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 Commentaires sur les petits textes et petites réflexions de Lucifuru

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Lucifuru
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MessageCommentaires sur les petits textes et petites réflexions de Lucifuru   Publié le : Mar 6 Déc 2011 - 18:45

Désormais, quand j'écrirais quelques lignes sur un sujet ou un autre, je le publierais là :

Ici pour avoir accès à mon esprit enfiévré (mdr)

Mon premier texte, très court (selon moi), concerne tout les auteurs et dévoile enfin la vérité sur eux !
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Hamtaro
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MessageRe: Commentaires sur les petits textes et petites réflexions de Lucifuru   Publié le : Mer 7 Déc 2011 - 2:52

Ouiii !! Je suis tout à fait d'accord !

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Lucifuru
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MessageRe: Commentaires sur les petits textes et petites réflexions de Lucifuru   Publié le : Mer 7 Déc 2011 - 3:13

Ravie de voir que comme je l'avais pressenti, c'est un sentiment que ressentent beaucoup d'auteurs.

Je crois que c'est vraiment frappant quand on écrit une histoire et que l'on se dit "dommage que cela doivent se passer comme ça" alors, que logiquement c'est nous qui devrions décider ! Mais parfois, nous savons que l'histoire doit se passer comme ça, et pas autrement. Car les personnages étant ce qu'ils sont, c'est ainsi qu'ils doivent se comporter et pas autrement.

Et alors là on se rend compte que nos personnages n'en font qu'a leur tête ! En fait, c'est eux qui dirigent l'histoire ! En effet, une fois que vous tenez un personnage, s'il est vraiment "complet", si vous le tenez bien, si vous le connaissez vraiment, vous savez que dans telle situation, il n'accepterai de réagir que d'une seule manière ! Du coup, a partir de là, qui maitrise l'histoire ? Vous, ou votre création ? mdr

Sans parler qu'une bonne histoire vit sans son auteur. Elle vit dans la tête de tout ceux qui la lisent. Et chacun en fait une lecture différente. Et les personnages se mettent à vivre dans des milliers d'esprits différents. Moi, à ce moment là, je pense que l'auteur a perdu le contrôle... (ne l'a-t-il jamais posséder d'ailleurs ? xD).

Bref... Les auteurs ne seraient-ils que des outils finalement ? (mdr).

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Hamtaro
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MessageRe: Commentaires sur les petits textes et petites réflexions de Lucifuru   Publié le : Mer 7 Déc 2011 - 8:12

Je suppose qu'on peut dire que l'auteur reste le maître tant qu'il est le seul lecteur de l'histoire. À partir du moment où, comme tu le dis, les personnages se mettent à vivre dans la tête de milliers de lecteurs, l'histoire n'appartient plus vraiment à l'auteur...

Est-ce qu'on ne pourrait pas faire le rapprochement avec les fanfics ? Les personnages continuent de vivre, ailleurs que dans la tête de l'auteur... (je ne prends pas en compte les UA et autres détournements, mais les "vraies" fanfictions)

C'est fréquent dans les interviews qu'un auteur parle de ses personnages comme de personnes réelles, qui lui en font voir de toutes les couleurs et qui font ce qu'ils veulent ! Mais au final, est-ce qu'il perd vraiment le contrôle ? Est-ce que l'histoire ne continue pas à se dérouler comme prévue ? On peut sûrement céder et rajouter des scènes non prévues, faire des détournements, au point que ça prenne parfois un chapitre entier de plus ! mais au final, on revient toujours au chemin de départ, jusqu'à la destination finale. Les personnages ne font pas vraiment ce qu'ils veulent, ils essaient simplement de se rebeller contre une volonté supérieure, contre un destin qui leur est attribué sans qu'ils n'aient rien demandé. Et au final, ils n'ont pas vraiment le choix. Ils peuvent juste rendre le travail d'écriture plus ardu à l'auteur, pour se venger !



En tout cas, c'est ainsi que je vois les choses Mais ai-je vraiment assez d'expérience pour en être sûre ? Je dois aussi préciser que je suis une auteur tyrannique...

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Edward Smith
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MessageRe: Commentaires sur les petits textes et petites réflexions de Lucifuru   Publié le : Mer 7 Déc 2011 - 10:06

*Entrée de celui qui squatte une chaise en classe préparatoire littéraire*

Bonjour Lucifuru,

En réalité ce dont tu parles est assez intéressant, et bien qu'assez simplifié dans ton texte, ta pensée se retrouve dans la critique littéraire du XXe siècle. Je ne sais pas quelles études tu poursuis - tu l'as sans doute évoqué quelque part mais pardonne-moi, je manque un peu d'envie de faire une recherche -, mais si tu étudie la littérature et en particulier la critique littéraire, ou méta-littérature si tu aimes les gros mots bien intellectuels, ce n'est pas tout à fait la même chose mais ça inclue la critique littéraire, le statut de l’œuvre vis à vis de son auteur est une question qui se pose toujours dans le discours littéraire. Si tu as du courage, car il en faut pour aborder ce genre d'ouvrage sans professeur à mon sens, tu peux toujours lire des auteurs qui ont véritablement poussé la réflexion de "l'auteur-outil" comme tu sembles l'évoquer de façon légère, ce qui bien entendu se comprend parce que l'auteur est aussi à mon sens plus qu'un simple outil, et qui composent une bonne partie de la littérature critique des années 60 en France: Roland Barthes, Gérard Genettes, je penserais même peut-être à Gracq mais là sans certitude. Par ailleurs ta réflexion sur l'indépendance du personnage et de l'univers vis à vis de l'auteur mène à une autre réflexion: qu'est-ce qu'est l'auteur face à son œuvre finalement ? N'est-il pas simple lecteur de son univers une fois achevé, et même pendant qu'il est conçu comme tu sembles le sous entendre ? Nous en arrivons alors à une autre question: si l'auteur n'est qu'un lecteur, en quoi son interprétation devrait prévaloir sur celle d'un quidam qui passait par là et a lu son texte ? Avec ces questions vous avez, de façon certes extrêmement simplifié et schématique, ce qui a provoqué dans le monde de l'art ce courant "moderne" où les tableaux blancs avec une tache noir au centre ou les poèmes d'Henri Michaux qui vous laisse un arrière goût de LSD sous la langue sont légitimés. Attention je ne dis pas cela de façon péjorative: j'aime l'art moderne et Henri Michaux, et partage en partie leur vision de l'art, je ne prône pas comme certain la suprématie d'un auteur ou ce questionnement aussi stupide que vain "mais qu'est-ce que l'auteur a entendu par là ?". Néanmoins il est manifeste qu'à nos jours il y a de plus en plus un retour à l'auteur trop délaissé par la critique des années 60, au point d'être en crise absolue - Barthes parle de la "mort de l'auteur" -, qui reprend un statut particulier par rapport au lecteur, et que l'on donne de plus en plus de crédit à l’œuvre elle-même et au sens qu'elle produit, à l'intention de l’œuvre et non du lecteur ou de l'auteur - c'est plus ou moins ce que dit Antoine compagnon au sujet de la littérature dans le Démon de la théorie qui vient justement répondre à cette critique des années 60 où le lecteur est un peu roi.

Ma pensée est EXTRÊMEMENT schématique et franchement confuse j'imagine, mais je tenais à évoquer un peu tout cela pour d'abord appuyer ta réflexion, oui il y a émancipation de l’œuvre, oui l’œuvre fini par échapper à son auteur et produit du sens qu'il ne contrôle pas, dont il n'avait pas conscience, mais aussi pour t'indiquer deux ou trois choses qui peuvent pousser ta réflexion si jamais tu as du temps livre et beaucoup de volonté. Enfin tout cela n'aide absolument pas à écrire par contre, croyez le bien: et si vous pensez que faire une prépa/une fac de littérature fera de vous un bon écrivain, parce qu'on vous fait lire et comprendre ce genre de réflexions sur la littérature détrompez-vous, c'est même plutôt le contraire. Néanmoins c'est toujours intéressant de connaître deux ou trois choses même sommaires sur le sujet. Si puis me permettre de te conseiller quelques ouvrage dont j'ai surtout lu des extraits:

Le degré zéro de l'écriture de Roland Barthes. Il a trois avantages: il est plutôt court, il est divisé en chapitres d'une vingtaine de pages qui sont totalement lisibles indépendamment les uns des autres, et il est plus compréhensible que les trois quart des livres de critique littéraire.

Figure I de Gérard Genette. Je l'avoue je n'en ai lu que des extraits, c'est plutôt long et pas très accessible. Mais ça n'en reste pas moins passionnant.

Le Démon de la Théorie d'Antoine compagnon. Plus long que le livre de Barthes mais tout aussi accessible du point de vue de la langue. Je n'en ai lu que des extraits aussi, mais rien que l'introduction te donnera de précieuses informations sur la critique littéraire des années 60.

Mais le mieux reste évidement de lire, de lire et d'encore lire des textes littéraires avec ta pensée en tête, et trouver dans ces textes des moyens de l'affirmer. Lire pouvant évidemment être remplacé par écrire.

Bon, désolé pour cette tirade, j'espère que ça pourra t'être un peu utile... N'hésite pas à me poser des questions qi quelque chose t'intéresse ou que tu souhaites me voir éclaircir quelque chose. Je n'ai rien d'un bon étudiant, mais si je peux t'éclairer avec mes connaissances aussi modestes soient-elles... Bonne continuation !

*Sortie de celui qui squatte une chaise en classe préparatoire littéraire pour se replonger dans la PASSIONNANTE étude des pays du cône Sud*

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Lucifuru
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MessageRe: Commentaires sur les petits textes et petites réflexions de Lucifuru   Publié le : Mer 7 Déc 2011 - 11:59

Je vois que y'a vraiment tout un débat là dessus !

Edward Smith, je ne fais pas du tout d'études de littérature, et je ne savais rien de tout ce que tu as évoqué... C'est intéressant c'est sûr ! Alors comme ça ce genre de réflexion a entrainer l'art moderne ? Je me demande bien le rapport...

En tout cas, je tiens à préciser que mon véritable avis sur la relation qu'un auteur a avec un oeuvre n'est pas vraiment celle que je donne dans mon texte... Ce n'était plutôt qu'une partie de ce que je ressent parfois. Et aussi un rêve. Car je préfèrerai (et de loin) que mes personnages et histoires préférés existent ailleurs que dans l'imagination.

Mais je suis quand même quelqu'un de pragmatique (malgré les apparences xD) Alors, évidement, comme je le dis au début de mon texte, ce n'est quelque chose que j'envisage uniquement "pendant un laps de temps seulement" avant de revenir à la réalité, celle où l'auteur est créateur et possède le contrôle.

Bref, pour moi ce texte est évidemment une réflexion sur le travail de l'auteur, mais c'est surtout une rêverie.

En fait, il est possible de le lire de deux manière différente je présume. Comme une allégorie ou le prendre au pied de la lettre... Je l'ai bien sûre fait exprès, car dans ma tête c'est tout autant une réflexion pour moi, qu'un désir très simple "si seulement pouvaient exister tout ces personnages que j'aime..."

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Hamtaro
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MessageRe: Commentaires sur les petits textes et petites réflexions de Lucifuru   Publié le : Mer 7 Déc 2011 - 12:33

Le rapport avec l'art moderne, c'est justement que l'auteur laisse l'interprétation de son œuvre aux spectateurs, comme l'histoire d'un écrivain trouve un sens différent chez les lecteurs. Enfin, c'est qu'il me semble avoir compris du petit exposé de Mr Smith

Merci d'ailleurs à toi, Mr Smith, pour ces infos. Ça semble très poussé, les études littéraires (finalement, j'ai peut-être bien fait d'aller en sciences... au moins, je n'ai pas à avoir d'avis sur la question ! )

Si on peut discuter là-dessus, on pourrait peut-être lancer la question dans la section "débat" ?

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Edward Smith
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MessageRe: Commentaires sur les petits textes et petites réflexions de Lucifuru   Publié le : Jeu 8 Déc 2011 - 12:48

Pour tout avouer, j'adorerais débattre de cela avec vous, vraiment, surtout en ce qui concerne la réalité du personnage, je pense qu'il y a un excellent débat à avoir là dessus. Malheureusement je suis actuellement en concours blanc... Et je me connais, je ne résisterai pas à la tentation de débattre et vais négliger mes révisions. J'essaye d'y penser cependant, et je pense ouvrir un sujet lorsque mes vacances arriveront (à savoir Samedi 17 Décembre je crois bien).

Tu sais les études littéraires ne sont pas plus poussées que de bonnes études scientifiques... Je pense que je serais bien embêté si tu essayais de m'expliquer ce que tu fais en cours. Je pense sincèrement que c'est une question d'affinités. Et puis ne crois pas que la littérature soit mon unique matière: je révise actuellement de passionnantes fiches de lectures sur l'histoire des commodités (admirez l'ironie subtile placée dans l'adjectif "passionnantes") pour mon cours d'histoire. Et je traduit du André Gilde en anglais aussi. Et mon sujet de géographie du jour était "L'espace rural dans le Cône Sud: une modernisation conservatrice". Autant te dire que j'aime la littérature en comparaison. enfin... quand on ne me force pas à lire de la poésie du XVe siècle en ancien français.

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Hamtaro
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MessageRe: Commentaires sur les petits textes et petites réflexions de Lucifuru   Publié le : Jeu 8 Déc 2011 - 13:25

Je vois ce que tu veux dire, mais est-ce que vous vous contentez d'apprendre, ou est-ce qu'on vous demande de réfléchir aussi ? Comme de la philosophie ? Parce qu'en sciences, là, on ne réfléchit pas, les choses sont comme elles sont et on les apprend. La littérature (en sens large) me semble plus nébuleuse... Finalement, même si j'aime lire, je n'aurai sans doute pas réussi dans ces études-là... Tu as raison, c'est une question d'affinités

Ah, mes vacances commencent également le 17 On débattra donc à ce moment-là, mieux vaut ne pas polluer le sujet de commentaires de Lucifuru Vivement les vacances !

Quant à toi, Lucie, merci pour cette petite réflexion, je sens qu'on n'a pas fini d'en parler !

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Edward Smith
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MessageRe: Commentaires sur les petits textes et petites réflexions de Lucifuru   Publié le : Jeu 8 Déc 2011 - 13:45

A vrai dire on nous demande énormément de réfléchir à mon sens. Et c'est là le "problème" des études littéraires, enfin de la littérature et de la philosophie en particulier: ces matières demandent une implication, elles demandent un intérêt pour qu'on puisse espérer y obtenir de bons résultats. J'ai la "chance" de me sentir impliqué dans les deux, et bien qu'étant loin d'être brillant je pense obtenir des résultats plutôt satisfaisant la plupart du temps dans ces matières, en les travaillant pourtant moins que certains de mes camarades qui n'y voient que des matières scolaires. Cependant en histoire et en géographie il s'agit plus d'apprentissage que de réflexion, bien qu'elle demeure essentielle. Il est vrai que la littérature est par essence plus volatile que les sciences à mon sens dans la mesure où la littérature même est sujette à des débats multiples et que l'étudier, finalement, c'est se positionner dans ces débats (qu'est ce que la littérature ? Pourquoi l'étudier ? Quel impact sur le monde ? Quelle valeur à une œuvre ?). Mais la littérature est un cas un peu à part des études littéraires - paradoxalement -, et il est facile de rapprocher les études de l'histoire, de la géographie et de la philosophie, aussi étrange que cela puisse paraître. Pour les langues vivantes c'est une autre affaire... J'aurais du mal à l'expliquer en fait. Dommage, c'est ma spécialité...

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Vinou
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MessageRe: Commentaires sur les petits textes et petites réflexions de Lucifuru   Publié le : Dim 4 Nov 2012 - 3:01

Aaah un pitit texte tout frais, je ne peux résister à y mettre mon grain de sel ma chère Lucifuru

Citation :
Ce serai bien, hein, un monde où aucune forme de vie n'a besoin d'en tuer une autre... Imaginez un peu... Mais nous les humains, y aurions-nous notre place ?

Pour répondre à la question, il est clair que non puisque par définition notre espèce a besoin d'utiliser du carbone organique pour son métabolisme (on passera sur le cours de biologie mais concrètement même un végétarien il bouffe des êtres vivants puisqu'on ne sait pas métaboliser l'inorganique).
Mais perso mon monde utopique n'est pas un monde dans lequel aucun organisme n'en consommerait d'autres, ce serait plutôt un monde dans lequel on respecte ce qu'on mange. Je m'emmerderais sévère si j'étais autotrophe, la photosynthèse c'est chiant, ça voudrait dire ne plus jamais bouffer le bo bun de ma môman ou un bon pavé de bidoche ou un gâtal au chocolat...
Utiliser une source de carbone organique c'est pas ''mal'' ou ''bien'', c'est un état biologique comme un autre (et qui se retrouve dans énormément d'espèces, de la bactérie à l'animal ''supérieur''). Ce qui est regrettable c'est qu'aujourd'hui tuer une plante ou un animal c'est devenu du merchandising et que très rares sont les personnes qui ont une pensée pour les créatures dont elles se nourissent.
Si c'était possible le jour où je décède j'aimerais qu'on me balance tel quel en terre histoire de laisser les bestioles et microorganismes utiliser mon propre carbone pour leurs petites vies insecto-bactériennes...
C'était l'instant philosophique. Mais Luci tu as le chic pour écrire des textes qui lancent des débats en fait

Plus qu'une affaire de bouffe, j'aurais vu ton texte d'avantage comme une sorte de plaidoyer anti-guerre... J'ai pas trop ressenti l'idée de l'humanité qui "a besoin de tuer l'autre" (je ne peux détacher le terme ''besoin'' d'une idée de nutrition, un vrai besoin quoi), j'ai plutôt compris l'affaire comme une critique de l'état d'humanité qui fait qu'on se tape tous dessus comme des cons et qu'on cherche sans arrêt à écraser les autres.
J'aime assez le ton de ton récit, choisir de fuir plutôt que tuer ou se faire tuer, parce que parfois la défense est vaine.

Ce que j'ai apprécié aussi, c'est que tu as posé l'humanité dans le mauvais rôle face à la population extra-terrestre, alors qu'en général on trouve plutôt l'inverse dans les œuvres de science-fiction (les gentils êtres humains face aux méchants aliens, quoi). Ca reste quand même assez manichéen mais pour une fois que c'est dans l'autre sens c'est cool.

La seule critique que j'aimerais mettre c'est sur ce petit bout :

Citation :
Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. [...] Je ne voulais pas vous tuer... Pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon [etc, etc, elle continue comme ça longtemps]
Ca n'était pas nécessaire de mettre autant de répétitions, le trop est l'ennemi du bien et je trouve que là tu noies un peu ton propos dans un trop-plein :/ donc les « je ne le voulais pas »/« pardon » perdent leur impact. En plus les « etc, etc... » traduisent presque un agacement de la part de l'auteur qui a retranscrit les paroles de Lahasamentu.

Mais c'est un texte sympa. Si tu n'avais pas pris le parti d'en faire un extrait de manuel je pense que tu aurais eu moyen de développer une histoire plus longue sur ta base, parce que mine de rien c'est un sujet à creuser en matière de SF je pense.

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Frère de Kiki, beauf' d'Edo-choue, Chinois du sud-est contrefait, Mongol fier, empereur autoproclamé des Nains, floodeur invétéré, alcool frelaté
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Accessoirement vieux et fourbe.
(AKA Damdin')

Interviewer: ''So Frank, you have long hair. Does that make you a woman?''
Frank Zappa: ''You have a wooden leg. Does that make you a table?''
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Lucifuru
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MessageRe: Commentaires sur les petits textes et petites réflexions de Lucifuru   Publié le : Dim 4 Nov 2012 - 4:41

Vinou a écrit:
Aaah un pitit texte tout frais, je ne peux résister à y mettre mon grain de sel ma chère Lucifuru

Citation :
Ce serai bien, hein, un monde où aucune forme de vie n'a besoin d'en tuer une autre... Imaginez un peu... Mais nous les humains, y aurions-nous notre place ?

Pour répondre à la question, il est clair que non puisque par définition notre espèce a besoin d'utiliser du carbone organique pour son métabolisme (on passera sur le cours de biologie mais concrètement même un végétarien il bouffe des êtres vivants puisqu'on ne sait pas métaboliser l'inorganique).

Je suis d'accord. C'était plutôt une question rhétorique. La vie est ainsi faite sur terre.

Vinou a écrit:
Mais perso mon monde utopique n'est pas un monde dans lequel aucun organisme n'en consommerait d'autres, ce serait plutôt un monde dans lequel on respecte ce qu'on mange. Je m'emmerderais sévère si j'étais autotrophe, la photosynthèse c'est chiant, ça voudrait dire ne plus jamais bouffer le bo bun de ma môman ou un bon pavé de bidoche ou un gâtal au chocolat...

, moi aussi ça ferait chier ! J'adore manger J'ai tapé "bo bun" sur google image, ça m'a mit l'eau à bouhe ! Hummmmm....

Vinou a écrit:
Utiliser une source de carbone organique c'est pas ''mal'' ou ''bien'', c'est un état biologique comme un autre (et qui se retrouve dans énormément d'espèces, de la bactérie à l'animal ''supérieur'').


Je ne pense pas vraiment que tuer pour se nourrir soit mal, après tout chaque espèce a le droit de faire ce qui faut pour vivre.

Vinou a écrit:
Ce qui est regrettable c'est qu'aujourd'hui tuer une plante ou un animal c'est devenu du merchandising et que très rares sont les personnes qui ont une pensée pour les créatures dont elles se nourissent.

Perso, je ne suis pas végétarienne. Pourtant je mange peu de viande, et il m'arrive souvent de penser aux animaux élevés en batteries, qui finissent à l'abattoir. Pourtant, je ne me considère pas particulièrement sentimentale comme fille... Je pense qu'il y a plus de gens que tu ne le penses, qui regarde leur steak tout en pensant à l'animal d'origine... (et qui se lèchent les babines ensuite )


Vinou a écrit:
Si c'était possible le jour où je décède j'aimerais qu'on me balance tel quel en terre histoire de laisser les bestioles et microorganismes utiliser mon propre carbone pour leurs petites vies insecto-bactériennes...
C'était l'instant philosophique. Mais Luci tu as le chic pour écrire des textes qui lancent des débats en fait

lol, oui, je sais, j'ai toujours été doué pour ça, au collège un prof avait décidé d'ouvrir un débat suite à une de mes expressions écrites

Vinou a écrit:
Plus qu'une affaire de bouffe, j'aurais vu ton texte d'avantage comme une sorte de plaidoyer anti-guerre... J'ai pas trop ressenti l'idée de l'humanité qui "a besoin de tuer l'autre" (je ne peux détacher le terme ''besoin'' d'une idée de nutrition, un vrai besoin quoi), j'ai plutôt compris l'affaire comme une critique de l'état d'humanité qui fait qu'on se tape tous dessus comme des cons et qu'on cherche sans arrêt à écraser les autres.

Ah mais tu as complètement raison ! C'est une critique de la guerre. Juste avant d'écrire ce texte, je pensais aux Indiens d'Amériques. Sais-tu qu'il en reste si peu qu'aucun ne parle correctement l'ancienne langue de son peuple ? J'ai vu des interviews, quelques indiens disaient qu'ils parlaient bien mieux anglais, ou français, ou espagnol, que la langue de leurs ancêtres, et que quand ils la parlent, il ne peuvent s'empêcher de se dire qu'ils riraient s'ils les entendaient. Ils se moqueraient de leurs accents et de leurs mauvaises prononciations.


Vinou a écrit:
J'aime assez le ton de ton récit, choisir de fuir plutôt que tuer ou se faire tuer, parce que parfois la défense est vaine.

Ce que j'ai apprécié aussi, c'est que tu as posé l'humanité dans le mauvais rôle face à la population extra-terrestre, alors qu'en général on trouve plutôt l'inverse dans les œuvres de science-fiction (les gentils êtres humains face aux méchants aliens, quoi). Ca reste quand même assez manichéen mais pour une fois que c'est dans l'autre sens c'est cool.

Oui, je n'ai jamais compris pourquoi ce serait forcément eux les méchants. A mon avis les humains sont une espèce très dangereuse.

Vinou a écrit:
La seule critique que j'aimerais mettre c'est sur ce petit bout :

Citation :
Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. Je ne le voulais pas. [...] Je ne voulais pas vous tuer... Pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon [etc, etc, elle continue comme ça longtemps]
Ca n'était pas nécessaire de mettre autant de répétitions, le trop est l'ennemi du bien et je trouve que là tu noies un peu ton propos dans un trop-plein :/ donc les « je ne le voulais pas »/« pardon » perdent leur impact. En plus les « etc, etc... » traduisent presque un agacement de la part de l'auteur qui a retranscrit les paroles de Lahasamentu.

Oui, peut être que c'était un peu trop. Mais tu sais comme une idée ou un mot nous hante parfois. Quand on fait une erreur par le passé. Elle revient nous hanter sans cesse. Par répétition. Elle nous obsède et très vite on se met à penser en boucle. Non ? Cela ne te le fais pas à toi ? à moi oui, eN tout cas. Et c'est ce que j'ai voulu illustrer ici. Elle se sens tellement coupable qu'elle ne peut s'empêcher de penser en boucle, tellement ça l'obsède. Incapable de se libérer de ses souvenirs.

Vinou a écrit:
Mais c'est un texte sympa. Si tu n'avais pas pris le parti d'en faire un extrait de manuel je pense que tu aurais eu moyen de développer une histoire plus longue sur ta base, parce que mine de rien c'est un sujet à creuser en matière de SF je pense.

Merci de m'avoir lu et d'avoir pris le temps de commenter

Oui, je pense que ça pourrait donner lieu à une véritable histoire, beaucoup plus longue. Mais pour ça il faudrait que j'ai le temps et la motivation nécessaire, et ça me semble improbable pour le moment...


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Vinou
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MessageRe: Commentaires sur les petits textes et petites réflexions de Lucifuru   Publié le : Mar 6 Nov 2012 - 13:12

Lucifuru a écrit:
J'adore manger J'ai tapé "bo bun" sur google image, ça m'a mit l'eau à bouhe !
Tu peux, c'est bon... Celui de ma môman plus que les autres, mais ça, hein

Citation :
Perso, je ne suis pas végétarienne. Pourtant je mange peu de viande, et il m'arrive souvent de penser aux animaux élevés en batteries, qui finissent à l'abattoir. Pourtant, je ne me considère pas particulièrement sentimentale comme fille... Je pense qu'il y a plus de gens que tu ne le penses, qui regarde leur steak tout en pensant à l'animal d'origine... (et qui se lèchent les babines ensuite )
Oui y en a, heureusement, mais bon quand je vois des débats moisis du genre "le sacrifice de mouton à l'Aïd c'est de la cruauté, les abattoirs c'est mieux", ça me fait doucement sourire quant à l'ironie de la chose sur le plan de la considération de la vie animale... Perso si j'étais un mouton je préfère finir dans les mains d'un imam que dans une usine à bidoche dont 90% de la production finira dans les poubelles de MacDo et Carrouf' aspergé avec de l'eau de Javel... Mmmbref.

Citation :
lol, oui, je sais, j'ai toujours été doué pour ça, au collège un prof avait décidé d'ouvrir un débat suite à une de mes expressions écrites
Viendez poster tes copies scolaires dans la partie débats alors

Citation :
Ah mais tu as complètement raison ! C'est une critique de la guerre.
En fait dans ma perception de ta façon de présenter les choses, j'ai cru que tu faisais une sorte de critique qui portait d'avantage sur l'idée de consommer des êtres vivants. Je pensais que c'est la ligne directrice que tu mettais dans ton texte, et moi j'y voyais autre chose. Mais en fait, on était sur la même longueur d'onde

Citation :
Juste avant d'écrire ce texte, je pensais aux Indiens d'Amériques. Sais-tu qu'il en reste si peu qu'aucun ne parle correctement l'ancienne langue de son peuple ? J'ai vu des interviews, quelques indiens disaient qu'ils parlaient bien mieux anglais, ou français, ou espagnol, que la langue de leurs ancêtres, et que quand ils la parlent, il ne peuvent s'empêcher de se dire qu'ils riraient s'ils les entendaient. Ils se moqueraient de leurs accents et de leurs mauvaises prononciations.
Si seulement il n'y avait qu'eux... Des langues vouées à disparaître il y en a plein (surtout les langues sans écriture parlées par des petits groupes ethniques). De même pour les cultures des peuples affiliés à ces langues. C'est bien dommage...

Citation :
A mon avis les humains sont une espèce très dangereuse.
Pas autant que l'amibe mangeuse de cerveau, mais si l'être humain était de taille microscopique je pense qu'on saurait rivaliser

Citation :
Oui, peut être que c'était un peu trop. Mais tu sais comme une idée ou un mot nous hante parfois. Quand on fait une erreur par le passé. Elle revient nous hanter sans cesse. Par répétition. Elle nous obsède et très vite on se met à penser en boucle. Non ? Cela ne te le fais pas à toi ? à moi oui, eN tout cas. Et c'est ce que j'ai voulu illustrer ici. Elle se sens tellement coupable qu'elle ne peut s'empêcher de penser en boucle, tellement ça l'obsède. Incapable de se libérer de ses souvenirs.
Ce que je soulignais ce n'est pas le problème de la répétition, c'est que (à mon avis, bien sûr) tu as trop exagéré la répétition et au final au lieu de faire l'effet d'un sentiment de remord on dirait plutôt que le personnage hypothétique qui a retranscrit les paroles s'est beaucoup ennuyé à le faire alors qu'apparemment c'est tout le contraire.
Je sais pas si c'est bien limpide, c'que je raconte là.

Citation :
Oui, je pense que ça pourrait donner lieu à une véritable histoire, beaucoup plus longue. Mais pour ça il faudrait que j'ai le temps et la motivation nécessaire, et ça me semble improbable pour le moment...
Il est bien en petit OS aussi, hein
Mais j'aime bieng le thème alors j'aurais pas dit non à une plus longue histoire.

_________________________________________________
Frère de Kiki, beauf' d'Edo-choue, Chinois du sud-est contrefait, Mongol fier, empereur autoproclamé des Nains, floodeur invétéré, alcool frelaté
Troisième bras de la dictatrice è_é
Accessoirement vieux et fourbe.
(AKA Damdin')

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