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 Vivre pour ne plus seulement survivre - 13+

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Bellusagi
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MessageRe: Vivre pour ne plus seulement survivre - 13+   Publié le : Mer 10 Aoû 2011 - 14:44

Epilogue 2: première partie


POV Edward

Trois mois que tout allait bien, plus que bien même : c’était parfait. Alice, Bella et moi étions toujours au lycée, en dernière année, Jasper, lui, était sensé être à la faculté - à Columbia pour être exact mais qui en réalité restait à la maison avec Alice. Il était d’ailleurs très heureux de son sort, certes, il ne voyait pas Alice de la journée mais le reste du temps elle était tout à lui, de plus il n’avait pas à supporter la présence des humains. Emmett et Rosalie, ayant « le même âge » que Jasper, avaient également terminé le lycée et (reformulation) ils étaient eux aussi officiellement inscrits à l’université, à l’UCLA, la vérité étant bien sûr toute autre ; mon ours de frère et sa femme avaient profité de leur liberté nouvelle pour s’accorder du temps rien que pour eux. Ils voyageaient un peu partout, nous donnant des nouvelles de temps en temps ; selon leur dernier coup de fil, ils étaient en Transylvanie, Emmett avait trouvé très drôle de trainer Rosalie là-bas. Pour ces très chers Carlisle et Esmée, rien n’avait changé, ils continuaient leur train train habituel, même si j’avais remarqué chez Esmée une certaine tristesse, et pas seulement dans ses pensées. Mais je ne m’affolais pas, c’était toujours le cas lorsque l’un de nous se trouvait loin ; pour moi au contraire, l’absence de leurs pensées lubriques était reposante. De toute façon la situation reviendrait à la normale dans quelques jours, ils devaient nous rejoindre pour les fêtes de noël.

Comme promis aux Denali lors de l’anniversaire de Bella, nous les passerions en Alaska. Le départ était prévu pour demain, après les cours. Nous partirions en voiture en fin de soirée et nous arriverions chez nos cousins, samedi, très tôt dans la matinée. Alice avait commencé à faire nos bagages il y a près d’un mois. Bella avait été la seule à essayer de l’en dissuader, sans doute parce qu’elle ne la connaissait pas aussi bien que nous, arguant qu’elle était parfaitement capable de s’occuper de sa valise, qu’elle l’avait d’ailleurs fait pendant un siècle mais elle avait fini par abandonner, comme nous l’avions fait quelques décennies plus tôt, comprenant à son tour que c’était peine perdue, personne ne résistait à Alice. Toutefois, elle avait obtenu un droit de regard sur le contenu de sa valise et elle était venue me l’annoncer un sourire aux lèvres, très fière d’avoir réussi à gagner sur un point. Je n’avais pas eu le courage de lui dire qu’Alice lui aurait de toute façon demandé son avis, comme elle nous le demandait à nous, mais n’en tiendrait pas forcément compte.

Nous resterions chez Eleazar et les autres les deux semaines que dureraient les congés scolaires, passant également le nouvel an avec eux. Sachant cela, ma très chère sœur avait donc fait les valises en conséquences, mais avec sa vision des choses. Heureusement Esmée avait mit le hola quand nous nous étions rendus compte qu’à peu de chose près, elle emmenait l’intégralité de nos dressing respectifs, ceux d’Emmett et Rosalie compris. Alice avait fini par céder, mais seulement parce que Jasper avait glissé, très subtilement, dans la conversation qu’elle aurait toujours l’occasion d’aller faire du shopping. Si Bella en fut horrifiée, Alice, elle, en fut ravie et se remit à faire les valises. Nous avions alors assisté à un spectacle hallucinant quoiqu’inévitable connaissant Alice ; cette dernière avait défait toutes les valises déjà bouclées, ainsi que celles qui n’étaient qu’à moitié remplies et avait tout recommencé du début. Encore et encore. Elle passait son temps à nous déranger, nous demandant si on préférait tel ou tel tee-shirt, tel ou tel pantalon, … Elle poursuivait ses interrogations jusqu’au lycée, nous coinçant dans les couloirs entre les cours, nous obligeant à « dépasser la vitesse humaine » pour ne pas arriver en retard en classe. En cet avant dernier jour ça avait été pire que tout, à l’excitation des préparatifs c’était ajoutée celle du prochain départ ; elle était désormais intenable. La supporter cette nuit et demain serait un vrai calvaire.
Avec Bella nous étions dans notre chambre, car oui, désormais nous partagions la même chambre, désormais nous étions un couple qui s’assumait. Au départ nous avions cachés notre nouvelle intimité aux restes de la famille pour être tranquille, mais très vite garder le secret nous avait paru stupide et illogique et nous leur en avions parlés, leur annonçant par la même occasion que nous comptions faire chambre commune. Restait à savoir qui déménagerait dans celle de l’autre. Bien évidemment les questions avaient fusé et les taquineries également. Je m’en souvenais comme si c’était hier.

FLASH BACK

Nous étions fin septembre et dans quelques jours Rosalie et Emmett partiraient en voyage, voilà pourquoi ce soir nous avions réuni toute notre famille afin de leur faire une annonce. Ils avaient réuni tout le monde dans le salon pour leur décrire approximativement quel serait leur parcours ; connaissant les deux lascars il était probable qu’ils en dévient mais ils avaient promis de ne pas trop s’éloigner et de toujours revenir sur leur trajet initial, comme ça en cas de problèmes nous saurions où les chercher. Bien sûr, il y avait peu de chance qu’ils aient besoin de notre aide mais au cas où… nous serions prêts. Nous les avions donc écouté décrire chaque étape de leur voyage et les possibilités de déviations tout en participant à la conversation, comme le faisait les autres. Lorsqu’ils eurent terminé je me levai et leur demandai le silence. Bien entendu, le sourire d’Alice démontrait qu’elle savait déjà de quoi il retournait. Bella resta assise tandis que j’annonçais la bonne nouvelle à toute la famille.

Je fus particulièrement surpris du manque de réaction qu’ils manifestèrent tous, tant en paroles qu’en pensées, et vu l’expression qu’elle affichait, Bella l’était tout autant. Il faut dire que nous l’avions habituée à des réactions beaucoup plus expressives et bruyantes que celle-ci. Au bout de quelques secondes ils commencèrent toutefois à parler. Tous en même temps, évidemment, ça, c’était une réaction qui leur ressemblait. Si cela ne m’étonna pas, ils réussirent toutefois à me surprendre en annonçant tous qu’ils avaient des doutes et presque des certitudes depuis longtemps. Bella et moi nous nous regardâmes du coin de l’œil, nous pensions vraiment avoir été discrets, de plus, j’avais été à l’affût, guettant les pensées de chacun, à la recherche de celle qui indiquerait que nous étions découverts. Nous avions cru réussir à préserver notre intimité mais nous aurions dû nous douter que dans cette maison ce serait impossible. J’embrayais sur la seconde nouvelle, notre volonté de partager désormais la même chambre. Cette fois-ci leur absence de réaction ne me surpris pas, d’après leurs pensées ça allait de soi.

Espérant échapper aux questions de tous et aux remarques lubriques d’Emmett j’annonçai la fin de la « réunion » et attrapai la main de Bella pour, disons le carrément, fuir le salon mais l’autre main de cette dernière fut attrapée par Alice qui fut donc contrainte de rejoindre les femmes de la famille tandis que j’étais rejoint par mes frères et mon père. Je revoyais la main d’Emmett s’abattre sur mon épaule alors que Carlisle et Jasper s’installaient face à moi dans une position qui suggérait que j’allais avoir droit à un interrogatoire. Je cherchai Bella des yeux et vis qu’il en était de même pour elle ; je renonçai donc à m’échapper. Emmett me sortit toutes les blagues salaces qu’il avait en stock, malgré les nombreuses réprimandes de notre père et me posa tout un tas de questions, plus ou moins soutenu par Jasper. Carlisle lui, eut la gentillesse de se contenter de me féliciter même si je voyais qu’il écoutait mes réponses avec attention. Quand avions-nous compris que nous avions des sentiments l’un pour l’autre, lequel des deux avait fait le premier pas, depuis combien de temps cela durait…, c’était l’inquisition espagnol ! Je répondais aux questions malgré mon agacement tout en essayant de préserver certains aspects très privés de mon couple. Malgré tout, ce n’était pas gagner et j’espérais en mon fort intérieur que Bella s’en sorte mieux.

FIN FLASH BACK

Nous profitions donc d’un repos bien mérité, et après avoir supporté notre lutin aux cheveux noirs toute la journée, ce n’était pas du luxe. Nous étions donc plus ou mois vautrés sur notre lit, j’aimais pouvoir dire cela, NOTRE lit, NOTRE chambre, …, moi à demi assis, Bella dans mes bras, sa tête reposant sur mon torse et sa main délicatement posée sur ma cuisse tandis qu’une des miennes jouait avec ses boucles châtains et que l’autre reposait sous ma tête. Nous aimions nous poser, tranquille, et profiter l’un de l’autre sans rien faire d’autre que parler ou écouter de la musique. D’ailleurs les autres saisons de Vivaldi tournaient dans la chaîne Hi-Fi. Ces moments qui n’appartenaient qu’à nous nous permettait de continuer à nous découvrir, car notre relation, quoiqu’ayant énormément progressée depuis l’anniversaire de Bella, n’en était pas encore au point où l’on pouvait se comprendre d’un seul regard, terminer les phrases de l’autre… Nous avions tous deux plus de cent ans, une vie bien remplie et de nombreuses blessures à refermer ; cela prenait donc du temps. Bien sûr, ce n’était pas toujours désagréable, loin de là, passer du temps en tête à tête, explorant nos univers, nos passés, nos personnalités et bien d’autres choses encore, certaines n’ayant rien d’intellectuelles. Les relations physiques nous avaient permis de franchir une autre étape dans notre relation, forcément, de développer une complicité qui n’appartenait qu’à nous. Avec les autres nous pouvions partager tout le reste, mais ça, ça n’était qu’à nous. Evidemment en mettant notre famille au courant nous avions tendu le bâton pour nous faire battre, Emmett ne se lassait pas de nous taquiner. On avait bien essayé de répliquer mais il fallait bien l’avouer, en matière de blagues salaces et douteuses, mon andouille de frère était le meilleur. Du coup, on avait beau l’adorer, son absence nous faisait vraiment des vacances.

Allongés sur le lit, dans un silence qui n’était brisé que par la douce mélodie des saisons, nous profitions donc de notre bulle de paix, de bonheur, sans rien demander à personne lorsque l’ouragan Cullen s’abattit sur nous. Un ouragan prénommé Alice, bien entendu. Elle entra dans la pièce sans frapper, pour changer, ouvrant la porte si violemment qu’elle alla se briser contre le mur. Manquait plus que cela ! Elle déposa une pile de vêtements sur une chaise avant de nous tirer par le bras pour nous faire mettre debout puis étala les habits sur le lit, un côté garçon, un côté fille et se posta au bout, les mains sur les hanches, attendant sans aucun doute qu’on lui fasse part de notre avis. Pour ma part, je n’étais pas vraiment ravi de cette intrusion, je croisais donc les bras et fixais Alice, sans même jeter un œil aux tenues, qui se trouvaient devant moi en chantant l’hymne national en araméen afin de me cacher ses pensées.

« - Alice ! M’exclamai-je. Combien de fois devrais-je te rappeler de frapper et d’attendre que l’un de nous deux t’y autorise avant d’entrer ?
- Sans aucun doute encore de nombreuses fois mon très cher frère. Me répondit-elle, un petit sourire fourbe sur ses lèvres. »

J’étais abasourdi par son culot et m’apprêtais à lui faire remarquer que désormais nous étions deux et qu’on avait droit à une certaine intimité mais je fus stoppé net dans mon élan par un « toc toc » mentale. Bella avait étendue son bouclier jusqu’à moi et ce « toc toc » était sa manière à elle de ne pas envahir ma tête. Elle m’indiqua gentiment qu’elle en toucherait deux mots à Alice un peu plus tard, je lui répondis par un regard indiquant clairement que je doutais fortement de l’utilité de son intervention puis soupirais bruyamment et grommelais tandis que ma chère et tendre me lançais un énorme « calme-toi » et un petit « ne t’inquiète pas » avant de refermer son bouclier. Elle se concentra ensuite sur la sélection de tenues qu’Alice avait apporté et fit rapidement son choix ; elle désigna les deux tenues qui en plus de plaire à Alice lui plaisait également. Quant à moi, j’étais toujours très mécontent et je mis toute la mauvaise volonté du monde dans ma décision, je commençais d’abord par critiquer chaque tenues qui se trouvait devant moi puis finis par dire que de toute façon cela cela m’importait peu et qu’elle n’avait qu’à choisir ce qu’elle voulait. Ce fut à son tour de soupirer bruyamment et de grommeler. Elle attrapa tous les cintres avec précautions et sortit rapidement de la chambre.

« - C’était légèrement mesquin. Commenta Bella.
- Je sais. Lui répondis-je. J’en suis tout à fait conscient mais de temps en temps ça fait du bien.
- La pauvre. Elle doit déjà être en train de chercher de nouvelles tenues, se demandant ce qui n’allait pas avec celles-là.
- Tant pis. Ca lui apprendra à entrer sans frapper et à fracasser notre porte.
- Tu sais, ce n’est pas si grave. Me dit-elle en me rejoignant et en m’embrassant au coin des lèvres. »

Je haussais un sourcil particulièrement significatif de mes pensées et ajoutais :

« - Je ne suis pas certain qu’Esmée soit d’accord avec toi. Je pense qu’elle se serait bien passée d’une porte à changer vingt-quatre heures avant notre départ.
- Ce n’est pas faux. Acquiesça Bella.
- Je suggère donc de ne pas retarder le moment où on le lui annoncera. Dis-je en me dirigeant vers le couloir.
- Cela ne m’enchante guère mais on n’a pas vraiment le choix. Me suivit-elle.
- Surtout si on veut être tranquille dans notre chambre. Précisais-je.
- Exact, penses-tu que si on demandait à Esmée de nous installer une porte blindée…
- Je vois où tu veux en venir mais non, rien n’arrête Alice. Même si on se planquait au centre de la terre, elle trouverait le moyen de creuser un trou pour nous atteindre.
- J’imagine très bien la scène. Dit Bella en pouffant. N’empêche, heureusement qu’Esmée n’est pas du genre à s’emporter, sinon je ne donnerai pas cher de la peau d’Alice.
- Mais elle va quand même se faire appeler Alfred ! Dis-je en souriant.
- D’abord, essaie de moins te réjouir en disant ça et ensuite… qu’est-ce que c’est que cette expression ?
- Elle est française. Je l’ai découverte il y a quelques dizaines d’années, lorsque j’étudiais cette langue. Répondis-je sur un ton plus modéré, presque honteux. »

Elle m’attrapa le bras et se serra contre moi, me signifiant par la même occasion que ce n’était pas si grave. Parfois je me disais qu’en fait on en était peut-être au stade où on n’avait plus besoin de mot pour se comprendre. Nous descendîmes au rez-de-chaussée d’un pas tranquille, nous dirigeant vers l’atelier d’Esmée, certains de l’y trouver et ce fut effectivement le cas. Elle avait relevé ses cheveux en un chignon très haut et portait un immense tablier gris qui protégeait presque l’intégralité de ses vêtements, une exigence d’Alice qui avait fait remarquer, à juste titre d’ailleurs, que si nous étions solides et que nous n’avions aucun besoin de protection pour travaux manuels ce n’était pas le cas de nos vêtements. Alors pour faire plaisir à mon diablotin de sœur, et aussi un peu pour qu’elle arrête de râler, chaque membre de la famille portait un de ces tabliers lors des « activités dangereuses pour nos garde-robes ». Maman était penchée sur une grande planche en bois posée sur des tréteaux, elle tenait dans sa main droite ce qui semblait être du papier de verre et dans l’autre un tube long et beige dont j’ignorais la fonction.
Bella frappa doucement trois coups contre le chambranle de la porte et immédiatement Esmée nous autorisa à entrer. Lorsqu’on se fut suffisamment approché d’elle, nous pûmes distinguer que la planche était en fait une porte, qu’une énorme fissure traversait et que le fameux tube que tenait Esmée était de la pâte à bois, comme l’indiquait l’étiquette. Je trouvais la coïncidence suspecte et un léger coup d’œil à Bella m’apprit que de son côté ça devait être pareil. On continua toutefois à s’approcher et au moment où l’ont fut près des tréteaux, Esmée leva son visage vers nous. Son expression concentrée fit aussitôt place à de l’interrogation. J’écoutai donc ses pensées pour en savoir plus, ce que j’évitais un maximum habituellement, et y découvrit quelque chose d’intéressant. La fameuse porte, c’était celle de leur chambre à Carlisle et elle, et il semblerait que la responsable du carnage soit encore une fois Alice. La pauvre pensait qu’elle n’aurait pas à y passer la nuit ; malheureusement elle ne savait pas encore ce qui nous amenait.

« - Je suis désolé Esmée, commençai-je, mais ça va durer plus longtemps que prévu. »

La concernée me regarda avec une lueur de suspicion dans le regard tandis que Bella soupirait, elle détestait que j’entame des conversations sur la base de ce que j’entendais, car cela la rendait toujours un peu confuse.

« - C’est-à-dire Edward ? Me demanda ma mère.
- Il faut réparer notre porte aussi, Alice l’…
- L’a abîmée en entrant comme une furie dans votre chambre. Termina-t-elle à ma place. Heureusement que Rose et Emmett sont absents sinon ils y auraient eu droit aussi. J’adore ma fille mais elle n’en rate vraiment pas une !
- D’après ce que j’ai compris, dit Bella, ce n’est pas le pire qu’elle ait fait.
- C’est exact. Confirma Esmée. Edward, pourrais-tu aller chercher votre porte, s’il te plait.
- Oui maman.
- Et tant que tu y es… demande à Alice de descendre. Dis-lui même qu’elle n’a pas le choix. »

Je la laissai finir même si je savais déjà ce qu'elle voulait me dire, opinais de la tête et fis demi tour en direction du couloir tandis que Bella engageait la conversation avec Esmée en lui posant des questions sur ce qu'elle faisait. Bella aimait beaucoup le travail de notre mère et saisissait toutes les occasions qui lui étaient données pour en apprendre un peu plus. J'avais l'intuition qu'une fois le lycée terminé ici elles travailleraient ensemble un bon moment. Je montais les marches quatre à quatre jusqu'à l'étage où Alice et Jasper avaient leur chambre et m'approchais rapidement de celle-ci. La porte était ouverte me privant d'une bonne occasion de rendre la pareille à ma très chère soeur, en même temps je me disais que ce n'était pas forcément une mauvaise chose, j'aurais pu arriver au pire moment qui soit. Cependant il n'y avait aucun risque puisque non seulement la porte était ouverte mais Alice était seule dans sa chambre. Je frappais un coup contre la porte, surtout pour la forme car je ne doutais pas qu'Alice ait déjà vu la décision d'Esmée, elle savait donc qu'elle devait la rejoindre; néanmoins j'attendis confirmation avant de m'en aller. Alice se faisant réprimander c'était drôle, moi, ça l'était moins.

Alice poussa un profond soupir, posa la pile de vêtement qu'elle tenait sur une chaise et, tout en passant devant moi pour sortir, grommela qu'elle n'avait pas besoin d'être surveillé pour obéir. Je me rendis à ma chambre rapidement, récupérai la porte abîmée et l'amenai à Esmée tout aussi rapidement mais en en manœuvrant avec plus de délicatesse histoire de ne pas faire plus de casse. Malgré ma rapidité, lorsque j’arrivai je trouvai Alice affublée d’un tablier identique à celui que portait Esmée et, à ma grande surprise, Bella. Elle était debout à côté de trois tréteaux, qui n’étaient pas là quand j’avais quitté la pièce un peu plus tôt, et semblait attendre quelque chose. Je compris très vite que c’était moi qu’elle attendait, non pas parce que je l’avais lu dans ses pensées mais parce qu’elle m’arracha presque la porte des mains. Elle l’installa sur les tréteaux et se mit immédiatement à poncer tout en nous jetant à tous un regard bien noir. Il semblerait qu’Esmée ait trouvé la punition parfaite. Non seulement Alice détestait le travail manuel autre que la couture mais en plus elle perdait du temps pour nos valises. Puisque Bella semblait décidé à donner un coup de mains à celle qu’elle aussi avait apprit à aimer comme une mère, je décidai d’aller trouver Jasper, une petite partie de jeux vidéo le tenterait probablement.

Effectivement, il ne pourrait qu’être emballé car lorsque j’arrivai dans le salon je le trouvai en train de jouer au tennis sur la wii. Je proposai de me joindre à lui. Il accepta et pendant qu’il terminait sa partie nous décidâmes à quel jeu nous jouerions ensuite. Jasper et moi tombâmes rapidement d’accord pour une partie de Mario Kart. Finalement nous passâmes la nuit à jouer et beaucoup de nos jeux y passèrent. Carlisle revint au petit matin, après une garde de nuit bien remplie, alors que nous nous démenions comme des fous sur nos instruments « Guitar Hero » ; Jasper à la batterie et moi à la guitare. On essaya de convaincre notre père de prendre la seconde guitare et de nous rejoindre mais il refusa tout d’abord catégoriquement pour finir par accepter soit disant « contraint et forcé » mais moi je savais que c’était tout le contraire. Comme il était déjà presque sept heure du matin on choisit une chanson relativement courte car il était bientôt l’heure de nous rendre à notre dernier jour de classe de l’année 2010. Les filles débarquèrent, prêtes, alors que nous n’en n’étions qu’à la moitié. Je jetai un œil à l’heure et vis que nous n’aurions pas le temps de finir, nous étions rapide mais malheureusement la console non. Nous avons donc dû abandonner la partie, promettant d’en refaire une à notre retour de vacances, avec Emmett cette fois. Je montai prendre une douche rapide et me changer tandis que Carlisle rejoignait son bureau et que Jasper disait au revoir à Alice puis, une fois prêt, je rejoignis cette dernière et Bella dans ma voiture.

POV Bella

Je montais à l’avant de la voiture tandis qu’Alice s’installait à l’arrière en attendant qu’Edward nous rejoigne. Peu de temps avant la rentrée Alice avait émis l’idée que l’on prenne sa toute nouvelle Porsche jaune, « Quitte à être remarqué, autant l’être pour quelque chose » nous avait-elle dit. Seulement c’était une deux places et comme il était hors de question que je ne fasse pas le trajet avec Edward et qu’Alice n’avait absolument pas envie de le faire seule nous étions revenu à notre point de départ, c’est-à-dire tous les trois dans la Volvo d’Edward. Bien sûr notre petit lutin avait fait remarqué, assez bruyamment d’ailleurs, que ce n’était pas juste. Cela avait bien fait rire Emmett lorsqu’on le lui avait raconté à l’occasion d’un de ses coups de téléphone, il l’avait d’ailleurs traité de Kalimero et de petite fille capricieuse ; « Ce n’est pas peu dire », avait souligné Rosalie qui avait remplacé Emmett à l’autre bout du fil. Avec cette dernière nos relations c’étaient particulièrement améliorées. Il y avait eu bien sûr un léger mieux depuis le jour de notre confrontation avec Ad… Marcus. Me ferai-je un jour à ce prénom ? Mais nous avions eu une grande discussion et nous nous étions découvert beaucoup de points communs. Le principal était que nous avions toutes deux beaucoup regretté notre vie d’humaine et si aujourd’hui je m’y étais faite, le sujet rendait toujours Rosalie très amère.

Edward nous rejoignit rapidement et nous nous mîmes en route pour le lycée. Comme d’habitude, lorsqu’on arriva sur le parking, la place près du grand mur était libre, même aujourd’hui alors que le parking était déjà plein car nous étions les derniers à arrivés. A croire que les élèves avaient décidés qu’elle était à nous. Edward vint me tenir la portière pour que je sorte de la voiture, au début j’avais protesté mais j’avais vite compris que ça ne servirait à rien, il avait été élevé en gentleman et gentleman il resterait, quoi que je lui dise. Et puis, je devais bien l’avouer, non seulement je m’y étais habituée mais j’en étais venue à apprécier le geste tout comme les autres petites attentions qu’il avait à mon égard. Il attrapa ma main et on se dirigea vers le lycée d’un pas rapide, suivi de près par Alice. On traversa le hall principal et on se dirigea vers le bâtiment C où nous y avions cours tous les trois, malheureusement dans des matières différentes. Lorsqu’on quitta Alice qui venait d’atteindre sa salle de classe on s’aperçut que de nombreux élèves y étaient déjà, nous étions presque en retard mais nous n’étions pas les seuls apparemment car au détour d’un couloir on croisa Mike Newton. Lorsqu’il nous aperçut il baissa les yeux, rougit et rasa littéralement les murs. Mais quand on repensait à notre dernière conversation, ce n’était pas étonnant.

FLASH BACK

Le lycée était en effervescence, samedi soir avait lieu le bal d’halloween. Les membres du comité de l’organisation passaient leur temps à courir d’un endroit à l’autre souvent chargés de diverses décorations, papiers et autres éléments liés à la soirée de samedi. Nous les regardions s’affairer avec amusement, nous délectant de leur stress car pour une fois nous n’étions pas le point de mire de toute l’école. Le moment le plus drôle avait été le télescopage de deux membres du comité chargés comme des bœufs qui ne s’étaient pas vu arrivés l’un l’autre et qui avaient fini les quatre fers en l’air entourés de tout ce que contenaient leurs deux cartons. Celui qui s’amusait le plus était tout de même Edward, selon lui leurs pensées valaient vraiment le coup et pour une fois il était heureux de les entendre ; il ne se faisait d’ailleurs pas prier pour partager lorsque c’était vraiment drôle. Nous avions tout de même prévu d’aller faire un tour au bal, plus pour afficher un semblant de normalité que parce qu’on avait envi de danser. J’irai, bien sûr avec Edward et Alice avec Jasper qui aurait, soit disant, fait tout le trajet depuis Columbia pour être présent alors qu’il n’avait en vérité jamais quitté Forks.

Le mardi Edward nous avait donc achetés nos tickets ainsi que ceux d’Alice et Jasper ; C’était bien connu, c’était aux garçons de s’en occuper… Avec Alice, nous avions bien ri en voyant la tête qu’avait fait l’élève chargé de la vente au moment où il avait vu qui se trouvait en face de lui. Il était devenu tout blanc et avait difficilement bégayé un « de rien » après qu’Edward l’ait remercié pour les tickets. Edward et Jasper vivaient l’idée d’aller au bal comme une obligation mais pour Alice, c’était surtout une bonne excuse pour faire du shopping pendant des heures. Elle ne s’était d’ailleurs pas gêner pour m’emmener avec elle. Mais je n’avais pas trop protesté car j’étais plutôt contente d’y aller à ce bal. C’était pour moi une occasion de vivre ce que j’avais raté en devenant vampire. Mais malgré tout j’étais heureuse de vivre cette expérience avec Edward. Mais qui disait Halloween disait forcément costume alors lors de notre journée shopping spécial bal nous nous étions arrêtées au grand magasin de tissu de Port Angeles. J’avais toutefois dû attendre dehors car Alice voulait que ce soit une surprise ; nous ne verrions donc nos costumes que le jour J. Alice était tellement emballée que par la suite elle avait passé tout son temps attablée devant sa machine à coudre.

Toutefois l’événement marquant de ce bal n’avait pas été la découverte de nos costumes, ni même l’élection du roi et de la reine du bal, qu’Angela Webber et Ben Cheney avaient gagné d’ailleurs, mais une conversation qui avait eu lieu le jeudi juste avant le bal pendant la pause de dix heures. Alors qu’Alice me détaillait en long en large et en travers toutes les difficultés que lui avaient posées les différents tissus et accessoires pendant qu’on attendait Edward, Mike Newton s’était approché de nous. Il s’était planté devant moi, son visage, habituellement si pâle avait prit une légère teinte rosée et elle virait de plus en plus au rouge au fur et à mesure que les secondes passaient. Je me demandais qu’elle était la raison de son malaise car il n’avait toujours pas dit un mot. Au bout d’un moment il prit une grande inspiration, à cet instant même j’entendis Alice émettre un drôle de bruit sans doute avait-elle vu ce qu’allait me dire Mike. Il ouvrit la bouche pour parler, seulement voilà, j’aurais voulu qu’il ne le fasse jamais.

« - Tuveuxv’niraubalavecmoi ? »

J’avais très bien compris ce qu’il venait de dire mais je ne pus m’empêcher de répondre un inélégant mais très approprié « Quoi ? » ; Alice, qui savait sans doute ce qu’il allait dire avant qu’il le dise, le regardais d’un air à la fois affligé et amusé.

« - J’ai dit, est-ce que tu veux venir au bal avec moi ? Répéta-t-il plus distinctement. »

Un autre « quoi ! » retentissant s’éleva de derrière lui. C’était Edward, je l’avais vu et entendu arriver mais à l’évidence Newton, non, sans cela il ne serait pas devenu blafard et se serait abstenu de répéter ce qu’il avait dit. Il déglutit et se retourna tout en levant les mains en signe d’apaisement et de reddition.


« - Oh, tiens ! Salut Edward ! Je ne t’ai pas entendu arriver !
- Je suis très silencieux comme gars. Ironisa-t-il. Qu’étais-tu en train de dire à Bella ?
- Euh… rien ! Répondit-il précipitamment. Je faisais la conversation, c’est tout. Ajouta-t-il.
- Ah bon ? J’ai pourtant cru t’entendre lui demander de t’accompagner au bal ? »

Mike devint encore plus blanc, si c’était possible, et ne répondit rien. Edward, lui, serrait les poings ; je voyais bien qu’il se retenait de l’envoyer valser à travers le couloir. Avec Alice, nous regardions la scène sans intervenir, toutefois Edward dut avoir une bien mauvaise idée car Alice se racla la gorge de façon à ce que seuls nous trois puissions l’entendre et lui fit les gros yeux. Ce dernier lui rendit la pareille mais s’abstint de dire ou de faire quoi que ce soit et cela aurait pu très bien se terminer si cette andouille de Mike avait choisi de s’en aller… mais non, il répondit.

« - Bon, d’accord, j’étais en train de l’inviter au bal. Mais rien ne m’interdisait de tenter ma chance, non ? »


C’était la phrase à ne pas dire, ou plutôt à ne pas répéter car il n’y avait aucun doute qu’Edward avait très bien entendu la première fois. Je vis la fureur prendre place sur son visage alors que jusque là il affichait un mépris et un agacement non dissimulé puis il attrapa Mike par le col de sa chemise et le souleva légèrement. Juste assez pour qu’il le sente mais pas assez pour que les autres élèves s’en aperçoivent. Certains remarquèrent quand même qu’il se passait quelque chose et commencèrent à se rapprocher de notre petit groupe. Je remarquai aussi que le teint de Newton virait tout doucement au violet. J’attrapai donc le bras de mon homme dans l’espoir de le calmer mais il ne parut même pas s’apercevoir de mon geste, Alice s’y mit aussi mais son intervention non plus ne suscita aucune réaction.

« - Le droit ? Dit tout à coup Edward. Quel droit ? Qu’est-ce qui t’as fait penser que tu avais le droit d’inviter MA petite amie au bal ?
- …
- Non, parce qu’au dernière nouvelle, ça ne se faisait pas ! »


Je savais que j’aurais dû être ulcérée par le comportement d’homme des cavernes d’Edward et ce fut le cas mais lorsque j’entendis les mots « petite-amie » j’oubliai tout et un sourire naquît sur mes lèvres. Je ne me lassais pas de l’entendre parler de moi en ces termes. Cependant je repris rapidement mes esprits car la peau de Mike avait désormais une légère teinte bleue. Je tirai donc sur le bras d’Edward avec plus de vigueur que précédemment et remarquai une réaction. Très légère au début puis plus marquée et il desserra finallement sa prise, sans toutefois le lâcher. La peau de Mike reprit peu à peu une couleur normale mais son expression terrifiée demeura figée sur son visage livide.

« - Ne t’approche plus d’elle ! C’est clair ? Ajouta Edward d’un air menaçant. »

Lorsque Mike eut vigoureusement secoué la tête en signe d’assentiment, mon petit-ami le relâcha. Je le fis reculer légèrement et me retournai pour m’assurer que Newton allait bien. C’était le cas, alors je m’approchai de lui et attaquai à mon tour.

« - Tu te rends compte que c’est de ta faute ?
-…
- Est-ce que c’était trop subtil que je te dise non et que je sorte avec Edward ou tu es juste idiot ? M’énervai-je. Peut-être que si je te comparais à un animal encore plus moche qu’un phoque tu comprendrais ? Même s’il n’y avait pas Edward, je ne sortirai pas avec toi. Est-ce que c’est clair ?
- O…Oui.
- Bien, alors maintenant tu nous lâches ! »

Et il s’éloigna en courant.


FIN FLASH BACK

Lorsqu’on fut assez loin de Mike on éclata de rire. Nous l’avions traumatisé à vie ce jour là. Edward m’accompagna jusqu’à ma classe, m’embrassa et parti rejoindre son propre cours. La journée passa rapidement. Alice boudait toujours, elle n’avait pas vraiment apprécié qu’Esmée la fasse travailler avec elle à l’atelier. Pour Edward tout allait bien, on se retrouva en biologie avancée, en dernière heure sans avoir croisé Mike Newton ou Jessica Stanley de la journée et on rentra à la maison.

Nous partirions dès que Carlisle serait rentré de l’hôpital, c’est-à-dire vers dix-huit heures. Jusque-là nous avions en quelque sorte « quartier libre ». Alice fonça directement terminer les valises tandis qu’Edward et moi montions dans notre chambre faire la quantité astronomique de devoir que nous avait donné les professeurs. Cela ne nous prit que quelques minutes et en y repensant je plaignais les autres élèves qui y passeraient une grande partie de leurs vacances. Ensuite nous pûmes nous préparer tranquillement pour le voyage. Alors qu’Edward prenait une douche, je rangeai mes cadeaux dans un sac et descendis les mettre dans le coffre de la Volvo. Une fois que ce fut fait je remontai tranquillement et entrai dans la salle de bain pour prendre une douche à mon tour.

POV Edward

Pendant que Bella prenait d’assaut la salle de bain, je terminai d’emballer mes cadeaux de noël et les rangeai dans un sac tout en faisant particulièrement attention à celui de Bella. Une fois que j’eus terminé je descendis dans le garage pour mettre le sac dans ma voiture. Au passage, je m’arrêtai à l’étage d’Alice et Jasper pour demander s’il y avait des valises prêtes que je pourrais ranger. Evidemment non. Connaissant Alice, j’aurais dû prévoir la réponse et ne pas m’embêter à aller voir. Alors que je me rendais au garage d’un pas léger et tranquille, je repensai au matin même, lorsque nous avions croisés ce cher Mike Newton. Je jubilais de savoir que je lui faisais peur à ce point. Même sans ses pensées, son attitude était particulièrement éloquente ; mais je n’avais aucun remords, de plus, il semblait avoir fait passer le mot car Jessica Stanley ne m’approchait plus non plus. Lorsque j’ouvris le coffre de ma voiture, je remarquai un grand sac gris tout au fond ; je supposai que Bella ou Jasper, Alice n’en étant bien sûr pas encore à ce stade des préparatifs, avait eu la même idée que moi.

Finalement, dix-huit heures sonna et Carlisle rentra. Il obligea Alice à se presser et nous pûmes enfin nous mettre en route ; il était tout de même dix-neuf heures et nous avions une longue route à faire. Juneau était tout de même à 1300 kilomètres et à partir de là nous aurions encore presque 1000 kilomètres à parcourir pour Atteindre Denali où résidait nos cousins et même si nous n’avions pas besoin de dormir nous avions l’obligation de respecter les limitations de vitesse ce qui ralentissait considérablement notre progression. Jasper et Alice étaient dans la Volvo avec Bella et moi tandis que Carlisle et Esmée nous précédaient dans dans la BMW. Nous avions fait une grande partie du trajet sur l’autoroute mais avec les arrêts pour l’essence et le temps passé sur la nationale en partant de Forks et en arrivant prêt du Mont McKinley nous avions mis un peu moins d’une journée pour arriver à destination. Le jour se couchait donc lorsqu’on se gara enfin dans la cour de nos cousins. A notre grande surprise, ce ne fut d’ailleurs pas ces derniers qui vinrent nous accueillir en premier mais bien Emmett et Rosalie. Nous leur sautâmes presque dans les bras car malgré leur caractère bien trempé ils nous avaient manqués. Emmett prit Alice, Esmée et Bella dans ses bras et les fit tournoyer pendant que nous saluions Rosalie tour à tour. Rose prit ensuite les filles dans ses bras, Bella comprise. Les relations entre ces dernières ne cessaient de s’améliorer et j’étais heureux que l’éloignement de notre sœur ne les ait pas obligées à tout recommencer. Carlisle finit par s’étonner qu’Eleazar et les filles ne viennent pas à notre rencontre. A ces mots, les visages de mon frère et de ma sœur s’assombrirent et je compris rapidement pourquoi. Les Denali avaient de la visite.

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Bellusagi
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MessageRe: Vivre pour ne plus seulement survivre - 13+   Publié le : Mar 27 Sep 2011 - 17:17

Epilogue 2, deuxième partie


POV Edward

Quand je découvris qui était le visiteur de nos hôtes je fus tout d’abord stupéfait puis très en colère. Après ce qu’il avait fait, de quel droit osait-il ? Je serrais les poings tellement forts que je brisai la poignée de la valise que je tenais. Seuls Emmett et Rosalie comprirent ce qui m’arrivait, les autres me dévisageaient l’air inquiet, Bella encore plus que les autres. Je ne m’étais même pas rendu compte que j’avais décidé d’agir jusqu’à ce qu’Alice ait une vision et que je me vois lui foncer dessus pour le tuer. Ma sœur poussa un petit cri et me jeta un regard suppliant ; mais cela n’était pas nécessaire, dès que je m’étais vu faire j’avais abandonné l’idée.

« - Quelqu’un pourrait-il nous expliquer ce qui se passe ? Demanda Carlisle. Alice ? Edward ?
- J’avoue que je ne le sais pas très bien moi-même. Répondit Alice.
- Nos chers cousins ne sont pas venus nous accueillir car ils ont de la visite. Les informai-je. N’est-ce pas Emmett ?
- Et en quoi est-ce un problème ? Demanda Esmée.
- Le problème c’est l’identité du visiteur ; c’est…
- Mickael, c’est Mickael, me coupa Rosalie agacée que je tourne autour du pot. »

Cette information jeta un froid sur notre petite assemblée et tout naturellement nos regards se portèrent sur Bella. Cette dernière était comme pétrifiée. Son visage était vide de toute émotion au contraire de celui des autres qui laissait transparaître leur inquiétude. J’attrapai sa main, ce qui eut pour effet de la faire légèrement réagir. Elle me regarda, l’air complètement perdue et déstabilisée, peut-être même terrifiée.

J’entendais Carlisle réfléchir à toute vitesse. Peut-être ne nous veut-il pas de mal ? Je secouai la tête négativement tout en regardant Carlisle ; il avait suivi et servit Marcus pendant des années, il l’avait aidé à traquer Bella jusqu’à Forks. Pourquoi soudainement changerait-il de camp ? Certes il avait abandonné les Volturi au dernier moment mais ça ne faisait pas de lui quelqu’un de bien. Non je n’y croyais pas ! J’étais certain que Marcus était derrière sa présence au chalet. Toutefois, nous ne pouvions attendre la suite des événements sur le perron, aussi nous suivîmes Rose et Emmett jusqu’à un petit salon. Quelques changements avaient eu lieu depuis notre dernier séjour, certains meubles avaient été déplacés, d’autres remplacés, mais l’ambiance de la pièce était toujours très chaleureuse. On se répartit dans la pièce en attendant qu’Eleazar ou un autre membre du clan Denali se montre.

POV Bella

Nous roulions depuis longtemps et heureusement que nous avions fait quelques pauses pour faire le plein d’essence et nous nourrir sinon je serais devenue dingue. Alice avait passé son temps à parler et même Jasper avait fini par lui demander de se taire. Malgré tout ce voyage avait été ce que j’avais accompli de plus normal depuis que j’étais devenue vampire. Nous avions ri, écouté de la musique, nous nous étions chamaillés … en somme, nous nous étions comportés comme des adolescents humains. Même Edward s’était pris au jeu, lui qui était habituellement si sérieux ; alors que l’autoroute sur laquelle nous étions était quasiment déserte, il avait dépassé Carlisle et Esmée en klaxonnant comme un fou ce qui nous avait tous beaucoup rire. Lorsque nous nous étions arrêtés quelques minutes plus tard, ceux que je considérais désormais comme mes parents et qui me le rendaient bien, nous avaient regardés comme si nous débarquions d’une autre planète.

Nous n’étions plus qu’à quelques minutes de notre destination. Edward m’avait décrit la maison assez sommairement mais m’avait montré une peinture d’Esmée qui représentait la maison et j’avais bien retenu qu’elle était extraordinaire. Lorsqu’on approcha enfin du domaine je pus apercevoir sans problème la maison et elle était en effet magnifique, toutefois elle ne l’était pas autant que la villa blanche, en tout cas à mes yeux. Elle était immense, rectangulaire et comportait deux étages en plus du rez-de-chaussée. L’extérieur était tout en bois comme pour les chalets de montagne ; après tout, nous étions au pied du Mont McKinley. La maison dégageait une impression de simplicité alors qu’il était visible que chaque poutre avait été travaillée à la main. Le toit était légèrement pentu et foncé ce qui faisait ressortir le bois clair du chalet. La maison avait été bâtie dans un immense parc de trois hectars dont chaque centimètre ou presque était recouvert de plantes habituées aux températures glaciales de cette région.

On se gara dans la cour, près d’un groupe de voiture ; je reconnus sans peine celle d’Eleazar. Je continuai d’admirer le paysage enchanteur qui m’entourait sans me lasser tout en me dirigeant vers l’entrée avec les autres. Je venais de poser le pied sur l’avant dernière marche de l’escalier quand la porte s’ouvrit et laissa place à Rosalie et Emmett. Après les salutations d’usage, très démonstratives de la part d’Emmett, l’absence de nos hôtes fut remarquée. La remarque de Carlisle provoqua d’ailleurs des réactions et des révélations plutôt inattendues. Mickael était à Denali. Celui qui avait adhéré et soutenu la cause de Marcus pendant toutes ces années était là. Je me demandais bien pourquoi.

Après une brève discussion sur le pas de la porte Rose et Emmett nous conduisirent dans un petit salon très moderne mais qui allait parfaitement avec l’atmosphère de la bâtisse. Je m’installais dans un grand fauteuil blanc alors qu’Edward se postait debout, derrière moi et que les autres s’éparpillaient dans la pièce. Nous attendîmes en silence pendant un moment, attendant qu’un de nos hôtes se montre. Finalement, au bout de longues minutes on entendit des pas dans le couloir et on pu bientôt distinguer des pas qui s’approchaient à travers la porte que nous avions laissé ouverte. Je reconnus sans peine Eleazar et Carmen, trois jeunes femmes qui devaient être les trois sœurs, Kate, Tanya et Irina. Je reconnus également Mickael, bien que je l’avais très peu vu et qu’il se tenait dos à nous. Il nous jeta un rapide coup d’œil puis s’en fut, même si j’aurais plutôt dit « s’enfuit », par la porte.

Au moment même où on entendit cette dernière claquer les membres du clan Denali entrèrent à la file indienne dans la pièce où on se trouvait, à les attendre. Ils s’avancèrent en silence, exceptés Eleazar et Carmen qui vinrent nous saluer chaleureusement chacun notre tour. Les trois sœurs, elles, se contentèrent de s’asseoir sur le grand canapé, attendant la suite des événements. Non sans me jeter des regards curieux, dubitatifs, haineux ce qui me laissaient perplexes car lors de notre rencontre à l’occasion de mon anniversaire nous nous étions bien entendues et passé la chaleur des retrouvailles, même Carmen et Eleazar paraissaient soucieux. Le silence s’installa dans la pièce et devint rapidement désagréable mais aucune des personnes présentes ne semblaient pressée de le briser. Pourtant il faudrait bien que l’un d’entre nous se décide à le faire, il faudrait bien que l’on mette la situation au clair. Nous restâmes silencieux pendant encore quelques minutes puis finalement Carlisle et Eleazar se décidèrent à parler, en même temps.

« - Donc…
- Alors… »

Tous deux se mirent à sourire et essayèrent d’inciter l’autre à parler en premier et ce fut Carlisle, comme toujours, qui sut trouver les mots justes et convaincre Eleazar de nous expliquer la situation. On apprit que Mickael, après avoir quitté Marcus, s’était retrouvé seul, désœuvré et sans nulle part où aller ; il avait donc contacté les seuls vampires dont il avait les coordonnées, à part nous et son créateur. Il les avait d’abord contactés par téléphone puis les Denali avaient accepté de le rencontrer et il était arrivé dans la région quelques jours plus tard. Il s’était installé dans un petit motel quasiment désert en dehors de la ville et avait attendu qu’Eleazar lui permette de venir. Emmett et Rosalie étaient arrivés alors que Mickael s’entretenaient avec nos cousins du nord et si Rosalie ne l’avait pas retenu, Emmett l’aurait transformé en sushi. Esmée jeta un regard réprobateur à Emmett et ce dernier se contenta de hausser les épaules et de murmurer qu’il ne s’excuserait pas, pas après ce qui s’était passé six mois plus tôt. Apparemment Mickael était intéressé par le régime végétarien et notre manière de vivre et, puisqu’il ne pouvait s’adresser à nous, il avait contacté le seul autre clan végétarien existant.

Je comprenais maintenant pourquoi les trois sœurs étaient en colère. La présence du vampire les mettait dans une position très inconfortable vis-à-vis des Cullen et c’était ma faute. Mais Eleazar savait ce à quoi Mickael avait participé et j’espérais que lui et les autres membres de son clan prendraient la bonne décision, qu’ils privilégieraient leurs liens avec ma nouvelle famille.

POV Edward

Bella attrapa ma main et élargit son bouclier pour me faire part de ses pensées. Elle me montra le visage de nos cousines et les conclusions qu’elle en avait tiré. Je hochais la tête pour lui faire comprendre que c’était globalement ce qui ressortait de leurs pensées. Je ne comprenais même pas qu’ils envisagent d’aider ce Mickael, pas après ce qu’il avait fait et ce qu’il avait failli faire. Qu’il se soit retiré du conflit à la dernière minute ne l’excusait pas, au contraire ; cela montrait seulement qu’il ne savait pas de quel côté se ranger et que s’il avait changé d’avis une fois il pourrait tout à fait recommencer. Mais je n’étais pas impartial dans cette histoire, je tenais beaucoup trop à Bella pour analyser la situation clairement et sans préjugés, aussi je me gardais bien d’intervenir dans la discussion qui avait lieu entre mon père et Eleazar. Je me contentai d’écouter. J’aurai l’occasion de faire entendre mon point de vue plus tard, lorsque nous en discuterions entre nous, car cela arriverait fatalement.

Nous écoutions tous Eleazar insister sur le fait qu’il avait accepté de recevoir Mickael car il ne voulait pas perdre une occasion de convertir quelqu’un à notre mode de vie et surtout de soustraire un vampire aux Volturi. Comme Carlisle, il avait vécu longtemps avec eux, beaucoup plus que mon père d’ailleurs, de ce fait il avait été témoin de la barbarie et la cruauté des trois frères et de leur garde. Malgré tout il ne voulait pas que la présence du vampire nuise à nos relations alors si nous n’étions pas d’accord, le clan Denali n’accueillerait pas Mickael. Je sentais bien que Carlisle était très ennuyé par cela. Il ne voulait pas être responsable de « l’abandon » du jeune vampire et de sa possible reconversion en nomade au régime alimentaire plus que discutable. D’ailleurs, même si je n’appréciais pas du tout cet homme, et pas seulement parce qu’il avait aidé à harceler Bella, je n’aimais pas cette idée non plus. Les deux patriarches se faisaient face dans le silence. Carlisle réfléchissant et Eleazar attendant le résultat de cette réflexion. Il ne prendrait aucune décision définitive sans que toute la famille ait donnée son accord mais il fallait bien dire quelque chose en attendant.

« - Eleazar, commença mon médecin de père, je ne peux te dire ce que nous allons faire, pour ça je dois en parler avec les autres.
- Je me doutais que c’est ce que tu dirais. Qu’aurais-tu pu répondre d’autre de toute façon ? Les filles et moi allons chassés, comme ça vous pourrez parler tout à loisir sans craindre d’être entendu. Je te passerais un coup de fil pour te prévenir de notre retour.
- Tu n’as pas à faire ça. C’est ta maison après tout.
- Ne t’inquiète pas, ça ne nous dérange pas.
- Merci mon ami. »

Puis il se retira, les quatre femmes à sa suite. Nous restâmes silencieux un bon moment, attendant d’être sur qu’ils soient assez loin pour ne pas nous entendre. Puis ce fut comme si quelqu’un avait appuyé sur le bouton « play » d’un quelconque appareil Hi-Fi, tout le monde se mit à parler en même temps, chacun y allant de son avis et de ses conseils. Mais il ressortait quand même une idée générale, nous ne pouvions pas cohabiter avec Mickael, un jour peut-être mais pour l’instant c’était trop tôt. Restait à savoir si c’était lui qui devait partir, ou nous. Pour Rosalie, Emmett, Jasper et moi, c’était à lui de partir ; c’était lui qui avait essayé de détruire nos vies et qui aujourd’hui essayait de s’y incruster. Bella, elle, ne voulait ni l’un ni l’autre, tout ce qu’elle souhaitait c’était rester loin de ce type, ce que je comprenais tout à fait. Cette histoire l’avait marquée, même si Marcus ne lui avait jamais fait de mal physiquement, sa surveillance constante et la menace qu’il avait fait peser sur elle l’avaient empêchée de se construire une vie. Il l’avait obligée à vivre presque recluse, sans ami, sans personne avec qui être heureuse. Torture psychologique, tout simplement, et parfois certain de ces gestes, de ses paroles montraient qu’elle n’en était pas encore remise. Carlisle et Esmée, comme toujours, essayaient de trouver le bon côté des choses, mais pour la première fois je sentais une certaine réticence de la part d’Esmée. Elle ne chercha pas à me cacher ses pensées et je compris vite que ce qui habituellement lui permettait de trouver le bon en chacun était éclipser par le fait que le vampire avait attaqué notre famille et surtout Bella à qui elle tenait beaucoup.

Pour chacun d’entre nous il était évident que nous débarrasser de Mickael serait la meilleure solution pour être tranquille mais bien sûr nous ne l’admettrions jamais, en tout cas à voix haute. Je guettais les pensées des Denali car si je faisais totalement confiance à Carmen et Eleazar pour nous laisser leur annoncer quelle serait notre décision je savais que les trois sœurs étaient, elles, capables de revenir nous espionner, ou en tout cas de revenir essayer. Je savais toutefois que ce ne serait pas par perfidie ou à cause d’une curiosité mal placée mais tout simplement parce qu’elles prenaient très à cœur la sécurité de leur clan, en effet bien qu’Eleazar soit le chef de clan officiel Tanya en était l’officieux. Je ne les condamnerai pas car c’était notre nature qui voulait ça de plus je ne pouvais garantir quelle serait ma réaction dans ce genre de situation. Mais finalement mes craintes n’eurent aucune raison d’être car personne ne s’approcha de la maison pendant que nous discutions. Notre conversation dura de longues heures car s’il était certain qu’aucun d’entre nous n’était près à pardonner au jeune vampire, les Denali eux, étaient près à le prendre sous leur aile. De ce fait il vivrait forcément avec eux et il était clair que ni Bella, ni ma famille ni moi ne voulions cohabiter avec lui. Surtout que je doutais qu’Emmett et moi réussirions à garder notre self-control en sa présence ; de plus je refusais catégoriquement que Bella se retrouve en sa présence. Elle était encore trop fragile.

Restait à savoir qui choisiraient les trois sœurs, Eleazar et Carmen. Carlisle ne doutait absolument pas de la loyauté de son vieil ami mais pour ma part, j’avais des doutes. Ce dernier était resté bien plus longtemps que lui au service des Volturi, ce qui pour moi en disait long sur sa personnalité. Pourtant j’adorais Eleazar et il me le rendait bien. Pour finir, après que chacun ait fait part de son opinion et que nous ayons discuté de toutes les possibilités en long, en large et en travers, il fut décidé que si nos amis végétariens persistaient à vouloir aider celui qui aurait pu détruire notre famille et m’enlever ma Bella, nous rentrerions à Forks et resterions éloignés d’eux pendant quelques temps. Du moins, eux pourraient nous rendre visite, mais sans lui.

POV Bella

Je n’arrivais pas à croire qu’ils envisageaient une chose pareille. Je connaissais les Cullen depuis suffisamment longtemps maintenant pour savoir que c’était une réaction typique d’eux mais je refusais d’être responsable d’une brouille avec ceux qui étaient leurs plus proches amis, leur famille. J’essayais donc de leur faire comprendre qu’il ne fallait pas qu’ils mettent un terme à leurs bonnes relations avec Eleazar et les siens à cause de moi, que je pouvais très bien faire avec la présence de Mickael même si je le détestais. Mais leur réponse à tous fut très claire, j’étais prioritaire car si les autres étaient considérés comme des cousins, j’étais pour eux leur sœur, fille, compagne et puis eux aussi détestaient Mickael et n’avaient aucune envie de se forcer à le côtoyer. Même Rosalie qui s’entendait comme larron en foire avec Kate me soutint et malgré notre récent rapprochement je fus surprise ainsi que très touchée et gênée car je n’avais pas encore l’habitude d’être aussi aimée, choyée, protégée…

Edward qui jusqu’à présent s’était soit trouvé derrière moi soit avait déambulé dans la pièce vint se poser sur l’accoudoir de mon fauteuil. Il m’enlaça de son bras gauche et me serra fort contre lui. Je levais mes yeux vers son visage et je pus voir dans ses prunelles tout l’amour qu’il avait pour moi. Quand il me regardait comme ça j’oubliais tout ; nous restâmes un moment comme cela, jusqu’à ce qu’un raclement de gorge nous fasse émerger de notre bulle.

« - Hé, Roméo et Juliette, vous croyez que c’est le moment ? Ricana Emmett.
- Tu as lu Roméo et Juliette ? S’exclama Alice avant que quiconque ait pu réagir.
- Je ne suis pas stupide ! Nain de jardin !
- D’accord mais pourquoi eux ? L’interrogeai-je, empêchant par la même occasion Alice de répliquer.
- M’enfin c’est évident ! Parce qu’ils sont morts !
- Et alors ? Me contentai-je de répondre.
- Vous aussi vous êtes morts ! Rétorqua-t-il agacé. »


Rosalie lui mit une bonne claque derrière la tête alors qu’Esmée s’exclamait « Emmett ! » sur un ton désespéré mais résolu et que nous le regardions tous d’un air ahuri. Edward disait souvent que son frère était un géni qui s’ignorait, rapports aux quelques éclairs d’intelligence dont il faisait preuve parfois mais dans ces cas-là je savais qu’il se demandait surtout où est-ce qu’il allait chercher des âneries pareilles, et j’avouais bien volontiers que moi aussi. On se reconcentra tout de même sur ce qui se passait parce que même si c’était dit de manière particulièrement maladroite et stupide, c’était vrai.

Je demandais une dernière fois s’il n’y avait pas un autre moyen, après tout même si au départ Mickael avait obéit à Marcus il était en fait une victime et puis il avait finalement choisit de s’en aller. Je n’avais pas envie de lui pardonner ni de faire comme si de rien n’était mais j’étais prête à tout pour rendre Edward et les Cullen heureux. Ils comprirent tous ce que j’essayais de faire avant même que j’ai terminé de parler et un petit sourire de reconnaissance apparu sur leurs visages mais je sus que rien de ce que je dirais ne changerait leur décision. Malgré tout Carlisle demanda à Alice si elle voyait quelque chose. Cette dernière répondit qu’elle surveillait leur décision mais que pour l’instant ils n’avaient pas arrêté leur choix, comme nous un peu plus tôt.

« - Donc nous sommes d’accord. Dit Carlisle. Si Mickael reste, nous partons. »

Il nous regarda tour à tour tandis qu’on lui signifiait notre accord. J’étais toutefois très triste que cette décision puisse engendrer des tensions entre nos hôtes et nous, car cela arriverait forcément. Nous n’avions plus qu’à attendre le retour de nos amis. J’espérais vraiment qu’ils nous choisiraient nous, j’avais tant envi de mieux les connaître et de partager ce noël avec eux. C’était le premier noël que je ne passais pas en solitaire depuis que Marcus m’avait abandonnée et j’aurais voulu qu’il soit parfait. Mais j’avais un mauvais pressentiment, tout au fond de moi je sentais que nous ne fêterions pas noël comme c’était prévu initialement. Tout à coup je sentis une vague d’émotion m’atteindre et à ce moment là je me rendis compte à quel point j’étais stressée. Je remerciai Jasper silencieusement et me blottissai un peu plus dans les bras d’Edward.

Désormais le silence régnait dans la grande pièce. Même sans posséder le don d’Edward, je devinais que tous les membres de la famille étaient inquiets. Eux aussi devaient espérer que Tanya et les autres nous choisiraient, que nous pourrions rester. Notre discussion avait duré deux bonnes heures et il en fallut quelques unes de plus avant que nos hôtes ne reviennent de la chasse. A ce moment là Jasper et Emmett étaient dans le jardin, engagés dans un combat amical et nous autres les regardions faire depuis la terrasse. Edward se tendit tout à coup et se mit debout. J’allais lui demander pourquoi quand je vis Emmett et Jasper se diriger tranquillement vers nous en nous montrant la forêt. Kate et Irina furent les premières à émerger des bois suivies par Eleazar et Carmen qui se tenaient par la main et enfin Tanya qui semblait prendre particulièrement son temps pour nous rejoindre.

Les garçons restèrent debout tandis que Carlisle se levait à son tour et descendait les quelques marches nous séparaient des cinq vampires. Je restai assise sur la table sur laquelle je m’étais installée un peu plus tôt et je m’aperçus que les filles agissaient de même. C’était très bizarre, les garçons debout, les filles assises, une scène qui aurait très bien pu se dérouler à l’époque où j’étais encore humaine, à l’époque où c’était encore les hommes qui prenaient toutes les décisions. Irina, Kate, Carmen et Eleazar nous rejoignirent rapidement mais nous dûmes attendre Tanya un moment. Un moment pendant lequel je me demandai si elle le faisait exprès parce qu’elle voulait retarder le plus longtemps possible ce moment fatidique ou tout simplement parce qu’elle ne voulait pas se montrer coopérative. Elle finit tout de même par nous rejoindre et il arriva ce que nous redoutions tous. Carlisle les informa donc que malgré notre volonté de rallier le plus de vampire possible à notre régime alimentaire, et plus généralement à notre manière de vivre, ainsi que l’indulgence qui habituellement nous caractérisait, nous ne pouvions faire comme si de rien n’était. Encore une fois même sans entendre les pensées comme Edward je pus facilement deviner ce que pensaient nos amis. Enfin si nos amis ils étaient toujours.

Les trois sœurs nous regardaient sans afficher la moindre émotion ; Carmen elle ne cachait pas sa tristesse, tout comme Esmée. Eleazar poussa un soupir de résignation et prit la parole à son tour. Il nous annonça, comme on s’en doutait, qu’eux avaient décidés de prendre en charge Mickael. Mais nos cousins du nord ne renoncèrent pas pour autant à nous garder chez eux pour noël. Notre « oncle » essaya de convaincre Carlisle en lui rappelant que tout le monde avait droit à une seconde chance et que c’était lui-même qui avait utilisé ce précepte pour le convaincre de quitter les Volturi. Irina ajouta qu’on pouvait toujours trouver une solution pour qu’aucun d’entre nous ne le croise durant notre séjour mais elle-même ne semblait pas convaincue par ses paroles.

Cependant cela aurait pu être une bonne idée si je n’avais pas été certaines que les garçons, exceptés mon père adoptif qui savait toujours se tenir, voire même, peut-être, Rosalie, auraient été incapables de se retenir de sauter à la gorge de Mickael si par malheur ils l’avaient croisé au détour d’un des couloirs de la grande demeure. Jasper intervint et je crus qu’il allait finalement soutenir Mickael, après tout lui aussi avait eu droit à un nouveau départ en tant que vampire et j’étais prête à croire qu’il avait fait plus de victime que mon ancien poursuivant - mais il se contenta de dire d’une voix monocorde) qu’il aurait droit à une seconde chance mais qu’il faudrait qu’à nos yeux qu’il la mérite et ce serait sûrement très long.

POV Edward

On resta une nouvelle fois dans le silence le plus complet pendant un moment jusqu’à ce que Rosalie et Emmett montent dans leur chambre pour remballer le peu d’affaires qu’ils avaient pris la peine de défaire. Puis Esmée se racla la gorge tout doucement mais juste assez pour faire comprendre à Carlisle qu’il devait réagir.

« - Nous allons aller chasser puis nous prendrons la route. Dit-il en portant son regard sur chacun d’entre nous pour obtenir notre accord.
- Mon vieil ami, tu es sûr que tu ne veux pas essayer de rester encore un peu ? Le supplia presque le Denali.
- Je suis navré mais tu comprends que la sécurité et le bien-être de ma famille passent avant tout.
- je sais. Mais tu ne peux pas m’en vouloir d’essayer.
- Non, c’est vrai. Répondit-il, un petit sourire éclairant son visage. »

Emmett et Rosalie redescendirent puis nous nous éloignâmes de la maison en direction de la forêt. La chasse fut longue car nous ne voulions pas être obligés de nous arrêter plus que nécessaire sur le chemin du retour et aussi très calme. Nos esprits étaient trop accaparés par la situation pour penser à nos jeux de chasse habituels. Répartis par couple, nous restâmes éloignés les uns des autres la plupart du temps. Bella était encore plus calme que d’habitude, si cela était possible ; je la sentais fermée et toutes les fibres de son corps trahissaient son sentiment de culpabilité. Je ne pouvais le lui reprocher car à sa place j’aurais été dans le même état ; toutefois je vins la prendre dans mes bras et lui donnait un tendre et long baiser afin de la rassurer sur mon éternel amour, mon soutien ainsi que celui de notre famille. Au milieu de notre étreinte elle étendit son bouclier pour que je puisse l’entendre et si elle savait que nous ne la jugions pas coupable elle ne pouvait s’empêcher de se sentir responsable.

Après tout chacun des membres du clan Denali étaient entrés dans notre vie bien avant elle. Qui était-elle donc pour briser une si longue amitié ? Je la serrais plus fort contre moi dans l’espoir de chasser ces pensées saugrenues de son esprit et poussai un furtif soupir de soulagement lorsque je la sentis enfin se détendre contre moi. Nous restâmes ainsi enlacés, nous cajolant l’un l’autre jusqu’à ce que la sonnerie de mon téléphone me ramène à la réalité. Tous les autres avaient terminé leur chasse et nous devions nous rejoindre à la lisière de la forêt pour que nous puissions y retourner tous ensemble. Nous saluerions nos hôtes de courte durée et rentrerions chez nous. Je captais les pensées d’Alice, elle se félicitait d’avoir tenue à décorer la maison et à mettre un sapin alors que nous devions être absents pour toutes les vacances. Nous passerions le réveillon sur les routes mais en faisant assez vite nous serions à la maison à temps pour ouvrir nos cadeaux le jour de noël.

Nous entrâmes dans la demeure par la baie vitrée qui donnait sur la grande salle à manger qui, comme chez nous, servait de salle de réunion et on traversa la dite pièce d’un pas souple et rapide. Lorsqu’on fut dans le couloir on tomba nez à nez avec Kate et Irina qui partaient dans le sens inverse les bras chargés d’énormes classeurs. Esmée les interpella doucement et ces dernières nous rejoignirent rapidement. Elles comprirent sans aucun mot que nous étions prêts à nous en aller et elles affichèrent tout à coup une mine sombre où se mêlait honte, tristesse, colère et bien d’autres émotions. Elles nous indiquèrent qu’Eleazar et Carmen se trouvaient dans la bibliothèque en train de disputer une partie d’échecs. Elles déposèrent leur fardeau sur un meuble qui se trouvait là et nous y accompagnèrent. Je suivais les autres sans vraiment faire attention à ce qui nous entourait, concentré sur ma Bella et la peine qu’elle ressentait ; tellement concentré que je ne vis absolument pas venir la suite.

Nous étions devant la double porte de la bibliothèque qui était grande ouverte, sur le point d’entrer quand une autre porte près de nous s’ouvrit. Elle laissa place à Tanya et à ma grande horreur, à Mickael. Et là sans que je comprenne ce qui avait pu se passer ni que quiconque ait le temps d’intervenir Emmett se jeta sur lui, très vite rejoint par Rosalie. Passé l’instant de stupeur où il se laissa faire, Mickael se défendit et le couloir devint très rapidement un vrai champ de bataille, des meubles brisés partout, des trous dans les murs… Le premier à réagir fut Jasper qui se jeta sur Emmett pour l’arrêter puis tous les autres. Eleazar dut nous prêter mains fortes pour contenir la rage d’Emmett tandis que pour Rosalie, Esmée et Alice suffirent. Tanya se rapprocha immédiatement de Mickael, l’aida à se relever et le plaça derrière lui. Il semblait vraiment apeuré et je fus surpris de découvrir qu’il avait juste voulu se défendre, sans chercher à blesser qui que ce soit. Malgré tout, rien n’était pardonné.

Je sondais l’esprit de Tanya et vit qu’elle était très en colère que l’un de ses invités ait osé en attaquer un autre sous son toit. Je supposais donc que nous nous séparerions en moins bons termes que ce que nous avions prévu. Emmett finit par se calmer mais Rosalie essayait toujours de se dégager de l’emprise de notre mère et de notre sœur. Jasper avait beau lui envoyer des ondes apaisantes, rien n’y faisait. La situation était très tendue mais je faisais confiance à Carlisle pour limiter les dégâts voire même pour tout arranger. Au moment même où je me rapprochais des membres de ma famille, entraînant Bella à ma suite ; la voix de mon père raisonna dans ma tête.

« - Edward, s’il te plait, emmène les autres. Sauf Esmée bien sûr. »

Je hochai la tête en signe d’assentiment puis pris la place d’Esmée aux côtés de Rosalie et la tirais délicatement par le bras, du moins le plus délicatement possible vu la résistance qu’elle m’opposait, pour la diriger vers la sortie. Cette dernière protesta mais les autres me suivirent docilement, sans dire un mot. Décidément ce voyage ne se passait pas du tout comme prévu. On prit tous la direction de la porte d’entrée que nous franchîmes dès qu’Alice l’eut ouverte même s’il était certain que cela ne nous empêcherait pas d’entendre leur conversation.

Je ne savais pas si c’était pareil pour les autres mais de mon côté je ne cherchais pas à écouter ce qui se disait à l’intérieur ; de toute façon Carlisle nous tiendrait au courant.

On se dirigea presque instinctivement vers nos véhicules. Emmett sauta d’un pas léger et souple sur le capot de sa jeep et s’affala dessus, très vite rejoint par sa dulcinée qui se blottit aussitôt dans ses bras. Jasper et Alice se posèrent contre le pare-choc tandis qu’avec Bella nous prenions appuis contre ma Volvo. L’attente ne fut pas longue, en effet, à peine quelques minutes plus tard nos parents adoptifs sortaient par la même porte que nous avions passée un peu plus tôt. Ils avancèrent tranquillement mais fermement et un seul regard d’Esmée nous fit comprendre qu’il était temps que l’on s’en aille. Cette fois Alice et Jasper montèrent avec Rose et Emmett, nous laissant par la même occasion un peu de tranquillité.

Nos parents partirent en tête tandis que mes frères et sœurs passaient en dernier. Tout comme pour la chasse, le calme régna, pas de jeu stupide comme à l’aller. Même Emmett resta sérieux, ce qui de sa part était exceptionnel. Les seuls arrêts que l’on s’accorda furent pour faire le plein. Les quatre saisons de Vivaldi tournaient en boucle dans l’autoradio ; ni Bella ni moi n’ayant le goût de changer. Je trouvais le trajet beaucoup plus long qu’à l’aller ; sans doute était-ce du au silence qui régnait entre Bella et moi mais également entre nous et le reste de la famille. Seule la musique rompait un peu la monotonie. Je me demandai si les autres ressentaient la même chose.

Après plusieurs heures de route nous pûmes enfin apercevoir les contrées de l’Etat de Washington et bientôt ce furent celles de Forks. J’étais content que Carlisle ait pris la tête du convoi car peu de temps avant de dépasser le panneau qui nous souhaitait la bienvenue à Forks, nous avions croisé une patrouille de police qui stationnée au milieu de la route, surveillait d’éventuels excès de vitesse. Si Emmett avait été en tête, il aurait roulé comme toujours trop vite. Seule la présence de nos parents l’en avait empêché.

J’étais heureux de rentrer chez moi, même si la raison de notre départ précipité et anticipé me contrariait au plus haut point. J’espérais que la légère discorde qui nous opposait aux Denali serait vite réglée. De quelque manière que ce soit. Une fois arrivé à la maison, chacun gara sa voiture à sa place, dans le garage, et sans un mot nous sortirent nos bagages des coffres pour les monter dans nos chambres respectives. Contrairement à son habitude, Alice ne vint pas nous casser les pieds pour défaire nos valises sous prétexte que nous ne savions pas prendre soin de nos vêtements. Elle nous laissa faire, trop occupée à ruminer la situation sans doute, comme nous tous. Après avoir vidé ses valises des quantités astronomiques de vêtements, chaussures et autres accessoires qu’Alice y avait mis, Bella attrapa un grand sac et en sorti de nombreux paquets qu’elle sépara en deux tas. Je reconnus sans peine l’un des deux puisque c’était les cadeaux de noël destinés à nos cousins. Bella ne les connaissant pas très bien nous avions décidés de leur faire des cadeaux à deux. Pour le reste de la famille, Bella avait tenu à faire un cadeau à chacun, pour marquer son premier noël parmi nous. Je ne pus m’empêcher de me demander lequel était le mien. Bella déposa le sac noir à ses pieds et regarda les cadeaux tout en poussant un soupir.

« - Que crois-tu que l’on doive en faire ? Me demanda-t-elle tout en gardant la tête baissée vers les paquets.
- Je ne sais pas trop. Peut-être devrions-nous faire un colis avec ceux des autres et les leur envoyer ?
- Leur envoyer ? Répétais-je pour moi-même. Oui, pourquoi pas. Ca pourrait montrer notre envie de réconciliation.
- Et notre bonne volonté. »

Ayant fait le tour du lit, j’enlaçai Bella. Elle se tourna vers moi et m’embrassa le bout du nez.

« - Je vais descendre en parler à Esmée si ça te va.
- Bien sûr que ça me va. Mais tu n’as de toute façon pas besoin de ma permission.
- Je sais. Me répondit-elle. »

Elle m’embrassa à nouveau, cette fois sur les lèvres puis se dégagea. Elle attrapa les cadeaux des trois sœurs, de Carmen et d’Eleazar et sortit de la pièce. De mon côté, je terminai avec ma valise puis descendis tous nos bagages vides pour les ranger à leur place ainsi que mes cadeaux et ceux de Bella pour les déposer sous le sapin. Quand j’eus fini de les disposer, je me relevai et désœuvré, je me préparai à remonter pour me trouver quelque chose à faire quand Bella et Esmée apparurent, l’une portant un immense carton, l’autre plusieurs sachets de boules de polystyrène. Je m’approchais et jetait un œil dans le carton. Les paquets cadeaux ; il semblerait que notre idée ait été appréciée.

POV Bella

J’étais heureuse qu’Esmée et Carlisle aient apprécié l’idée d’Edward. Je me sentais tellement coupable de la situation que je voulais tout faire pour l’arranger ; enfin, tout en faisant mon maximum pour que ça ne me conduise pas à croiser Mickael de si tôt. Nous nous installâmes dans l’atelier d’Esmée après être aller chercher ce dont nous avions besoin. Je vidai les sacs de polystyrène dans le carton et on y plaça nos paquets pendant qu’Edward, que j’avais missionné, allait chercher ceux des autres. Il eut apparemment du mal à convaincre Emmett et Rosalie mais il était très fort pour argumenter alors il réussit. Alice et Jasper semblèrent également un peu réticents mais ils capitulèrent très vite car beaucoup moins rancuniers que les deux autres. Une fois tous les cadeaux déposés dans le carton, Esmée le mit de côté pour plus tard. De toute façon c’était un jour férié nous ne pourrions donc l’envoyer avant le lendemain.

Accompagnée d’Edward nous nous rendîmes dans le salon où sous le sapin était apparu des dizaines de cadeaux, certains énormes, d’autres beaucoup moins. Edward s’installa dans le grand fauteuil noir, préféré de tous les membres de la famille ou presque. Les garçons se le battaient en permanence et quand l’un réussissait à s’asseoir dedans il n’en bougeait plus de peur de se voir voler sa place. Je m’installais donc avec lui, nous tenions à deux très facilement et c’est ce qui faisait sa popularité car le côté confortable de l’objet nous échappait totalement. Je m’affalai sur la poitrine de mon amoureux et laissai mes jambes pendre au travers de l’accoudoir à l’opposé. Esmée, elle, s’installa à genoux devant le sapin et regarda d’un œil impatient le tas de cadeaux qui nous attendait sagement. La connaissant c’est une réaction que je n’aurais jamais imaginée ni même envisagée. Elle qui d’habitude était si pondérée et si mature, ressemblait à cet instant à une petite fille. Jasper et Carlisle se joignirent ensuite à nous. Le premier s’installa dans le grand canapé tandis que Carlisle s’asseyait en tailleur dans l’immense pouf près de sa femme. Puis vinrent ensuite Emmett et Rosalie qui s’installèrent par terre, sur des coussins, et finalement Alice nous rejoignit de très longues minutes plus tard, après qu’elle eut terminé de ranger ses vêtements par couleurs, saison etc… Elle s’installa bien sûr aux côtés de Jasper, posant un bras sur son épaule et repliant ses jambes sous elle. La parfaite petite réunion de famille humaine et si quelqu’un d’extérieur avait observé la scène, il n’y aurait rien vu d’autre.

Comme nous étions tous là, la distribution des cadeaux pu commencer et Esmée ne se fit pas prier. Elle distribua un cadeau à tout le monde et s’empressa d’ouvrir le sien. C’était un magnifique châle bleu océan, entièrement brodé par Alice. Chacun s’extasia sur son présent, remerciant chaleureusement celui, celle ou ceux qui le lui avait offert et nous passions au paquet suivant. Certains présents m’étonnèrent, comme le plus gros paquet qui était d’Emmett pour Rosalie, il contenait une énorme pièce métallique qui semblait faire partie d’un moteur de voiture, ce dont je n’étais pas du tout sûr car c’était hors de mon champ de compétence. Il s’agissait pour moi d’un cadeau spécial mais vu les cris que poussaient Rosalie il devait être exceptionnel. J’appris bien plus tard qu’elle cherchait cette pièce depuis très longtemps pour achever la restauration de la voiture de collection qu’elle s’était offerte quelques mois plus tôt.

Tous ceux que je reçus furent magnifiques mais le plus beau de tous fut celui qui venait de toute la famille. C’était une broche qui portait les armoiries de la famille et que je pouvais soit épingler dans mes cheveux, soit sur un vêtement ou encore porté en pendentif. Chaque membre du clan Cullen possédait un objet les représentant ; Rosalie, en pendentif, Alice, en tour de cou, Edward, Jasper et Emmett, incrusté dans un bandeau de cuir noué au poignet, Carlisle, sur une bague et Esmée sur un bracelet. Encore plus que les clefs de la maison, ce cadeau représentait vraiment mon appartenance à cette famille. Il surpassait même celui d’Edward qui était pourtant magnifique, un cadre dans lequel se trouvait deux petits articles annonçant pour l’un, le mariage de mes parents et pour l’autre ma naissance. Je savais qu’il avait dû se donner du mal car le journal de ma ville natale était à l’époque tirés à peu d’exemplaires et avait fait faillite alors que je n’avais même pas cinq ans.

J’épinglai tout de suite la broche dans mon chignon et fit admirer le résultat. Edward me regardait avec une fierté non dissimulée. Si j’avais pu encore rougir, mon visage aurait prit une jolie teinte cramoisie. Nous prîmes notre temps pour découvrir, apprécier et partager chaque présent ; si bien que tard le soir nous étions encore tous autour du sapin. Puis finalement chacun parti de son côté ; Rosalie fonça dans le garage afin de rajouter sa toute nouvelle pièce au moteur de son antiquité (N/B: Ne pas y voir de sens péjoratif) suivie de près par Emmett qui, sans la suivre, alla ranger soigneusement sa toute nouvelle batte de baseball dans le local que la famille consacrait à ce sport. Carlisle et Esmée se rendirent dans leur bureau tandis qu’Alice s’extasiait sur ses rouleaux de tissus et cherchait quels vêtements confectionner avec, Jasper s’installait dans le fauteuil. Edward et moi venions de quitter la pièce pour commencer son nouveau livre et nous prenions la direction de notre chambre.

Je m’attendais à ce qu’il file directement à son piano afin de se faire la main sur ses toutes nouvelles (et rares) partitions mais, à ma grande surprise, il me guida jusqu’à notre salle de bain. Lorsqu’il ouvrit la porte je découvris qu’il m’avait fait couler un bain ; des tas de bougies étaient disposées un peu partout dans la pièce et servaient d’éclairage. Des pétales de roses recouvraient presque entièrement chaque surface plane ainsi que la surface de l’eau et une douce musique s’échappait de la petite chaîne Hi-Fi.

« - Quand est-ce que tu as fait tout ça ? Lui demandais-je. »

Il me répondit par un petit sourire énigmatique et se déshabilla rapidement sans prononcer un mot. Il s’installa dans la baignoire tandis que je restais debout, au milieu de la pièce sans aucune réaction. Je repris finalement mes esprits et me déshabillai à mon tour, entrai dans mon bain et me blottis contre a poitrine. Ma joue contre sa joue, mon dos contre son torse, ses doigts frôlaient ma peau, une caresse aussi légère qu’une plume. Je me laissai faire, goûtant avec plaisir à cet instant de paix et de tranquillité et puis fermai les yeux pour l’apprécier encore plus. Au bout d’un moment je sentis Edward remuer légèrement. Comme nous autres vampires ne ressentions pas l’inconfort de certaines positions cette soudaine activité me rendit curieuse. J’ouvrai donc les paupières, m’apprêtant à le questionner quand mes yeux tombèrent sur une petite boite noire, toute simple, qui reposait au creux de la main de mon homme, juste devant mon visage.

« - Encore un cadeau ? Edward, tu n’aurais pas dû ! M’exclamais-je, pourtant ravie. J’avais appris à apprécier ses petites attentions. »

Je m’essuyai sommairement les mains et attrapai la boite. Quand je l’ouvris, j’eus la surprise d’y trouver une seconde boite, légèrement plus petite et rouge. Le genre de boite qui ne peut abriter qu’un bijou. En l’occurrence une bague, comme je le découvris en ouvrant l’écrin. Un magnifique solitaire monté sur un anneau que je crus tout d’abord en argent. Edward me précisa plusieurs heures plus tard qu’en fait c’était du platine ; lui se fichait que je ne fasse pas la différence mais il savait que le reste de la famille non, d’où la précision. Je sortis la bague et m’apprêtais à la passer à mon annuaire droit quand mon chéri m’arrêta doucement. A son tour il prit la bague, attrapa ma main gauche et se décala légèrement sur le côté pour pouvoir me regarder dans les yeux. Je le regardai faire, un peu perplexe, même si mon inconscient, lui, avait déjà tout compris.

« - Ma maison est désormais la tienne, ma famille aussi, accepterais-tu aussi mon nom ? Me demanda-t-il avec une infime douceur. » (Mfdt : Ma formulation est un peu originale mais je la trouve plus sympa que l’éternel : « Isabella Marie Swan, voulez vous m’épouser ? », j’espère que vous n’êtes pas déçus).

Comme je ne disais pas un mot il poursuivit, fronçant très légèrement les sourcils.

« - Je sais qu’on ne se connait pas depuis très longtemps mais j’ai l’impression de t’aimer depuis toujours et je voudrais te le prouver pour l’éternité… Bella ? »

Je le regardais avec tout l’amour dont j’étais capable car l’émotion m’étreignait la gorge et j’avais du mal à parler.

« - Bella ? Répéta-t-il. Dis quelque chose s’il te plait.
- Excuse-moi, c’est juste… Je me demandais… Pourquoi as-tu attendus si longtemps ? »

Cette fois c’est lui qui resta muet, je crois qu’il ne s’était pas du tout attendu à cette réponse.

« - Alors c’est oui ?
- Bien sûr que c’est oui. Répondis-je juste avant de l’embrasser avec passion.
- Ah ben quand même ! Hurla la voix d’Emmett, de l’autre côté de la porte. »

De nombreux « Chut ! » retentirent dans la seconde qui suivie et nous éclatâmes de rire. Heureusement pour nous la porte était fermée à clef. Je recommençai à embrasser mon désormais fiancé avec passion, l’entraînant avec moi sous l’eau, là où nous serions seuls pour fêter la nouvelle à notre manière. Désormais, j’avais tout.

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