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 Petits textes et petites réflexions en tout genre...

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Lucifuru
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MessagePetits textes et petites réflexions en tout genre...   Publié le : Mar 6 Déc 2011 - 18:44

Texte 1 : La vérité sur les auteurs (rating = tout public)

Écoutez mes paroles. Vous ne me croirez pas, mais peu importe. Je vous demande de faire semblant, pendant un laps temps seulement, d'envisager ceci :

Les histoires ne sont pas inventées, mais attrapées. Elles ne sont pas conçues, mais entendues. Elles ne sont pas imaginées, mais vécues.
Les auteurs le savent, ils le pressentent, mais n'en parle pas. Ils se taisent pour ne pas passer pour fous, et parce qu'eux mêmes ne veulent pas, ou ne peuvent pas s'avouer la vérité.
La vérité, c'est qu'ils n'inventent rien. Ils ne font que transmettre. Ils ne sont pas l'origine de l'histoire, mais seulement son véhicule. Ils sont l'outil qui permet au récit d'être transmit.
Les auteurs n'ont pas plus d'imagination que les autres. Non, ils sont seulement plus sensibles aux histoires qui planent dans l'air. Car le monde est saturé d'histoires.
Les auteurs sont des gens, qui évoluant parmi ces résidus d'histoires volatiles, en captent certaines et les laissent pénétrer en eux.
Ce ne sont pas des inventeurs, mais bel et bien des conteurs. Ils ne font que rapporter, que raconter des faits. Ce sont des émetteurs-récepteurs.
Les histoires de dragons sont vraies. Les histoires de vaisseaux spatiaux et d'extraterrestres sont vraies. Toutes les histoires que vous avez pu entendre sont véridiques. Enfin, du moment qu'elles ont été écrites par un auteur compétent...
Car certains entendent les histoires moins bien que d'autres, et les transmettent faussées, tronquées, mais même dans ces histoires là figure la vérité, et ce malgré les mensonges disséminés.
Mais ne vous en faites pas, les vraies histoires, et les auteurs tout à fait compétents, sont nombreux, et immédiatement identifiables. Car une histoire véridique, touche. Elle touche l'âme de celui qui l'entend, atteint sont but, et laisse une trace.
Instinctivement, nous savons faire le tri entre les mensonges et la vérité. Nous le sentons.
Mais alors où existent ces histoires ? Car, si elles sont vraies, nous sommes d'accord qu'elles ne peuvent pas toutes exister chez nous.
Les histoires sont les réminiscences d'autres mondes. Elles traversent les frontières du temps et de l'espace pour parvenir jusqu'à nous. Elles sont les résidus d'autres personnes, d'autres temps, d'autres univers.
Ce sont des comptes rendus, des journaux intimes, des souvenirs, des témoignages d'autres possibles, d'autres voix, d'autres chemins.
Alors, auteurs, la prochaine fois que vous capterez une histoire, rappelez vous : C'est vrai.
Votre héros est vrai, son monde est vrai, et quoique vous décidiez, vous emprunterez une branche préalablement existante dans l'arbre des possibles. Vous mettez à jour des faits, qui, quelque part, sont réellement arrivés.

Cela dit, vous le saviez. Au fond de vous, vous l'avez toujours su.

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Lucifuru
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MessageTexte 2    Publié le : Sam 3 Nov 2012 - 19:36



Voilà un petit texte qui m'est venu tout seul dont ne sais où. Je ne sais pas trop comment il est arrivé là, et ce qui m'est passé par la tête, mais bon... (j'ai lu trop de mauvaise science fiction, sans doute...)

_____________________________________________________


Extrait d'un manuel scolaire de fin de second cycle (rating = à partir de 13 ans) :


Au début, je m'efforçais de limiter les pertes au maximum. Je ne voulais pas avoir de vie sur la conscience. Je ne pensais pas avoir le droit de choisir qui doit vivre et qui doit mourir. Alors, je retenais mes coups. Je frappais, je cassais, je mutilais parfois, mais je ne tuais pas.

Puis, j'ai compris que j'étais trop faible. Lorsqu'on est fort, on tue ses ennemis. Mais lorsqu'on est suffisamment fort, on a pas besoin de les tuer. Car ils sont trop insignifiant pour vous causer de problèmes.

Moi, je ne suis pas suffisamment puissante. J'ai vite compris que si je voulais vivre, je ne pouvais pas épargner tout le monde. Ils étaient trop dangereux. Quand je voulais seulement les mettre hors d'état de nuire, ils ne me laissaient pas faire. Ils m'acculaient, me mettaient en danger, ils m'obligeaient à les tuer.

Alors j'ai tué. Dans un premier temps, j'ai tué le moins possible. Mais même comme ça, les morts s'accumulaient. Très vite, j'avais fait plusieurs dizaines de victimes.

Et puis j'ai fini par penser : « Pourquoi épargner celui là alors que j'ai tué l'autre ? Pourquoi me donner cette peine ? » .

J'ai fini par penser que quand on a tué une personne, on est un assassin. Qu'on en ai tué qu'une seule, ou des dizaines, on est coupable.

Alors j'ai tué. Beaucoup. Des milliers. Plus. Je ne les comptais plus. Je faisais ça machinalement. Automatiquement. Cela a commencé à être un réflex. Même quand j'aurais pu les épargner, même quand j'aurais voulu leur laisser la vie, je n'en avais pas le temps. Je tuais trop bien, trop vite, trop efficacement.

Enfin, je n'en puis plus. Je ne voulais plus tuer.

Comme ça, d'un seul coup.

Ma dernière victime est tombé par terre. J'ai vu les autres. Les « prochains », ceux qui auraient dût mourir. Mais je n'avais plus la force de les tuer. Je n'avais plus la moindre parcelle de motivation.

Alors je suis restée immobile. Ils m'ont encerclé, mais j'aurais pu les tuer. Ils m'ont tiré dessus. Frappé. Mais même là, j'aurais pu les tuer.

J'ai attendu de mourir.

J'ai entendu des voix, celles de ceux qui comptaient sur moi. Elles disaient :

« Mais que fais-tu ? Pourquoi les laisses-tu gagner ? »

« Ne sais-tu pas que nous avons besoin de toi ? »

« Que ferons nous sans toi ? Nous mourrons par milliers »

Je suis fatiguée de tuer, leur ais-je répondu.

« Mais sans toi, tout est perdu. »

Un peuple si pathétique, qu'il ne dépend que de la survie d'un seul être, ne mérite peut être pas de continuer à exister, ais-je pensé.

« Aides nous ! » m'ont-ils suppliés.

Ce sont des êtres vivants, comme nous, ais-je pensé. Ils sont aussi intelligent que nous. Ils veulent autant vivre que nous. Chacun d'entre eux.

« Mais nous sommes ton peuple ! Tu nous trahis ! »

Je n'en peux plus.

« Mais nous allons mourir ! »

Moi aussi.

« Mais nous ne voulons pas mourir ! »

Moi non plus. Eux non plus.

« Tue-les pour vivre ! »

Non.

« Tues, pour sauver ! »

J'en peux plus. J'en ai assez. Je ne veux plus tuer.

« Alors fuis. »

Cette pensé m'a choqué. Je n'y avais jamais pensé avant. Elle n'est pas dans la nature de mon peuple. Surtout pas dans la mienne. Mais l'espoir revenait. Je n'avais peut être pas besoin de mourir. Je voulais vivre.

Je ne pourrais pas toujours fuir, ais-je réalisé.

En fait, moi, je pourrais. Mais pas mon peuple. Pas tout mon peuple.

Ces Humains nous détruiraient. Si nous ne les détruisions pas, ils nous extermineraient. Il n'y avait pas de fuite possible. Seulement la victoire, ou la défaite.

Le pire, ais-je pensé, c'est qu'ils s'en voudront. Leur nature est telle, que plusieurs siècles après notre extinction, ils s'en voudront toujours. Ils s'en veulent déjà.

Mais ils nous détruiront. C'est eux ou nous.

J'ai pensé tout cela pendant qu'ils me tuaient. Je ne suis pas facile à tuer. C'est grâce à cela que j'en ai tué des milliers. Je suis la seule parmi mon peuple.

Nous sommes un peu comme vos fourmis. Chacun né à sa place. Chacun différent. Chacun conçu pour un rôle bien précis. Les ouvriers, les fermiers, les savants, les artistes. Mais comme les fourmis qui n'ont qu'une reine. Il n'y a qu'un moi. Qu'une entité surpuissante.

Nous avons notre individualité, mais comme les fourmis, nous pouvons fonctionner ensemble. Nous pouvons échanger nos pensées. Nous appelons ça la résonance de groupe.

J'entendais leurs voix :

« Fuis ! »

C'était incroyable, cette idée. C'était nouveau. Un nouvelle façon de penser. Un nouveau concept. Une nouvelle façon de voir le monde. Une nouvelle possibilité. C'était fascinant.

Dire que ça avait toujours été là, et que nous ne l'avions pas vu, ais-je pensé. Sommes-nous stupide !

Mais, c'est seulement que nous n'avions jamais eu besoin de fuir.

« Tu pourrais tous les tuer » m'a rappelé une voix. Une voix de mon peuple.

Mais je ne veux pas ! ais-je hurlé.

« Je comprends, mais ne meurs pas, s'il te plait ! » m'a-t-on répondu.

Je me sentais piégé. Même en choisissant la fuite, rien ne serai réglé sur le long terme.

Et après ? pensais-je. Je fuis, et après ? Tout recommencera.

J'avais très mal maintenant. Ils étaient sur le point de réussir à me tuer. Si je voulais vivre, il fallait que je prenne une décision sur le champ. Car je n'allais bientôt plus être en mesure de m'enfuir.

J'ai vraiment failli abandonner. Cela c'est joué à trois fois rien...

Mais je me suis levée, je les ai repoussé. Cela a été dur. Plus dur que jamais. Mais, malgré mes atroces blessures, j'étais toujours incroyablement forte.

J'ai fuis. C'était étrange. Je n'avais jamais fuis.

J'ai appris que sur le monde d'origine des Humains, chaque chose en fuyaient une autre. Chaque chose avait sont prédateur. Même les Humains, fuyaient d'autres Humains.

Mon monde n'a jamais été comme ça. Nous ne nous tuons pas les uns les autres pour survivre. Nous n'en avons ni le besoin, ni l'envie. Nous ne tuons rien. Rien.

Sauf moi, qui depuis peu, tuais des Humains.

Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. [...] Je ne voulais pas vous tuer... Pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon [etc, etc, elle continue comme ça longtemps]


Année 12356 du calendrier Juventien, derniers écrits de Lahasamentu, qui perdit la raison après avoir défendu notre planète contre l'invasion Humaine.


Note du professeur : Il pourrait paraître étrange de voir que son texte s'adresse aux humains, alors qu'il n'en existe plus pour le lire, mais c'est de toute évidence une incohérence dut à l'atroce culpabilité qui la rongeait vers la fin. Cependant, c'est grâce à cela que nous sommes toujours là. Rendons grâce à Lahasamentu, pour son sens du devoir exemplaire qui nous a tous sauvé, et remercions les humains d'être tous mort. Puissent-ils reposer en paix. Quoiqu'à mon humble avis, ils doivent être en train de s'entretuer dans l'Au Delà.



__________________________________________________



Si vous avez lu ça, dîtes moi ici ce que vous en avez pensé, s'il vous plait ^^
(N'hésitez pas à me le dire si vous avez trouvé ça nul, chiant, con, pourri, pathétique, assommant, etc... mdr)


Ce serai bien, hein, un monde où aucune forme de vie n'a besoin d'en tuer une autre... Imaginez un peu... Mais nous les humains, y aurions-nous notre place ?

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