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 Les flammes du passé [+16]

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Lucifuru
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MessageLes flammes du passé [+16]   Publié le : Mar 13 Sep 2011 - 19:45


Les flammes du passé.


Chapitre premier :

Kendall O'Connell se réveilla en sueur, avec la peur au ventre. Merde ! Il faisait vraiment trop chaud ! C'est idiot à dire, mais elle attendait la fin de l'automne et le rafraichissement des jours avec impatience.

Dehors le vent soufflait fort, faisant trembler ses volets, qui faisaient à leur tour un bruit inquiétant en cliquetant constamment lorsqu'ils heurtaient la fenêtre.

Kendall savait exactement d'où venait ce bruit et ce qui le provoquait, mais après l'horrible cauchemar dont-elle sortait, elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer un homme derrière ses rideaux, tentant de pénétrer chez elle...

Kendall se fustigea intérieurement : Cela ne serait pas arrivé si elle avait fermé la fenêtre avant de se coucher ! Mais voilà, elle aurait eut encore plus chaud et l'avait donc laissé ouverte pour profiter au maximum de la relative fraicheur que cette nuit de septembre pouvait lui procurer.

Cependant, – vu que de toute façon cette nuit était bien radine en matière de fraicheur – avec un soupir, et le coeur battant toujours lourdement, elle se leva et ferma la fenêtre. Le bruit cessa immédiatement, étouffé par le double vitrage.

Kendall respira mieux. Et pour une fois elle se réjouit que son appartement fut si petit, au moins elle pouvait déterminer d'un seul regard qu'aucun individu dangereux ne se dissimulait dans l'ombre...

Cela dit, Kendall savait que sa peur était sans fondement, qu'elle était influencé par son rêve ridicule, et par le fait qu'elle était une jeune femme émotive et habitant seule.

Kendall se rendit jusqu'au frigo où elle se servit un verre de Coca, tout en se remémorant son rêve au scénario absurde.

Kendall rêvait presque chaque nuit, et n'avait souvent aucun mal à se souvenir : Son cauchemar du jour se déroulait quelque part dans le futur, et c'était bien sûr l'apocalypse – sinon cela n'aurait pas été drôle – , elle était poursuivi par des « choses » et pour leur échapper elle s'était réfugié dans le cockpit d'un apareil militaire. À l'intérieur elle avait entendu la radio, qui parlait du dernier espoir de l'humanité. Un homme répondant au nom de «McKenna ». Hors, ce nom était justement écrit juste devant elle sur la paroi de l'habitacle...

Kendall en avait donc déduit avec effroi qu'elle était dans le véhicule du « dernier espoir de l'humanité » et s'était donc mit à le chercher. Et c'est ce moment qu'une voix fatigué – une voix de mourant – avait choisit pour balbutier quelque chose d'incompréhensible.

_ Qui est là ? s'était-elle écriée.
_ Une... Une... Voix... lui avait répondu une voix, avec beaucoup de glaires et de difficultés.

Paniquée elle s'était alors mise à fouiller partout autour d'elle et avait alors aperçu... Une main... Une main toujours accroché à un joystick – enfin plutôt à un manche, comme dans les avions – et une main qui n'était rattaché à rien d'autre... Et surtout : à aucun bras.

À ce point là de son rêve, elle avait évidement – en faisant preuve d'un courage exemplaire – hurlé à la mort comme une vierge effarouché...

Pourquoi fallait-il qu'elle se ridiculise jusque dans ses rêves ? se demanda Kendall, abattu.

Elle avait crié : – Une main !!

Ce à quoi la voix lui avait répondu : – Non, plus qu'une voix...

Et Kendall avait hurlé une fois supplémentaire – pour faire vraiment bonne mesure – avant de se réveiller baigné de sueur dans ses draps froissés et désagréablement humides...

Ridicule ! Rêve ridicule ! Elle lisait et regardait trop de science fiction, voilà tout ! se dit-elle épuisée et désabusée.

Cela dit elle doutait que d'arrêter de voir ou de lire ce genre de fiction l'aiderait, car la dernière histoire de ce genre dont elle se rappelait avoir prit connaissance était un film qu'elle avait vu il y a un bon mois, avec des cowboy et des extraterrestres, dont le titre se résumait en gros d'ailleurs par « Cowboy et Aliens », ou un truc comme ça... se dit-elle, en s'exaspérant sur le manque d'imagination des scénaristes ! Et ses propres rêves idiots n'avait rien à envier à ces super-productions américaines ! Malheureusement !

En fait elle était persuadée, que film ou pas film, son imagination se serait très bien débrouillé toute seule pour lui faire jouer et rejoueur trente-six milles remake de Independence Day ! Et ce jusqu'à la fin des temps !

Kendall soupira violemment, il n'y avait plus aucun espoir pour elle ! Elle avait déjà avalé bien trop de matière cinématographique et avait de quoi nourrir son esprit malade durant des décennies de rêves bidons...

Enfin bon ! se dit-elle. Cela aurait pu être bien pire ! Par exemple, au lieu de se réveiller dans on appart, en sécurité, dans un monde sans vilains Aliens, elle aurait pu rester là bas !

Quoique, une part d'elle regrettait stupidement de ne pas être resté un peu plus longtemps pour découvrir si cette voix était bien celle du « major McKenna, dernier espoir de l'humanité » et si elle aurait pu l'aider ! Parce que il fallait bien dire qu'elle n'avait pas tiré sa révérence dignement... Elle aurait aimé ne pas quitter son rêve en hurlant, aussi effrayé qu'une enfant. Elle aurait aimé gérer un peu la situation...

Kendall secoua la tête, dépitée, voilà qu'elle se sentait coupable de ne pas avoir aidé un homme imaginaire dans un rêve surréaliste ! Elle était vraiment pathétique... Est ce que cela arrivait aussi aux autres gens ? se demanda-t-elle. Qui d'autre qu'elle pouvait se sentir responsable du sort d'un soldat n'existant dans un rêve ?

Il y a une limite au sens du devoir, ma belle ! se dit-elle à voix haute, puis elle retourna se coucher.


Le lendemain, elle fut réveillé par des coups à sa porte. À moitié endormie, elle battit des cils pour décoller ses paupières et se leva en titubant, manquant d'un rien de s'affaler à nouveau sur son matelas.

Elle pensa fugitivement à aller se regarder dans le miroir avant d'ouvrir. Elle devait avoir l'air d'un épouvantail... Les cheveux en l'air, le visage ensommeillé, et une jambe de son pyjama relevé bien plus haut que l'autre...

D'ailleurs pourquoi continuait-elle de dormir en pyjama à 24 ans ? se demanda-t-elle, soudain confuse...

Peut-être irait-elle bientôt s'acheter de sexy nuisettes transparentes... se dit-elle en sachant fort bien qu'il y avait peu de chance qu'elle mette ses idées à exécutions.

Ses pyjamas la rassuraient, et en plus il étaient confortables et avait le mérite d'avoir déjà été acheté.

Kendall n'aimait par faire les boutiques... En fait, elle sortait de moins en moins...

Elle fut brusquement tiré de ses pensées par d'autres coups sourd à sa porte.

Oui ! Oui ! pensa-t-elle. J'arrive !

Flûte ! Pourquoi fallait-il que les gens soient si agressif de si bon matin ? Ne pouvaient-ils pas comprendre que frapper ainsi à sa porte était un réveil extrêmement brutal qu'ils auraient du épargner à une jeune fille comme elle ? Mince alors ! Mais où était donc passé la courtoisie ? Les bonnes manières ? Se rendaient-ils seulement compte de ce qu'elle ressentait lorsqu'on tabassait sa porte de cette façon ? Comprenaient-ils qu'ils l'effrayaient ? Est ce que les gentlemen et chevaliers en armures blanches n'existaient plus ? se demanda-t-elle.

Oh oui ! Ils avaient bel et bien disparut ! comprit-elle en ouvrant la porte, et en se retrouvant nez à nez avec la personne qu'elle avait le moins envie de voir...

_ Salut, fit-elle d'une voix morne, et en affichant un visage sans expression.
_ Hey, salut Kendall ! fit l'homme d'une voix trop forte et trop enjouée. Je ne te réveille pas j'espère ?

Kendall se força à sourire. Josh n'y était pour rien après tout. Il n'avait aucune mauvaise intention...

_ Si, tu me réveilles, avoua-t-elle quand même, cependant elle lui sourit avec entrain et ajouta en se forçant à paraître sincère :
_ Mais ne t'en fais pas, j'avais assez dormi comme ça... Et je suis contente d'être debout maintenant !
_ Alors ? Tu as peins quelque chose ces derniers temps ? fit-il, en venant droit au but.
_ Nan, que dalle... fit-elle en soupirant.

Josh travaillait à la galerie d'art qui exposait et vendait ses oeuvres... Kendall peignait, dessinait, et beaucoup la désignaient sous le nom « d'artiste ». Cependant, elle même avait du mal à se qualifier ainsi. À chaque fois qu'elle essayait elle sentait comme un noeud de culpabilité se former dans son ventre car elle ne se sentait pas à la hauteur... Pas assez talentueuse...

Ses peintures avaient pourtant un énorme succès ! Mais elle ne peignait presque jamais... En fait, depuis 4 ans, elle n'avait peint que 7 toiles...

Magnifiques certes, et qui lui avait rapporté un paquet d'argent ! Et de la notoriété ! Mais 7... C'était très peu... Et le propriétaire de la galerie d'art la harcelait constamment en exigeant d'autres de ses créations, et menaçait autrement de mettre fin à leur accord...

Cela faisait six mois qu'elle n'avait plus touché un seul pinceau... Elle se sentait incapable de peindre... Elle savait que si elle avait essayé, cela aurait été un désastre...

_ Kendall, chérie, reprit Josh, il faut que tu peignes... Monsieur Lyncroft s'impatiente, et il y a déjà des clients qui attendent de posséder tes nouvelles toiles.
_ C'est ridicule ! s'énerva-t-elle. Elles n'existent même pas « ces nouvelles toiles », qu'ils veulent déjà les posséder ! Et si elles étaient moches ? Et si elles n'étaient pas à leurs goûts ? Comment peuvent-ils les vouloir sans les avoir jamais vu ? Qu'est ce qu'ils veulent acheter au juste ? Une oeuvre d'art qui leur plait ? Ou juste le « dernier truc à la mode chez les snobs » ?
_ Calme toi, bébé, chuchota Josh. Je te comprends très bien, mais tu sais que c'est comme ça que ça marche... C'est la rançon du succès... Et il faut bien que tu paies tes factures...

Kendall avait envie de crier qu'elle se foutait du succès, et emmerdait le « c'est comme ça que ça marche ». Mais elle se retient de hurler sur Josh. Il avait raison bien sûr... Elle devait payer ses factures et aurait du être reconnaissante qu'on veuille acheter ses toiles un bon prix... Après tout, elle n'avait pas a apprécier les acheteurs... Alors elle soupira un bon coup et répondit sans vigueur :

_ O.K, Josh, je vais essayer de peindre quelque chose aujourd'hui...
_ C'est super bébé ! s'enthousiasma tout de suite ce dernier.

Kendall sourit, si Josh n'avait pas été complètement et ouvertement homosexuel, elle l'aurait réprimandé... Mais de sa part, les « bébé » et les « chérie » ne la gênait pas vraiment... Elle trouvait même que c'était plutôt d'attendrissantes marques d'affections...

_ Tu restes boire un thé ? demanda-t-elle.
_ Avec plaisir Chérie ! acquiesça Josh.


_ Tu sais, commença Josh, un peu plus tard, alors qu'elle trempait sa tartine beurré dans son bol de chocolat au lait. Tu devrais baiser.
_ Quoi ?? fit-elle en s'étranglant à moitié.
_ Ben, oui, quoi ! fit-il vertement. Cela fait trop longtemps que tu es seule Kennie chérie ! Et trop longtemps que tu te morfond dans ta solitude !

Kendall le fusilla de son regard le plus noir, sans toutefois réussir à ne serai-ce qu'impressionner son ami.

_ Tu ne me fais pas peur, Kennie, dit-il. Il faut bien que quelqu'un te dise ce que tu as besoin d'entendre ! Tu es mignonne chérie ! Alors sors ! Rencontres des gens ! Amuse toi ! Et ne t'en fais pas : Avec ta jolie petite gueule, tout devrait bien se passer.

Kendall soupira... Oui, elle avait un joli visage, et de belles formes. Seulement, Josh ne savait pas tout... S'il elle devait un jour se retrouver nue avec homme, ce pauvre malheureux aurait alors une bien mauvaise surprise !

Une fois Josh partit, elle prit un pinceau, ouvrit des tubes, fit des tas sur sa palette de couleur, et tenta quelque chose...

Dix minutes plus tard elle jetait et écrasait sauvagement des couleurs au hasard sur la toile. Puis, en hurlant, elle donna un coup de pied dans le chevalet qui s'effondra sur le sol.

En chaussettes, et toujours enragée, elle marcha sur sa toile et la piétina allègrement. Ensuite, elle la ramassa et entreprit de la lacérer en plantant ses ongles à l'intérieur. Et lorsque enfin la toile ne fut plus qu'un tas de débris, elle se calma, et s'assit sur son lit en soupirant...

Elle ne pouvait pas peindre... Elle n'était pas dans le bon état d'esprit... Ses peintures avaient toujours étaient gaies, et vive. Pleines de rêves, de couleurs, et d'espoir.

Or, Josh avait raison : elle se morfondait !

Oui ! Josh avait raison ! se répéta-t-elle. Elle était jeune, attirante avec ses long cheveux noirs au boucles lustrés et ses yeux bleu vifs, – tant qu'on ne la voyait pas nue – et elle avait besoin de rencontrer du monde et de s'amuser !

Bon, elle n'irait pas jusqu'à « baiser » comme le lui avait si délicatement suggéré Josh. Non, mais elle pouvait s'accorder quelques soirées d'innocents flirts et papotages ? N'est ce pas ?

Bien sur que oui ! décida-t-elle avant de filer à la douche.


La nuit même, Kendall quittait une boite de nuit après n'y être resté que vingt minutes à peine... Elle se sentait trop mal à l'intérieur. Elle n'était pas dans son milieu... Elle n'arrivait pas à se détendre – sans parler de danser – et elle trouvait la faune qui fréquentait ce genre de lieu extrêmement louche... Elle ne comprenait rien à ses gens ! Comment faisaient-ils ? Jamais elle ne pourrait se trémousser ainsi ! Ou boire autant ! Ou même seulement se maquiller autant... se dit-elle en se souvenant de la femme qui avait tellement de poudre et de couleur sur le visage qu'elle n'aurait pas était déplacé dans un cirque...

Non, décidément, ce n'était pas pour elle... Elle ne comprenait pas ces gens...

Déprimé, elle s'adossa à un réverbère, et se laissa choir sur le trottoir. Elle était seule.

Sans parents, sans frère et soeur, sans amant... Et elle le resterait certainement toute sa vie... Elleeut un horrible frisson en s'imaginant mourir vierge... Elle n'avait que 24 ans mais elle sentait déjà son horloge biologique faire : «  tic, tac, tic, tac », et elle ne savait pas comment réagir !

Kendall soupira en ressentant une énorme impression de gâchis. Du gâchis qu'était sa vie. Si seulement cela s'était passé autrement ! se dit-elle. Si seulement elle pouvait revenir à « ce soir là » et éteindre l'incendie à temps ! Si seulement elle pouvait sauver son frère et ses parents ! Si seulement elle pouvait tout refaire ! Alors elle arriverait peut être à se débarrasser de cet immense sensation de gâchis qu'était devenue sa vie...

Et c'est alors qu'un de ses tympans explosa... Enfin, en tout cas, c'est l'impression qu'elle eut. Évidement elle savait qu'un tympan n'explosait pas comme ça, et qu'il y avait peu de chance qu'une grenade étourdissante ait explosé en pleine rue de Houston. Pourtant, elle ne voyait pas d'autres explications...

Puis, elle se dit que cela devait être une grenade éclairante, à la réflexion, puisque sa vue se brouilla, envahi par une puissante lumière blanche...

Et lorsqu'elle retrouva la vue, et que son oreille cessa un peu de siffler... rien n'avait changé.

Kendall regarda partout autour d'elle sans comprendre... tout semblait normal. Des groupes de jeunes gens discutait par paquet de trois ou quatre à l'extrémité de la rue, devant la boite de nuit, et ils semblaient n'avoir rien remarqué d'extraordinaire.

Tiens ? se dit Kendall en les observant, ils étaient habillé comme ça tout à l'heure ?

Kendall qui se contentait de porter des jean, des chemisiers, et des pull à col roulé tout ce qu'il y a de plus ordinaires, ne s'y connaissait pas vraiment en mode, mais... Elle trouvait quand même que tout d'un coup, tout le monde était habillé bien rétro...

Mais elle ne s'en étonna pas plus que ça finalement, – elle n'avait eu le sens de l'observation – et il devait y avoir une soirée années 80 dans le coin...

Aussi se remit-elle en marche pour rentrer chez elle. Mais quand elle inséra sa clé dans la serrure de son appartement, la porte refusa de s'ouvrir. Alors elle agita la poignée dans tout les sens, pendant un moment, avant de soupirer un grand coup...

Bon, réfléchissons... se dit-elle. Elle pouvait soit réveiller son concierge, soit appeler Josh... Ce qu'elle aurait voulu faire c'est appeler un serrurier, mais à cette heure-ci...

Elle ne pensait pas que le concierge – un homme âgé – lui serait d'une grande aide, alors elle sortit son portable et tenta d'appeler Josh sans succès.

Comment ça pas de réseau ? s'étonna-t-elle. Mais merde quoi ! On était en 2012 quand même ! Les grandes villes étaient sensés être couvertes par les satellites !

Furieuse, elle alla tambouriner chez le concierge...

_ Oui ! C'est bon ! J'arrive ! l'entendit-elle pester de derrière la porte.

Kendall jeta un coup d'oeil à sa montre : 2h et demi du matin... Oui, bon, elle comprendrait si le concierge était de mauvaise humeur... Mais elle n'y pouvait rien si elle était coincé dehors ! Que pouvait-elle faire d'autre ?

La porte s'ouvrit, et Kendall se retrouva nez à nez avec une version de son concierge plus jeune de vingt ans...

_ Qui êtes vous ? Et qu'est ce que vous voulez ? marmonna Rodrigez.
_ Euh... fit Kendall en se demandant s'il avait à faire au fils, ou à un clone né vingt ans plus tard... N'avait-elle pas entendu à la télé des rumeurs disant que des clonages humains avait déjà eut lieu secrètement ? – et évidement, son concierge était l'un d'eux.

Elle tenta de se reprendre : bon, certes, c'était un peu bizarre ! Mais bon ! Il avait peut être récement claqué toute ses économie pour aller en Californie se faire remodeler le visage par un chirurgien esthétique normalement réservé aux stars de Hollywood, qui sait ?

_ Je suis la locataire de l'appartement 105, dit-elle en s'efforçant de faire comme si tout était normal. Je suis désolé de vous déranger à cette heure indue, mais je n'arrive pas à ouvrir ma porte... Je crois qu'il y a un problème avec la serrure.
_ C'est impossible ! Fit-il d'un ton sec, en la dévisageant avec encore plus de mépris.
_ Pardon ? fit Kendall, déconcertée.
_ Je vous dis que c'est impossible ! répéta-t-il. L'appartement 105 n'a pas de locataire !
_ Bien sûr que si ! s'offusqua Kendall. Et c'est moi !
_ Non, rétoqua-t-il, il est vide depuis deux semaines !
_ C'est ridicule ! s'énerva-t-elle. Il n'est pas vide ! Toutes mes affaires s'y trouvaient il y a une heure à peine !
_ Quoi ? Vous avez squatté illégalement mon appartement ?
_ Hein ? S'offusqua Kendall. Bien sur que non, je n'ai pas fais ça ! J'ai payé ! Je sais que je ne sors pas beaucoup, et que du coup on ne s'est pas beaucoup croisé dans les couloirs ! s'énerva-t-elle. Mais je suis ici depuis 2 ans ! Vous devriez quand même me reconnaître !
_ Je suis très physionomiste, mademoiselle ! Rétorqua le concierge, hargneux. Et je sais que je ne vous ai jamais vu !
_ Oh ! Bah ça alors ! C'est trop fort ! Je ne me savais pas aussi insignifiante ! Il ne manquait plus que ça ! s'écria Kendall.
_ Ça suffit ! répondit le concierge, vindicatif. Je retourne dormir ! Et si j'étais vous, je ne frapperais plus à cette porte, car la prochaine fois je n'ouvre pas, et j'appelle la police !

Et sur ces mots, le concierge lui claqua la porte au nez...

Kendall était sidéré, la bouche ouverte, elle resta longtemps planté dans le couloir. Qu'il appelle donc la police ! Elle n'avait rien à se reprocher !

Oui, mais elle détestait la police depuis ce jour...

En soupirant de frustration, Kendall se secoua et sortit dans la rue. Elle avait besoin d'air frais ! Il fallait qu'elle marche et qu'elle respire sinon elle allait casser quelque chose !

Elle se promena en marchant comme une furie, et elle sortit son ipod pour se noyer dans la musique. Lorsque la vitrine d'un kiosque à journaux fermé attira son attention : elle était passé devant il y a une heure à peine, et pourtant tout était différent !

Et c'est alors qu'elle vit la date des journaux... 12 septembre 1992...

Mais qu'est ce que cela voulait dire ? se demanda Kendall, pendant que son coeur se mettait tout d'un coup à battre sourdement la chamade et qu'une douloureuse angoisse croissait dans sa poitrine.


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