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 Concours de fanfictions 1 Votes

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Mikan
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MessageConcours de fanfictions 1 Votes   Publié le : Dim 31 Oct 2010 - 13:19

Et voilà, chers phénixiens, l'heure de vous dévoiler les textes des concurrents pour ce concours d'halloween !

C'est dans ce topic que vous pourrez lire les OS participants puis nous donner vos impressions. Les textes resterons anonymes jusqu'à la fin des votes, merci de ne pas chercher à savoir qui a écrit quoi.
Pour des raisons d'impartialité, nous demandons aux auteurs de bien vouloir ne pas voter pour leur propre texte. Puisqu'il y a seulement trois participants, tous les textes seront sur le podium et seront donc publiés sur le site à l'issue de la phase vote, et le gagnant aura droit à un grade personnalisé de son choix, valable jusqu'à l'annonce des résultats du concours suivants.

Merci à nos trois participants d'avoir pris le temps d'écrire pour participer à notre tout premier concours. On vous souhaite bonne chance. Bonne lecture !


OS n°1 - rating G - fandom: Fullmetal Alchemist
Citation :
L'épouvantail.



Halloween, fête se déroulant la nuit du 31 octobre au 1er novembre; Tous les enfants se déguisent afin d'aller aux portes quémander : «Trick or Treat!», littéralement, demander des bonbons. Mais à Central city, depuis quatre ans déjà, un meurtre est commis lors de cette tradition. Le meurtrier disparaît pendant un ans ensuite en ne laissant que pour seul indice aux militaires : «Ensemble ou Mort».

Dans un bureau du Q.G militaire de la capital, un homme aux cheveux de jais et aux yeux perçants somnolait devant un rapport daté du 1er novembre 1911. Ce dossier aurait bientôt quatre ans et cela faisait frissonné l'homme. Il était censé arrêter ce détraqué avant qu'il ne commette un nouveau meurtre mais c'était tout bonnement impossible de le localiser et de l'identifier. Aucune trace d'ADN n'avait été laissé, même pas un simple cheveux sur les lieux des crimes. Cette affaire commençait à faire perdre la tête à tous. Une voix douce vint soudain le déranger dans son semi-sommeil ainsi que ses pensées.

«Colonel, vous semblez épuisé, vous devriez peut être rentrer chez vous plus tôt aujourd'hui, déclara le lieutenant Riza Hawkeye au colonel Roy Mustang»

C'était une jeune femme d'environ vingt-cinq ans. Elle avait de long cheveux blond et des yeux couleur miel. Elle était, elle aussi, vêtu de l'uniforme de l'armée d'Amnestris mais contrairement à son caractère strict et sévère habituel, elle avait prononcé ces quelques paroles doucement, mélangeant inquiétude et affection.

Mustang se frotta les yeux pour reprendre un peu ses esprits puis remercia sa subordonnée tout en refusant sa proposition, le repos ce sera après. Il se replongea de nouveau dans les dossiers, en espérant trouver des nouveaux points communs jusqu'à ce jour encore inconnus. Malheureusement, un seul ressortait toujours sans donner plus d'informations. Les victimes étaient seules, sans famille ou proches vivants dans le pays. Cela faisait encore beaucoup trop de potentielles victimes à protéger pour la nuit d'Halloween, alors que les troupes sont mobilisées pour patrouiller dans les rues afin d'assurer la sécurité des enfants et des magasins et d'empêcher les fauteurs de troubles de s'exprimer.

L'enquête restait au point nul provoquant un sentiment d'infériorité et d'incapacité chez le colonel Mustang et surement son équipe aussi.

Le Flame Alchemist se leva légèrement énervé tout en priant son premier lieutenant de le suivre, une petite balade les attendait. Cette promenade ne pourrait que lui faire du bien, reposer son cerveau en ébullition tellement il le faisait marcher dans le vide ou sur des pistes improbables. Riza comprenait la réaction de son supérieur, faire choux blanc sur une affaire est toujours désagréable surtout sur des meurtres. Elle sortit en sa compagnie, puis le suivit jusqu'à l'issue du bâtiment. Il commença à lui parler sur tout autre chose que l'enquête mais ne pouvant s'empêcher d'y penser, il lui demanda si elle avait des soupçons, des remarques, ou même le moindre commentaire car l'équipe n'avait pas communiquer énormément depuis le mois d'octobre, trop occupée dans les archives, les coups de téléphone, et les rapports d'autopsies. La jeune femme se mit à dire tout ce qu'elle en avait déduit depuis le début du mois mais elle même bloquait. Ses idées restaient vagues pouvant surement être plus poussées mais alors elles n'auraient plus de sens, relevant du surnaturel. Aillant fini, Roy reprit ces propos à haute voix en les analysant et en essayant de les associer aux siens. Hawkeye l'écouta attentivement sans rien dire, si cela pouvait l'aider, les aider, à résoudre cette énigme avant le 31 au soir.

Tout en discutant, ils marchaient sans destination précise, oubliant le temps. Au bout d'environ deux heures trente de marche, ils s'arrêtèrent , remarquant que la nuit tombait. Étant proche de l'appartement du jeune homme et assez loin de celui de Riza, l'alchimiste proposa de commander une pizza à son domicile et l'inviter à rester dormir. Son appartement est bien trop grand pour quelqu'un de seul. Elle fut surprise par les paroles du colonel, sans pour autant que cela ne lui déplaise. Elle répondit positivement, retourner chez elle maintenant n'était pas une très bonne idée même si elle était armée. Ils ne s'attardèrent pas plus longtemps à l'extérieur lorsqu'ils aperçurent un petit groupe se diriger vers eux. Malgré leurs uniformes, les gens malintentionnés n'hésiteraient pas à les attaquer, deux contre un petit groupe les forces ne seraient pas équilibrées du bon côté.

L'appartement était plutôt spacieux, en particulier le séjour et les chambres. Roy lui montra la chambre d'ami vide depuis qu'Havoc avait trouvé un appartement dans ces moyens, il avait cohabité avec lui le temps de pouvoir s'installer en ville. La pièce comportait un lit deux places et une table de nuit ornait chaque côtés ainsi qu'une commode surplombé d'un miroir en face du lit. Le brun commanda la pizza et suggéra de regarder un film, «L'étrange noël de monsieur Jack», afin de décompresser; la journée avait été rude. La soirée se déroula tranquillement, avant que chacun ne partent se coucher. A l'occasion Roy et Riza allait boire un vers ensemble après le boulot, depuis les année à travailler ensemble ils s'étaient beaucoup rapprochés pour devenir de proches amis.

Le lendemain au bureau, le lieutenant Hawkeye et le sous-lieutenant Havoc examinèrent plus attentivement les rapports d'autopsies au lieu de chercher de potentiels coupables dans les archives et les fichiers de l'armée. Quant au colonel, il analysa de nouveau la situation géographique, l'heure, la signature et autres. Les deux jours furent identiques dans le bureau de la team Mustang sans trouver de nouvelles informations. Un peu avant quatorze heures, Mustang s'exclama :

«J'ai trouvé quelque chose, venez voir!»

Il étendit un plan détaillé de la capital, situa les meurtres dessus et ensuite les relia entre eux afin de former une sorte de M sans la dernière barre.

«En les reliant ainsi, on pourrait penser à un N mais moi je dirais plutôt un M si on compte le crime qui devrait avoir lieu aujourd'hui, on va donc pouvoir essayer de deviner l'endroit exacte. De plus, Si ça forme un M, c'est peut être la lettre du prénom au du nom du tueur, une sorte de signature.»

Ils étaient tous content d'avoir enfin une piste qui tienne vraiment la route. Mustang leur fit part de sa dernière déduction. Il supposait que le tueur était une personne seul sans famille , ni proches, surement tuée dans un accident ou dans un crime il y aurait de cela quatre ans, d'où la phrase «Ensemble ou Mort». Du coup, cette personne souffrant de solitude a dut ce mettre en tête de tuer les personnes comme lui pour leur éviter cette souffrance. Cela collait parfaitement avec le type des victimes. La seule chose qu'il ignorait était l'heure qui changeait à chaque fois, ils n'avaient pas une minute à perdre. Ils localisèrent le lieu du prochain crime, un immeuble à environ dix minutes à pied du Q.G, celui de Riza. La jeune femme décida de ne rien dire, et enleva sa photo du dossier de l'habitation comportant des renseignements sur les résidents. Elle ne voulait pas qu'on la retire de l'affaire, surtout dans un moment pareil, où le criminel est sur le point de se faire avoir. De plus, elle ne voit pas pourquoi elle serait la cible, certes elle n'a plus de famille mais elle a des amis sur qui compter.

Le temps de rassembler toutes ces informations, de trouver des hommes supplémentaire pour faire évacuer l'immeuble et de s'équiper suffisamment pour ce type de mission, seize heures sonnaient. Arrivés devant l'habitat, ils se séparèrent en groupe de deux afin de couvrir un plus grand terrain et de faire évacuer les lieux plus rapidement. Hawkeye fut à son étage avec son supérieur mais celui ci ne se douta de rien, ou du moins fit semblant de ne pas comprendre le manège de sa subordonnée, une affaire comme celle-ci n'arrive pas tous les jours et ils auraient besoin d'un maximum de personnes pour coincer ce céréal killer. Lorsque l'immeuble fut vide, les militaires bouclèrent le parking et les alentours de la bâtisse empêchant toute personne curieuse de s'aventurer trop près des lieux. Le lieutenant Hawkeye se retrouva posté devant l'entrée principale accompagnée du colonel Mustang, le sous-lieutenant Havoc lui s'occupa de la porte arrière avec l'adjudant Fuery, et les sous lieutenant Breda et Falman patrouillaient autour avec d'autres soldats.

Non loin de là, un individu étrange, portant un masque ressemblant à un épouvantail et une citrouille d'Halloween, les observait sur le toit d'en face avec une petite paire de jumelles. Son regard s'arrêta devant l'entrée principale, une sourire en coin venait de se dessiner sur ses lèvres lorsqu'il aperçut sa cible, avec une autre des ses potentielles victimes. Un fou rire s'empara alors de tout son être. Son plan allait fonctionner, comme d'habitude. Mais une voix dans sa tête lui disait d'arrêter toute cette mascarade, de retourner de la où il venait, ainsi plus aucun meurtre ne serait commit. Seulement l'étrange personnage ne l'écoutait pas et se moquait bien de ce qu'on pouvait lui dire, il ne s'arrêterait que lorsque sa mission sera accomplie.

Le ciel commençait à s'assombrir, la nuit arrivait emmenant une légère brise fraîche. Les enfants débutaient leurs récoltes de bonbons pour les semaines à venir tandis que les militaires frissonnaient, se mettant un manteau pour les uns ou bien allant chercher des cafés pour les autres. Seule la team Mustang restait concentrée malgré le froid qui s'emparait de leur corps. Le moment de vérité n'allait pas tarder, il ne fallait en aucun cas être occupé à boire un café ou rêvasser. L'homme étrange sauta sur le toit de l'immeuble surveillé, y pénétra et n'en ressortit pas. L'heure du crime approchait, c'était soit lui soit sa victime, mais ce soir, l'un des deux ne serait plus qu'une image, un souvenir s'effaçant année après année. Bientôt la vie de quelques individus allait changer.

Roy et Riza, devant l'entrée, commençaient à s'impatienter, se doutant que le meurtrier ne viendrait pas après avoir vu tous ces soldats autour de sa prochaine scène de crime. De plus, les habitants ont quitté les lieux, venir ici ne lui apporterait que des ennuis mais le Flame Alchemist espérait toujours voir venir celui qu'il pourchassait depuis près de quatre ans déjà. C'est alors que d'un coup, tout le courant du quartier fut coupé et une étrange fumée opaque sortie du hall. Les deux militaires sortirent leurs armes, attendant que la fumée disparaisse pour entrer dans le bâtiment mais au moment d'y pénétrer, le lieutenant stoppa son supérieur.

«Je vais aller voir, vous devriez rester ici afin que personne ne rentre, ce n'est peut être qu'une diversion. Si je ne reviens pas dans les dix minutes qui suivent, allez chercher du renfort, expliqua-t-elle tout en avançant»

Mustang lui faisait confiance, mais il s'inquiétait. Tout cela est peut être un tour de ce criminel, dix minutes s'était plus qu'il n'en fallait pour tuer quelqu'un par surprise. Il n'attendrait que six, sept minutes maximum.

La jeune femme se retrouvait à présent dans les escaliers, marchant sur ses gardes dans le noir, n'ayant que les faibles rayons de la lune pour s'éclairer. Elle ne voyait personne, cependant son instinct disait le contraire. Plus elle s'enfonçait, plus son adrénaline augmentait, l'idée qu'un détraqué puisse être ici la faisait frissonner. Seul le bruit de ses pas discrets résonnaient faiblement quant un bruit sourd, se fit entendre derrière elle. D'un coup direct, elle se retourna. Personne. Un chat passa en trombe, il venait de renverser un saut en courant. Elle resta une dizaine de secondes sans broncher, paralysée, avant de reprendre sa route, à la recherche de quelqu'un. Après avoir marché pendant quatre minutes, elle rebroussa son chemin, il n'y avait pas e moindre signe de vie humaine dans cet endroit. Arrivant à mis chemin, une voix se fit entendre, elle appelait au secours. Sans plus attendre, le lieutenant courut dans la direction des cris, au premier étage. Elle marcha plus prudemment dans le couloir, recherchant d'où pouvait provenir ces appels au secours, manquant de lumière dans les couloirs les plus renfoncés. Son attention fut attiré par une faible lueur s'échappant sous une porte, l'appartement vingt-trois, le domicile de Riza. Comment était ce possible, seule elle avait les clés. C'est en joue qu'elle rentra chez elle, laissant la porte ouverte. Il n'y avait personne, juste une petite bougie dans une citrouille d'halloween, éclairant le mur de sa pièce principale où l'inscription «Ensemble ou mort» était inscrite. Son corps s'empara d'une frayeur indescriptible, la paralysant tandis qu'un mystérieux personnage la contourna pour se placer devant elle lançant «Je suis là» avant de l'attraper par les épaules. Son masque était celui d'un épouvantail et d'une citrouille découpé, de façon à faire peur, contrairement à son vêtement qui était l'uniforme de l'armée d'Amnestris taché de sang au niveau de l'épaule et du cœur. Sans même s'en rendre compte, la blonde vida son chargeur, sans atteindre la cible.

En bas du bâtiment, les coups de feu s'entendirent comme si on se trouvait à côté, ce qui alerta le colonel Mustang, qui ne prit même pas la peine de prévenir ses collègues avant de pénétrer en trombe dans l'immeuble et de se rendre à l'endroit des coups. En fin de compte il s'en voulait d'avoir attendu les dix minutes car son lieutenant, Riza était en danger d'après le nombre de coups qui avaient retenti et il craignait que sa vie soit en danger. Il n'aurait jamais du faire comme si elle ne résidait pas ici et la laisser participer à l'opération. Il arriva devant une porte ouverte éclairer par une citrouille. Il n'aperçut qu'après la jeune femme, allongée sur le sol, la tête mi-relevée contre le mur où l'inscription était toujours inscrite, parsemé de balles. Il s'approcha du corps encore chaud et vit qu'elle avait la gorge tranchée. Les cris d'appel du jeune brun ne la faisait pas revenir, elle ne donnait aucun signe de vie. À son plus grand espoir, son pouls était faible mais pas inexistant, il s'empressa alors d'enfiler l'un de ses gants d'alchimiste et empêcha l'hémorragie de s'agrandir en brulant légèrement la plaie sévère de la blonde. Sa subordonnée se mit à tousser faiblement pour articuler d'imperceptible remerciement à son supérieur qui venait de lui sauver la vie, même si elle n'était pas complètement tirée d'affaire. Cependant elle voulut le prévenir du danger qu'il encourait en restant là mais c'était trop tard, l'épouvantail réapparut derrière Roy, le couteau qui avait faillit tué Riza dans sa main droite. C'était une petite lame, comme ceux de l'armée, comment pouvait-il en posséder? Cette être était vraiment bizarre. Alors que le criminel s'apprêtait à lancer son arme, Mustang claqua des doigts et en un éclaire le masque d'épouvantail et de citrouille se brisa en deux laissant apparaître le visage d'un homme qu'il connaissait bien. Maes Hugues. Pourtant assassiné il y a quatre ans par l'homonculus Envy. Il ne comprenait pas comment son meilleur ami pouvait être encore en vie, qui plus ai un meurtrier, celui qui a voulu assassiner celle qu'il aime. C'était impossible à moins que ce ne soit pas lui, un imposteur, simplement son image, d'où le fait qu'il porte l'uniforme de l'armée et les même couteaux.

Lorsque le masque fut coupé en deux, Maes commença à devenir poussière. Ses jambes disparaissaient, puis ce fut le tour du buste. Il eu le temps de prononcer quelques mots avant de disparaître en cendres et de s'envoler sereinement vers des cieux lointain :

«Merci de m'avoir délivré Roy. Prends soin de toi, de ma famille et de Riza s'il te plaît»

C'était le sourire aux lèvres que les dernière paroles de Maes Hugues furent dite, provoquant la coulé de légère larmes sur les joues du colonel. Cette fois ci, il était mort pour de bon, mais en paix, lui qui commençait à n'être plus qu'une image, il serait maintenant à jamais gravé dans l'esprit de de son meilleur ami (ndbl:oh putain goldorak est mort!). Il lui avait tellement manqué, rien que de le revoir une dernière fois lui avait fait le plus grand bien, car il savait désormais qu'il allait reposer en paix, sans regrets. Les regrets, surement cela qui le retenait prisonnier en ce bas monde. Ses larmes disparurent et son attention revint sur son lieutenant. Elle n'avait pas bougé, trop faible pour le faire après tout le sang qu'elle avait perdu. Il perçut les larmes qui perlaient sur les joue de la jeune femme, elle avait elle aussi revu Maes. Mustang la serra dans ses bras, elle était encore vivante et rien ne le rendait plus heureux, après avoir constater tout le surnaturel et l'obscurité de cette affaire.

Il prit Hawkeye dans ses bras et la descendit à l'entrée de l'immeuble où était rassemblé toute l'équipe. Ils accoururent pour l'aider, appelèrent une ambulance et demandèrent des explications. Ils n'étaient pas rentrés dans le bâtiment car ils ne savaient pas où aller sans lampes torche, le seul équipement qu'ils avaient oublié d'emporter avec eux, et le bruit avait disparu trop tôt. Le Flame Alchemist les excusa, leur raconta les faits en évitant le surnaturel mais en précisant que le tueur ne sévirait plus jamais. À l'arrivé des ambulanciers, il partit avec Riza afin de veiller sur elle jusqu'à son réveil, ne voulant plus la laisser seule après les événements des cette nuit. Elle ne serait plus jamais seule, elle pourrait compter sur lui à chaque instant.

Malgré les événement, Halloween se déroula tranquillement, ainsi que ceux des années suivantes. Les missions surnaturels comme celle du 31 octobre 1915 ne refirent jamais surface. Un coups des homonculi pensa Roy .

Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1922, un jeune garçon au cheveux de jais et au yeux couleur miel, déguisé en Robin frappa à une porte dans Central city accompagné des ses parents. On leur ouvrit et le jeune garçon, nommé Ryu, lança :

«Trick or Treat!»


FIN


Happy Halloween everybody!

OS n°2 - rating G - Fandom : Mentalist
Citation :

« Je vous déteste. »
La voix de Lisbon résonna dans l’air glacé du crépuscule. Jane, qui marchait à quelque pas devant elle, fit mine de ne pas avoir entendu, son habituel sourire plaqué sur les lèvres. La jeune femme, emmitouflée dans sa veste, un bonnet enfoncé sur les oreilles le tout accompagné d’un air assassin sur le visage, fixait obstinément le dos du consultant, sachant très bien qu’il sentait son regard.
« Je vous retiens, vous et vos idées, reprit-elle en accélérant le pas, se retrouvant juste derrière Jane. Sans vous, nous serions en train de recevoir les félicitations d’Hightower et…
- Je sais, Lisbon, l’interrompit Jane sans se départir de son calme. Je sais. »
L’affaire qui les avait entraînés à plus de cinq cent kilomètres de Sacramento leur avait été attribuée il y a une semaine. Au fil des jours, les preuves contre un très célèbre revendeur d’œuvres d’art s’étaient amassées et l’équipe californienne avait été sur le point de le capturer. Toutefois, quelques jours à peine avant l’intervention, Jane avait convaincu Lisbon de le suivre dans un petit village abandonné, à une centaine de kilomètres de la ville où devait se dérouler l’arrestation. Lisbon, de bonne grâce, l’avait suivi, désirant savoir ce qu’il avait derrière la tête. Inutile de dire qu’elle s’en mordait les doigts. Elle avait raté l’arrestation dirigée par Cho, et se trouvait désormais perdue dans la campagne, par cette froide nuit de fin d’octobre, avec un Jane encore plus horripilant qu’à l’accoutumé.
La brunette soupira et accéléra, ne se privant pas de fusiller son consultant du regard alors que leurs yeux se croisaient. Jane, égal à lui-même, ne bronchait pas, se contentant de marcher, comme insensible au froid qui donnait l’impression d’être mordu de toutes parts.
Il avait convaincu Lisbon de le suivre, car, selon lui, cet endroit avait un rapport direct avec leur affaire, avec l’arrestation et avec le CBI. D’abord réticente, Lisbon avait fini par accepter de l’accompagner, convaincue que l’aller-retour ne leur prendrait qu’un après-midi. Grave erreur. Cela faisait maintenant plus de deux heures qu’elle suivait Jane à travers ce maudit champ où le portable ne passait pas.
Quand tout sera terminé, songea-t-elle, je demande à Hightower de le virer.
« Lisbon, l’appela Jane, coupant court à ses pensées, au lieu de chercher un moyen de vous venger, accélérez, le brouillard arrive. »
Comme pour donner raison au consultant, une vague de brume s’éleva, masquant la lumière blafarde de la lune. L’agent du CBI leva les yeux au ciel et serra les dents ; elle pourrait avancer bien plus vite si elle ne mourait pas autant de froid.
Devant elle, Jane avait ralenti, faisant mine d’admirer la pleine lune. Cependant, dès qu’elle fut arrivée à son niveau, il se remit en route, calant son rythme sur le sien. Lisbon eut bien du mal à retenir son sourire : il savait toujours quoi faire pour lui montrer qu’il était présent pour elle, malgré tout.
Les deux jeunes gens continuèrent d’errer pendant encore quelques minutes avant que Lisbon ne se mît à claquer des dents. Bien qu’elle fît un effort surhumain pour se retenir, Jane l’entendit. Silencieusement, il quitta sa veste qu’il posa sur les épaules de sa supérieure. Teresa, gênée, ne réagit pas immédiatement.
« Merci… dit-elle, presque dans un murmure, en resserrant la veste autour de ses épaules.
- De rien. Je sais que Madeleine m’en voudrait si vous mouriez cette nuit. »
La brune ne put se retenir de sourire, ce qui n’échappa pas au consultant qui sentit un poids s’enlever de ses épaules : Lisbon n’était plus – ou moins – en colère.
Ils avancèrent encore un moment, faisant bien attention de ne pas trébucher sur le sol inégal, éclairé par les quelques rayons de la lune qui réussissaient à percer le brouillard. Lisbon devait avouer que l’ambiance était très… Autant dire que le lieu aurait été un tournage parfait pour un vieux film d’épouvante : les arbres, dépourvus de feuilles, semblaient immenses dans les ténèbres, et leur ombre, projetée par la pâle lumière de la lune, paraissait démesurée, inquiétante. Étrangement, le décor n’effrayait pas la jeune femme, qui admirait plutôt la beauté du paysage. Jane, qui avait remarqué que sa supérieure levait enfin le nez, jetant des coups d’œil rapide autour d’elle, se félicita à nouveau : son plan en valait la peine, finalement.
La nuit était vraiment là, désormais. Le ciel, d’un noir d’encre, contrastait avec la lune, qui semblait encore plus ronde, et encore plus blanche que d’habitude. La brume ne s’était pas dissipée, mais était descendue, sournoise. Elle semblait s’enrouler autour de Lisbon et de Jane, se serrant, se desserrant, s’éloignant pour mieux revenir. La jeune femme, qui était trop épuisée pour prêter attention à la noirceur qui les entourait, avançait en se préoccupant juste de tenir debout. Jane, qui marchait exactement à la même allure que sa patronne, faisait bien attention à ce que Lisbon ne se prît pas les pieds dans les racines qui sortaient du sol. Leur destination n’était plus très loin maintenant, ils seraient bientôt arrivés. Il se retint de jeter un coup d’œil à sa montre, l’estomac noué ; il espérait seulement qu’ils arriveraient à l’heure…
Au bout de quelques instants, une bâtisse se dressa devant eux et le blond ne put contenir l’immense sourire de soulagement qui se dessina sur ses lèvres. Lisbon, trop occupée à plisser les yeux pour discerner les contours de la maison, ne remarqua pas l’air réjoui de Jane. Elle avança prudemment, sentant que le sol changeait sous ses pieds. Était-ce du gravier ? Elle n’en était pas sûre et n’osait pas s’arrêter pour vérifier son hypothèse. Elle ouvrit la bouche en haussant les sourcils pour demander à Jane comment il avait l’intention de contourner la maison, mais, à son plus grand étonnement, ce dernier sortit une clef de sa poche et l’introduisit dans la serrure couleur cuivre qui ornait la porte en chêne massif. Cette dernière s’ouvrit avec un grincement qui résonna dans la nuit ténébreuse, laissant une Lisbon abasourdie.
« Jane, commença-t-elle, qu’est ce que-…
- Venez, Lisbon, l’interrompit-il d’un ton sans réplique, un sourire enjôleur sur le visage. A moins que vous ne préfériez rester ici dans le froid… »
La menace fit son effet et Lisbon se retrouva dans le hall avant même que le consultant n’eût le temps d’ôter la clef de la serrure. Il sourit, sans retenue cette fois, avant de fermer soigneusement la porte. L’obscurité fut de courte durée et la brune cligna plusieurs fois des yeux lorsque la lumière s’alluma. La pièce, qui devait être un salon, avait été sobrement décorée : les meubles étaient simples, mais choisis avec goût. Aussi étrange que cela pût paraître, une sensation de confiance et de bien-être saisit Lisbon alors qu’elle détaillait le grand miroir quelques mètres de haut derrière Jane. Ce dernier, qui observait sa patronne à la dérobée, se retint de sourire : il avait eu raison.
« Jane… répéta-t-elle en regardant autour d’elle. Où sommes-nous ?
- Quelque part, répondit le consultant en se retournant, quittant le salon pour une pièce adjacente. Vous voulez du thé Lisbon ? Je ne pense pas que l’heure soit appropriée pour un café… »
A peine eut-il fini de parler que la jeune femme se tint derrière lui, admirant à son tour la cuisine. Cette pièce aussi, était meublée avec le strict nécessaire, mais la même impression de quiétude la prenait alors qu’elle regardait autour d’elle. A tout hasard, connaîtrait-elle cet endroit… ?
Elle fut rappelée à la réalité lorsque Jane lui mit une boîte de thé sous le nez. Elle le dévisagea, ébahie, s’empressa de saisir le premier sachet, sans trop se préoccuper du parfum, trop occupée à regarder autour d’elle. Le blond ne s’en formalisa pas, se hâtant d’allumer le gaz afin de faire bouillir l’eau. Il profita de l’inattention de sa supérieure dans le but de regarder l’heure. C’est bon, il était dans les temps.
Le sifflement de la bouilloire rappela Lisbon à la réalité. Elle sursauta, se redressant brusquement, faisant grincer la chaise sur laquelle elle était encore assise quelques instants plus tôt. Jane lui tendit une tasse de thé et lui attrapa la main, l’entraînant sans plus de cérémonie vers un escalier. La jeune femme haussa les sourcils, en faisant bien attention de ne pas laisser sa tasse tomber en gravissant les marches.
Ils arrivèrent dans un petit couloir qui semblait, lui aussi, familier à Lisbon. Toutefois, Jane n’alluma pas et se dirigea, guidant Lisbon, vers un balcon. Cette dernière s’attendait à ce que le froid la fît à nouveau frissonner mais, contrairement à tout à l’heure, la nuit s’était adoucie. Ou peut-être était-ce la tasse de thé… Ou bien la main de Jane qui la serrait toujours.
Elle posa la coupelle sur une table basse et porta le mug à ses lèvres. Elle avala une gorgée de thé et se prépara à charrier Jane : quel gentleman aurait donné à une femme une coupelle en porcelaine et un vulgaire mug… Le mug…
Lisbon tressaillit et Jane sut qu’elle avait compris. Elle s’était rappelée. Il la détailla, un peu hésitant quant à la conduite à adopter. La jeune femme regardait fixement la tasse, sur laquelle on pouvait voir écrit son prénom en lettres grossières, enfantines. Tout lui revenait désormais : la maison de sa tante Emy, où elle venait passer les fêtes avec ses frères, et même certains week-ends. La tasse que lui avait offerte son plus jeune frère pour son anniversaire, mais aussi l’accident. L’accident que sa mère avait eu, sur la route, non loin d’ici, pour revenir chercher le tutu que Lisbon avait oublié chez Emy…
« Jane… baragouina-t-elle en tournant la tête vers son consultant, posant le mug sur la table.
- Lisbon, commença-t-il un peu gêné : après tout, il n’aurait peut-être pas dû. Je, enfin… »
Toutefois il fut interrompu par une tornade brune alors que Lisbon lui tombait dans les bras, n’essayant même pas de cacher ses larmes. D’abord dérouté, l’homme reprit la situation en main et encercla sa supérieure de ses bras, en silence. Les souvenirs des vacances qu'elle avait passées dans cet endroit rejaillirent dans son esprit, entourés d’une brume, comme si elle visionnait un enregistrement de mauvaise qualité. Elle revoyait Tomy, son frère, s’écorcher le genou, dans le grillage, quelques mètres en-dessous de là où elle se trouvait avec Jane.
Soudain, un bruit qui ressemblait à une explosion se fit entendre et Lisbon se raidit. Que se passait-il ? Elle releva la tête de l’étreinte rassurant de Jane et jeta un coup d’œil par-dessus son épaule : une fleur orangée brillait dans le ciel… Une deuxième explosion si fit entendre et une autre fleur, plutôt rougeâtre cette fois, fit son apparition à côté de l’orange, qui disparaissait peu à peu. Le brouillard qui régnait quelques minutes auparavant n’était qu’un lointain souvenir.
« Le… Nous sommes le…
- Joyeux Halloween Lisbon, murmura Jane alors que la jeune femme regardait, comme hypnotisée, le feu d’artifice qui explosait devant eux.
- Comment… Comment avez-vous su ? Et la maison ? murmura-t-elle, à peine consciente que sa voix tremblait.
- J’ai effectué quelques recherches, avoua-t-il, j’ai vu que la maison était en vente. J’ai essayé de la garder un maximum comme elle était autrefois, de retrouver des meubles. J’ai demandé un peu d’aide… »
Il se tut mais Lisbon avait déjà compris l’essentiel. Elle savait que le consultant avait fouillé dans sa vie, téléphoné à ses proches afin de pouvoir reconstituer l’un des lieux les plus mythiques de son enfance. Elle n’était pas mentaliste, pourtant, à ce moment précis, elle savait que Jane hésitait quant à la conduite à adopter. Il ne savait pas ce qui se passait dans la tête de son amie et il n’osait pas l’interrompre dans le cours de ses pensées. Lisbon décida donc que c’était à elle de désamorcer la situation, et sa main glissa lentement, attrapant celle du consultant et la serrant doucement. Immédiatement, Jane se détendit et il se retourna, pour contempler lui aussi le feu d’artifice, évènement annuel de ce petit village pour Halloween, la main de Lisbon dans la sienne.
« Merci. »
Était-ce lui ou bien Lisbon qui avait remercié l’autre ? Ou bien les deux ? Jane n’en était pas sûr. Aussi, lorsqu’il se remémorait cette soirée, il ne pouvait assurer que sa mémoire ne lui jouait pas des tours sur le dénouement de la situation.


OS n°3 - rating 13+ - Fandom : Fullmetal Alchemist
Citation :
Le Nouveau Mal.

"Le rapport d'investigation sur le laboratoire clandestin découvert dans un entrepôt de l'ancienne gare du quartier Est vous attend au bureau."
Deux militaires, dans leur uniforme bleu, avançaient rapidement à travers les couloirs blancs de l'hôpital de Central City.
"Des nouvelles sur notre fugitif ?"
La jeune femme, derrière son supérieur, feuilleta dans les papiers qu'elle tenait, expliquant en même temps :
"C'est un ancien alchimiste d'État, renvoyé après quinze ans de service sous prétexte que la façon dont il menait ses recherches était trop controversée. En réalité, le gouvernement a fermé les yeux sur ses pratiques pendant longtemps, jusqu'à ce que des civils soient impliqués."
L'homme agita négligemment la main pour chasser le médecin qui marchait vers eux.
"Et pour le Fullmetal ?"
"Il a été retrouvé apparemment sain et sauf, mais les médecins préfèrent le garder quelques jours..."
La porte blanche s'ouvrit, et le Colonel Mustang entra dans la petite chambre, sa subordonnée juste derrière lui. Son regard se porta immédiatement sur la fine silhouette allongée dans l'unique lit de la pièce. À son côté, l'énorme armure d'Alphonse Elric se leva pour le saluer.
"Bonjour Alphonse. Comment va-t-il ?"
"Bonjour Colonel, bonjour Lieutenant Hawkeye. Les docteurs disent qu'il ne devrait pas tarder à se réveiller..."
"Bien. Nous allons attendre."
Le Colonel marcha tranquillement vers la fenêtre tout en gardant un œil sur le garçon inconscient dont la tête seule dépassait des draps blancs, tandis que le Lieutenant Hawkeye se postait devant la porte pour empêcher quiconque de les déranger. Le Fullmetal était après tout le témoin direct de cette affaire, et ne devait être entendu que par son supérieur d'abord, puis les militaires chargés de l'enquête ensuite. Il était probable que le garçon soit assigné au QG jusqu'à l'arrestation de l'alchimiste en fuite.
Poussant un soupir, elle remarqua qu'Alphonse se retenait difficilement de leur poser des questions sur ce qui était arrivé à son frère. Quoi de plus normal, personne n'avait du prendre la peine de le tenir au courant. Nonchalamment, elle commença à résumer l'affaire ; le Colonel lui jeta un dicret coup d'œil réprobateur, et Alphonse resta suspendu à ses lèvres jusqu'à la fin de son explication, après quoi le silence retomba.
Quelques minutes plus tard, le Fullmetal se décida à ouvrir les yeux, remuant faiblement sous les draps. Le Colonel fut près de lui dans la seconde, et attendit patiemment que le jeune homme se réveille. Ses yeux papillonnèrent d'abord un instant, puis il sembla reconnaître l'endroit où il était, et son regard se fixa enfin sur le Colonel, encore groggy et embué de sommeil.
"Edward ! Tu te réveilles enfin..."
Dans la voix soulagée d'Alphonse perçait un peu trop d'enthousiasme, et le Colonel fit discrètement signe au Lieutenant de l'éloigner de la chambre, laquelle s'exécuta aussitôt, inventant un prétexte quelconque. Étonnament, le cadet Elric accepta de la suivre sans rechigner, sans doute avec l'espoir d'obtenir plus de détails de la part de la jeune femme au sujet de cette affaire.
Il reporta ensuite son attention sur le Fullmetal, encore en train de se réveiller.
"Hm... Colonel ? Qu'est-ce que je fais là ?"
"Tu es à l'hôpital de la caserne, nous t'avons retrouvé inconscient dans le laboratoire du fou qui t'a enlevé. D'abord, comment te sens-tu ? Ensuite, si tu pouvais m'expliquer ce qui s'est passé dans les détails..."
Un long silence suivit ses paroles, mais il se força à rester calme. Le garçon venait à peine de se réveiller, il était inutile et malvenu de le brusquer avec ses questions. Mais lorsque Edward se décida à lui répondre, ce fut une nouvelle surprise :
"Enlevé ?"
Le Colonel passa une main lasse sur son visage, se demandant s'il arriverait à boucler ce dossier un jour.
"Pitié, ne me dis pas que tu souffres d'amnésie post-traumatique, j'aurais du mal à te croire..."
"… De quoi vous parlez ? Quel traumatisme ?"
"Bien... Quelle est la dernière chose dont tu te souviennes ?" reprit le Colonel dans un long soupir.
Sous le regard impatient de son supérieur, Edward se mit à réfléchir.
"Je... venais de quitter le QG... je suis allé à la bibliothèque rejoindre Alphonse, on devait se retrouver avant de rentrer à l'hôtel... et puis on est rentré. On a discuté pendant que je mangeais au restaurant de l'hôtel, puis on est remonté... et je me suis couché..."
"Et ensuite ?"
"Ensuite quoi ?"
"Que s'est-il passé ensuite ?"
"Je me réveille ici..."
Le Colonel soupira d'impatience encore une fois.
"Tu n'as donc aucun souvenir d'avoir été enlevé ? De l'endroit où tu étais retenu ? Alphonse nous a téléphoné la nuit de ta disparition, tu t'étais volatilisé. Nous avons retrouvé ta trace trois jours plus tard, juste avant de découvrir la cachette de cet alchimiste. Tu étais dans son laboratoire. Tu ne te rappelles vraiment de rien ?"
Edward le fixait avec des yeux ronds, la stupeur se lisant sur son visage, remplacée rapidement par la peur.
"T... Trois jours ? Mais je... J'ai pas l'impression de m'être réveillé... Quoique je me sente très fatigué... Vous êtes sûr ?"
"Avec cette histoire, tu m'as obligé à annuler trois rendez-vous, alors oui, je suis sûr !"
Edward leva les yeux au ciel devant la fausse indignation du Colonel, mais leur inquiétude respective restait pesante face à son absence de souvenir sur cet enlèvement.
"Bon..." décida finalement le Colonel. "Les médecins veulent te garder en observation, tu vas donc pouvoir te reposer. Essaie de réfléchir, le moindre indice pourrait nous aider à attraper ce fou furieux. Par chance, tout porte à croire qu'il n'a pas eu le temps de débuter ses expériences sur toi..."
Cette remarque provoqua un frisson, réprimé sans succès, chez l'adolescent. Le Colonel lui tapota le bras comme en signe de réconfort, puis annonça qu'il retournait à son bureau au QG, et le laissa seul dans la chambre.
Il rejoignit son Lieutenant dans le couloir, autorisant Alphonse à retourner auprès de son frère. Alors qu'il marchait rapidement pour quitter l'hôpital, il eut l'impression que sa subordonné tentait d'attirer son attention ; il ralentit le pas et la questionna. À sa grande stupeur, elle contredit sa dernière impression :
"Alphonse m'a annoncé qu'Edward avait été débarassé de ses automails. Son bras et sa jambe sont à nouveau de chair et d'os."
"Pourquoi Edward ne m'en a-t-il rien dit ?" s'offusca le Colonel une fois le choc passé.
"Il vient de se réveiller, peut-être ne s'en est-il pas encore rendu compte..." le tempéra Hawkeye. "Mais c'est sûrement le cas maintenant." termina-t-elle, jetant un œil vers la porte derrière laquelle avait disparu la grande armure d'Alphonse.
Il y eut un moment de silence.
"De toute évidence, Edward ne s'en est pas sorti totalement indemne..." réfléchit le Colonel.
Hawkeye s'étonna de cette remarque : "N'est-ce pas une bonne chose pour lui ?"
"Certes. Mais cet alchimiste est dangereux, et s'il a eu le temps de commencer ses expériences, qui sait jusqu'où il a pu aller ?" Le Colonel réfléchit encore un instant, puis tourna son regard vers la jeune femme :
"Restez ici, Lieutenant," ordonna-t-il tout en s'emparant du dossier qu'elle portait. "Assurez-vous qu'il ne sorte pas avant d'être rétabli. Il est possible qu'on s'aperçoive d'autres changements dans les jours qui viennent. Si c'est le cas, prévenez-moi immédiatement."
"À vos ordres, mon Colonel !" offrit Hawkeye dans un garde-à-vous parfait.
Elle fit demi-tour vers la chambre du Fullmetal, tandis que le Colonel Mustang retournait au QG.
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Dans l'après-midi, il reçut un appel du Lieutenant Hawkeye lui assurant que tout allait bien à l'hôpital, bien qu'Edward soit quelque peu inquiet de la façon dont leur alchimiste en fuite lui avait rendu ses membres de chair, mais la bonne humeur d'Alphonse l'empêchait de trop réfléchir à la question. Elle lui affirma qu'elle resterait jusqu'à ce que le garçon soit autorisé à sortir, et qu'elle ne rappellerait qu'en cas de problème.
Il put donc se concentrer sur les recherches en cours, et examiner attentivement les cercles de transmutation retrouvés dans le laboratoire, se demandant quels autres effets ils pourraient avoir sur le Fullmetal, s'ils avaient été utilisés sur lui. L'un d'entre eux, en particulier, attira son attention, à cause de sa forme inhabituelle et ses nombreuses arabesques ; il aurait pu le confondre avec une œuvre d'art somme toute banale s'il n'avait pas tout de suite reconnu un cercle alchimique.
Mais, par manque d'informations nouvelles, il dut se résoudre à rentrer chez lui, le soir venu, sans avoir beaucoup avancé dans ses recherches. Il souhaita une bonne nuit à ses hommes, un peu hypocritement puisque certains resteraient au bureau probablement toute la nuit, et quitta le QG.
Ce fut donc le Sous-Lieutenant Havoc qui répondit au second appel d'Hawkeye.
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Il faisait froid ce soir-là, et la nuit était tombée un peu avant qu'il ne quitte le QG. Rentrer chez lui à pieds pouvait être agréable quand le temps s'y prêtait (au bras d'une jolie jeune femme, c'était encore mieux). Mais avec le froid de la saison, il n'avait aucune envie de traîner sur le chemin. Remontant le col de son manteau, il accéléra le pas. Il n'habitait pas très loin du QG, et entre chaque réverbère, l'éclatante pleine lune éclairait ses pas malgré les quelques nuages qui passaient parfois devant elle. En temps ordinaires, il aimait bien marcher la nuit ; s'il s'éloignait un peu du centre-ville, il pouvait observer le ciel nocturne et les miliers d'étoiles qui le remplissaient. Parfois, il observait avec intérêt les phases de la lune, et le mouvement des constellations, se disant qu'il était dommage que les lumières de la ville en gâche la contemplation. C'était reposant. Mais ce soir, il se sentait pas d'humeur rêveuse ; il était trop préoccupé par cette affaire, même si son inquiétude pour le Fullmetal avait été dissipée. Il eut une pensée de gratitude pour le Lieutenant, avant de s'arrêter brusquement.
Là, juste devant lui, se dressait une silhouette pour le moins inquiétante. Sa face était plongée dans l'ombre, un réverbère juste derrière elle, mais il pouvait parfaitement dire que cette silhouette n'était pas humaine. Elle était trapue, et plutôt petite : elle devait avoir une tête de moins que lui, mais sa corpulence la faisait paraître bien plus grosse et plus imposante ; un souffle erratique formait de fins nuages glacés devant elle, tout comme sa propre respiration semblait s'être bloquée ; il pouvait bien voir que son visage, même dans l'ombre, était celui d'un animal. Dans la lumière jaunâtre de l'ampoule électrique, les contours de son corps se découpaient nettement, brusques et marqués, faisant ressortir la fourure hirsute et les griffes affûtées.
Roy resta interdit face à cette vision. Surpris. Puis, lorsque la créature amorça un mouvement vers lui, il retrouva son souffle et la panique l'envahit, le figeant sur place, incapable du moindre mouvement. Elle s'approcha, pas à pas, jusqu'à la lumière du réverbère suivant ; il la vit alors entièrement : ses babines retroussées sur des crocs saillants et horriblement pointus, et ses yeux jaunes aux pupilles acérées qui le fixaient avec envie. Avec dans le regard, une soif de sang. De son sang.
Quand elle s'élança vers lui, la panique reflua et Roy eut le réflexe de s'écarter en sautant sur le côté.
"C'est une chimère... !" fut sa première pensée lucide alors qu'il se redressait ; la bête s'éloigna de lui dans son élan, mais fit aussitôt demi-tour pour le charger à nouveau. Roy esquiva du mieux qu'il put, tâchant de mettre de la distance entre lui et le monstre. D'aussi près, il pouvait voir, mieux que jamais, la lueur féroce de son regard et la langue rouge qui jaillissait entre les crocs avec l'intention évidente de faire de lui son repas de la nuit.
Il parvint à s'éloigner suffisament pour avoir le temps de fouiller ses poches à la recherche de ses gants ; l'alchimie du feu serait certainement d'une grande aide face à la créature. Mais, alors qu'il continuait à courir et esquiver les attaques, un coup de griffes luisantes lui frôla le visage, déchirant le gant qu'il apprêtait à enfiler ; il ne dut qu'à ses excellents réflexes de garder ses mains intactes, et il roula au sol pour échapper aux crocs qui lui fonçaient dessus. Il se releva quelques mètres plus loin et reprit sa course. Cette... chimère, car cette chose ne pouvait qu'avoir été créée par alchimie, était peut-être rapide, mais ses gestes semblaient gauches, emprunts d'une certaine balourdise que compensaient sa gueule bien garnie et ses griffes tranchantes. Elle paraissait avoir plus d'endurance que lui, également. Roy s'essoufflait, mais parvint à extraire son deuxième gant de son manteau et à l'enfiler tout en restant hors d'atteinte. Dès lors, il ne prit pas la peine de viser et claqua des doigts en direction de la bête derrière lui. Il entendit l'explosion, et un glapissement effrayé, mais rien qui indiquât qu'il avait atteint sa cible. Les bruits des griffes sur les dalles de la grande rue lui assurèrent que le monstre était toujours à sa poursuite.
Il commençait à perdre du terrain, beaucoup trop rapidement à son goût, lorsque, en voulant bifurquer à une ruelle, il percuta violemment quelqu'un. D'abord pris de panique à l'idée d'une deuxième victime, il avisa ensuite l'uniforme bleu, et les quatres autres soldats devant lui ; il allait leur hurler de faire attention quand la créature lui sauta brusquement dessus.
Les crocs s'enfonçèrent profondément dans son bras, qu'il avait levé pour se protéger. Il sentit également les griffes déchirer son manteau, mais la douleur dans son bras était bien plus forte. Mais derrière son propre cri, il entendit ceux des soldats et les coups de feu ; la chimère le relâcha aussi brusquement qu'elle l'avait mordu.
Et alors qu'il n'était plus vraiment conscient de ce qui l'entourait, il perçut toutefois le terrible hurlement que poussa la bête, avant qu'un bruit de course ne l'informe qu'elle prenait la fuite. Il eut également conscience du sang qui coulait abondamment de la morsure, et du fait que son bras pendait lamentablement le long de son corps, avant de s'écrouler.
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Il se réveilla dans un lit d'hôpital, veillée par Hawkeye. Il mit un moment à se souvenir des événements de la soirée, puis remarqua la fatigue évidente de son Lieutenant. La jeune femme avait les yeux rougis par les larmes, et sa voix était rauque quand elle parla.
Il eut d'abord du mal à comprendre. Puis le choc le laissa sans voix de longues minutes.
Elle lui expliqua qu'Edward avait disparu la veille, peu après la tombée de la nuit ; qu'elle avait entendu un bruit de lutte, et découvert la carcasse métallique d'Alphonse dans la chambre, l'armure totalement en morceaux, le sceau de sang brisé. Elle avait essayé de le contacter, mais seul Havoc avait répondu à cette heure du soir ; sous le choc et ne sachant pas où Edward avait pu partir, elle n'avait pas eu le temps de quitter l'hôpital qu'une patrouille de nuit avait amené le Colonel en urgence, gravement blessé et couvert de sang. Elle avait suffisament repris ses esprits pour demander à lancer une recherche visant à retrouver le Fullmetal. C'était Havoc qui l'avait appelée, l'informant, peu après l'aube, que le corps du garçon avait été retrouvé dans le parc, non loin du QG et de la maison du Colonel.
Avant qu'il ait eu le temps de répondre quoi que ce soit, elle lui tendit d'une main tremblante les photographies qui avaient été prises, à la découverte du corps, et par le médecin légiste. Encore sous le choc de la nouvelle, hébété, Roy avait contemplé les arabesques qui maculaient la moindre parcelle de peau du Fullmetal. Des lignes bleutées qui lui rappelèrent le cercle étrange découvert au laboratoire secret. Sans qu'il eut à parler, Hawkeye était sortie de sa chambre, le laissant à la solitude dont il avait besoin en cet instant.
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Un mois avait passé. Roy avait quitté très rapidement l'hôpital, à peine quelques jours plus tard. Il était sorti avec un bras partiellement handicapé et une détermination plus forte que jamais à retrouver l'alchimiste qui s'en était pris à Edward. Les soldats en patrouille cette nuit-là avaient parlé du monstre, mais personne n'en avait retrouvé la moindre trace. Les recherches s'étaient donc concentrées sur le fugitif, et au bout d'un seul petit mois, grâce à l'acharnement du Colonel Mustang, il était à présent dos au mur. Face aux fusils qui allaient l'exécuter.
Le Président lui avait demandé s'il souhaitait dire un dernier mot, bien qu'il se soit déjà amplement exprimé lors du procès expéditif auquel il avait eu droit. Son discours était totalement dénué de raison aux yeux de tous ceux qui l'avaient entendu, Roy compris.
"Vous pouvez bien ordonner ma mort, mais mon œuvre ne disparaîtra pas avec moi ! Les générations futures se souviendront de mon nom ! Votre petit monde tranquille va disparaître complètement et vous ne pourrez rien faire pour l'en empêcher... !"
Les yeux révulsés, son image de fou se perdit dans les giclures de son sang, tandis que ses paroles se terminaient dans le bruit des coups de feu.
Roy frissonna en y repensant. Une bonne chose de faite. Affaire classée.
Il leva son verre à la lueur du soleil couchant, l'alcool ambré tournoyant doucement sous ses yeux. Il avait déjà trop bu, mais ce n'était pas encore assez. Les frères Elrics avaient été enterrés dans leur village natal ; il se souvenait trop bien des pleurs et des cris de leur amie d'enfance. Elle l'avait chassé, lui et les autres militaires. Il n'avait pas osé retourner sur leur tombe depuis. Alors il regarda simplement la nuit tomber, et les premières étoiles apparaître dans le ciel qui s'obscurcissait.
Grognant, il poussa un long soupir en frottant les cicatrices de la morsure qui le démangeaient.
Aucune nouvelle du monstre qui l'avait attaqué. Il supposait qu'il s'agissait d'une création de ce fou, mais il n'avait pas été retrouvé. Aucune mention d'une autre attaque non plus, il espérait que cette chose soit bel et bien morte de ses blessures.
Dans le ciel, la pleine lune éclairait doucement la ville qui s'endormait. Roy se redressa brusquement lorsque la douleur sourde dans son bras menaça de lui faire perdre connaissance ; il s'écroula dans un hurlement.
Et, lentement, là où les rayons de lune touchaient sa peau, une fine arabesque bleutée scintilla doucement.

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MessageRe: Concours de fanfictions 1 Votes   Publié le : Mar 16 Nov 2010 - 3:03

Voilà, le concours est à présent terminé.
Merci à nos trois participantes ainsi qu'aux votants. Félicitations à nos gagnantes

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