Tu veux pas attendre qu'il t'embrasse pour de vrai ?
-Tu crois qu'il le fera un jour ?
-Mais oui, encore deux semaines et c'est la Saint-Valentin, je le pousserais sous le gui avec toi.
-Je sais pas si je tiendrais jusque là.
-Accroche-toi, ça vaut le coup.
-T'as déjà essayé ?
-Non, mais j'imagine.

Silence.

-Ça se trouve il embrasse super mal et c'est pour ça qu'il veut pas de copine.

Silence.

-Je pense pas que ce soit ça, ma puce.
-Ben c'est quoi alors ?

Silence.

-Sirius ?
-Dors, ma puce, tu mourras demain.
-Mais il m'aura pas embrassée, demain !
-Alors tu mourras un autre jour, soit patiente, ça peut toujours payer.

***

-Bah alors, Cassirius ! On a pas de chocolat pour le grand et beau James ?
-Pour toi, certainement pas !
-Et moi qui croyais que t'étais folle de moi !
-Ah non, je vise plus haut que ça !
-Haut comment ?
-Remus ! Tiens ! Joyeuse Saint-Valentin !
-Euh… Cassiopée, je…
-C'est que des chocolats !
-Merci, petit étoile.

***

-Sirius ?
-Ouais ?
-Je peux mourir tranquille, maintenant.
-Tu veux pas attendre encore un petit peu ?
-Pour quoi faire ?
-Il te reste quelques trucs à découvrir.
-T'as raison ! Je vais attendre ! Je veux qu'il m'embrasse encore !
-Il embrasse bien ?
-Si je te le dis tu vas allez lui emprunter ses lèvres ?

Sourire.

-J'ai celles de James, ça me suffit.
-Il embrasse hyper bien !
-C'est bien, je m'inquiétais pour lui.
-C'était pas la peine.
-C'est ce que je comprends. Allez, dors, ma puce, demain t'auras droit à un nouveau poutou.

***

-Remus ?
-Oui ?
-Je peux venir dans ton lit ?
-Viens.
-Merci.
-Il va bien, t'inquiète pas.
-Il a perdu James.
-C'était prévu d'avance.
-Ça lui fait mal quand même.
-Il s'en remettra, c'est pas comme si James était mort, il s'est juste marié.
-Tu crois qu'il acceptera que Peter le console ?
-Je crois qu'il est capable de se consoler tout seul.
-Je suis pas sûre.
-T'inquiète pas, Cassiopée, ton frère est comme un torrent, rien ne l'arrête bien longtemps.
-Ouais, t'as peut-être raison.
-Bien sûr, laisse couler, va.
-Dis, si mon frère c'est un torrent, t'es quoi, toi ?

Silence.

-Un roc.

***

-Sirius, je crois que je vais vomir.
-C'est ça de s'amuser avec une baguette de sourcier sans prendre de précaution !
-J'y ai pas pensé.
-Remus non plus, vous faites la paire !
-Aah ! Je crois que je vais mourir !
-Ah non, choupette, ça, il n'en est plus question !
-Hueurgl !
-Eh ben, ma grande ! Il a pas raté son coup l'autre grand poilu !
-Pour le coup, je crois que j'aurais préféré.
-T'es sûre ?

Silence.

-Non, en fait je crois que je vais recommencer !
-Dans ton état ?
-Je prendrais une potion !
-Et le bébé ?
-Bah ! Ça va le bercer !
-Aucun scrupule ! Mère indigne !
-Et toi, c'est quand que tu te case ?

***

-Remus, cette fois, je crois que c'est fini.
-De quoi ?
-Sirius a pété un câble.
-Mais non.
-Gazougazou !

Silence.

-Tu vois, je te l'avais dis, il est retombé en enfance.

Sourire.

-Et si on le laissait jouer à la nounou ?

***

-Hueurgl !
-Dis donc, Cassiopée, quand est-ce que t'apprendras à te service d'une baguette ?
-Je m'en sers déjà très bien.
-Je suis pas sûre qu'on parle de la même !
-Je préfère celle dont je parle, moi.
-Ça ! Tu dois l'aimer la baguette de Remus pour remettre ça alors que Cassandra a même pas un an !
-Dis donc, le donneur de leçon, C'est quand que tu te case, toi ?

***

-Gazougazougazou !
-On l'a définitivement perdu !
-Soit pas si fataliste.
-Il est ridicule !
-Mais non, il est juste gaga.
-Et il est où le parrain ? Hein, il est où le parrain ?

Silence.

-Et là, il est pas ridicule ?
-Cassirius…
-Le défend pas, James, ton fils va rester traumatisé à vie d'avoir vu son parrain se cacher la tête derrière le slip fétiche bleu à petits griffons roses de son père.

***

-Remus.

Regard.

-Je crois que c'est la fin.
-La fin de quoi ?
-La fin du monde.
-Pourquoi donc ?
-Attends, tu te rends pas compte !
-Cassiopée...
-En plus, c'est pas comme si c'était prévisible ! Ils ont jamais été plus proches que ça ! Je savais même pas qu'ils étaient ensemble ! Moi !
-Ce sont des choses qui arrivent.
-D'un seul coup, comme ça ? Ils se côtoient pendant des années et d'un coup, paf ?
-Il faut croire que oui.
-Mais Remus, quand même !

Haussement de sourcils.

-Sirius et Peter vont se marier ![b]

***

-Hueurgl !
[b]-En fait, j'avais tout faux, la fin du monde, c'est ça.

-Cassiopée, chérie, voyons !
-Mais quoi ?
-Ce n'est pas si dramatique.
-Tu rigole ?
-Cassiopée…
-Mais c'est surnaturel !
-Cassiopée !
-Remus, Peter est enceinte !

.oOo.oOo.oOo.

Les commentaires c'est par ici !

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MessageRe: "Sirius, je crois que je suis amoureuse..." et autres OS   "Sirius, je crois que je suis amoureuse..." et autres OS Icon_minitimePublié le : Ven 17 Juin 2011 - 7:48

Rappel du défi :

Titre : "Au fait, je t'aime toujours, tu veux un café ?"
Fandom : FullMetal Alchemist ou Harry Potter
Date de fin du défi : aucune restriction.
Rating : indifférent
Personnages/Pairing : indifférent
Longueur : One-Shot
Description : écrivez un texte plus ou moins court où sera intégrée mot pour mot la phrase de titre, soit : "au fait, je t'aime toujours, tu veux un café ?"

*

Modalité de la réponse :

Fandom : Harry Potter UA
Rating : M
Personnages/Pairing : Sirius Black/OC

.oOo.oOo.oOo.

" Au fait, je t'aime encore, tu veux un café ? "

Il la regardait depuis un long moment, immobile, appuyé contre le chambranle de la porte de la cuisine.

Cela faisait des années qu’ils ne s’étaient pas vu, autant parce qu’il avait une carrière, maintenant, que parce qu’elle avait un sale caractère. Elle n’était pas du genre à laisser passer les choses, il n’était pas du genre à rajouter de l’huile sur le feu. Combien de fois leurs caractères complètement opposés les avaient-ils menés à des disputes stupides dont ils ressortaient toujours plus meurtris ?

Trop, se dit-il en se décidant à faire un pas dans la pièce.

Elle se tourna vers lui, son regard sombre se planta dans ses yeux gris et il sentit un frisson le parcourir.

Après tout ce temps, elle lui faisait toujours un effet fou, il n’avait qu’une envie : la prendre contre lui, comme avant, et lui faire l’amour sur cette table, comme la première fois qu’ils avaient perdus les pédales, tous les deux, à 16 ans.

Ça faisait loin tout ça, maintenant. Tellement loin. Trop loin ?

Son regard noir était de glace face aux prunelles grises chaudes.

Elle finit par se retourner pour recommencer ce qu’elle faisait et sa voix s’éleva dans la cuisine silencieuse.

« Pourquoi tu es revenu ?
- Ma cambrousse me manquait » répondit-il, détaché, tranquille.
« Ta cambrousse, hein ?
- Ouais, ma cambrousse » sourit-il.

Celle où j’ai grandi, celle où j’ai appris seul ce qui ferait mon métier, celle où je t’ai rencontrée, pensa-t-il. Mais ça, il ne le dirait certainement pas.

« Et pourquoi tu t’es installé chez moi ? » s’enquit-elle avec une pointe de colère dans la voix.
« Parce que c’est chez moi, à la base, Mari.
- Tu n’y vis plus.
- Mais je te le loue. »

Elle eu un reniflement méprisant et il soupira doucement.

« Tu ne veux pas enterrer la hache de guerre ? Juste pour le temps de mon séjour ?
- Et il dure combien de temps, ton séjour ? » rétorqua-t-elle.
« Je pars mardi. Dans trois jours tu ne me verras plus.
-Trois jours… » répéta-t-elle et il crut entendre dans sa voix une pointe de… de quoi ? De regret ? De peur ? De lassitude ? Sans doute les trois en même temps.
« Oui, trois jours. Trois petits jours où tu ne me verras presque pas. »

Elle se retourna d’un coup, une assiette pleine de mousse à la main.

Son regard n’avait plus rien de froid. Il était... pas chaleureux, non, Mari avait toujours eu du mal à être chaleureuse. C’était ça qui l’avait séduit, d’ailleurs, ils étaient un peu pareils, tous les deux. Trop mûres pour leur âge, trop réalistes, trop froids, trop solitaires, même si, dans cette solitude, lui avait eu Lily, toujours, avant leur rencontre, pendant, après. Sans doute était-ce pour cela qu’ils avaient rompus, d’ailleurs, parce qu’elle était persuadé qu’il couchait avec Lily alors qu’il était avec elle et seulement avec elle. Fidèle pour la première et seule fois de sa vie.

A l’époque, tout réaliste qu’ils étaient, ils restaient encore assez naïfs pour croire en la fidélité. C’était elle qui avait détruit sa confiance, déjà si ténu, en les autres.

Et pourtant, à la voir comme ça, son assiette dégoûtant sur le carrelage blanc de la cuisine, ses airs de sainte-nitouche froide collés au visage, il se sentait aussi démuni et confiant qu’avant. Avant que tout ne tourne mal et qu’il décide sur un coup de tête de partir à Londres avec Lily, James et Remus pour vivre de la seule passion qui lui restait puisque celle qu’ils entretenaient était morte.

Il la revoyait après des années et pourtant rien n’avait changé. Elle était toujours froide, s’énervait toujours facilement, pour un rien. Semblait toujours capable de tout détruire en un mot, en un geste.

Il n’aurait peut-être pas dû revenir. Pas dans cet appartement, en tout cas, mais la tentation de la voir avait été trop forte.

Lisa l’attendait à Londres et pour un peu il aurait ressenti ce vieux vestige de sa culpabilité naïve d’adolescent. Mais il avait changé, depuis le collège, le lycée, il était devenu un homme, avait trouvé une voix qui lui plaisait, une femme qui le comblait, malgré tout ce qu’il pouvait en cacher. Une femme qui était enceinte de lui, de qui il attendait impatiemment un bébé.

« Alors comme ça, tu es marié, hein ? » fit la voix froide de Mari, qui était retournée à sa vaisselle.
« Oui.
- Elle est comment ?
- Parfaite. »

Ou presque, mais ça, il ne le dirait pas plus que le reste. Cette voix froide, il la connaissait trop bien, c’était la sienne, celle qu’il utilisait tous les jours, celle qui était devenue son naturel, à force d’entraînement – forcé la plupart du temps, d’ailleurs. Et cette voix froide, il la détestait. Il voulait la faire enrager, y entendre vibrer autre chose que ce froid polaire, la réchauffer, même par la colère. Il aurait préféré le désir mais on ne pouvait pas tout avoir. Elle ne lui avait pas encore sauté à la gorge, c’était déjà ça de pris.

« Personne n’est parfait.
- Elle si. »

Elle lui lança un regard scrutateur mais il ne bougea pas, ne cilla pas. Il avait l’habitude de ce genre de regards.

« Dans tous les domaines ? » demanda-t-elle, soupçonneuse.
« Tous, sinon, elle ne serait pas parfaite. »

Elle resta un moment immobile, à le fixer et puis elle se retourna avec un reniflement de dédain.

« Il faut au moins ça pour compenser ton caractère pourri.
- C’est l’hôpital qui se fout de la charité » riposta-t-il, fatigué de cette conversation, de son humeur, de la froideur dont elle faisait preuve en toute circonstance, derrière laquelle elle se cachait en toutes circonstances.

Elle ne répondit rien et il la regarda plus attentivement, s’approcha pour mieux la voir. S’approcha près, très près, tout près, jusqu’à frôler sa peau. Elle leva vers lui un regard toujours aussi froid mais il savait ce qui se cachait derrière et, avec une dernière pensée pour sa petite femme qui l’attendait bien gentiment à la maison avec son ventre rond et sa meilleure amie pour seules compagnies, il posa lentement ses lèvres sur son cou.

Elle s’accrocha immédiatement à ses épaules, enfonçant profondément les doigts dans la masse ondoyante de ses longs cheveux noirs, soupirant voluptueusement, se serrant contre lui avec ferveur.

Il sourit en caressant de ses lèvres la peau fine et sensible de son cou. Voilà ce qu’il avait toujours aimé le plus, chez elle, ce feu féroce, dévorant sous la glace de ses manières.

Il l’attrapa, gagné par l’urgence et la posa sur la table, lui refusant ses lèvres quand elle les lui demandait. Depuis qu’il était marié à Lisa, même s’il couchait à droit, à gauche, il n’embrassait plus les femmes qu’il touchait, comme un vestige tenace de ses vieux principes.

Il savait qu’elle avait compris le message quand elle se contenta de bouger au diapason de lui, emportée mais consciente qu’il ne lui faisait aucune promesse, que c’était l’histoire d’une fois, deux, peut-être, le temps de son séjour, peut-être aussi, mais qu’une fois parti, il ne reviendrait plus, sans un regard en arrière.

L’orgasme chassa ses réflexions en une explosion de sensations et elle resta pantelante contre lui tandis qu’il partait à son tour.

Ils étaient en décalage, remarqua-t-elle. Ils étaient en décalage, maintenant, ils ne jouissaient plus en même temps. Pensait-il à une autre ? Pensait-il à sa femme ? Une vague de culpabilité et de rage monta en elle et elle le repoussa rudement, le giflant quand il attrapa son poignet pour ne pas tanguer sous la surprise.

Elle vit la rage étinceler dans son regard gris, retrouva la saveur de peur de ses colères soudaines, souvent dévastatrices, et, pétrifiée par cette peur ancienne soudain resurgit, le regarda partir en claquant la porte, fou de rage.

Elle savait qu’il ne reviendrait pas, qu’il se ferait porter ses affaires par un valet martyrisé.

Elle ne le reverrait plus.

Elle n’avait pas voulu ça mais quand elle avait remarqué cette bague à son doigt, elle n’avait pu s’empêcher de faire une mauvaise remarque, le cœur au bord des lèvres. Elle l’avait perdu depuis longtemps, oui, mais, bizarrement, quand il avait débarqué comme une fleur, même au bout de 6 ans elle avait senti cet infime espoir de le retrouver, de repartir à zéro, de reprendre leur relation, comme avant, parce qu’il était le seul. Il avait toujours été le seul. Mais elle l’avait perdu. Longtemps auparavant.

Cette bague, elle l’avait haït dès le premier regard et lui avec. Elle l’avait haït, lui, de s’être laissé mettre la bague au doigt et la corde au cou alors qu’elle espérait que le regard blessé, brisé qu’il lui avait jeté le jour de leur séparation, des années plus tôt, serait toujours là, sous-jacent, comme un mauvais souvenir qui ne cherche qu’à remonter pour être exorciser. Et son exorcisation à elle, rien que pour lui, aurait été de le reprendre. Elle l’aurait reprit dans sa vie, se serait de nouveau faufiler dans la sienne, aurait fait comme si rien ne s’était passé, 6 ans plus tôt.
Mais ils se connaissaient trop bien et en même temps pas assez. Ils s’étaient séparés, adolescents, sur un malentendu, il partait aujourd’hui sur un malentendu. Leur relation n’était que ça, un malentendu.

Elle s’assit, fatigué et douloureuse, lasse aussi, et une larme coula sur sa joue.

« Au fait, je t’aime toujours, tu veux un café ? » murmura-t-elle au vide en face d’elle, la voix brisé, le cœur serré, les sanglots montant inexorablement jusqu’à ses paupières closes, appuyées sur ses paumes pour mieux les retenir.

C’est ça qu’elle aurait dut lui dire. Il aurait compris.

Il aurait compris…

FIN

.oOo.oOo.oOo.

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