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 Marie [R]

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Whyle
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Féminin Inscrit le : 22/03/2010

MessageMarie [R]   Publié le : Sam 3 Juil 2010 - 7:18

Voici un Os qui me tenait à cœur, et où j'ai essayé un style un peu différent ...
Je voulais absolument te remercier pour ton aide, Edo =)


)...&...(


Marie

L’âge était peut-être le seul obstacle pouvant rompre leurs liens. Thomas et Patricia frôlaient la cinquantaine, leurs expériences passées les rendant raisonnables et posés. Récemment sortie de ses études, Marie était quant à elle irréfléchie et fougueuse. Ce que pouvait expliquer le fait qu’elle ne faisait qu’entamer sa trentième année.
Leur métier était ce qui les avait rapproché. Ils enseignaient tous les trois la physique chimie dans un lycée de banlieue parisienne.

Ils auraient pu suivre le cours de leur vie quotidienne et banale sans se tenter, ou même se déchirer. Mais le destin jeta son dévolu sur eux, et c’est avec peine que je vais vous raconter comment.


)…&…(

Je n’ai jamais réussi à ne pas t’aimer.
Pourtant, je ne compte plus les fois où j’ai tenté de renier cette néfaste affection. Et d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attiré par toi, en secret.
Tu es venue un jour dans ma vie, t’imposant grâce à ta bonne humeur salvatrice. Rapidement, nous t’avons adoptée, toi qui étais si jeune à l’époque, en notre sein. Tous trois complices, on ne pouvait plus se lâcher. Et ce qui devait arriver survint avec une brutale douceur, et je n’ai pas su trouver la force de te sauver à temps.
Pardonne moi, mais je ne regrette absolument pas ce qui nous est arrivé. Mis à part tes larmes.

Je ne voulais pas te perdre. Pas toi. Pas comme ça.
Tu t’éloignais à grands pas en tremblant tandis que je tentais de te rattraper.
Lorsqu’enfin je parvins à te rejoindre, tes yeux brillant de larmes me portèrent un coup au cœur.
Tout simplement parce qu’il s’y reflétait la cause de ta peine … Moi.

Jeudi


« Aujourd’hui, le temps sera pluvieux et maussade sur toute la région. Cependant, quelques éclaircies peuvent survenir, notamment en début de matinée et les températures seront en hausse … »

Je coupai la radio d’un geste machinal, bientôt arrivé au lycée.
Afin de vérifier les dires de la présentatrice, je jetai un coup d’œil à travers les vitres sales de ma voiture. J’étouffai un juron lorsque je compris que j’allais effectivement devoir piquer un sprint si je ne voulais pas finir trempé. Le ciel était presque noir, recouvert de nuages.
Rassemblant les dernières traces d’optimisme qui me restaient, je cherchai vainement des yeux la moindre trace d’un parapluie sur le siège passager. J’observai minutieusement la banquette avant de me rappeler que je n’avais emporté que le strict minimum aujourd’hui.
La dispute houleuse entre ma femme et moi la nuit dernière avait laissé ses marques, et mon départ précipité était la cause de nombre de mes soucis. Les plaies n’étant pas encore cicatrisées, mon cœur saignait abondamment dès que j’évoquais cet évènement. Ce qui entrainait par la suite l’apparition de souvenirs encore plus douloureux pour mon muscle fragile. Aussi, je me plongeai volontairement dans l’oubli afin de me protéger. Cette résolution s’était cependant insinuée jusque dans mes gestes du quotidien, me rendant distrait : c’est à peine si je m’étais rasé.
Un faible sourire s’étira sur mes lèvres alors que je m’imaginais les réaction de Patricia et Marie en me voyant entrer au lycée de cette manière, les cheveux en bataille accompagnés de grandes cernes qui en disaient long sur mon état … Les rires se mêleraient aux moqueries, et je pourrai peut-être oublier ma peine, ne serait-ce qu’un court instant.
Cette pensée me redonna un peu de courage, et j’accélérai afin de rejoindre au plus vite mes collègues. Elles sauraient mieux que quiconque me redonner du baume au cœur.

)…&…(

Poussant la porte d’entrée avec empressement, je courus à l’intérieur de l’établissement terne tandis que l’eau dégoulinait de mes cheveux, trempant davantage ma chemise. Qu’à cela ne tienne, j’aurai au moins une excuse valable à leur présenter pour ma coupe lamentable.
Désireux de les voir à nouveau après cette nuit exténuante, je me hâtai jusqu’à parvenir au laboratoire de chimie, notre point de rendez vous habituel. Je gravis avec souplesse les marches usées des escaliers, et arpentai les couloirs vides d’une cadence soutenue. Mes pas résonnaient sur les murs peints en vert, dont je détestais la couleur. Seul le blanc étincelant de l’atelier m’était agréable en ces temps sombres.

Quelle ne fut pas ma déception de tomber sur une salle vide, le café posé sur la table devenu froid et la bonne ambiance déclarée grande absente. Un papier affiché sur la porte retint mon attention, et je pus apprendre que Patricia était absente pendant une semaine pour cause de maladie, ce qui me porta un nouveau coup au moral. Dépité, je me dirigeai en trainant le pas vers la salle d’en face, dans l’espoir de croiser quelqu’un. Sans succès.
‘Je n’aurai jamais pensé que les doux hurlements de ma femme me manqueraient aujourd’hui …’, soufflai-je tout bas, excédé par les mauvais imprévus qui s’enchainaient comme s’ils voulaient me faire tourner en bourrique. Avec succès, d’ailleurs.

La pluie continuait à marteler les vitres, et c’est en soupirant que je me tournai vers le bureau posté juste devant ce triste paysage. Une heure d’attente se profilait devant moi avant que je ne donne cours à une classe dissipée de secondes, dont la moitié étaient à peine conscients qu’ils allaient rester sur le carreau. Je n’aimais pas arriver en avance, par habitude. Mais ce matin, l’envie de partir de chez moi était si forte que je ne me suis pas rendu compte qu’il était trop tôt.
Je me préparai mentalement à sortir mes assommants dossiers d’administration de ma sacoche, afin d’occuper ces heures de libre, lorsqu’enfin la chance daigna se montrer.
A travers les murs fins du lycée, j’entendis le rire cristallin de Marie. Je pourrais le reconnaitre entre mille, ce doux son qui tintait dans la salle d’à coté. A ce que je pouvais percevoir, son ton était enjoué et sa voix chaleureuse, ce qui attisa ma curiosité et mon envie de la voir. Le fait qu’elle était en plein cours ne me dissuada aucunement, parce qu’elle en avait l’habitude. Cependant, je n’aurai pas pu supporter le fait qu’elle m’ignore, puisque j’avais tant besoin de son soutien.
Je réclamais sa présence. J’étais avide de sa bonne humeur.

C’est avec une certaine appréhension que j’ouvris la porte qui nous reliait, elle et moi.
Je me penchai vers l’avant afin de pouvoir la voir, notre point d’attache étant situé sur le côté gauche de la salle, celui donnant sur les fenêtres. Ma vision n’avait accès qu’à la moitié de la pièce, et un défilé d’appareils techniques posés sur de larges tables claires s’offrit à moi. Debout près du porte manteau qui ornait le mur du fond, elle était en train d’aider avec une certaine tendresse l’un de ses élèves, en difficulté flagrante devant un ordinateur. Radieuse dans son haut blanc, elle lui expliquait comment dompter le logiciel de physique, tandis qu’il la regardait avec des yeux ronds, ne comprenant pas ce qu’elle lui disait, gêné de ne pas savoir comment faire. Soudain, elle leva sa jolie tête brune et me vit, un petit sourire en coin s’affichant sur son visage. Elle expédia l’affaire grâce à son humour inimitable, et le jeune homme en devint rouge de honte, se remettant au travail sans tarder.
Libérée momentanément de toute charge puisque ses élèves fonctionnaient en autonomie, elle traversa d’un pas rapide la salle de travaux pratiques afin de me rejoindre. Le couloir principal formé par les tables étant situé au centre, je la perdis momentanément de vue. Puis elle revint tout près de moi, près du bureau des professeurs et à l’écart des élèves. Resplendissante.

‘Si tu savais depuis combien de temps j’attendais ce tp de révision …’, soupira-t-elle en me regardant malicieusement de ses yeux noisettes, ‘C’est le dernier, et je ne fais que superviser. Au moins, je n’ai rien à faire, et ils doivent travailler seuls, ça change des autres jours !’
J’esquissai un sourire, tandis qu’elle rit doucement en s’appuyant contre la porte verte, ses habits mis en valeur par cette couleur. Profitant de cet instant calme, je m’arrêtai un instant pour la regarder attentivement, en commençant par son visage. Plaisir interdit que je m’accordais de temps en temps, malgré la sensation de manque qui s’en suivait. Je n’étais qu’un collègue pour elle, rien de plus. Et cela ne pouvait pas changer. Ne devait pas changer.

Ses cheveux courts étaient de la même couleur que ses yeux chocolat, profonds et flamboyants. Je savais que si je ne m’empêchais pas de les regarder, le temps suspendrait son cours, et je resterai planté devant elle à dévorer du regard ces prunelles, comme il m’était un jour arrivé de le faire.
Pulpeuses, bien en chair et fermes, ses lèvres étaient gorgées de jeunesse. Et le sourire éclatant qui s’étirait sur ces dernières était d’une sensualité à toute épreuve. Malgré le fait qu’elle se donnait parfois des airs autoritaires et secs, Marie n’en était pas moins féminine.
Une femme, une belle femme. Dotée d’un corps tout à fait charmant, même si elle se plaignait parfois de ses quelques rondeurs. Je trouvais qu’elles ne faisaient que rajouter à sa beauté, même si elle les cachait habilement sous des hauts clairs un peu amples et longs.
Bien sur, elle avait quelques petits défauts, comme un menton un peu fuyant, ou bien des épaules plus larges, différentes de celles des mannequins. Mais je n’y prêtais pas attention. Seul comptait pour moi l’ensemble de son être, et je ne m’attardais pas sur les points négatifs, étant largement conquis par le reste … Qui m’était interdit.

Captivé par son charme, je n’avais pas fait attention au regard gêné qu’elle me portait. Mon insistance à la dévisager avait du la mettre mal à l’aise, les traits de son visage s’étant tendus. La réalité s’empara à nouveau de moi, cruelle et implacable. Nous n’étions que deux professeurs qui discutaient sagement, et ce n’était ni l’endroit ni le moment de la contempler, même pendant un court instant. Je détournai le regard, me sentant fautif, me préparant à m’excuser. C’est ainsi que je vis une petite main se lever dans le fond de la classe. Je lui fis discrètement un signe de tête pour qu’elle se retourne, afin d’assurer sa tache première.
‘Le travail m’appelle …’, murmura-t-elle avec son habituel sourire espiègle, ce qui eu pour mérite de m’en décrocher un second, qui s’étira avec tendresse sur mes lèvres. Il s’éclipsa bien vite, rattrapé par le malaise qui me prenait. Elle allait partir, et probablement ne pas revenir de sitôt après sa réaction. Inéducable à mes yeux, ce fait pompa ma joie fraichement retrouvée, me laissant dépouillé. Qu’importe, j’en avais l’habitude à présent.

La couvant des yeux durant son trajet, je vis avec délice les courbes de ses formes s’animer dans un mouvement harmonieux, m’abandonnant quelques secondes à cette inconsciente admiration.
Ce ne fut que lorsqu’elle fut sortie de mon champ visuel que je repris brutalement mes esprits. Je soupirai, avant de m’insulter mentalement : quel faible homme j’étais !
Il n’y avait qu’elle pour entraver ainsi ma raison pourtant farouche et indomptable, et je ne devais pas me laisser faire pour maintenir la tête hors de l’eau. Décidément, il fallait que je sois prudent lorsqu’elle était dans les parages, son influence grandissant avec mon malheur, telle une sirène. Avais-je donc pointé du doigt ce fameux envoutement du à la passion ? Celui aveuglant toute lucidité afin d’assouvir ses désirs, tel un chant mélodieux me tirant vers le fond.
Effrayé par cette idée, je me demandai un instant s’il ne valait mieux pas renoncer à ces tentations. Elles s’évanouiraient dès lors que j’aurai brisé notre lien, en fermant cette porte grande ouverte qui me faisait face. M’en protéger serait chose aisée, cependant je ne le fis pas. Je ne pouvais pas, je ne le voulais pas. Il ne me suffisait que d’observer cette porte et de l’imaginer fermée. Tout simplement intenable.
Finalement, je décidai de laisser ce point d’attache ouvert à mes risques et périls. Retournant à mon bureau sans remord, je sortis finalement mes affaires.

Relevant la tête, je scrutai le paysage par la fenêtre avec un petit sourire. La pluie avait cessé.

)…&…(

Tes lèvres sur les miennes étaient un supplice.
Véritable cadeau empoisonné, leur venin se répandait sur toutes les parties de mon corps qu’elles effleuraient. Ma peau, ma bouche, mon cœur et mon âme s’en trouvaient ainsi infectés.
Avec rage et passion, tu contaminais un à un chacun de mes sens tandis que pétrifiée, je te laissais faire.
J’avais senti que tes brulants regards nous mèneraient à notre perte.

Nous n’aurions jamais du nous aimer.

Jeudi

Je ne voulais pas regarder.
Ne pas détourner le regard vers lui, de peur qu’il ne m’observe plus. Le cœur encore battant, je tapais sur les touches de l’ordinateur de Solène sans réelle conviction. Mes pensées étaient réduites en esclavage par ces yeux bleus qui me fixaient il y a à peine quelques instants. Butée, je m’obstinai à ignorer les afflux de sang qui faisaient trembler mes mains, et mon âme par la même occasion.

Jusqu’à ce que je craque. Impulsive de caractère, ma pauvre conscience désabusée ne tenait jamais longtemps face à mes désirs les plus irrépressibles. Il fallait que je confirme au plus vite cette impression que j’avais ressenti devant la porte. Celle d’être devenue, l’espace d’un instant, l’objet d’attentions délicates et silencieuses. La peur d’avoir rêvé ces dernières dominait mon être, paralysant ma faible confiance en moi. Ce qui avait eu pour effet de me crisper devant lui, alors que j’atteignais une joie jusqu’alors inconnue. Jamais auparavant on ne m’avait accordé cette importance, à laquelle je n’avais pu gouter jusqu’alors, étant systématiquement attribuée aux autres. Je voulais y croire pour cette fois-ci.

Faisant semblant de regarder ce que faisait un élève devant moi, j’en profitai pour jeter un rapide coup d’œil vers lui.
Il me regardait.
Je jubilai.

Tentant coute que coute de réprimer l’immense sourire qui menaçait de s’étaler sur mes lèvres, je baissai rapidement la tête, de peur qu’il ne voie ma réaction. Se pourrait-il finalement qu’il s’intéresse à moi ? Mon corps frissonna à cette éventualité que j’avais tant espérée.
Je me levai brusquement après avoir terminé les réglages sur la machine des lycéennes dont je m’occupai. Je quittai ensuite mon poste afin d’aller canaliser quelque peu ma joie dans un angle de la classe qu’il ne pourrait pas voir. Euphorique, je ne fis pas attention à ma sortie dans la rangée, bousculant Sarah au passage, ce qui me valut un coup d’œil étonné de sa part. Trahie par mon corps, ces gestes imprécis et gauches qui ne me ressemblaient pas reflétaient mon changement d’humeur.

Je n’étais plus moi-même à présent. D’habitude si rationnelle et droite, j’en oubliais tous mes principes. Ces regards me faisaient perdre la notion de réalité : je ne m’occupais plus que superficiellement de mes élèves, l’esprit tourné vers ces yeux bleus entêtants. Mon enfermement dans ce songe ne s’arrêtait pas là. Les faits que je ne supportais pas dans le concret devenaient détails à travers mon utopie : je n’étais nullement gênée qu’un homme marié me dévisage de la sorte, bien au contraire. Je ne parle même pas de notre impossible différence d’âge. Vingt ans nous séparaient. Pour moi, nous étions deux adolescents. Je ne me rendais plus compte des cheveux grisonnants qui ornaient sa tête, et des quelques rides qui parcouraient son visage. Je ne voyais plus que son sourire d’une fraicheur nouvelle, et l’ardeur de son regard.
Nous pouvions nous aimer seulement durant ces deux heures de travaux pratiques. A la sonnerie le rêve prendrait fin, et je me doutais que je ne supporterai pas le retour à cette réalité tant rejetée. Telle Cendrillon à la sortie du bal, sa robe auparavant magnifique devenue haillons, et son carrosse un vulgaire légume, j’allais me retrouver seule.
Je devenais à mon tour une princesse éphémère, qui savait ce qui l’attendait par la suite. Rien.

Je ne sais pas ce que je donnerai pour que ce cours ne s’arrête jamais.
Je ne sais pas ce que je ferai pour qu’il ne cesse de me regarder. De m’admirer. De me convoiter.

Un petit vent de mélancolie souffla sur moi, apaisant la brûlure de cette joie soudaine, presque brutale. Consciente qu’il fallait profiter de ces instants magiques sans se poser de questions, de peur de les gâcher, je revins sur mes pas. Me glissant dans les rangées, prétextant de surveiller la manipulation anodine d’une bobine par un élève, je levai la tête vers lui.
Il m’attendait, me lorgnait du regard.
J’étais aux anges.
Cette fois-ci, je ne retins pas mon sourire. Le plaisir devint alors partagé, décuplé.
Une bouffée de chaleur m’envahit lorsque je vis les traits de son visage s’illuminer de joie, par ce petit geste simple. Nous devenions intimes, uniquement en se dévorant des yeux, évitant la folle tentation de se toucher. Je voulais juste gouter au moins une fois dans ma vie à une tendre histoire d’amour, moi qui avait écopé de multiples échecs sentimentaux, encaissant toutes les mauvaises expériences. Coups d’un soir, tromperies multiples et variées, ruptures en tous genres, et fausses promesses m’étaient devenus familiers.
Avec lui, je pouvais aimer, sans rien faire de mal. Réclamant uniquement une trêve de douceur dans cette vie cruelle, et oublier le temps d’une matinée mes malheurs. Vivre, enfin.

Nicolas avait terminé depuis quelques minutes sa préparation, et attendait sans rien dire mon consentement pour qu’il continue son expérience. Captivée par Thomas, je n’en pris conscience que lorsque le jeune homme se racla la gorge. Je le regardai, devinant un air vexé sur son visage. Instinctivement, je me mis à rire devant sa petite moue, puis lui déclara qu’il était inutile qu’il me demande mon accord, étant suffisamment doué. Le lycéen soupira avant de se remettre au travail, un peu gêné par mon attitude.
N’en tenant pas compte, mon regard se dirigea de nouveau vers mon amant visuel.

Il n’était plus là.

La porte était maintenant close, m’empêchant de le voir.
La seule pensée qui résulta de cette vision ravageuse réussit à me tétaniser sur place : notre lien était rompu.
Ce fut comme un coup porté directement au cœur. Une frappe brutale, tellement rapide que je ne prenais pas conscience des dégâts qu’elle infligeait. Brisée, mes yeux se fixaient sur cette porte, afin de me convaincre de la vérité de cette réalité fraichement retrouvée. Notre histoire était terminée. Il l’avait arrêtée d’un simple mouvement de bras. Volontairement. Ce n’était pas un accident, puisqu’elle était poussée jusqu’au maximum de ses gonds. Mon désespoir l’imitait, étant à son apogée.

L’ardeur de mes regards s’éteignait peu à peu.
J’avais pu mordre dans cette pomme empoisonnée qu’était l’amour. Le poison me rongeait maintenant.
Il était temps pour la princesse que j’étais de remonter dans son carrosse, et de laisser là mes rêves puérils et insensés. Devenir à nouveau Marie, simple professeur sans sentiments. Et Dieu sait que j’en avais bel et bien à son égard, m’en rendant compte de par ma douleur lancinante.

‘Thomas …’

)…&…(

Je n’aurais pas pu continuer à vivre cette vie sans au moins avoir connu la chaleur et douceur de tes lèvres. Ce fut brutal, je l’admets. Un peu plus d’affection aurait été la bienvenue, tandis que j’aurai serré contre moi ton corps tremblant, nous faisant frissonner. Lentement, j’aurai pris ta main, et nous serions parti tous deux vers des chemins plus prometteurs.
La tendresse n’étant pas au rendez-vous, cette opportunité s’effaça bien vite. Remplacée rapidement par la réalité, plus amère.

Nous nous sommes perdus, tout simplement.

Jeudi

Adossé à la porte blanche que je venais de fermer, je me laissai lentement glisser jusqu’à tomber au sol. Serrant de toutes mes forces mon téléphone portable qui vibrait, je n’arrivai plus à retenir les larmes qui dévalaient sur mes joues, s’écrasant sur ma chemise.
J’avais sincèrement espéré que l’on me laisse une petite accalmie, ne serait-ce que pour reprendre espoir auprès de Marie. Cependant, la réalité était bien cruelle, et nous avait rattrapé en un rien de temps. Décidément, le bonheur se présentait à moi aussi vite qu’il repartait. J’étais incapable de le garder bien longtemps à mes côtés. Tout comme elle.
Portant l’appareil à mon oreille, je pressai la touche me permettant d’écouter les messages qui m’attendaient. J‘allais écouter de nouveau le premier, dont les conséquences ravageuses ne se faisaient pas attendre, et j’appréhendais le second. Ma main tremblait.

‘ … Allo, Thomas ?’, fit une voix féminine, dont le timbre m’était familier : Patricia, mon amie de longue date. Jamais je n’aurai cru que sa voix aurait pu me briser ainsi.
‘Je ne sais pas si c’est une bonne chose que tu n’aies pas décroché. Christine m’a appelé pour prendre de mes nouvelles. Très aimable à elle. Ta femme a toujours été quelqu’un d’adorable.
Mais ce n’est pas pour te raconter cela que je te laisse ce message. Tu t’en doutes surement, mais la conversation entre elle et moi a rapidement dérivé sur un autre sujet, plus sensible. Elle s’est confiée à moi, Thomas. Et j’aimerai entendre tes explications sur certains évènements …’, elle soupira longuement, se préparant sans doute à ne pas flancher par la suite. Patricia avait toujours été quelqu’un de compréhensif, et ayant un grand cœur. Si elle me touchait ces mots, nulle doute que ma faute avait été grave. Le ton qu’elle employait était dur et sec à la fois, me présageant le pire.
‘Tu avais organisé un repas pour fêter la réussite de ta fille à ses examens, samedi dernier. Tu t’en souviens ? Nous étions conviées, Marie et moi …’, sa voix devint comme rêche, me révélant son amertume quant à cet évènement. Je serrai les dents, ravalant les mauvaises pensées qui affluaient.
‘Mon Dieu, j’arrive à peine à y croire. Comment as-tu pu lui faire ça ? C’est à peine si je me retiens de venir te remettre les idées en place ! Mais la maladie me cloue au lit, alors je ne ferai rien. Tu as de la chance. Enfin, non. Tu t’es foutu dans un beau merdier Thomas.
Si Christine n’était pas en larmes en me racontant cette histoire invraisemblable avec Marie, jamais je n’aurai pu imaginer une telle chose. Bon sang, déjà que je n’avais pas du tout approuvé ta conduite lorsque tu n’avais pas pris tes distances envers elle quand tu avais compris que tu l’aimais …’, commença-t-elle en grognant, trouvant que j’avais manqué de maturité sur ce coup.

Tout d’un coup, son message fut interrompu, la limite de temps étant dépassée. J’appuyai une nouvelle fois sur la touche dièse afin de continuer à écouter ce qui allait causer ma perte.
‘Ah ! Fichu répondeur … Où en étais-je ?’, reprit-elle en inspirant un bon coup, calmant provisoirement sa colère.
‘Ah oui, à la plus belle connerie de ta vie. Thomas, tu as perdu l’esprit ! Tromper Christine dans ta propre maison ! Sous son nez ! Tu ne peux le nier, elle a retrouvé un préservatif usagé dans une des chambres, le lendemain matin. Je comprends donc mieux ta longue absence durant la soirée, ainsi que celle de Marie. Même si elle je l’avais retrouvée ivre morte en train de dégobiller dans les toilettes. J’en déduis donc que tu as gentiment abusé de son incapacité à résister. Si je ne t’estimais pas un tant soit peu, jamais plus je ne t’aurai adressé la parole !’, s’écria-t-elle, à bout. Elle laissa quelques secondes s’écouler, tout en marmonnant quelques mots, que je pus identifier comme ‘inconscient’, ‘égoïste’, ou même ‘entraîner Marie là-dedans’. Ma peine ne faisait que s’intensifier au fur et à mesure que Patricia ouvrait la bouche. Le fait qu’elle puisse penser cela de moi était un supplice.
Je sentais qu’en elle se déroulait un conflit sans précédent : le dégout de ces actes, et la solide amitié qu’elle ressentait pour moi. Elle ne voulait pas me faire davantage de mal, seulement m’aider. Sa fureur était cependant grande, et échappait parfois à son contrôle.
‘Thomas, je n’ai qu’un seul conseil à te donner. Va parler à Marie, et arrête immédiatement cette folle liaison. Qu’elle existe ou que ce ne soit que pur accident, là n’est pas le problème. Tu te dois de lui dire la vérité. Ensuite, va parler à ta femme. Elle m’a avoué qu’elle aurait encore la force de te pardonner, de ne pas demander le divorce. Pour votre couple. Pour vos enfants. Ne brise par leurs vies à cause de futilités de ce genre …’, lâcha Patricia d’une voix faible, sachant que cet argument me remettrait à coup sur dans le droit chemin.
‘Je te fais confiance. Éloigne toi définitivement de Marie, c’est inévitable. Tel que tu es parti, tu ne feras que du mal à tous ceux que tu aimes. Je te soutiens, Thomas. Je sais que c’est dur, et c’est pour cela que tu ne dois pas hésiter à me rappeler si besoin. De toute façon, je prendrai de tes nouvelles demain. Tiens bon …’, murmura-t-elle avant de raccrocher, sa voix s’étant faite plus douce vers la fin de son message. Plus compatissante, malgré ce qu’elle avait pu me dire.

Je laissai tomber mon téléphone au sol, incapable de le remettre correctement dans ma poche. Lentement, je ramenai mes genoux contre mon torse, et appuyai ma tête contre mes jambes. Dès lors, je ne pus retenir un long sanglot, laissant couler les larmes sans retenue contre le tissu rugueux de mon jean.
Je craquai comme un môme, complètement dépassé par la situation. Le pire, dans tout cela, c’est que je n’étais pas à l’origine de ce désastre. Ce qui provoquait en moi une plus grande souffrance, mêlée de regret. J’endossais les crimes d’un autre, impuissant. Ceux de Pascal, mon beau-frère.
Rien que le fait de me rappeler son nom me plongeait dans un tourment atroce. Les souvenirs s’échappaient de mon contrôle, affluant par milliers afin de recréer avec une redoutable précision la scène à laquelle j’avais assisté.

C’était samedi dernier, alors que la soirée battait son plein. Les convives venaient de terminer le somptueux dessert qu’avait préparé Christine, qui était ravie que sa cuisine ait autant de succès. Pour ma part, je m’étais laissé envouté par cette pâtisserie sans penser aux conséquences, et mon ventre hurlait que la limite avait été atteinte. Afin de soulager ma douleur, j’étais monté allé chercher des médicaments à l’étage.

Je me dirigeai vers la salle de bains lorsqu’un bruit suspect provenant de la chambre d’ami se fit entendre. Curieux, je m’approcha doucement, et entrouvris la porte.
Marie et Pascal étaient sur le lit, elle à moitié nue de par son pantalon baissé, et son haut à moitié enlevé sauvagement. Leurs mouvements ascendants et descendants n’offraient pas le moindre doute quand à leur activité. À quatre pattes sur elle, sa main était plaquée sur sa bouche, l’empêchant de crier tandis qu’il la pénétrait violemment. Au vu de la rapidité de mon beau frère, il voulait en finir au plus vite, au détriment du respect de Marie. Une vraie brute. On pouvait sentir à plein nez l’odeur d’alcool qui émanait de sa victime, incapable de résister autant physiquement que moralement.
Écœuré, je ne pus supporter cette vision un instant de plus. Je me réfugiai rapidement vers la salle de bains, m’enfermant à l’intérieur avant de vomir dans les toilettes. Tandis que je dégurgitai tout le contenu de mon estomac, ces images atroces de quasi viol me revenaient sans cesse en tête, me rendant davantage déséquilibré. Pâle et affaibli comme jamais, je tendis la main en tremblant vers des pilules qui pourraient m’aider à me relever.
Je me gavai sans réfléchir, abritant le secret espoir que ce traumatisme prendrait fin. La boite fut à moitié vide lorsque je la reposai, dans un sursaut de lucidité. Après quelques minutes de récupération et l’effet immédiat des médicaments, je m’appuyai avec peine sur le lavabo, me hissant debout.
Le miroir qui le surmontait m’effraya de par son reflet. On pouvait y voir un homme brisé, dont les yeux révulsés commençaient à peine à dégonfler. Rouges, ils s’accordaient avec la couleur de son visage, meurtri par les larmes. Deux gros sillons se rejoignaient au niveau de son nez, coulant et écarlate. Sa bouche tremblait, menaçant à tout instant de lâcher un gémissement, plainte qui se manifestait par l’apparition nouvelle de pleurs, qui semblaient intarissables.
Cet être à moitié ravagé, c’était moi. Je le voyais pour la première fois, mais je sus instinctivement que j’allais le rencontrer de nouveau. La souffrance ne risquait pas de partir de sitôt.
Je mis une heure avant de reprendre suffisamment mes esprits, et figure humaine. Après m’être aspergé d’eau de nombreuses fois, je redescendis dans le salon comme s’il ne s’était rien passé. Retournant auprès de mes convives, je restai de marbre face à la femme de Pascal que j‘aperçus en arrivant. Prétextant un coup de fil important du proviseur auprès de ma femme qui s’inquiétait, mon absence ne fit pas grand bruit, et fut vite oubliée.
Quant à moi, je me souvenais de tout. Du moindre détail. Ma mémoire avait gravé cet instant au fer rouge dans mon âme et cœur.
Cette nuit allait devenir ma hantise permanente.

)…&…(

Je repris brutalement mes esprits en entendant la sonnerie, sortant meurtri de ces visions de cauchemars passés. Lentement, je rangeai le téléphone étendu par terre dans ma poche, avant de me relever. Mon cours allait bientôt débuter, et il fallait que je m’y prépare. Aussi bien physiquement en séchant mes larmes, que psychologiquement en oubliant toute cette sombre histoire.
Je me retournai, fixant cette porte que j’avais fermé dès l’instant où le premier message de Patricia avait résonné à mes oreilles. Je ne pouvais pas tolérer que Marie puisse me voir dans un état pareil. De plus, je ne savais même pas si j’étais capable de la regarder dans les yeux à nouveau. J’avais donc fui, comme à mon habitude. Coupant notre unique lien, achevant notre histoire à peine commencée.

Le temps était venu de mettre les choses au point. Marie ne se souvenait probablement pas de cette soirée, et même si c’était le cas, il était de mon devoir de lui en parler. Etant profondément impliquée dans cette histoire, je ne pouvais lui faire mes adieux maintenant.

Ramassant mes affaires qui étaient étalées sur mon bureau, je levai nonchalamment la tête vers la fenêtre. Il pleuvait de nouveau.

Vendredi


Ce fut au détour d’un couloir menant à la salle des professeurs que je la croisai. Elle sortait du secrétariat, les bras chargés de photocopies. Elle semblait en difficulté, lestée ainsi. Presque attendrissante dans cet effort délicat, peinant de ses petits bras laissés à nu. Ils étaient surmontés d’un chemisier couleur pêche, et je ne pus m’empêcher de remarquer que cette couleur allait bien avec le brun de ses cheveux. Pris au dépourvu, je ne m’étais pas préparé à ce que je tombe sur elle aussi rapidement. La voir à nouveau ne me laissait pas de marbre.
Je regrettais soudainement mon engagement de la veille, celui de lui parler afin de se séparer. Ne sachant pas si j’en avais encore la force, je doutai. Confus, je m’arrêtai en plein milieu du passage. C’est alors qu’elle me vit, ses yeux châtaignes s’écarquillant doucement en même temps que sa bouche s’entrouvrit légèrement. Sans doute afin de murmurer mon prénom, surprise de me revoir.

Brusquement l’étonnement fit place à la peur, les traits de son visage se crispèrent. Paniquée, elle se retourna afin de se réfugier à l’intérieur d’une salle de réunion, située sur sa droite. Sans réfléchir, je lui emboitai le pas. J’étais passé de l’autre côté de la porte, la refermant rapidement derrière moi.
Elle avait déposé son tas de photocopies sur la table la plus proche avec empressement, ce qui provoquait la chute de nombreux papiers. Nous étions seuls dans cette petite pièce, composée de chaises, bureaux et éclairée par une grande baie vitrée donnant sur l’extérieur, plus particulièrement vers la forêt. Un cadre un peu trop reposant pour ce que je comptais en faire.
J’enjambai l’amoncellement de paperasse étalé par terre afin de la rejoindre, s’étant isolée dans le fond de la pièce, dos à moi et la tête contre le mur. Hésitant un instant, je finis par m’approcher à pas lents. Je ne désirai pas l’effrayer de nouveau. Sachant pertinemment que cette conversation allait être douloureuse pour chacun de nous, je me voulais tendre pour nos derniers instants.
‘Marie …’, murmurai-je doucement, tandis qu’elle sursauta en entendant ma voix, ‘Il faut que l’on parle.’
‘Non.’, répondit-elle simplement. Le ton ferme qu’elle employait reflétait sa volonté presque inébranlable. ‘Je ne veux pas.’ Je gardai mon calme.
‘Pourquoi donc ?’
‘Parce que je sais ce que cela signifie.’, déclara-t-elle en se tournant vers moi, ses yeux brillant de larmes se plongeant dans les miens. ‘Je ne veux pas que ça s’arrête. On ne faisait rien de mal.’, affirma-t-elle, convaincue de ce qu’elle disait.
‘Tu sais bien que non …’, soufflai-je tout bas, avant de me pencher vers elle afin d’embrasser tendrement son front.

Je savais qu’elle avait raison. Je me doutais bien de l’innocence de nos actes de la veille.
Mais j’étais conscient du fait que Marie souffrirait atrocement si je ne mettais pas un terme à cette histoire. Je n’étais pas l’homme qui lui fallait. J’étais marié, vieux et brisé. Elle était forte, jeune et libre.

Je l’entendis pleurer doucement contre mon torse. Ce bruit m’arracha une crispation au cœur. Mais cela était nécessaire. Il fallait qu’elle étanche sa peine, acceptant ce refus de ma part de continuer. Je tentai de la consoler, la prenant délicatement dans mes bras, sans réfléchir une seule seconde à l’impact que cela pourrait avoir.
Profitant de cet instant, Marie releva la tête et pressa avidement ses lèvres sur les miennes.

Ce fut une brulure indescriptible.

Cruel, ce baiser nous renvoyait à ce dont nous aurions pu jouir si les choses étaient autres. J’étais incapable de l’interrompre, malgré sa quasi bestialité. Désespérée, Marie m’embrassait avec brutalité, tandis que je lui répondais avec la même tendresse. Auparavant douces et maintenant violentes, ses lèvres dont j’avais tant attendu la venue m’oppressaient, m’étouffant presque.
Notre douleur était palpable, et retirait toute la tendre signification de notre geste. L’amour avait disparu, remplacé par une rage passionnée qui dissipait les moindres traces de sentiments que j’éprouvais envers elle. Notre cœur ne battait que pour saigner.

Ce ne fut que lorsque sa langue tenta de s’immiscer à l’intérieur de ma bouche que je pris conscience de notre folie. Brusquement, je la repoussai et la plaquai contre le mur afin que l’on puisse s’expliquer calmement. Détournant la tête, elle était incapable de me regarder à nouveau, pleurant à chaudes larmes. Seuls ces sanglots étaient capables d’éteindre ce feu ravageur qu’était devenue sa souffrance.
Ne supportant pas un instant de plus de lui infliger autant de chagrin, je la relâchai ma prise. Tremblante, elle me regarda une dernière fois de ses yeux devenus rouges, puis quitta la salle sans dire un mot.

Je restai donc seul avec ma peine, planté devant la baie vitrée. Je ne réussis pas à tenir longtemps avant de craquer, me libérant momentanément de mon tourment de par mes pleurs. Ce fut presque un soulagement. Larmoyant, je tournai la tête vers le paysage, tentant vainement d’échapper à mes tourments.
‘Te revoilà toi …’, murmurai-je en reconnaissant à travers la vitre le reflet que m’avait réservé mon miroir une semaine plus tôt. L’être à moitié détruit refaisait surface, me souriant amèrement. La souffrance ne m’avait donc pas quittée, et n’allait pas tarder à devenir ma compagne la plus fidèle.

Les rayons du soleil réfléchissaient mon accablement, tandis que je me laissai lentement tomber contre le mur. Je pris cela pour une bien cruelle ironie, maudissant cette météo illogique.
Ce beau temps était-il finalement un signe ? Aurions-nous pu donner naissance à ce ‘nous’ dont le deuil était si douloureux ?
Avais-je donc tout foiré ?

La réponse évidente à ces questions me noua le ventre. Tout ceci n’était qu’une chimère.
Il me fallait l’oublier.

‘Marie …’

Vendredi


« Oh non, rien de rien … Oh non, je ne regrette rien. »

J’arrêtai la radio d‘un geste lent, profitant des derniers instants de la chanson avant d’arriver à la maison. Sur le seuil, Christine m’attendait avec impatience, ravissante dans sa petite robe blanche.
La vie allait reprendre son cours habituel.

Le reste était fini à présent.

)...&...(

Long, hein ? Ah, c'est sur que 9 pages, ça prend un peu de place. Mais je ne me sentais pas assez forte pour le couper en deux xD ! A l'origine, cet Os a été écrit pour un concours, mais qui a un peu mal tourné ... Passons =)
Que dire ? Les personnages m'appartiennent ... normalement :') ! Un grand merci à ma prof de physique, et à son caractère pour le moins inoubliable xDDD !

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Marie [R]

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Dernière mise à jour le 03/03/2015