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Zimra David
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MessageLa ligne est occupée, veuillez réessayer ultérieurement. AP   Publié le : Mer 19 Jan 2011 - 11:36

La ligne est occupée, veuillez réessayer ultérieurement.


    AP
    Quatre textes pour le moment. 2/4
    Teresa Lisbon & Patrick Jane. Mentalist



Ici seront rassemblés tous mes textes concernant Mentalist et ne comportant qu'un seul chapitre.


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Dernière édition par Zimra David le Mar 21 Juin 2011 - 9:56, édité 6 fois
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Zimra David
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MessageRe: La ligne est occupée, veuillez réessayer ultérieurement. AP   Publié le : Mer 19 Jan 2011 - 12:09

Pride
by ZimraDavid


    AP
    Après une rude affaire, les mots sont sortis tout seul. Lisbon en profitera pour se poser des questions sur son partenaire, le si mystérieux Patrick Jane... SAISON 1
    Les personnes ne m'appartiennent pas, je ne possède que l'idée de base et le fameu Grigger!
    Premier OS Mentalist.


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    Lisbon soupira en posant les clefs sur la table basse, devant sa porte d’entrée. Encore une dure journée et elle avait l’impression de les cumuler en ce moment… Toutefois, ils avaient enfin réussi à attraper un criminel qui leur filait entre les doigts depuis plus d’une semaine, en grande partie grâce à Jane. L’homme avait tué sa femme, son fils et leur femme de ménage, juste « comme ça » comme il l’avait expliqué. Jane leur avait évité de faire une bourde monumentale, grâce à ses trucs et avait permis l’arrestation du criminel. Ses méthodes ne m’agaceraient pas autant s’il prenait la peine de me prévenir de ses intentions, pensa amèrement Lisbon ; il avait encore faillit finir criblé de balles pendant qu’il extorquait les aveux de Grigger avec l’une de ses obscures technique de confusion mentale et de ses dons en matière de manipulations…
    L’agent du CBI soupira et se dirigea vers sa salle de bain ; après chaque affaire difficile, certains flics finissaient au fond d’un bar, avec un verre de vodka, allant même jusqu’à trouver quelqu’un pour la nuit. Elle, elle prenait une douche. Froide ou chaude, selon son humeur, selon l’enquête, selon ce qu’elle ressentait. Et là, maintenant, elle avait besoin d’une douche brûlante. Pour lui faire oublier cette affreuse affaire et sa dispute avec Jane… Bien que leur point de vue diverge souvent, ils en étaient rarement arrivés à se séparer sur des mots aussi durs. Tout avait un début, et elle avait toujours su que Jane et elle finirait par se disputer sérieusement. Elle était une femme plutôt maîtresse d’elle-même, mais cet homme avait la faculté de la faire sortir de ses gonds à une vitesse… C’était sa façon de vous toiser, avec son petit sourire en coin, ce sourire qui contrastait horriblement avec ses yeux si bleu. Ce regard, que seul un homme qui avait vu l’horreur et flirté avec la folie pouvait avoir, un regard rempli de tristesse, de fantômes et de rage. Cette rage qui lui permettait de vivre, ce besoin de vengeance. C’était justement à cause de cela qu’ils s’étaient disputés, à cause de son but, son envie de tuer RedJohn.
    Lisbon entra dans la douche et alluma le robinet d’eau chaude, le tournant au maximum et grogna quand l’eau bouillante rentra en contact avec sa peau. Dommage que son chauffe-eau soit bridé à cinquante degrés… Elle resta un moment immobile sous l’eau avant d’attraper un savon. Ce n’était pas qu’elle ne comprenait pas Jane, après avoir travaillé pendant autant de temps dans la police, avoir côtoyé tant de familles brisés, elle entrevoyait la douleur des proches des victimes lors des enquêtes, ce que Jane, malgré sa situation, ne respectait pas tout le temps. Mais Lisbon ne comprenait pas pourquoi, son seul but après que RedJohn lui ai détruit sa vie, sa famille, soit de l’affronter et d’en finir. Il avait déjà clamé haut et fort que cet homme lui appartenait, qu’il était à lui, sa « chose », que lorsqu’il le retrouverait, il en finirait. Il savait qu’il y aurait deux issues à cette rencontre, sa mort ou celle du tueur en série. Cependant, dans les deux cas la vie de Jane s’arrêterait, comme Lisbon le lui avait clairement dit plus tôt dans l’après-midi. S’il tuait RedJohn, elle serait dans l’obligation de faire son travail et de l’arrêter, alors que s’il laissait faire la justice, il aurait une chance d’entamer une nouvelle vie, de tourner la page… Et c’était de là que tout était partie.
    Teresa reposa le savon et resta un moment sans bouger, les yeux fermés, sentant la tension de ces derniers jours quitter peu à peu son corps, au fur et à mesure que ses muscles se détendaient. Elle soupira. Elle tenait Jane en haute estime, en très haute estime. Elle admirait sa façon de gérer les enquêtes, bien qu’elle ne soit pas très orthodoxe. Il était déterminé, efficace et, comme elle ne cessait de le répéter à Minelli, l’équipe n’avait jamais résolu autant d’affaires avant son arrivée, ses talents de profiler et de psy’ leur étant d’une grande aide. Non pas qu’elle et ses collègues ne puissent pas résoudre d’affaires seuls ! Mais la participation de Jane était réellement efficace, et, au fil des enquêtes, sa présence devenait de plus en plus importante au sein de l’équipe. Pas seulement pour les affaires ou en tant que consultant ; il avait aussi réussi à créer un lien entre eux. Cho, Rigsby et VanPelt n’étaient pas insensibles aux façons de faire du blondinet, et ils étaient d’ailleurs souvent les premiers à se jeter tête baissée dans ses plans farfelus, qui, elle devait l’avouer, échouaient rarement. Son équipe et Jane ne faisait qu’un, Jane faisait partie de son équipe… Sans vraiment y appartenir.
    Malgré les apparences, Lisbon savait qu’il était solitaire et que les émotions qu’il montrait étaient rarement celles qu’il éprouvait au fond de lui-même, toutefois ce dont elle était sûre, c’est qu’il aimait cette équipe, et quoi qu’il pouvait dire, il prenait plaisir à venir travailler au CBI. Ce lien qui les unissait tous, elle n’arrivait pas à le définir. Crainte ? Loyauté ? Admiration ? Ou pourquoi pas simplement de l’amitié ?
    La brune attrapa son shampooing et commença à se masser le cuir chevelu, les yeux toujours clos ; elle se sentait en sécurité sous sa douche, seule avec elle-même, détendue, invulnérable… Cela avait toujours été son lieu de replis. Quand sa mère était morte, elle avait passé de longs moments, sous l’eau, tantôt glacée, tantôt brûlante, essayant de se convaincre elle-même que le seul liquide qui ruisselait sur ses joues était celui qui sortait du pommeau de douche et non de ses yeux. Et maintenant, à chaque fois ou elle sentait que sa carapace de flic se fissurait, ou qu’elle était envahie par un trop plein d’émotions, elle prenait le temps de se doucher, calmement, exorcisant son chagrin et ses peines. Elle aimait se sentir enveloppée par l’eau, comme si cette dernière ne faisait pas que laver son corps, mais qu’elle lavait aussi son esprit, emmenant loin d’elle ses pensées, ses doutes, ses craintes… Elle lui permettait de ressortir plus forte, plus déterminée. Cela lui permettait sans doutes aussi de ne pas péter un plomb, perdre les pédales, une bavure était toujours si vite arrivée…
    Mais cette fois-ci, même l’eau ne parvint pas à l’apaiser tant sa dispute avec Jane l’obsédait. Elle savait qu’elle était allée trop loin, qu’elle n’aurait pas dû… Mais il l’avait poussé dans ses retranchements, comme il savait si bien le faire, la faisant dire ce qu’elle ne pensait pas, ou plutôt, ce qu’elle pensait depuis toujours mais qu’elle n’osait pas dire, sachant pertinemment que cela blesserait son collègue. Mais bien sûr, il avait fallu que son orgueil lui joue un tour. Son ego, la fatigue, l’affaire, tout ça avait contribué à mettre le feu aux poudres entre elle et Jane. Elle savait ce qui motivait cet homme ; ce feu qui vous ravageait de l’intérieur, qui vous consumait, vous évoquant des images horribles, glauques mais vous permettant de ressentir une joie cruelle en les rêvant réelles, vous imaginant les accomplir. Elle avait connu ça, la vengeance. Combien de fois, alors que son père finissait ivre dans la cuisine, hoquetant au milieu de ses larmes, en prononçant le nom de sa défunte femme, elle n’avait eu envie de retrouver le salopard qui avait mis fin aux jours de sa mère et lui faire la peau, lui qui s’était sorti indemne de l’accident… Lui qui avait déclenché la consumation précoce de sa famille. Cependant, au fil des années, cette rage était disparue, ou plutôt, elle avait réussi à la dominer, à l’apprivoiser, pour enfin réussir à vivre avec elle. En harmonie. Mais, quelques heures plus tôt, cette rage était ressortie, dirigée vers Jane, cela aurait pu être n’importe qui d’autre, mais il était le seul présent, et le seul capable de lui faire perdre le fil de sa pensée.
    Elle éteignit les robinets et resta un moment, debout au milieu de la vapeur qui avait rempli la salle de bain, tapissant son miroir de buée et rendant humide ses vêtements abandonnés sur le sol. Elle grogna et sortie de la douche, attrapant une serviette et la nouant autour de sa tête. Elle prit son temps pour enfiler son peignoir, respirant longuement. C’était la première fois qu’une douche ne lui balayait pas totalement l’esprit, et ça la mettait mal à l’aise. Cela devait être dû aux pouvoirs que Jane exerçaient sur les autres, sa façon de tout deviner d’un simple regard. Il était vraiment doué, elle devait l’admettre, en un seul coup d’œil il pouvait comprendre les motivations de l’assassin, démonter un alibi ou encore, démolir quelqu’un. C’était un peu comme ça que Lisbon se sentait à ce moment précis, démolie dans sa tête, chamboulée. Perdue. Elle secoua la tête et frictionna la serviette afin d’éliminer le plus gros de l’eau que contenait ses cheveux, mais son esprit était ailleurs. Elle détestait, et ce depuis toujours, ne pas avoir le contrôle sur tout. C’était pour ça qu’elle était entrée au CBI, pour contrôler. C’était pour ça qu’elle avait travaillé dur, se retrouvant rapidement à la tête d’une unité, |i]pour contrôler[/i]. Et le fait de savoir que Jane pouvait briser tous ses murs en élevant la voix la tourmentait et la faisait réfléchir. Elle n’avait jamais douté de lui, malgré ce qu’elle laissait voir. Elle n’avait pas un instant cessé d’avoir confiance en lui depuis le début de leur collaboration. Elle avait appris à se fier à son instinct et à ses plans étranges pour boucler une affaire, elle s’était vite fait à sa présence à ses humeurs et surtout à sa personnalité si … Peu orthodoxe. Et jamais, depuis de nombreuses années, elle ne s’était sentie aussi mal à l’idée d’avoir froissé quelqu’un… En plus, en y réfléchissant bien, Jane avait eu raison. Dans le fond. Bien qu’un peu brusque dans sa façon de présenter la chose. Mais elle avait trouvé le moyen de lui dire tout ce qu’il redoutait, le faisant flancher pour un simple problème d’ego ! Lisbon, ma vieille, tu t’es bien plantée sur ce coup, même royalement ma grande ! pensa-t-elle amèrement.
    Ne s’étant jamais retrouvée dans une situation semblable un jour, elle ne savait pas quoi faire. Jane, avec tous ses trucs psychiques, savait toujours ce qu’elle ressentait ou ce qu’elle pensait de lui. Elle ne pourrait donc pas cacher ses remords bien longtemps. Mais comment lui, réagirait-il ? En temps normal, il aurait pris ce qu’elle avait dit sur le ton de la rigolade, s’en sortant par une pirouette, mais là, elle avait trop poussé, fichu ego… En plus, comme il s’agissait de Jane, il savait pertinemment qu’elle ne plaisantait pas, qu’elle pensait réellement ce qu’elle disait… Vilaine, vilaine Lisbon ! Elle se passa une main dans les cheveux, encore légèrement humides et se dirigea vers sa chambre, abandonnant sa serviette sur le sol de sa salle de bain, resserrant le peignoir autour d’elle. Il fallait qu’elle trouve une solution, et vite sinon, elle sa relation avec Jane en pâtirait.
    Alors que l’agent du CBI allait attraper une chemise de nuit, son téléphone sonna, elle décrocha, mécaniquement.
    -Lisbon.
    -Lisbon ? C’est Jane.
    Silence. Le cœur de la jeune femme s’accéléra, tout allait se jouer maintenant, elle pouvait soit arranger les choses, soit les rendre encore pire.
    -Je ne vous dérange pas… ? demanda Jane, soucieux de ne plus entendre sa boss.
    -Non… Pas du tout…
    Re-silence.
    -Ecoutez Jane, lâcha Lisbon, je suis vraiment… Vraiment désolée, je n’avais pas à dire ce que j’ai dit, enfin… Je… Je n’ai vraiment aucunes excuses, j’aurais dû garder mon calme, enfin… Je n’avais pas à vous crier dessus comme je l’ai fait, ni à vous dire ce que je vous ai dit…
    Re-silence.
    -Jane… ?
    -Je suis là, Lisbon, répondit le blond, la voix un peu plus basse que précédemment, je suis là…
    -Enfin, oui, vraiment Jane… Je ne sais pas quoi dire… Je vous présente mes excuses.
    -Et je ne les accepte pas.
    La respiration de Lisbon se figea, et sa gorge se serra en entendant ses mots, elle avait échoué…
    -Bien… commença-t-elle mais Jane l’interrompit.
    -Je ne les accepte pas parce que vous n’avez pas à vous excuser, Lisbon. Je me suis comportée comme un con, avoua-t-il, un peu surpris lui-même de sa franchise[/i], je n’aurai pas du vous parler comme ça, je n’aurai pas du vous titiller. Tout le monde était à bout après cette affaire et… Enfin, je me suis comporté en égoïste, en vous laissant pour seul possibilité que de répliquer. Parfois, j’oublie que je ne suis qu’un homme comme les autre, que le fais d’avoir… Vécu ce que j’ai vécu ne me permet pas de me comporter comme je le fais souvent. Alors, c’est à moi de m’excuser, Lisbon, pour ce que je vous fais endurer continuellement ![/i]
    Si son discours avait été sérieux, la pointe d’humour qui perça à travers sa voix dans la dernière partie de sa tirade fit sourire Lisbon. Du Jane tout craché. Elle expira et son cœur reprit peu à peu un rythme normal.
    -Vous n’avez pas à vous justifier, Jane, vraiment. Je pense que l’affaire nous a tous secoué, et que nous avons tous deux dépassés nos pensées…
    -Oui, répliqua-t-il pour lui donner raison, sachant très bien qu’elle pensait exactement ce qu’elle lui avait dit.
    -Je… Merci.
    -De rien Lisbon.
    -Eh bien… A demain Jane. Bonne nuit.
    -Bonne nuit Teresa.
    Et avant que la jeune femme puisse répliquer, il avait raccroché.


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Zimra David
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MessageRe: La ligne est occupée, veuillez réessayer ultérieurement. AP   Publié le : Mar 21 Juin 2011 - 9:53

Tout juste, ou presque
by Zimra David

    AP
    Le défilé des impressions de Lisbon à propos de Jane. SAISON 1/2
    Les personnages ne m'appartiennent pas.
    Ecrit il y a looongtemps!


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    Teresa Lisbon avait toujours tenu Jane en respect. D’abord, elle l’avouait, elle avait ressenti de la pitié envers cet homme, obligé de se lever tous les matins, la même idée en tête, le même mot se répétant en boucle "Vengeance, vengeance…" toutefois, dès la fin de leur premier mois de collaboration, sa pitié s’était muée en admiration, puis son admiration en respect. Et, au fil des enquêtes, au fil du temps, une réelle amitié s’était tissée entre eux, bien qu’elle n’y ait jamais cru au début, se fiant injustement à sa première impression sur son collègue. Cependant, elle s’était vite rendue compte que sous ses airs arrogants et puérils d’enfant gâté, Jane se révélait être un homme généreux, attentif et extrêmement vertueux. Dommage que son idée de vengeance absurde ne lui tourne en permanence dans la tête. En effet, derrière une grande partie de ce qu’il accomplissait se cachait une manœuvre discrète vers l’assassin de sa famille. Son travail en tant que consultant en faisait, bien entendu, partie. Et, au fil du temps, elle n’arrivait presque plus à lui en vouloir, presque.
    Elle avait réellement commencé à croire aux talents de Jane au cours de leur septième ou huitième affaire commune ; une fusillade suivie d’une prise d’otage. Il avait, comme beaucoup de fois encore par la suite, risqué sa vie, ayant une totale confiance en lui et en son jugement sur le criminel. Et il avait eu raison. En à peine un quart d’heure, il avait cerné le caractère du preneur d’otages, pesant ses forces et ses faiblesses pour finalement trouver la faille. Ce fut la première fois que Minelli la réprimanda au sujet du consultant, mais il s’avéra que c’était en revanche, loin d’être la dernière. Se fut au cours de cette entrevue plutôt houleuse avec le patron que, aussi étrange que cela puisse paraître, une forme de complicité se créa entre eux. Depuis Lisbon savait qu’elle pouvait faire confiance à Jane, et avait plus d’une fois mis sa carrière entre ses mais, jouant à pile ou face. Pile, gagné, face perdu. C’était dangereux, très dangereux même, elle en avait conscience et se rendait compte qu’elle s’éloignait de plus en plus du flic que Bosco avait initié, des années auparavant. Mais elle savait aussi que Jane n’échouait jamais.
    Lisbon avait contraint Rigsby et Cho à se plier aux fantaisies du blond qui les soumettait à diverses expériences, interprétant leur caractère grâce à leur réaction avec amusement. Mais finalement, les deux agents avaient acceptés le statut de Jane et se pliaient à ses exigences, parfois farfelues, avec une appréhension où se mêlait quand même une pointe d’amusement. Puis, la solidarité masculine aidant, Cho et Wayne s’étaient mis à obéir un peu aveuglément aux ordres de Jane au cours des enquêtes, au plus grand malheur de Minelli…Enfin au fil des mois, une grande partie du CBI était tombée sous le charme de l’ex-médium et de ses talents. Malgré ce qu’ils pouvaient en dire, Minelli et Lisbon avaient finis par succomber à leur tour au jeune homme et à son caractère si incongru.
    D’ailleurs, il ne cessait de l’impressionner avec ses tours, chaque fois plus poussés. Elle se faisait toujours prendre, y laissant souvent quelques dollars, au plus grand plaisir du consultant qui arborait par la suite un air digne d’un gagnant de loto. VanPelt croyait dur comme fer qu’il était médium mais qu’il refusait de l’admettre pour diverses raisons, Rigsby et Cho parlaient d’un ‘truc pas normal’ mais elle, ne faisait que l’admirer. Admirer son don pour cerner aussi vite et aussi bien l’esprit humain. A ce jour, une seule personne lui avait résisté ; RedJohn. Mais Lisbon savait que plus les jours passaient plus Jane s’infiltrait dans la tête du tueur et qu’un jour, il l’aurait, à sa façon, accomplissant sa vengeance, son combat. Une lutte à mort. Il avait toujours joué cartes sur table avec elle, dès le début, et elle lui en était malgré tout reconnaissante, au moins autant qu’elle ne lui en voulait. Elle lui en voulait car ça lui faisait peur. Peur de voir la lueur de folie au fond de ses yeux bleu briller un peu plus chaque jour. Cette même lueur qu’elle voyait presque tous les jours, dans les yeux de ceux qu’elle arrêtait, cette folie meurtrière…
    Elle espérait que tout ce qui permettait à Jane de comprendre les autres, ce don, lui permettrait de ne pas succomber à cette envie qui le rongeait. Elle l’espérait comme elle n’avait jamais souhaité quelque chose, ce devait être son esprit de ‘mère Teresa’. Cette capacité si particulière permettait à Jane de voir ce que chacun cachait ; son secret le plus sombre mais aussi le plus lumineux. Dès le début il avait deviné les tendres sentiments que Rigsby nourrissait à l’égard de VanPelt, et il avait immédiatement décelé les doutes et craintes de cette dernière sur la possibilité d’une relation ; sa carrière, elle était la petite nouvelle, la ‘bleue’, si l’un d’eux devait partir, ce serait elle, sans aucuns doutes. Mais il avait aussi remarqué cette peur de s’engager. Finalement, il avait vu juste au sujet de quel côté de la jeune femme l’emporterait, mais aussi de la réaction des autres en l’apprenant.
    Il savait en un coup d’œil si quelqu’un penchait vers la partie sombre de lui-même ou, au contraire, vers le bien. C’était cliché, elle le savait, et elle n’aimait pas les clichés. Mais elle avait aussi apprit au contact de Jane que chaque être humain était un stéréotype, que chacune de ses réactions, pourtant possible parmi des centaines de milliers d’autres, était en fait parfaitement prévisible, que l’Homme restait avant tout un animal, avec ses instincts et ses sentiments qui, malgré tout, nous dominent.
    Mais, Lisbon savait aussi qu’aussi doué soit Jane, il ne parvenait pas à tout voir, il n’avait pas tout juste ; et il existait bien quelqu’un en qu’il ne pouvait pas tout voir, tout analyser, tout comprendre. En effet, il n’avait toujours pas remarqué qu’elle était amoureuse de lui.

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Zimra David
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MessageRe: La ligne est occupée, veuillez réessayer ultérieurement. AP   Publié le : Dim 31 Mar 2013 - 6:33

Red Christmas
by Zimra David


    AP
    Le soir du Réveillon, Lisbon doit rattraper la pire bêtise de son consultant. SAISON ?
    Les personnages ne m'appartiennent pas.
    Ecrit il y a environ 2ans suite à un coup d'inspiration peu après le Nouvel An. Je le publie tel quel, je m'excuse donc pour d'éventuelles fautes.


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    La neige tombait doucement, recouvrant les toits d’une fine couche blanche, faisant crisser les pneus des rares véhicules encore sur la route ce soir-là. Diverse cantiques résonnaient dans la rue, portées par la très légère brise de cette nuit de décembre. C’était une douce soirée d’hiver, un agréable soir de Réveillon. Des rires se faisaient entendre lorsque l’on passait devant les pavillons, apercevant quelques personnes réunies autour d’une table, la cheminée allumée, les enfants sur les genoux. Oui, la nuit était belle pour un vingt-quatre décembre.
    Plus loin, dans une petite rue sinueuse entièrement blanche, les chants et les rires ne parvenaient pas, absorbés par la poudreuse qui recouvrait le sol. Une poubelle à demi-pleine traînait devant une porte de bois pourrie, trempée par la neige et rongée depuis des années par les termites. La fenêtre ébréchée laissait passer un courant d’air frais, faisant virevolter les cheveux de la jeune femme brune, debout au centre du salon désaffecté.
    « Jane, sortez.
    -Il en est hors de question.
    -Jane, pour l’amour de Dieu, une fois dans votre putain de vie, sortez de cette foutue baraque ! » hurla Lisbon, secouant ses poings serrés devant le nez du consultant.
    L’homme la dévisagea, neutre, avant de prendre le chemin de la porte qu’il ne prit même pas la peine de fermer. Lisbon, restée seule, se tourna vers le corps qui jonchait le sol, baignant dans son sang. Le plus terrifiant tueur en série de la dernière décennie se trouvait là, gisant au sol dans une position des plus grotesques. Elle avait déjà pris le temps d’analyser cette scène, de fixer, en retenant les spasmes de dégouts qui la parcouraient, les yeux vitreux de John le Rouge. Oui, elle avait fixé le cadavre à s’en donner mal au crâne depuis plus d’une heure, mettant son portable en silencieux pour éviter d’avoir à rejeter les appels de son frère qui s’inquiétait de ne pas la voir arriver. Il aurait suffi d’une balle, d’une balle de Jane entre les deux yeux ou partout ailleurs même, pour que la théorie de la légitime défense entre en compte. Il était, malgré ses pitreries, un homme respecté de la plupart des hauts dignitaires du CBI, Hightower aurait bouclé l’affaire et se serait chargé de la partie presse d’une main de fer. Cependant, il avait fallu que le consultant agisse de manière saugrenue, comme à son habitude.
    Les yeux du tueur, révulsés autant par la douleur que la jouissance, jouissance d’avoir accompli son but ultime, fixaient les pieds de Lisbon sans les voir. Son corps était meurtri de coups de couteau, allant de la simple griffure à l’éventrement total. Le sang avait imbibé sa chemise déchiquetée mais un rictus ironique perçait quand même sur son visage. On aurait dit un pantin, un horrible pantin démembré abandonné par son propriétaire. Et le responsable de cette barbarie se trouvait en ce moment même dans la ruelle, égal à lui-même.
    Une bourrasque s’engouffra dans la pièce, ébouriffant les cheveux de la jeune inspectrice. Il fallait qu’elle agisse, qu’elle trouve le moyen d’arranger tout cela. Elle ne pouvait pas laisser Jane se faire enfermer, passer le restant de sa vie derrière les barreaux, ou pire, la terminant à l’aide d’une injection létale. Il ne méritait pas ça, son crime aussi odieux soit-il. A chaque fois qu’elle imaginait les policiers l’embarquer, menottes aux poignets, elle revoyait son visage rieur, amusé, enfantin. Comment pouvait-elle simplement décrocher son téléphone pour l’envoyer là-bas ? Elle savait qu’il ne broncherait pas, quoiqu’elle fasse. Il attendrait, assis là, n’ayant plus aucun but, plus aucune motivation ou envie de fuir. Il venait de tourner la plus grosse page de son histoire, et il se pouvait bien que ce soit la dernière du livre.
    L’air frais remis un peu d’ordre dans l’esprit de Lisbon, et elle se secoua, arpentant à nouveau la pièce des yeux. Le salon désaffecté était vide, à l’exception d’une chaise en bois, éclatée en mille morceaux, qui avait servie à attacher le tueur. Le tapis, sur lequel trônait le cadavre, était méconnaissable, chaque brin de tissus ou presque étant imbibé du sang de John le Rouge. Les autres meubles étaient tous protégés par un ciré opaque, couvert de poussière, et semblaient avoir été épargnés par la boucherie. L’esprit policier de la jeune femme fonctionnait à toute allure, alors qu’elle cherchait dans ses poches de quoi se couvrir les mains. Le tapis était la première chose compromettante. Le corps, bien qu’extrêmement mutilé, ne posait pas de réels problèmes, tant que Jane se tenait loin de lui. D’ailleurs, il fallait que Lisbon vérifie l’état du consultant ; un homme barbouillé de sang dans le quartier le soir du Réveillon ne passerait pas inaperçu.
    Lisbon rassembla le bois de la chaise dans un coin du tapis et sortie, sans un regard pour le cadavre. Dehors, Jane était assis sur les marches, le pantalon trempé par la neige qui se teintait de rouge. Il semblait réfléchir, un air impassible sur le visage. Ses mains pleines du sang de l’assassin étaient sagement posées sur ses genoux, dans la position parfaite du cancre qui attendait le proviseur. Et le proviseur, c’était elle.
    « Jane.
    -Lisbon.
    -Vous avez fait une belle connerie.
    -Je ne considère pas ça tel quel.
    -Et bien moi si ! Vous n’avez pas pensé une seule seconde à l’équipe, à Hightower ?! Pourquoi vous précipiter dans cette putain de baraque pour buter ce fumier ?! Pourquoi ne pas avoir attendu l’équipe d’assauts, ou l’un d’entre nous. Enfin, si au moins vous aviez pris la peine de nous prévenir… »
    Elle stoppa sa tirade, voyant bien qu’hurler sur le blond ne changeait absolument pas sa façon de voir les choses. Elle le maudissait, à cet instant précis, elle avait envie de sortir son arme pour lui coller une balle entre les deux yeux.
    Elle soupira et se rendit à sa voiture, sortant du coffre un costume que Tommy avait oublié chez elle à Thanksgiving. Elle retourna auprès du consultant, qui la regardait faire, cynique.
    « Enfilez ça, lança-t-elle en faisant taire la petite voix qui lui disait que ce costume valait une bonne centaine de dollars, allez Jane ! »
    Il ne posa aucune question et ils retournèrent à l’intérieur de la maison, le blond se changeant lentement dans un coin, roulant son costume trois pièces en une boule, recouverte de sa veste afin que Lisbon ne se tache pas en le prenant. Elle lui arracha presque des mains et enfourna le tout dans son sac. Il lui fallait agir vite, vite et bien. Deux mots qu’elle n’associait pas la plupart du temps, et pour cause, vite fait bien fait n’était pas son diction favoris.
    Lorsqu’elle se retrouva devant le corps, presque narquois, du célèbre tueur en série, elle hésita. Cela valait-il le coup qu’elle risque sa carrière ? Qu’elle foute des années de travail aux ordures pour sauver Jane de sa destinée, qu’il avait très bien décidé lui-même ? La réponse s’imposa lentement à elle, lorsqu’elle se remémora la soirée qui avait eu lieu, en l’honneur des fêtes de fin d’année, quelques jours plus tôt au CBI. VanPelt avait tant rie aux blagues de Jane, Cho avait même esquissé ce qui pouvait être interprété comme un sourire… Et Hightower lui avait confié combien elle était fière de l’équipe, et de son tandem avec Jane, en particulier. Il ne pouvait pas jeter tout ça, elle ne pouvait pas. Il fallait donc qu’elle agisse, et maintenant.
    En une demi-heure, le corps ensanglanté du tueur se retrouva empaqueté dans le plastique solide qui recouvrait les meubles de la demeure abandonnée. Jane n’avait rien dit mais l’avait observé faire en silence, debout dans un coin de la pièce, son costume de fêtes jurant horriblement avec l’ambiance lugubre qui régnait dans la maison. Lorsqu’elle eut chargé le corps dans sa voiture, elle retourna rouler le tapis qu’elle recouvrit lui aussi d’un plastique qu’elle expédia dans son coffre. Elle monta dans le véhicule, le sac contenant les habits de Jane sur la banquette arrière. Ce dernier était resté devant la maison, traînant dans la petite allée.
    Lisbon parcourue la dizaine de kilomètres qui l’éloignait de son but le plus rapidement sans pour autant bousiller sa boîte de vitesse, de peur de se faire flasher. Ce n’était pas le moment de répondre à un contrôle de police…
    Arrivée devant la baie, déserte par cette froide soirée, Lisbon soupira. Elle était sur le point de commettre un acte irréparable, qui lui vaudrait des années de prison s’il était découvert. C’était donc le moment d’être méticuleuse. Elle prit une grande inspiration et sorti le corps de John le Rouge de son coffre, vérifiant au passage qu’il n’avait pas salit ce dernier. Elle se rendit devant l’eau, givrée par endroits, la fractura d’un coup de pied, et poussa le corps presque froid de l’assassin de tant de personnes. Il s’enfonça lentement, très lentement, avant de disparaître définitivement dans les profondeurs ténébreuses. Elle se secoua ; il fallait qu’elle se dépêche d’agir ; désormais, elle ne pouvait plus reculer.
    Elle retourna dans son véhicule, retournant en ville et roulant plusieurs minutes. Elle arriva dans une aire désaffectée et elle sorti le sac de vêtements, le tapis et les plastiques qui s’entassaient dans sa voiture. Elle les disposa dans un coin avant de sortir son zipo, unique lègue de son père. Elle n’aurait jamais pensé s’en servir dans des circonstances aussi funestes, mais elle n’avait rien d’autre sous la main. Bientôt, les flammes léchèrent les objets, réchauffant un peu l’atmosphère glacée de cette nuit de décembre. Lisbon attendait, afin d’être sûre que toutes les preuves seraient belle et bien réduites à l’état de cendres Quand ce fut fait, elle retourna dans sa voiture, non sans avoir minutieusement inspecté le coffre. De toute façon, il fallait qu’elle la change…
    L’agent du CBI fut rapidement de retour devant la sinistre maisonnée, où, comme elle l’avait prédit, Jane y était toujours planté. L’heure de la discussion était arrivée, et elle n’allait pas se laisser avoir, oh ça non.
    « Lisbon, dit-il avec une intonation telle qu’elle eut l’impression qu’il la saluait.
    -Ce que je viens de faire, Jane, ce que je viens de faire ne doit en aucun cas être interprété comme si je vous avais couvert ou je-ne-sais quoi ! J’ai juste sauvé l’honneur du CBI, de Hightower et de l’équipe ! Je ne serai pas toujours derrière vous, Jane.
    -Ca tombe bien, je n’en ai plus besoin. »
    A peine eut-il prononcé cette phrase que Jane s’en voulut. Lisbon s’empourpra légèrement, respirant plus fort en le fixant droit dans les yeux de ses prunelles étincelantes. Le consultant réfléchit à une façon de rattraper le coup, toutefois son cerveau ne semblait plus fonctionner normalement depuis le début de cette soirée.
    « Très bien, répliqua alors Lisbon, d’un calme effarant, alors je vais vous dire ce que vous allez faire, Jane.
    -Lisbon…
    -Fermez-là ! explosa-t-elle en levant les poings, vous n’avez plus besoin du CBI pour accomplir votre vengeance de merde, parfait ! Dégagez, prenez des vacances, changez d’Etat, mais partez, et partez loin de préférence avant que je ne vous rattrape pour vous coffrer ! Disparaissez de nos vies, prétextez, je ne sais pas moi, une envie de vacances ! Après toute, une toute nouvelle vie s’offre à vous, vous n’avez plus besoin de nous, pauvres petits flics imbéciles qui n’avons rien vu venir, c’est ça ? »
    Alors que Lisbon s’emportait, lissant sa colère déferler sur l’homme qui n’avait jamais suscité autant de sentiments contradictoires en elle, ce dernier se rendit compte qu’elle frôlait la crise d’hystérie et il l’attrapa fermement par les épaules. La réaction ne se fit pas attendre et Lisbon gifla Jane de toutes ses forces, le faisant reculer de quelques pas, portant sa main à sa joue endolorie, l’air éberlué. La jeune femme se redressa, les yeux luisants de colère. A cet instant précis, elle semblait avoir pris dix centimètres et toiser Jane d’une bonne demi-tête. Ce dernier, encore sous le choc de la gifle, semblait revenir peu à peu à lui.
    « Partez, Jane, cassez-vous de ce putain d’Etat, et emportez vos problèmes avec vous, trouvez en une autre pour vous aider, j’en ai ma claque de vos conneries ! Je risque constamment mon job avec vous, et ce soir vous avez dépassé les bornes.
    -Lisbon, je…
    -Je m’en fou, s’obstina-t-elle, disparaissez. »
    Le consultant se redressa, la suppliant du regard. Elle ne pouvait pas le laisser, pas maintenant… Il avait besoin d’elle, jamais il ne pourrait rebâtir un semblant d’existence si elle n’était pas à ses côtés. Elle était sa force, son courage. Son unique raison de continuer de se lever, de sourire… Il avait tout foutu en l’air. C’était le fantôme de sa femme et de sa fille, ou bien Lisbon. Deux amours oubliés, contre son petit bout de femme qui n’hésitait pas à le remettre en boîte. Et pourtant, malgré tout ce qui aurait pu le pousser à choisir Lisbon, à commencer une nouvelle vie, à tourner le dos à son passé, il avait préféré s’accrocher aux esprits de son passé, aux souvenirs de sa famille, à un futur inexistant. Et le voilà, encore debout après l’affrontement final contre le tueur qui avait ruiné sa vie. Il avait terminé l’une de ses existences, et enterré l’autre au même moment. Il avait retrouvé pour quelques instants Charlotte et Angela, pour abandonner définitivement Lisbon. Un choix rude, cruel, et sur lequel il ne pouvait pas revenir.
    Lisbon continua de le fixer, déterminée, de la colère et de la rancœur plein les yeux alors qu’elle le regardait reculer, sans la lâcher ses yeux. Elle resta de marbre jusqu’à ce qu’il disparaisse dans la rue, la laissant seule devant la maison où s’était déroulé le sinistre. Jamais elle ne c’était sentie aussi seule. Jamais.
    Lorsque le ronronnement annonçant le démarrage de la vieille DS de Jane retentit et qu’un éclair bleu ciel passa devant la ruelle, Lisbon se décida à rejoindre son propre véhicule, jetant un coup d’œil à son téléphone au passage. Tommy avait laissé plusieurs messages et elle se hâte de lui répondre qu’elle arrivait après un léger contretemps. Il ne la questionna pas, la faisant promettre d’être prudente sur les routes. Alors qu’elle allait rentrer dans sa voiture, le chœur de l’Eglise la plus proche lui parvint en même temps que les douze coups de minuit. Elle s’enferma dans son 4x4, refusant d’écouter plus longtemps les effusions de joie qui avaient lieu partout autour d’elle. La jeune femme allait mettre le contact lorsqu’elle remarqua une enveloppe, posée à côté de son volant. Bien qu’elle sache de qui elle provenait, et qu’elle aurait encore plus de mal à oublier cette histoire en l’ouvrant, sa curiosité prit le dessus et elle décacheta l’enveloppe.
    Seule une bague glissa dans sa main, le métal froid vrillant sa peau. Elle n’eut même pas besoin de regarder la gravure pour savoir de qui elle venait. Les larmes affluèrent alors qu’elle donnait un violent coup sur son tableau de bord. Pourquoi la vie était-elle si injuste avec elle ?! Pourquoi à chaque fois qu’elle pensait prendre la bonne décision elle foutait toujours tout en l’air ?!

    Assis dans sa vieille DS, un pâté de maison plus loin, Jane tourna silencieusement la clef de contact, ne pouvant détacher ses yeux de son ancienne supérieure qui pleurait dans sa voiture. Il n’était qu’un con. Un con doublé d’un lâche.
    Ce fut sur ces pensées qu’il s’éloigna dans la nuit, la fenêtre entrouverte pour laisser entrer les cantiques de Noël qui raisonnaient de part et d’autres de la ville.
    « Joyeux Noël, Lisbon. Pardonnez-moi. »

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