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 Novus vitae (Yaoi/+18)

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Nemunas
Tache d'encre

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MessageNovus vitae (Yaoi/+18)   Publié le : Mer 7 Sep 2011 - 15:08

Novus vitae


Résumé : Pour échapper à la malédiction qui l'empêche d'aimer ou d'être aimer à Troie, Pâris doit refaire une nouvelle vie, au sens propre du terme. A Mercuta, il se sent seul et délaissé, mais il va rencontrer Luka, un jeune prostitué...

Cette fiction est un yaoi et contient des scènes de lemons et de violence.
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Dernière édition par Nemunas le Mer 7 Sep 2011 - 15:30, édité 1 fois
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Nemunas
Tache d'encre

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MessageRe: Novus vitae (Yaoi/+18)   Publié le : Mer 7 Sep 2011 - 15:26

Novus vitae


Prologue:

« Non, rassurez-vous, tout problème a une solution. »
Le vieil homme en loque souriait au vieux roi. Tout ce qu'ils avaient en commun fut leur grand âge, tout le reste les opposait. L'homme en guenille était un sorcier, du moins c'était ce qui se disait dans les coulisses du palais. Ces rumeurs stipulaient même qu'Arhon, c'était son nom, possédait le pouvoir de faire renaître une ville entière; une ville mit à feu et à sang par les troupes d'Agammemon, celui qu'on appelait le Roi des rois. Une ville dont les grecs auraient pillés la cité de toutes ses richesses.
Cette ville serait tombée en poussière et sûrement oubliée avec le temps si Priam n'avait pas contacté Arhon avant que l'immense cheval en bois n'ait desservit de ses entrailles, le feu qui ravagea la ville.
La salle, où se trouvaient les deux vieillards, était immense et vide. Il se pouvait qu'elle fut sous terre car seules les torches fixées aux murs de pierre éclairaient la pièce; il n'y avait aucune fenêtre. Le roi de Troie se tenait droit tandis que son interlocuteur était voûté, supportant sûrement le poids des années.
« Et quelle serait-elle, je vous prie ?
-La malédiction que porte Troie peut être contrer...
-Nous n'avons que très peu de temps, coupa Priam. »
Le vieil homme souriait toujours au roi, et, sans cessé de sourire, il sortit de sous sa tunique une petite fiole contenant un liquide ressemblant à du sang dilaté. Il la leva au dessus de sa tête pour que Priam puisse bien la voir. Celui-ci eut un mouvement de recul et paraissait écœurer par la substance.
« Ceci contient la clé de votre survie, murmura Arhon victorieux. Je suppose que maintenant vous savez que c'est, en réalité, votre fils Pâris qui porte sur lui la malédiction. Quand je vous aurais donné la potion, il suffira de faire en sorte qu'il quitte la ville et qu'il n'y revienne pas, surtout s'il aime...
Priam parut interloquer par la déclaration du sorcier, mais il se reprit :
-Comment cela...
-Cela signifie que le prince Pâris ne peut ni aimer ni être aimer lorsqu'il se trouve à Troie, même si la personne ne se trouve pas en ville.
-Hélène et mon fils ne se sont jamais aimés. Lorsqu'ils ont fait escale sur la côte égyptienne, au retour de leur voyage à Sparte, Hélène est descendue en expliquant à Pâris qu'elle souhaitait ne plus jamais retrouver Sparte ou quelque chose qui puisse la ramener à son ancienne vie. Cette version des faits ne semble pas très réaliste, mais le prince Hector, lui même, a confirmé les dires de son frère.
-Je connais, moi aussi, cette version, répondit lentement Arhon. C'est la version officielle.
-Hector n'a jamais menti, assura le vieux roi sans relever l'ironie dans la dernière phrase d'Arhon.
-Le prince Pâris, oui ? S'étonna le sorcier.
-Je connais moins Pâris, marmonna Priam qui parut moins sûr de lui tout d'un coup. Et puis, il venait de prendre sur un bateau troyen la femme d'un de nos ancien ennemis qui en apprenant la nouvelle de l'enlèvement de son épouse fit appeler son frère Agammemon et rassembler toutes les armées de Grèce contre Troie ! »

Arhon savait qu'il ne pouvait pas faire de réflexion au roi au sujet de son amour paternel plus important pour Hector que pour Pâris sans s'attirer sa colère, malgré l'élan de compassion qu'il éprouvait soudainement pour ce dernier. De plus, moins le roi ressentait d'amour pour son fils, moins il lui sera dur de le quitter. Et écarter Pâris de la ville était capital pour la survie de celle-ci.
« En quoi consiste votre... plan ? Demanda Priam sortant de ses pensées.
-Pour que cette potion agisse, il suffit seulement que le prince Pâris, la reine Hécube et vous même buviez cette préparation...
-Qu'est-ce...
-Du sang divin, coupa Arhon. Il ne désirait pas inquiéter le roi avec des explications longues et compliquées. Il prit donc le parti de le lui les simplifier. C'est un des fils de Zeus qui me l'a offert.
-Bien, répondit Priam désireux d'accélérer les choses. Que se passera t-il ensuite ?
-Vous, ainsi que tout votre peuple, referez une nouvelle vie. Elle pourra être exactement identique à la première si vos décisions restent les mêmes, mais pour Pâris sa deuxième vie devra se faire loin de Troie. »
Priam réfléchit de nouveau, il ne comprenait pas vraiment comment refaire une deuxième vie, comme le disait le sorcier, était possible. Il s'en remit donc aux dieux; si c'était son destin alors...
« Le juge Hamandrys a toujours quelques dettes à mon égard, murmura t-il pour lui même. Il habite Mercuta, annonça-t-il, il faut environ deux mois de cheval pour y arriver. Est-ce bon ?
-Excellent ! »
Arhon demanda au roi d'aller chercher sa femme et son fils pour qu'ils puissent boire la potion. Lorsqu'ils furent là, Priam leur expliqua le plan. Pâris comprit assez vite qu'il n'avait pas le choix et accepta donc sa nouvelle vie...
Arhon leur tendit trois fioles, toutes identiques.
« Une fois que vous aurez bu, vous allez sombrer dans un profond sommeil et vous réveiller le jour de la naissance de Pâris. »
Le sorcier se tourna alors vers Priam.
« Alors vous préviendrez le juge Hamandrys du remboursement de sa dette, qu'il adopte Pâris et l'élève comme son propre fils.
-Pourrai-je écrire à Pâris ou cela serait trop risqué ? Demanda Priam qui, dans le fond, ne voulait pas abandonner son fils.
-Je n'y vois aucune objection, assura Arhon. Buvez maintenant ! »
Ils burent. Pâris aurait voulu remercier son père de ne pas le délaisser mais il n'en eut pas le temps.

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Nemunas
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MessageRe: Novus vitae (Yaoi/+18)   Publié le : Sam 19 Nov 2011 - 14:10

Novus vitae

Chapitre 1 : Luka

« … Moka combat toujours au côté des Tagéniens, cela fait un an aujourd'hui. Il ne me manque pas vraiment. Nous n'avons jamais été très proches. D'ailleurs, je crois qu'il me déteste...
Seuls ses parents se plaignent de son absence. Pour la plupart des domestiques, son départ fut un soulagement.
Je ne me souviens plus si je t'avais déjà raconter cela mais, un mois avant son départ, Moka s'était révélé particulièrement invivable pour tous, même pour ses parents. Je pense qu'il le faisait exprès. Il m'a dit, après avoir cassé un cristal afin de me faire accuser : « Ainsi tu te souviendras de moi. » Il est parti quelques temps plus tard et j'ignore totalement quand il reviendra... »

Pâris resta un moment pensif, il avait déjà raconté cette histoire à son père, il en avait même fait référence dans plusieurs de ses lettres. Tout cela n'avait aucun sens. Pâris ne cherchait qu'à attirer l'attention de Priam sur lui.
Le jeune homme reprit sa plume, termina sa lettre avec quelques phrases polies et superficielles, la signa et la cacheta.
Depuis dix-sept ans, il habitait à Mercuta dans la demeure du juge Hamandrys. Celui-ci payait ses dettes envers Priam en élevant son fils rejeté par sa contrée natale à cause d'une absurde malédiction. Dans sa précédente vie, Pâris portait la responsabilité de la guerre et chute de Troie sur les épaules. Toutefois la magie d'Ahron fit renaître la ville et ses habitants. Pour la plupart d'entre eux, le souvenir de leur première vie était effacé, et seule la famille royale se souvenait de la leur. Mais lui seul, Pâris, connaissait la vérité sur la fuite d'Hélène de Sparte.

Quelques temps avant sa première naissance, la reine de Troie, Hécube, rêva qu'elle enfantait d'une torche incendiant Troie. Après avoir consulter les devins qui lui apprirent la malédiction que porterait son fils, elle décida avec Priam d'abandonner le bébé dans les montagnes.
Il fut recueilli par des bergers qui n'arrivaient pas à avoir d'enfant, et pendant les sept premières années de sa vie, Pâris fut élevé comme le leur. Mais plus il grandissait, plus leur amour pour lui s'atténuait; il n'était pas leur vrai fils...
Pâris devint peu à peu leur serviteur qui devait s'occuper du bétail et du reste de la ferme. Bien sûr, ses parents adoptifs travaillaient dur, eux aussi, pour vivre. Cependant l'amour parental avait disparu et le garçon ne se souvenait plus de la dernière étreinte de sa mère ou du dernier sourire de son père.
Puis un jour, alors qu'il se rendait à Troie pour participer à des jeux à la clé desquels son bœuf favori était offert au vainqueur, il dû se battre avec les princes de Troie dont il ignorait être le frère.
Il remporta l'ensemble des jeux et obtenu tout les honneurs, ainsi que son bœuf. Il n'y avait que cet animal qui comptait car seules les bêtes avait de « l'amitié » pour Pâris. Elles n'ont pas de préjugés, au contraire des humains...
Lorsque les soldats troyens étaient venus à la ferme pour acheter des animaux destinés au vainqueur des prochains jeux et avaient emmener son bœuf, le jeune homme su ce qu'il devait faire.
Dès qu'il eut appris que tout le monde pouvait y participer, il ne hésita pas et parti pour Troie le soir même. Après tout, s'il lui arrivait quelque chose, qui s'en inquiéterait ?
Il gagna tout. Il allait pouvoir récupérer son animal et repartir avec, chez lui. C'était sans compté l'orgueil troyen. Les fils du roi n'avaient visiblement pas acceptés d'être battu par un simple berger, aussi beau soit-il.
Peut-être auraient-ils pu le faire périr si Cassandre n'avait pas reconnu son frère grâce à une vision ? Pâris s'était souvent dit que tout aurait été bien mieux si ses frères avaient pu le tuer à ce moment là...
Mais il ne fut pas tuer et reprit son titre.

Au bout d'à peine un an, Priam l'envoya en émissaire à Sparte avec son frère Hector et Enée, son beau-frère. Sparte et Troie s'étaient longtemps affrontées, mais Priam et Ménélas, roi de Sparte, souhaitaient maintenant signer un traité de paix.
Malheureusement, les dieux en avaient décidés autrement...

Quelques mois avant le retour de Pâris à Troie, trois déesses étaient apparues au jeune homme alors qu'il surveillait son troupeau. Elles se nommaient Athéna, Héra et Aphrodite. Toutes trois se disputaient un prix : celui de la plus belle femme au monde. Zeus, le roi des dieux, avait choisi Pâris, un simple mortel qui pouvait être accabler par la colère des perdantes, mais tout de même prince de Troie, pour les départager.
La première des déesses, Athéna, lui promit d'être le plus grand guerrier du monde s'il la choisissait. La seconde, Héra, lui offrit la moitié de la Terre. Et la dernière, Aphrodite, déesse de l'amour et de la beauté, lui dit :
« Pâris, si tu me choisis, je t'offre l'amour de la plus belle femme du monde, la reine Hélène de Sparte ! »
*N'importe quoi* Pensa-t-il *Que ferais-je de la plus grande armée du monde, de régner sur la moitié de la Terre ou de l'amour de la plus belle femme ?!*
« En quoi vos offres pourraient-elles m'être utiles ? » demanda-t-il en les regardant. Le fait qu'elles soient nues ne le perturbait pas le moins du monde. « Aucunes ne m'inter...
-Dans quelques temps ta véritable identité te sera rendue, le coupa Héra avec un sourire hypocrite. Mais tu n'as pas le droit de refuser, c'est le grand Zeus qui le veut ! »
*Oui, il peut bien me foudroyer sur place si je n'obéis pas. Mais quelle importance ? Qui se souci de moi? Ces déesses iront voir quelqu'un d'autre et cette personne devra supporter leurs caprices... et leur vengeance ! La plus belle est forcement Aphrodite, la déesse de la beauté.*
Sans se soucier de tout ce qu'elles avaient pu dire, il tendit la pomme d'or, prix tant désiré, à la déesse de l'amour.
« Je pense que la déesse de la beauté doit être belle, enfin logiquement... expliqua Pâris. Mais je me moque de vos cadeaux ! Ajouta-t-il presque en colère. Laissez-moi tranquille... »
Avec cette dernière phrase, il espérait que cette histoire n'aurait pas de suite, mais les deux autres jurèrent de se venger comme il l'avait malheureusement prédit. Il se détourna presque aussitôt en souhaitant secrètement qu'elles le poignardent dans le dos.

Non, les dieux préféraient jouer plus longtemps avec eux, les hommes, leurs jouets. Et la souffrance d'un jeune berger devenu soudainement prince de Troie devait leur apporter une grande jouissance.

o0o

La reine Hélène. Qui aurait pu douter de sa légendaire beauté ? Qui aurait pu ne pas la voir comme une œuvre d'art ?
Cela Pâris le voyait très bien, mais il voyait aussi que cette œuvre d'art cachait des tourments bien plus profond. A peine avaient-ils parlés, seuls en tête à tête et à l'abri des regards, qu'il avait su que ses doutes étaient fondés.
La reine Hélène n'était pas faite pour cette vie, elle respirait à une existence « hors du monde »...

Lorsque les troyens repartirent chez eux, de l'autre côté de la mer Égée, Pâris prit, une nouvelle fois, Hélène à part.
« Viens avec moi, lui dit-il. Tu pourras te cacher dans la cale du navire, tu pourras t'enfuir... »
Le jeune homme ne s'était pas poser de questions, ni sur les dangers qu'Hélène courait en se sauvant ainsi de chez elle, ni sur ceux qu'il courait lui-même...et son peuple.

o0o

« Inconscient ! »
Pâris se leva brusquement, en colère. Il n'avait jamais revu Hélène après l'escale en Égypte, mais il ne s'était pas passer une journée sans qu'il entende prononcer son nom.
Personne ne lui avait jamais vraiment pardonné sa « bêtise », cette stupide bêtise de gamin écervelé en manque d'amour ! Personne ne lui proposait son amour ni son amitié, sa compassion ou sa pitié. Personne... Mais qui ? Qui aurait pu absoudre Pâris de ce geste qui avait provoqué la mort de milliers de personnes.
Et c'est ainsi que Pâris resta seul, sans aucune affection...
Mercuta ne lui avait apporté nul autre réconfort. Sa famille adoptive le snobait. Malheureusement, elle était la seule dans cette ville à connaître les vraies origines de Pâris.
Le juge et chef de famille ne l'avait adopté que par contrainte; les dettes qu'il avait envers Priam ne pouvant être rembourser par l'argent, le roi de Troie choisit donc de lui donner son fils maudit. Celui qu'il fallait emmener loin de Troie, le maudit...
« Le maudit... »
Pâris resta un moment le regard dans le vide, sans bouger, en plein milieu de sa chambre. Oui, il était maudit et sa malédiction l'obligeait à vivre loin de sa terre natale s'il voulait aimer et être aimer.
Le jeune homme se prit la tête entre les mains, il vivait depuis presque dix-sept ans à Mercuta, et il n'eut jamais l'impression qu'il y fut aimer. Toutes les personnes d'ici qu'il connaissait ne semblait le voir. Pour tous, il était transparent; sauf pour ceux dont il aimerait qu'il le soit: sa famille. Chacun de ses membres avait la capacité à le rendre fou, à l'humilier, seul ou en publique, car ils étaient les seuls à savoir qui était réellement Pâris. Et ils se servaient de sa honte et de ses remords pour s'amuser de lui.
Il se sentait seul, et cela depuis toujours, à Mercuta comme à Troie. Les lettres de son père l'aidaient à ne pas sombrer dans le désespoir. Mais il n'osait jamais lui avouer qu'il souffrait. Après tout, que pouvait faire le roi de Troie ? Comment pouvait-il aider le fils maudit à être heureux ?
Non, le fils maudit devait lui-même apprendre à s'épanouir, sans aide de son père.
Pâris se ressaisit, il s'habilla pour sortir, prit sa lettre et de l'argent, puis quitta la pièce.

L'air frais de la soirée le réveilla quelque peu. Il faisait bon tout de même. Pâris n'était pas frileux, il avait l'habitude de sortir le soir pour se promener et ainsi, arrêter de broyer du noir enfermé dans sa chambre.
Il s'arrêta près d'une petite auberge et chercha du regard le coursier qui allait transporter sa lettre à Troie. Enfin, il le vit dans la cour de l'auberge. Bondissant presque en avant, Pâris se dirigea vers l'homme appuyé contre le mur en attendant les lettres qu'on voulait envoyer, et lui tendit sa lettre. L'homme tourna la tête vers le jeune homme et prit la lettre après l'avoir saluer d'un signe de tête sans aucune autre conviction. Pâris lui répondit d'un autre hochement de tête. Depuis qu'il échangeait des lettres avec son père, c'était cet homme, dont il ignorait toujours le nom, qui lui donnait et prenait son courrier. Ils ne parlaient presque jamais, sauf quand le lieu du rendez-vous risquait de changer.
Le simple fait de donner la lettre fit replonger Pâris dans de sombres pensées. Il repensa à Troie, à sa malédiction, à son inutilité dans ce monde...
*Qui pourrait ressentir quelque chose pour un être aussi abject !* pensa-t-il les larmes lui montant soudainement au bord des yeux. *Même ta famille préférerait t'oublier !*
Il s'enfonça de plus en plus dans les profondeurs de la ville, sans réfléchir à l'endroit où il allait. Il ne cherchait rien d'autre que la raison de son existence.
Pourquoi, même loin de Troie, ne recevait-il pas un peu de tendresse ? Il attendait depuis toujours un geste d'amour. Mais, ce soir, il n'attendra plus, il ira directement le chercher lui-même.

Ses pas le menèrent dans un quartier de classe moyenne, entre les bas-quartiers où tous ces jeunes gens vivaient pour la plupart et les haut-quartiers où habitaient leurs clients.
Lorsqu'il arriva, la majorité des prostitués s'occupait déjà des clients qui affluaient. Il pu donc passer presque inaperçu. Seul un regard l'attira en particulier. C'était un jeune homme de son âge, brun, les cheveux mi-long, les yeux envoûtants.
Avant d'apercevoir Pâris, le jeune homme parlait avec un autre homme d'environ trente-cinq ans [NdA: pour l'époque, c'est assez vieux]. Mais maintenant, il fixait l'ancien prince sans plus se préoccuper de l'homme qui souhaitait recevoir un prix d'ami car cela faisait une semaine qu'il était client. Le garçon se retourna brusquement vers lui pour, visiblement, lui demandait de partir, en restant poli. L'homme sembla vexer mais s'en alla.
Sans vraiment réfléchir, Pâris se dirigea vers le prostitué qui souriait gentiment pour l'inciter à venir plus près de lui.
« Euh...bonjour, dit Pâris alors qu'il rougissait déjà.
-Bonjour, lui répondit le garçon. Tu me sembles un peu perdu...
-Euh...oui, c'est la première fois que je viens ici.
-Tu veux que je te serve de guide ? »
*Il est doué lui* pensa Pâris. *En plus d'être beau, il sait comment attraper ses proies ! Mais c'est ce que je cherche, non ? Un beau garçon qui arrive à me faire croire que je vaux quelque chose pour quelqu'un.*
Pâris lui répondit par un sourire timide.
« Bien sûr, lui assura t-il en essayant d'éviter de rougir. Tu...tu veux combien ?
-Oh, on verra ça après. »
Le jeune homme lui prit la main, ce qui le rendit écarlate, et l’entraîna dans un labyrinthe de petites ruelles jusqu'à s'arrêter devant une maison plutôt exiguë qu'il lui présenta comme la sienne.
« Comment t'appelles tu ? Demanda soudainement Pâris.
-Luka, lui répondit le jeune homme en passant son bras sur sa taille pour l'inviter à entrer. Et toi ?
-Pâris, avoua-t-il les joues de plus en plus brûlantes.
-Détends toi, lui murmura Luka dans le creux de l'oreille. Je m'occupe de toi maintenant. »
Il lui lâcha la taille pour fermer la porte, et Pâris sentit comme un vide... Il avait l'impression que la marque de sa main était imprimée sur sa taille.
Il sortir sa bourse et la tendit au jeune homme.
« Avec ça, je peux te demander tout ce que je veux ? »
Luka sourit comme s'il se trouvait un peu gêné :
« Oui, mais d'habitude on m'offre les pourboires qu'à la fin. »
Pâris ne sut pas trop quoi répondre.
« Euh...bah, moi je vais te le donner avant. »
Luka explosa de rire.
« Très bien ! Alors il va falloir que j'excelle avec toi ! »
Il prit la bourse et la jeta sur un meuble. Il se rapprocha brutalement de Pâris. Leurs corps se touchaient presque, les mains de Luka vinrent se poser sur les hanches de Pâris, leurs lèvres se frôlèrent.
« Que veux tu que je te fasse ? Demanda le prostitué sur un ton qui fit fondre Pâris encore plus qu'il l'était déjà.
-Je veux...que...tu... Prends moi ! »
Luka s'exécuta. Ses lèvres glissèrent sur celle de Pâris, sa langue pénétra sa bouche. Leurs corps se serrèrent, leurs sexes s'écrasèrent l'un contre l'autre...
Pâris gémit, il avait passé ses bras autour du corps de son hôte. Son sexe devint dur et tendu, il se sentait sur le point d'exploser.
La main de Luka attrapa soudain la chevelure blonde de Pâris et l'embrassa encore plus profondément. L'ancien prince semblait ne plus vouloir se séparer de lui. Sa langue voulait se mêler à celle du brun, elles se séparaient puis se retrouvaient.
Luka entraîna Pâris dans une chambre, ne le quittant que lorsqu'il le jeta sur le lit. Il y monta à son tour et surplomba le blond, les mains de part et d'autre de sa tête. Pâris ne voulant aucun écart entre lui et son amant, attrapa la taille de celui ci et l'attira contre lui. Les hanches de Luka avaient à peine touchées son corps que Pâris laissa échapper une plainte de plaisir. Il serra sa tunique et la releva jusqu'au milieu du dos. Il lui frôla timidement les fesses et le haut des cuisses du bout des doigts.
Luka se redressa subitement pour finir d'enlever sa tunique. Il la jeta dans un coin de la pièce avant de se reporter à Pâris qui sentait le rouge lui monter aux joues.
« Je n'ai jamais fait ça avec un homme, murmura-t-il d'une faible voix envahie par l'émotion. En réalité, je suis encore vierge...
-Rassure toi, le tranquillisa Luka en embrassant ses rougeurs. Je vais te faire du bien et t'initier. »
Luka glissa sa main sous le vêtement de Pâris, dernier obstacle entre leur corps, et le retira. Le blond émit un nouveau gémissement lorsqu'il sentit l'organe de Luka sur le sien. Il bougea de façon à être face à l'objet de sa convoitise, et la prit dans sa bouche.
« Eh ! Tu sais faire plus de choses que tu ne le dis ! »
Pâris ne resta pas longtemps et, quand il releva la tête, Luka lui proposa de le laisser faire. Pâris lui jeta un regard envieux pour l'inviter à réaliser son projet. Ce qu'il fit.
Pâris se cabra, gémissant de plus en plus fort, criant presque, pendant que Luka lui léchait son membre. Le jeune prostitué passa ensuite sa langue sur ses cuisses, le bas du ventre, puis une nouvelle fois sur le sexe tendu qui avait déjà doublé de volume.
D'abord, Pâris ne savait pas où placer ses mains mais, au fur et à mesure que son pénis s'enfonçait dans la bouche de son vis à vis, ses ongles griffèrent de plus en plus profondément le dos et les hanches de ce dernier. Toutefois celui-ci avait l'habitude des réactions brutales et ne broncha pas. Il était remonté au niveau de sa bouche, les lèvres entrouvertes de Pâris l'attirant comme dans un gouffre. Leurs salives se mélangèrent de nouveau, et Luka profita de se baisé pour emprisonner derechef le membre de Pâris. Il l'avait à peine touché que le jeune homme explosa.
Luka sourit à un Pâris virant une énième fois au rouge vif.
« Tu m'as l'air impatient, chuchota-t-il d'un ton rassurant.
-Continu... supplia Pâris.
-A tes ordres, mon amour ! »
Luka plongea ses doigts entre les cuisses tremblantes du jeune homme pour atteindre ses fesses et le pénétra.
Pâris cria. Il attrapa les cheveux brun de son amant à pleine main. Ce dernier attendait que Pâris fut habituer à sa présence pour continuer son exploration. Il ne s'attendit pas à ce que Pâris s'empare de son sexe et se mettre à le masturber. Surpris, Luka retira ses doigts et se redressa l’entraînant avec lui.
« Je te fais de l'effet, sourit Pâris en sous-pesant le membre de Luka qui avait doublé de volume. Tu es tout rouge ! Toi aussi... ajouta-t-il en passant son doigt sur les lèvres de son vis à vis. »
Le prostitué lécha le doigt égaré.
« Un beau jeune homme me fait toujours de l'effet. Alors toi... expliqua -t-il en faisant rougir le blond. Enfonce le en moi, ajouta-t-il en montrant le doigt qu'il venait de lécher. »
En guise de réponse, Pâris lui suçota les lèvres et passa la main dans le dos de Luka pour exécuter son ordre.
Luka se cabra et poussa un grognement de plaisir.
« C'est moi qui suis sensé te procurer du plaisir... gémit-il, les yeux fermés, les mains sur la nuque de Pâris.
-Mais ça me fais plaisir de te faire plaisir ! Rigola le blond. »
Luka posa son visage entre la nuque et l'épaule de son ami qui était sensé rester qu'un simple client. Il embrassa sa nuque et mit ses bras autour de sa poitrine.
« Laisses moi te prendre, murmura-t-il. »
Pâris se laissa retomber sur le dos tandis que Luka lui écarta les jambes et se coula sur lui. Son sexe se glissa entre ses cuisses et trouva l'entrée de son amant.
Pâris cria, d'abord de douleur puis de plaisir. Il sentit la main de Luka le masturber, sa bouche l'embrasser. Tout son corps réagissait aux assauts du jeune homme. Il rugit plusieurs fois son nom. Luka lui répondit en le pénétrant plus profondément.
Ils atteignirent l'orgasme au même moment. Ils se serrèrent dans les bras l'un de l'autre et reprirent leur souffle.
« Tu as joui... souffla Pâris en lui caressant le torse.
-Oui, mais cela n'arrive pas avec tout le monde ! »
Pâris roula sur lui.
« J'ai envie de te refaire jouir.
-Les clients sont des rois ici, répondit Luka, soumis. »
Pâris sourit tristement, il passa ses doigts sur les lèvres de Luka.
« Tu vas m'apprendre à te faire l'amour, lui ordonna-t-il. »

oo0oo

Euh... Désolée pour l'attente, je pensais avoir déjà posté ce chapitre... Oui, je suis un boulet --'

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