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 Dépendance (AP)

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MessageDépendance (AP)   Dépendance (AP) Icon_minitimePublié le : Mar 23 Mar 2010 - 5:36

Finalement, j'ai cédé à la tentation de publier sur ce forum x) !

)...&...(

Je vais commencer par une fiction nommée Dépendance, et qui j'espère, vous plaira. Elle s'inspire de l'univers de Fullmetal Alchemist, plus particulièrement du film "Conqueror of Shamballa" dont la fin m'avait laissé un gout amer.
Ainsi, cette fiction peut être considérée comme une espèce de suite à ce dernier.

Situation : Quelques années plus tard après la fermeture totale de la porte, Edward et Alphonse, toujours piégés dans l'autre monde, ont rencontré le sosie de Winry. Travaillant pour le scientifique le plus renommé de la ville, elle leur offre des informations capitales sur la recherche de la bombe.

Rating : [AP]
Celui-ci évoluera au fur et à mesure de la progression de la fiction.

)...&...(

Je ne vois pas quoi ajouter de plus, mis à part de vous souhaiter une bonne lecture ;p !
Pour commenter, c'est ici


Dernière édition par Whyle le Mer 28 Avr 2010 - 9:25, édité 1 fois
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MessageRe: Dépendance (AP)   Dépendance (AP) Icon_minitimePublié le : Mar 23 Mar 2010 - 5:36

Sensations : -Vue : Un appartement propre, petit mais chaleureux, lumineux grâce à ses nombreuses fenêtres dans le salon
-Ouie : Le continuel flot des passants dans une rue commerçante, parsemé de rares passages de voitures

Bonne lecture, j'espère sincèrement que ça vous plaira ;p !

)...&...(

Assis au bord de la fenêtre, sentant une douce brise lui caressant ses cheveux dorés, un jeune homme regardait ce qui se passait dehors d'un air absent. Habitant dans un modeste appartement qui donnait vue sur une petite rue commençante de Munich, Edward attendait patiemment l'arrivée de leur amie Marie.
Lui et son frère l'avaient rencontrée par hasard dans le cabinet du professeur Studghart, alors qu'ils essayaient sans succès de le contacter. Depuis, elle les aidait dans leur recherche de la bombe, en leur fournissant de précieux indices sur cette dernière, parfois au risque de perdre son emploi.

Cependant, ce qui avait frappé les frères Elric à propos de Marie, c'était sa ressemblance troublante avec Winry. C'est pourquoi ils avaient tout de suite sympathisé avec elle, et lui avait rapidement accordé leur confiance.
Malgré cela, Edward ne pouvait s'empêcher de voir en Marie son amie d'enfance. Toutes les deux étaient étrangement semblables, tant au point de vue physique que psychologique. La seule différence notable était que Marie avait les cheveux et les yeux plus foncés que Winry. De plus, elle n'avait pas perdu ses parents à la guerre, ce qui la rendait un peu plus douce et plus fragile.
Grâce à cette rencontre, le jeune homme avait pu franchir un cap en acceptant la dure réalité qui s'imposait à lui. Il ne reverrait plus jamais son monde, certes, mais son existence dans ce monde-ci était plus agréable avec Alphonse et Marie à ses côtés. Même si l'amère nostalgie refaisait surface de temps en temps, meurtrissant son cœur de douloureux souvenirs.

Soudain, un détail le ramena à la réalité, le tirant de ses pensées. Il aperçut Marie à l'autre bout de la rue, ce qui le fit sourire. Elle lui fit signe de la main en lui rendant son sourire, se pressant pour le rejoindre.

)...&...(

'Tu en as mis du temps !', s'exclama Edward en ouvrant la porte de son appartement à la jeune fille.
'Oh, excuse-moi, mais le professeur avait encore besoin de moi plus longtemps que prévu. Il va bientôt donner une conférence sur ses recherches, ce qui nécessite beaucoup de travail. Et figure-toi que je n'ai qu'une demie-heure de retard, ce n'est pas énorme !', répondit Marie d'un ton exaspéré par l'impatience d'Edward, 'Bon, tu en es où toi ?'
'Viens, rentre. J'vais te raconter tout ça ...'

Edward laissa son amie s'installer dans le salon, puis lui demanda ce qu'elle voulait boire. Ils s'installèrent tous les deux dans le canapé, accompagnés d'une bière légère pour le jeune homme, et d'une tasse de thé pour la jeune femme. Après un long soupir, Edward se mit à parler, n'étant visiblement pas très à l'aise.
'Hé bien ... ça avance. Je n'ai toujours pas trouvé s'il possédait véritablement la bombe ou non. Il ne laisse aucun indice sur sa vie privée ou sur ses intentions, à part le relevé mystérieux de son compte en banque d'une somme assez importante et son adhésion au parti national-socialiste. Et je trouve ça vraiment louche. Cependant, je n'ai pas pu tirer d'informations de Linda. Elle n'arrête pas de parler que de nous deux, et commence même à envisager le mariage ... Je vais bientôt craquer si ça continue ! Tu es sure qu'il a vraiment un rapport avec la bombe ?'

Marie marqua un temps de silence avant de répondre. C'était elle qui avait mis les frères sur la piste de Mr Heineken, qui tenait une librairie assez réputée à Munich. Afin de pouvoir enquêter sur lui, Edward s'était rapidement lié avec sa fille, Linda Heineken.
'Oui, j'en suis sure. Et presque certaine que c'est lui qui détient la bombe. Lui ou un de ses proches amis. Il a pris beaucoup de rendez-vous avec le professeur il y a plusieurs mois sur un sujet technique non mentionné dans les dossiers, et je parie que c'est de la bombe qu'ils parlaient. De plus, il est très lié avec beaucoup d'autres scientifiques de la région. Ne perds pas espoir Edward ! Et pour Linda, tu n'as juste qu'à lui faire croire que c'est trop tôt pour le mariage, que tu n'es pas prêt. Ne perds pas ce lien précieux avec elle, sinon, tu peux dire adieu à la bombe.', répondit-elle d'une voix calme, mais teintée d'un peu de compassion pour lui. Elle savait que le jeune homme ne pouvait pas supporter la fille du libraire, beaucoup trop prétentieuse et bourgeoise à son goût.
'Tu as raison mais ... J'espère qu'on va vite mettre la main sur la bombe en tout cas. J'en ai assez de jouer l'amoureux parfait, ça m'écœure presque.', déclara Edward d'un ton amer en avalant une gorgée de bière.
'C'est sûr que tu ne dois pas avoir l'habitude d'être gentil et attentionné, te connaissant !', plaisanta Marie.
'Oh, c'est bon ! N'en rajoute pas une couche non plus !', s'écria le jeune homme, un peu vexé.

La jeune femme se mit à rire, et inconsciemment, Edward ne put s'empêcher de croire que c'était comme au bon vieux temps, et que tous ses soucis s'étaient envolés. Il chérissait ces instants de paix et de convivialité depuis ces deux années passées seul dans ce monde, sans son frère et ses proches. Il en oubliait presque la cruauté du monde où il vivait, et les soucis que pouvaient apporter une bombe en liberté dans un pays marqué par la guerre, peinant à se relever de celle-ci.
'Bon, il se fait tard, je vais devoir y aller, mon petit Dom Juan.', Edward fit la grimace à cette appellation, 'Tu passeras le bonjour à Alphonse de ma part.', déclara-t-elle en se levant.
Il l'accompagna jusqu'à la sortie, et ils bavardèrent encore un peu avant de se quitter.

Edward n'en était pas vraiment sûr, mais il se doutait que les sentiments qu'il éprouvait autrefois envers son amie d'enfance étaient en partie les mêmes que ceux qu'il éprouvait maintenant pour Marie. Elle ne lui rappelait que trop Winry pour qu'il ne puisse rester insensible.
Il soupira en refermant sa porte, qu'il ne verrouilla pas, attendant le retour de son petit frère. Le jeune homme commença à se préparer pour aller se coucher, rangeant la tasse de thé dans la cuisine et finissant sa bière cul sec. Il bailla en se dirigeant lentement vers sa chambre, pensant à ce qu'il allait bien pouvoir faire pour coincer Heineken. Cependant, un bruit sourd accompagné d'un crissement de pneus le stoppa sur place. Il provenait de dehors. Puis un cri horrifié lui parvint à l'oreille. Inquiet, il se pencha à la fenêtre pour savoir ce qu'il s'était passé, regrettant par la suite d'avoir été aussi curieux.

La vue du corps de Marie gisant sur la route, semblable à un pantin désarticulé, faillit lui faire perdre l'équilibre.
Elle était étendue là, inerte, sa tête ensanglantée reposant sur le bitume. Non loin d'elle, une voiture noire cabossée s'en allait à toute vitesse, prenant la fuite.
Sans avoir vraiment pris conscience de ce qui s'était passé, Edward courut rapidement vers la cage d'escalier, qu'il descendit comme un dératé, et se précipita vers le corps de son amie qui était maintenant entouré de quelques passants choqués. Il se rapprocha davantage pour savoir si elle était encore en vie. Malheureusement, il constata que sa tête avait violemment heurté le sol, et le jeune homme eut du mal à ne pas nier l'évidence.

Il était trop tard pour la sauver.

)...&...(

Merci énormément d'avoir pris la peine de me lire ;p ! En espérant que cela vous a plu et que vous voulez bien la suite ! x) !
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MessageRe: Dépendance (AP)   Dépendance (AP) Icon_minitimePublié le : Mar 23 Mar 2010 - 5:37

Sensations : -Vue : une rue sale, grise et peu accueillante
-Odorat : les mauvaises odeurs habituelles de la rue, l'urine, les déchets et poubelles
-Ouie : le son naturel d'une ville, ses passants, ses voitures, les pas de ses habitants résonnant contre le sol

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Dans une librairie située sur la grande place de Munich, un jeune homme blond soupira, épuisé par sa dure journée de labeur. Il finit de placer les nouveaux livres sur les étagères, puis se dirigea vers le vestiaire, prenant son manteau et ses affaires. En passant devant le bureau du libraire, il fit un petit signe d'au revoir avec sa main droite, ouvrant la porte de sortie avec l'autre.
'Au revoir Edward, et soyez en forme pour demain !', s'exclama Mr Heineken.
'Oui, à demain Monsieur. Passez le bonjour de ma part à votre fille.'
'Je n'y manquerais pas.', répondit-il avec un petit sourire.
Le jeune homme quitta la librairie avec un faible masque de bonne humeur, qui s'évapora dès qu'il fut sorti de la boutique.

Edward travaillait maintenant depuis quatre mois sous la direction de Mr Heineken. C'était grâce à Linda qui avait appuyé fortement sa candidature pour ce poste auprès de son père qu'il avait pu l'obtenir. En travaillant pour lui, le jeune homme avait beaucoup plus de chance de pouvoir récolter des indices sur le prétendu possesseur de la bombe. Cependant, Edward n'était plus d'humeur à mener l'enquête.
La mort de son amie Marie, qui remontait maintenant à une semaine, l'avait profondément bouleversé. Il n'avait pas pu arrêter ses larmes de couler et son chagrin immense de s'amplifier pendant toute la nuit qui suivit son décès. Seule la présence d'Alphonse, qui était tout aussi traumatisé que lui par cette nouvelle, l'aida à reprendre progressivement pied dans la réalité, et à apaiser ses souffrances. Il avait eu l'impression de ressentir une nouvelle fois l'amère sensation qui l'avait traversé à la mort de sa mère.

Perdu dans ses pensées et ne faisant pas attention à ce qu'il y avait devant lui, il ne vit pas la jeune fille qui courait dans sa direction jusqu'à ce qu'elle le heurte. Déstabilisés par la force du choc, ils tombèrent à la renverse et la jeune fille lâcha ce qu'elle tenait dans la main, poussant un cri de surprise.
Edward leva les yeux vers elle, et fut frappé par son apparence malpropre. Elle portait des vêtements sales, déchirés et abimés par un séjour prolongé dans les rues de Munich. Ses cheveux en bataille, dont la dernière rencontre avec une brosse devait remonter à plusieurs jours, étaient blonds, descendant jusqu'au milieu de son dos. Son visage était sale, couvert de crasse, et quelques traces de coup étaient visibles sur son front ou ses lèvres. Cependant, ce que le jeune homme remarqua le plus, c'était ses yeux. Ils étaient d'un bleu éclatant, formant un parfait contraste avec la saleté présente sur tout son corps.
La jeune fille se releva rapidement, avec une expression terrorisée sur son visage. Elle prit au passage ce qu'elle avait fait tomber, une espèce de pastèque, et se remit à courir, laissant quelques instants Edward seul sur le trottoir, complètement stupéfait.
Le jeune homme avait reconnu, même sous cet aspect crasseux, qui elle était, ce qui le cloua au sol pendant quelques secondes, la bouche ouverte et les yeux vides d'incrédulité.

Il secoua la tête, reprenant subitement ses esprits.
'C'est pas possible ...', murmura-t-il avant de se relever à son tour, poursuivant la jeune fille, 'Hé, attends !'

)...&...(

La jeune fille ne s'arrêtait pas de courir, consciente que le marchand à qui elle avait volé une pastèque allait la poursuivre encore une fois. Et cette fois-ci, elle ne le laisserait pas la rattraper, encore meurtrie par les coups qu'il lui avait asséné la veille.
Son ventre était tellement vide qu'elle n'avait pas su résister à la tentation de lui prendre quelque chose, n'importe quoi ayant fait l'affaire.
Elle courait le plus vite possible, à en perdre haleine. Sachant pertinemment que son ennemi n'était plus très loin à cause du retardement que sa chute avait provoqué, elle ignorait du mieux qu'elle pouvait les gémissements de son corps. Ses poumons étaient en feu, ses jambes étaient devenues lourdes à force de courir et son cœur allait bientôt lâcher, au vue des battements de plus en plus rapides et sourds dans sa poitrine. Elle n'allait pas tenir bien longtemps encore à ce rythme là, épuisée par sa cavale, ses maigres forces restantes commençant à disparaître.
Soudain, un hurlement parvint à ses oreilles, la stoppant sur place.

'Hé, attends !'
Elle se retourna et vit avec stupeur le jeune homme qu'elle avait bousculé lui courir après. Paniquée, elle se mit de nouveau à courir, traversant la rue afin de pouvoir se diriger vers la grande place, essayant de le semer parmi les nombreuses impasses de la ville.
La jeune fille ignorait ce qui le poussait à la poursuivre, mais redoutait le fait qu'il ait été alerté par le marchand et la considère comme une voleuse. La doute s’installa en elle, en pensant que l’homme ne lui voulait peut-être aucun mal, ou pire qu’il essayait de l’aider. Certes, il lui était totalement inconnu, mais elle savait qu’elle ne pouvait plus compter sur sa mémoire depuis que cette dernière lui jouait des tours.

Elle s'était réveillée il y a une semaine dans un parc, étendue dans l'herbe. Elle n'avait aucun souvenir de sa vie avant ce moment. Seule et laissée au dépourvu dans une ville où tout lui était inconnu, elle était restée dans la rue en mendiant et volant, luttant pour survivre. La peur était sa seule compagne, ne la quittant pas à chaque seconde de la journée, et ce depuis son arrivée ici. Le soir était le moment qu'elle redoutait le plus, où sa peur se transformait en terreur. À l'heure où chacun était confortablement installé dans un lit bien chaud, elle arpentait les rues sombres, refusant de s'endormir, de peur de ne plus se réveiller ensuite, morte de froid ou agressée par des voyous.

Épuisée par sa course, elle n'arrivait presque plus à respirer, subitement prise d'un malaise. Le mince contenu de son estomac menaçant dangereusement de faire surface, elle essaya de semer son poursuivant dans une impasse afin de pouvoir s'arrêter.
Malheureusement pour elle, le jeune homme était le plus rapide. Et avant même qu'elle n'ait pu atteindre l'impasse, il lui avait saisi le bras.

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Merci énormément d'avoir pris la peine de me lire ;p ! En espérant que cela vous a plu et que vous voulez bien la suite ! =) !
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Dernière édition par Whyle le Mer 28 Avr 2010 - 9:27, édité 1 fois
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MessageRe: Dépendance (AP)   Dépendance (AP) Icon_minitimePublié le : Mar 23 Mar 2010 - 5:38

Sensations : -Vue : une rue désolée, sale, peu éclairée où les ordures trainent en tas
-Odorat : la saleté omniprésente et toutes les mauvaises odeurs qui vont avec
-Toucher : le mur en briques humide et froid

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En un éclair, il la poussa contre un immeuble, attrapant ses deux poignets avec ses bras, les plaquant contre le mur afin qu'elle ne puisse pas s'échapper. Tout se passa si rapidement que la jeune fille n'eut même pas le temps de réaliser ce qui était en train de se passer, et la pastèque roula par terre avant même qu'elle ne puisse pousser un cri.
Edward lâcha un profond soupir, récupérant du mieux qu'il pouvait sa respiration avant de continuer. La petite voleuse, elle, ne disait rien, mais son visage livide était comme apeuré.
'On peut savoir ce qui te prend Winry ?', s'écria le jeune homme en la regardant droit dans ses yeux bleus, une fine trace de reproche dans sa voix.
'Ne me touche pas, laisse-moi tranquille !', répondit-elle hargneusement, essayant de se débattre sans succès.

Le jeune homme hésita, déstabilisé par l'attitude hostile de son amie d'enfance envers lui. Cette fois, il en était sûr, c'était elle. Il avait cru avoir une hallucination ou s'être trompé lorsque la jeune fille l'avait bousculé, mais maintenant, leurs visages étaient tellement proches qu'Edward n'hésitait même plus. Son cœur battait à la chamade, heureux d'avoir pu retrouver celle qu'il avait quitté il y a maintenant plusieurs années. Il cherchait une trace de sympathie dans ses yeux bleus, mais il ne put trouver que de la crainte et de la haine. Confus, il attribua cette colère au fait qu'il l'ait délaissée pendant tout ce temps.

'Winry ... je sais que tu dois m'en vouloir de t'avoir abandonnée. Mais je n'avais pas le choix ! Tu le savais, je ne pouvais pas être égoïste au point de laisser notre monde dans cette merde !', s'exclama-t-il, essayant de convaincre son amie de sa bonne foi.
La jeune fille resta perplexe plusieurs secondes entières, ne comprenant absolument pas un mot que racontait cet étrange inconnu. Il semblait ému de la voir, sa voix tremblant légèrement. Mais la peur l'emportait, et elle se sentait menacée par l'étrangeté du comportement du jeune homme.
'Je ne sais pas de quoi tu parles.', déclara-t-elle sèchement au bout d'un certain temps, 'Laisse moi m'en aller !'
Edward fut abasourdi par cette réponse, baissant la tête pour ne pas montrer des larmes de désespoir qui commençait à perler au coin de ses yeux. Il ne comprenait pas la réaction si froide et dure de son amie. Son excitation provoquée par leurs retrouvailles s'était vite évaporée, remplacée par une douloureuse sensation d'amertume.

'Tu sais, tu m'as manqué pendant tout ce temps ...', murmura le jeune homme doucement, se raccrochant aux derniers souvenirs lointains qu'il avait eu d'elle.
La petite voleuse ne répondit pas, bien trop confuse. Elle ne savait pas quoi faire, ne sachant pas si elle devait faire confiance à cet inconnu, qui semblait la connaitre, ou se méfier de cette comédie qui n'aurait pour seul but de l'amadouer et gagner sa confiance, pour ensuite l'abuser. Cependant, sans qu'elle ne sache trop pourquoi, sa peur avait diminué, remplacée par un étrange sentiment de curiosité. 'Et s'il pouvait m'aider à retrouver la mémoire ?', pensa-t-elle, essayant de tirer le meilleur parti de cette situation.

Edward, dont l'aveu n'avait eu aucune réponse, leva les yeux vers son amie et fut rassuré par le regard tendre qu'elle lui adressa. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres, heureux de l'avoir pleinement retrouvée. Il fut ravi lorsqu'il remarqua l'expression de joie qui apparut sur le visage de la jeune fille. Emporté par la foule de sentiments qui s'immisçaient en lui, le jeune homme eut du mal à contenir sa joie, bien-être qu'il n'avait plus ressenti depuis la mort de Marie.
Avec une lenteur déconcertante, son visage s'approcha de celui de son amie, jusqu'à ce que leurs lèvres se frôlent, déclenchant un frisson remontant dans son échine. Les limites à ne pas franchir devinrent pour Edward comme floues, et il ne se retint pas de déposer un doux baiser sur les lèvres de la jeune fille, qu'il avait tant désirées.
Surprise de ce geste, la jeune amnésique mit du temps à prendre conscience qu'une paire de lèvres chaudes et douces étaient posées sur les siennes, sales et gercées. Cependant, la réaction ne se fit pas attendre. Edward ayant desserré sa poigne autour de ses poignets à cause de l'émotion, elle put libérer une de ses mains, qui eut pour trajectoire la joue du jeune homme.

La baffe inattendue de son amie déstabilisa ce dernier qui lâcha complètement prise, tenant sa joue meurtrie qui commençait à rougir de douleur.
'Non mais ça ne va pas ? Tu te crois où là ?', s'écria la jeune fille hystérique, qui se sentait trahie par toute la comédie émouvante de cet étrange inconnu. Elle s'était laissée attendrir par l'attitude tendre et presque désespérée du jeune homme, et le regrettait, s'étant faite avoir en beauté par ce pervers qui ne cherchait qu'à l'abuser. Énervée, elle prit la fuite, laissant seul Edward en plein milieu de la rue avec une trace écarlate sur son visage.
'Winry, attends ! Je ne sais pas ce qu'il m'a pris !', cria-t-il en la poursuivant de nouveau.
Il avait peur de la perdre à nouveau, et ce pour un incident aussi insignifiant. Il ne voulait pas la quitter encore une seconde de plus après ces longues années d'absence. Il allait s'expliquer, et elle comprendrait. Tout allait rentrer dans l'ordre ... s'il parvenait à la rattraper avant qu'elle ne le sème dans les rues de Munich.

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Heureusement pour Edward, il n'eut pas beaucoup de trajet à faire pour la retrouver, en prise avec un homme grand et grassouillet qui paraissait furieux. Il tenait la jeune fille par le bras, et s'apprêtait à la frapper avec l'autre, qui tenait une espèce de bout de bois circulaire et long. Elle était effrayée, tentant sans succès de s'enfuir.

Sans perdre une seconde, Edward l'arrêta dans son geste, retenant cet homme violent qu'il identifia comme être un marchand.
'Ôte tes sales pattes de là ! Cette chipeuse mérite une correction ! Ça fait cinq jours qu'elle n'arrête pas de me voler !', hurla-t-il au jeune homme, ses yeux rougis par la colère.
Tout en tenant le bâton du marchand, Edward fouilla dans ses poches pour en retirer quelques billets qu'il lui tendit. 'Tiens, et laisse-la tranquille.', déclara-t-il fermement, ses yeux dorés remplis de détermination, s'opposant à ceux colériques de son adversaire.
L'homme ne sut quoi dire, troublé par ce geste. Après quelques secondes d'hésitation, il prit l'argent et lâcha le bâton, avant de lancer un regard noir à la jeune fille.
'Que je ne te revois plus jamais trainer autour de mon épicerie, c'est compris ?', la menaça-t-il en partant, laissant la petite voleuse complètement perplexe. Elle mit du temps à réaliser que le marchand était parti, et que l'étrange inconnu l'avait aidé, alors que quelques minutes plus tôt, il lui volait un baiser.
'Mais ... mais pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça pour moi ?', demanda-t-elle à Edward d'une voix tremblante.
'T'occupe. Cherche pas et suis-moi. On rentre à la maison.', répondit le jeune homme en lui prenant la main, la guidant vers son appartement sans rien ajouter d'autre. Il paraissait un peu tendu, mais elle n'osa pas lui demander quoi que ce soit.

La jeune fille se laissa faire, confuse au possible par cette étrange rencontre. 'Après tout, n'importe quoi sera mieux que cette vie sans avenir dans la rue.', pensa-t-elle en suivant sans broncher cet étrange inconnu qui l'avait tiré de son affreuse situation, et ce, sans qu'elle ne sache pourquoi.

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Merci énormément d'avoir pris la peine de me lire ;p ! En espérant que cela vous a plu et que vous voulez bien la suite ! x) !
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Dernière édition par Whyle le Mer 28 Avr 2010 - 9:28, édité 1 fois
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MessageRe: Dépendance (AP)   Dépendance (AP) Icon_minitimePublié le : Mar 23 Mar 2010 - 5:38

Sensations : -Vue : Un appartement propre et bien entretenu, vu de nuit
-Ouïe : le calme reposant d'un chez-soi, rythmé par les doux bruits mécaniques d'une horloge

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Anxieuse et prudente, la jeune fille n'osa pas rentrer dans l'appartement de l'étrange inconnu. Il avait ouvert la porte, et s'était rapidement dirigé vers le salon pour fermer les fenêtres et allumer les lumières, l’invitant à rentrer. Elle le regardait faire d'un air craintif, restant sur le seuil, contemplant un chez-soi qu'elle n'avait pas connu depuis son réveil à Munich.

Le salon était assez simple, mais une chaleur inattendue s'en dégageait. Un canapé beige trônait au milieu de la salle, suivi d'une petite table à manger et quelques chaises. La décoration était modeste, deux tableaux, une horloge et un miroir ornaient les murs de cette pièce, accompagnés de plusieurs photos. La petite voleuse regarda ses mains sales et crasseuses et fut prise d'un sentiment profond de honte. Gênée, elle ne pouvait pas se résigner à entrer dans un appartement bien trop propre et chaleureux pour elle. Elle se sentait comme rejetée.
Cependant, le jeune homme, voyant qu'elle ne rentrait pas, lui prit fermement la main et la força à rentrer. Elle tenta de se débattre, mais sa force était trop faible par rapport à celle de l'inconnu.

'Assis-toi, je vais te chercher à manger. Tu dois crever de faim, n'est-ce pas ?', déclara Edward d'un ton un peu autoritaire, ne sachant pas tellement comment s'y prendre avec elle. La situation dans laquelle il était le dépassait un peu, et il tentait sans succès de trouver un sens à tout cela, en restant le plus humain possible.
Elle se contenta d'acquiescer d'un signe de tête, hésitant à s'assoir. Mais sous le regard assez dur et imposant du jeune homme, elle obéit sans faire d'histoire.
'Tu veux quelque chose à boire ?', lui demanda ce dernier de la cuisine.
'Tu as du thé ?', répondit-elle en reprenant un peu d'assurance devant les attentions du jeune homme à son égard.

Elle ne le vit pas, mais sa réponse déclencha un profond malaise chez Edward, lui rappelant amèrement son amie Marie, décédée il y a peu de temps. À chaque fois qu'elle venait ici, elle lui réclamait du thé. Le jeune homme secoua la tête, essayant de chasser son image de ses pensées. Même si avec la présence de Winry dans son appartement, Edward ne pouvait s'empêcher de penser que la mort de Marie était inexistante, qu'elle était la jeune fille assise sur le canapé, et que dans peu de temps elle allait le réprimander parce que son thé aurait été mal préparé.

Le jeune homme soupira avant de se remettre à la tâche, et revint dans le salon quelques minutes plus tard, ses bras chargés d'une corbeille de fruits, d'un thé et d'une bière.

'Qu'est-ce que tu faisais en pleine rue comme ça Winry ?', lui demanda-t-il après un certain temps, coupant le silence pesant qui s'était installé entre eux deux.
'Ne m'appelle pas comme ça !', répondit hargneusement la jeune fille.
'Pourquoi ?', s'exclama Edward, confus.
'Je ne m'appelle pas comme ça. Et d'ailleurs, ce que je faisais dans la rue ne te concerne pas.', déclara-t-elle sèchement.
'Comment t'appelles-tu alors ?'

La voleuse hésita à lui mentir, à lui donner un faux nom. Elle ne savait trop pourquoi, mais elle avait le sentiment que si elle ne lui disait pas la vérité, il le saurait. Elle prit une longue inspiration avant de répondre, espérant qu'il la croie.

'Je n'ai pas de nom. Ou plutôt, je ne m'en souviens pas.'
Il sembla stupéfait, puis rapidement se reprit, prenant son menton avec sa main, se concentrant pour réfléchir. 'C'était donc ça ...', murmura-t-il doucement avant de reporter son attention sur elle.

'Puisque tu ne t'en souviens plus, je vais te baptiser Winry. Tu porteras ce prénom jusqu'à ce que tu te souviennes de celui que tu avais. Ça te convient ?', déclara Edward avec un petit sourire.
'Pourquoi Winry ? Ce n'est pas courant comme nom ...', ronchonna la jeune fille, peu satisfaite du prénom qu'il lui avait attribué.
'Un jour, je t'expliquerai ...', répondit-il doucement, 'Mais pour l'heure, il y a plus important. Je vais t'installer ici, te libérer une place. Pendant ce temps ...', commença-t-il en regardant Winry, et fut frappé une nouvelle fois par sa saleté, 'Va prendre une douche. Et laisse tes vêtements ici, on va les laver. En attendant, je vais bien te trouver quelque chose à te mettre sur le dos.'

Winry ne dit rien, surprise que le jeune homme l'accepte et l'adopte aussi vite, en posant si peu de questions. Elle restait un peu méfiante et craintive, mais la présence du jeune homme l'apaisait. Soudain, elle prit conscience de quelque chose qu'elle ignorait à propos de lui.

'Mais au fait, comment t'appelles-tu ?', demanda-t-elle, curieuse.
'Edward.', répondit-il en se levant, lui désignant la salle de bain, puis se dirigea vers sa chambre.

La jeune fille resta pensive quelques instant, puis se leva à son tour vers la salle de bain, pressée de se sentir à nouveau propre.

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L'eau claire et chaude descendit lentement sur le corps savonné de la jeune fille, lui procurant une sensation de plaisir extrême. Elle jubilait sous la douche, heureuse de voir réapparaitre sa véritable couleur de peau, cachée jusqu'alors par l'épaisse couche de crasse qu'elle avait accumulé lors de son séjour dans les rues de Munich.

Winry passa sa main dans ses cheveux, et fut étonnée de voir à quel point elle passait sans accroche. Elle sourit avant de couper l'eau, profitant pleinement de ce dernier contact avec celle-ci. En tirant le rideau de douche, la jeune fille était tellement excitée par ce retour à la civilisation qu'elle ne fit pas attention à poser ses pieds sur le petit tapis de douche. Surprise par la surface glissante du carrelage, elle perdit l'équilibre et se raccrocha aux serviettes qui pendaient, mais cela ne suffit pas à lui faire éviter la chute.

Alerté par le bruit et le petit cri lâché par son invitée, Edward se dirigea rapidement vers la salle de bain, oubliant par la même occasion la nudité potentielle de la jeune fille. Il ouvrit la porte en grand, découvrant une Winry écroulée sur le carrelage, perdue dans un tas de serviettes. Le jeune homme ne put s'empêcher de rire, provoquant la fureur de l’intéressée, qui lui lança ce que qui se trouvait sous sa main.

Edward referma instantanément la porte, esquivant par la même occasion la bouteille de shampoing qui heurta accidentellement un tableau, la salle de bain était juste à côté du salon.

'Dégage !', lui hurla Winry de l'intérieur de la pièce, d'une voix furieuse.
'Tu t'en sors ?', demanda Edward d'une voix taquine, se moquant un peu de la jeune fille.
'Tais-toi et passe moi des vêtements !', s'exclama-t-elle, sur la défensive.
'Je suis bien tenté de ne pas le faire ...', plaisanta le jeune homme.

À ce moment là, la porte d'entrée s'ouvrit, laissant entrer un autre jeune homme, un peu moins âgé qu'Edward. Il tenait dans sa main une petite sacoche, qu'il laissa tomber en remarquant que son grand frère était devant la salle de bain, presque étouffé de rire. Alphonse entendit une voix sortir de la pièce d'eau, et fut frappé par son timbre si familier.

'Edward !', cria la jeune fille, exaspérée par le comportement puéril du jeune homme.
'Grand frère, ne me dis pas que c'est ...', commença-t-il, bien trop ému pour finir sa phrase.
'Oui, c'est elle', lui répondit Edward, le regardant avec des yeux brillants de joie, mais teintés d'une trace d'amertume.

)...&...(

Merci énormément d'avoir pris la peine de me lire ;p ! En espérant que cela vous a plu et que vous voulez bien la suite ! x) !
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Dernière édition par Whyle le Mer 5 Mai 2010 - 6:38, édité 1 fois
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MessageRe: Dépendance (AP)   Dépendance (AP) Icon_minitimePublié le : Mer 5 Mai 2010 - 6:35

Sensations : -Toucher : la chaleur moite des draps au réveil, et la douceur de l'oreiller.
-Ouie : le calme rassurant du matin, après la tempête de mots de la veille.

)...&...(

Clignant lentement des yeux, une petite lueur dorée du soleil apparaissant progressivement dans son champ de vision, la touffe de cheveux blonde reprit peu à peu ses esprits. Elle se redressa avec peine, les muscles encore engourdis par le sommeil, malgré une nuit assez courte. Edward mit un peu de temps à se réveiller complètement, sa pensée obstruée par les souvenirs de la veille.

)...&...(

L'arrivée d'Alphonse au beau milieu de la sortie de douche de Winry avait eu un impact inattendu sur l'ambiance taquine qui régnait alors dans l'appartement. La jeune fille l'avait salué d'une manière plutôt neutre, ce qui l'avait un peu bouleversé. Perturbé qu'elle ne se souvienne pas de lui, le jeune homme lui avait retourné un sourire forcé, ses yeux brillant de larmes. Contre toute attente, Alphonse ne s'était pas précipité dans les bras de son ancienne amie pour la saluer. Il lui avait simplement souhaité la bienvenue dans leur foyer, et avait demandé à Edward s'il pouvait s'entretenir avec lui, d'un ton dénoué d'apparente joie. Ce dernier était stupéfait de la réaction de son frère, qu'il ne comprenait pas.

Au bout d'une grande discussion, interrompue par la petite voleuse qui demanda poliment des vêtements et un lieu où dormir au jeune aîné de la famille avant de s'éclipser rapidement, sentant que le ton entre les deux hommes était plutôt tendu ; les inquiétudes d'Alphonse avaient parues plus claires aux yeux de son frère. Le plus jeune des deux avait été bouleversé autrement par la mort de Marie, et y avait vu une forme de complot, pendant que son frère était complètement coupé du monde par son chagrin. Il avait remarqué des signes de changements de comportement dans le voisinage, et soupçonnait des dénonciations. Depuis, il était devenu plus méfiant, et avait soulevé de nombreuses questions au sujet de cette « Winry », qui dormait sur le canapé, épuisée par sa journée.

Il ne comprenait pas comment leur amie d'enfance était de retour dans ce monde, et qui plus est, amnésique. De plus, il avait envisagé la possibilité d'un rapprochement entre la mort de Marie et la venue de Winry. Et finalement, il ne savait pas s'il s'agissait toujours de leur amie d'enfance, si elle avait été manipulée ou non.

'Alphonse ... je comprends tes doutes mais ...', commença Edward, de plus en plus confus par les propos de son frère.
'Grand frère ... J'ai surtout peur de me faire une fausse joie. Bien sûr que je suis heureux de sa venue, plus que tu ne l'imagine mais ... Ce pays a été fortement touché par la guerre, et rêve de vengeance. Qui sait si des militaires ou scientifiques ont découvert notre secret concernant l'alchimie. Et qu'ils utilisent Winry pour nous approcher. Peut-être qu'ils l'ont trouvé avant nous. Enfin, ce ne sont que des hypothèses ... mais depuis ... ce qui c'est passé, je ne veux plus prendre de risques. J'ai tellement peur de te perdre !'
'Je ... D'accord. Mais on ne va pas la mettre dehors quand même ! Imagine que c'est la vraie !', déclara le jeune homme, maintenant un peu plus rassuré sur l'attitude déconcertante de son frère, vu qu'il connaissait ses raisons.
'Non, non ! Je ne te demande pas une chose pareille ... Seulement, fais attention Grand frère. Tu me le promets ?', demanda-t-il avec un petit regard inquiet et implorant.
'Je te le promets.'

)...&...(

Edward soupira, conscient des problèmes qui l'attendaient surement aujourd'hui. Il se leva péniblement, et marcha avec peine dans la pénombre, essayant de ne pas perdre l'équilibre sur un des bouquins qui trainaient sur le sol. Il arriva encore à moitié endormi dans le salon, et fut surpris que la jeune fille soit réveillée. Elle paraissait sur le qui-vive, assise dans le canapé, serrant ses couvertures contre elle. Dès qu'elle aperçut son hôte, elle lui adressa un petit sourire timide, avant de murmurer un petit salut inaudible.

'Qu'est-ce que tu fais là Winry ? Il est sept heures du matin, rendors toi !', marmonna Edward en se dirigeant vers la cuisine afin de préparer son petit-déjeuner.
'Je ... n'ai pas l'habitude de dormir beaucoup. Au fait, ton frère m'a dit de te passer le bonjour avant de partir.', répondit-elle d'une petite voix enrouée par le sommeil.
'Ah, merci. Tu veux prendre quelque chose à manger sinon ?'
'N'importe quoi fera l'affaire ...'
Le jeune homme revint de la cuisine chargé de fruits, café et céréales, qu'il déposa sur la table du salon. Il se retourna pour faire signe à la jeune fille de venir, puis se souvint de sa tenue et rougit légèrement. Elle déposa ses couvertures sur le canapé et le rejoignit, uniquement vêtue d'une chemise blanche qui appartenait à Alphonse, un peu courte aux yeux d'Edward, qui laissait apparaitre une paire de jolies jambes dans son champ de vision.
'Rappelle moi de te trouver des vêtements corrects avant de partir, d'accord ?', murmura-t-il avant de porter une tasse de café à ses lèvres.
'Tu pars aussi ? Et moi, je ... vais rester ici ?'
'Oui, pour la journée. Je n'ai pas eu le temps de préparer ton arrivée ici donc, tu vas devoir rester un petit moment dans l'appartement, le temps que l'on te trouve des habits, et que l'on prévienne la concierge de ta présence. Essaye de ne pas faire trop de bruit, les voisins pourraient penser qu'il y a un voleur.', expliqua le jeune homme en mordant dans un croissant.
'Très bien', acquiesça lentement Winry, peu enchantée à l'idée de passer sa journée entière seule ici.

Il se leva sans faire de bruit de la table et se dirigea dans la salle de bains, perdu dans ses pensées. Il ne pouvait imaginer que la jeune fille qui était assise en face de lui il y a un instant soit une ennemie. Au contraire, Edward était persuadé qu'elle ne pouvait lui apporter que du bien. Du moins, sa présence suffisait à le réconforter et l'apaiser, et il espérait qu'elle retrouve bientôt la mémoire, afin que leur amitié devienne à nouveau comme avant.

Il sortit de la pièce habillé, et prit au passage une sacoche dans l'entrée, avant d'ouvrir la porte. Il se retourna afin de dire au revoir à son invitée, mais fut frappé d'une envie immense de la serrer contre lui avant de partir. De peur que lorsqu'il reviendra, elle ne sera plus ici, et tout ceci n'aurait été qu'un pauvre rêve.
Winry le regarda d'un air étrange, ne comprenant pas pourquoi il s'était arrêté d'un coup sur le seuil de la porte, et la dévisageait ainsi. La peau de ses joues devint un petit peu plus colorée, et elle détourna la tête avant de lui adresser un petit au revoir.

'À ce soir !', s'écria-t-il avant de fermer la porte à clé, soupirant de honte. Il ne comprenait pas pourquoi il n'avait pas pu faire un pas, que ce soit vers elle ou la sortie. Se sentant complètement idiot, il fonça vers la librairie tête baissée, se remémorant avec plaisir le visage de son amie d'enfance légèrement empourpré.

)...&...(

Il arriva sans peine au magasin de livres, s'assurant qu'il était bien à l'heure. Un peu hésitant, il franchit la porte d'entrée doucement, en essayant de ne pas faire trop tinter la clochette qui était fixée au dessus de celle-ci. Cependant, le propriétaire l'entendit et se dirigea d'un pas rapide vers lui, le visage réjouit.

'Bonjour ! Toujours à l'heure, c'est agréable. Viens par ici mon garçon, j'ai besoin de toi ...', s'exclama l'homme en lui faisant un petit geste de la main, l'attirant vers le fond du magasin.
'Linda, regarde qui est là ma chérie ! Edward vient juste d'arriver !', déclara le propriétaire d'une voix enjouée, en s'adressant à sa fille.

La jeune femme se tenait près d'une étagère et se retourna rapidement à l'annonce de la venue de son futur fiancé, le sourire aux lèvres. Elle était plutôt grande, et arborait une coupe à la mode pour l'époque, ses courts cheveux bruns coupés au carré. Ses yeux d'un mystérieux bleu violacé se posèrent avec plaisir sur le visage du jeune homme, qui retint avec peine un frisson. Celle qui lui arracha un sourire forcé était une femme ressemblant trait pour trait à Lyra, une fille de l'autre monde dont le corps avait été pris par Dante. Se remémorant ces souvenirs pénibles, le jeune homme se sentit de plus en plus mal à l'aise, essayant de le masquer à tout prix. Il devait séduire cette jeune femme afin d'obtenir des informations, et avait plutôt bien réussi la première partie de ce plan. Restait à savoir au bout de combien de temps ses efforts démesurés seraient récompensés.

'Bonjour mon amour, tu vas bien aujourd'hui ?', réussit-il à articuler d'une voix qu'il espérait la plus douce possible.
'Lorsque je suis avec toi, il n'est même plus nécessaire de poser la question. Tu m'as tellement manqué depuis la dernière fois que l'on s'est vu.', répondit-elle d'un ton mièvre, essayant sans succès de le faire rougir.
'Moi aussi, si tu savais ...', soupira Edward, conscient que la journée serait longue aux côtés de cette femme. Il regretta presque d'être sorti de chez lui, et de ne pas être resté auprès de Winry ...

)...&...(

En espérant que cela vous a plu ;p ! Désolée pour le retard x)
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