Partagez

 Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivantAller en bas
AuteurMessage

Edofanart

Edofanart
Maîtresse fouetteuse

Messages : 3681
Féminin Inscrit le : 22/03/2010
Profil d'auteur : pour les courageux... C'est ici.
Localisation : Dans un rouleau de printemps

Disponibilité : Restreinte

Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Empty
MessageLes One-Shot d'Edofanart [G à 18+]   Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Icon_minitimePublié le : Lun 22 Mar 2010 - 13:22

C'est ici que je vais publier mes OS sur Fullmetal Alchemist.

Pour le rating je vous demande de bien y faire attention. Mes OS vont du G, pour tout public, au 18+ largement justifié. Il y aura également du yaoi.

Tout sera précisé en début d'OS.
Vous n'aimez ou vous n'avez pas l'âge, merci de ne pas lire Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 79715

Disclamer : Les textes qui vont suivre sont des fanfictions. Tout les personnages appartiennent à la génialissime Hiromu Arakawa ! (Je vais les commander pour mon anniversaire u_u)

Pour commenter mes OS, C'est ici !
Pensez à préciser de quel OS vous parlez Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 79715

oOoOne ShotoOo
oOo Commentaires oOo



Dernière édition par Edofanart le Ven 27 Mai 2011 - 5:01, édité 22 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur http://jaakunakokoro.forums-actifs.com/

Edofanart

Edofanart
Maîtresse fouetteuse

Messages : 3681
Féminin Inscrit le : 22/03/2010
Profil d'auteur : pour les courageux... C'est ici.
Localisation : Dans un rouleau de printemps

Disponibilité : Restreinte

Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Empty
MessageRe: Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+]   Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Icon_minitimePublié le : Lun 22 Mar 2010 - 13:23

Je te hais… autant que je t’aime

Rating : G

Résumer : Un jeune adulte face à la vie, un enfant face à ses sentiments. Comment peut-on détester une personne que l'on aime plus que tout ?

***

Un regard doré trop vide.
Un visage trop jeune pour exprimer tant de maturité.
Une silhouette trop juvénile pour montrer autant de tristesse.
C’est pourtant les yeux rivés au loin que l’adolescent se laissa tomber au pied d’un arbre. Un arbre comme les autres, mais qui ramenait tant de souvenirs à la surface.
Perdu dans les méandres de ses pensées, ses longs cheveux blonds virevoltaient gracieusement au gré des caprices du vent.
Laissant ses orbes d’or se confondre au milieu de la vaste plaine, une unique larme, signe de son désespoir coula lentement sur sa joue.

***
Un jour, tu es arrivée dans ma vie, en quelque sorte.
Ou plutôt, c’est moi qui suis arrivé dans ta vie.
J’ai été capable de te voir, de comprendre qui tu étais… Parce qu’une seule personne peut avoir cette place dans mon cœur.
M’avais-tu désiré au point d’être heureuse de ma venue ?
M’as-tu attendu avec impatience, ou au contraire, avec peur et angoisse ?
Suis-je le fruit du hasard, une erreur ? Ou bien là parce que tu le voulais plus que tout ?
Le savais-tu toi-même ?

Combien de personnes faut-il être pour choisir ? Pour dire si oui ou non le moment est arrivé ? Si les conditions sont propices ? Si l’on sera capable d’assumer son choix ?
Mais toi, tu n’as pas su. Tu n’as pas été capable de l’assumer….

Même si cette décision se prend seul ou à deux, que fait-on du choix du principal concerné ?
Que quoiqu’il en soit, il ne peut faire lui-même ce choix ? C’est tellement égoïste. Certaines personnes se battent constamment contre la peine de mort, contre le fait que l’on ne choisit pas de la vie des gens.
Pourtant, cette guerre a depuis la nuit des temps son vainqueur.
Toutes ces personnes, qui, chaque jour s’accordent le droit de donner la vie. Parfois sans réfléchir, parfois en devant se battre pour y arriver, parfois… par accident.
Une vie que l’on donne, que l’on prend. Egoïstement.

Parfois, un enfant nait dans une famille heureuse, parfois dans une famille qui se déchire, parfois… dans une famille qui disparait.
Donner la vie, alors que l’on ignore si on sera là demain. Donner la vie, sans être certain de ce qui l’attend sur sa route.
Alors qui a le droit de décider ? Tout le monde, et personne à la fois.

La question que je me pose inlassablement…Aura-t-elle un jour sa réponse ? Ou bien est-elle seulement dans ma tête pour me faire un peu plus de mal ?
Pourquoi moi ? Pourquoi toi ?
Tu me voulais, tu m’aimais. Je l’ai senti, alors pourquoi cela devait arriver ?
Tout l’amour que tu m’as porté, je te l’ai rendu, par instinct. Pour la personne que tu étais à mes yeux, pour la personne que tu seras toujours.
Ressentais-tu la même chose que moi ? Probablement.

Tu as tout fait pour mon bonheur. Malgré tout, tu es devenue la cause de mon plus grand malheur.
Le savais-tu au fond de toi ?
Avais-tu la moindre idée de ce qui allait arriver ?
As-tu pu le sentir, le savoir ?
Si l’avenir t’avait été révélé, qu’aurais-tu fait ? Les mêmes choix ? Les mêmes envies ? La même vie ?
Aurais-tu été assez égoïste pour m’impliquer de force dans cette souffrance ?
Aurais-tu aimé ne pas me choisir pour profiter de ce que tu n’as pas eu le temps de connaitre ?

Je ressens tellement de sentiments contradictoires quand je pense à toi.
Je te hais… je te déteste, je t’en veux plus que tu ne pourrais l’imaginer.
Je ne comprends pas. Pourquoi m’avoir fait ça ? Tout cet amour qui semblait transpirer de toi était-il une simple illusion ? Un bon souvenir ? Pourquoi avoir fait ça si c’était pour m’abandonner ?
Pourquoi me donner l’amer sentiment d’exister pour quelqu’un si on me l’arrache aussi brusquement ?
Parfois, j’ai tellement envie de te rejoindre. D’oublier tout ce que j’ai vécu, d’oublier toute ma tristesse, afin de retrouver tes bras. Mais c’est toi qui es partie ! C’est toi qui as tout laissé. Qui m’a laissé… abandonné. Tu m’as donné la vie mais tu l’as aussi détruite. Jamais plus je ne serai le même. Jamais plus je ne serai heureux. Pourquoi es-tu partie ?
Je te hais ! Je te hais ! Mais Je t’aime… si tu savais à quel point, maman.

***
Il avait froid, il resserra compulsivement sa longue veste rouge autour de lui, ses joues désormais recouvertes de larmes. Calmant son souffle, il ferma doucement les yeux, priant pour ne jamais avoir à les rouvrir.

Cliquez ici pour commenter !


Dernière édition par Edofanart le Sam 27 Mar 2010 - 9:08, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur http://jaakunakokoro.forums-actifs.com/

Edofanart

Edofanart
Maîtresse fouetteuse

Messages : 3681
Féminin Inscrit le : 22/03/2010
Profil d'auteur : pour les courageux... C'est ici.
Localisation : Dans un rouleau de printemps

Disponibilité : Restreinte

Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Empty
MessageRe: Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+]   Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Icon_minitimePublié le : Lun 22 Mar 2010 - 13:24

Juste un enfant

Rating : G

Résumer : POV Edward. Juste un drabble, le titre dit tout.
Voici un drabble où Edward s’adresse à Mustang.

***
Pourquoi continuer comme ça ?
Pourquoi toujours m’en demander plus, si c’est pour me réprimander après ?
J‘ai l’impression d’être le divertissement de la semaine. Pour vous et tous les autres. Toujours des moqueries, des paris.

Savoir quand je vais m’énerver et pour quelle raison.
Combien de fois je supporterais le mot « petit » associé à moi avant de me mettre à hurler sur un supérieur qui passerait par là.
Combien de bâtiments je vais détruire à la prochaine mission ou bagarre.

Vous pariez, vous rigolez, je m’énerve et vous me traitez de gamin. Mais c’est ce que je suis, non ?
Un gamin.
Vous m’en demandez toujours plus. Toujours trop. Bien plus qu’aux autres.
Mes collègues, vos autres subordonnés ne doivent pas encaisser autant de méchancetés suite à une quelconque bavure. Ce n’est qu’une erreur qu’ils auront commis. Moi, c’est une boulette de plus. Encore une.
Parce que je ne sais faire que ça, n’est-ce pas ? M’avez-vous accordé un peu de confiance un jour ? Alors pourquoi être venu me chercher ? Pourquoi avoir parcouru des kilomètres en train et en calèche ? Juste pour le plaisir ? Pour marquer des points ? Ça fait bien face aux supérieurs de recruter un gamin de douze ans ?
Mon histoire plait ? Un orphelin, amputé de deux membres qui s’occupe de son petit frère et doué en alchimie… ça fait vendre ? Ça rapporte du prestige au bâtard que vous êtes ?

Pourtant, vous auriez dû vous en douter. Vous auriez dû deviner que je ne pourrais jamais tenir le flambeau et prôner ma maturité.
Vous me demandez d’agir en adulte. C’est ce que je fais. Vous me demandez de cesser d’être un gosse. C’est ce que je fais aussi. Mais ça ne vous suffit pas. Qu’est-ce que je dois faire pour vous satisfaire ? Je passe ma vie à mentir, à me mentir. Toute mon énergie sert à être quelqu’un que je ne suis pas. Vous ne me connaissez pas. Vous me reprochez des choses dont je n’ai pas le contrôle.

Comment pourrais-je me comporter en adulte si personne ne me montre le chemin ? Ceux qui m’entourent. Vous. Les autres. Personne ne me montre… Je n’ai personne. Personne pour m’expliquer, pour m’apprendre. Je n’ai pas eu de père, ma mère n’a pas été là pour me voir grandir. J’ai pris sur moi à sa mort pour mon petit frère. Il est tout ce que j’ai.

J’ai tout tenté pour prouver que je pouvais le protéger et grandir, comme tout le monde. Mais je n’ai pas réussi. Je n’ai pas réussi parce qu’on m’a mit une laisse. Devenir militaire à douze ans, traverser le pays pour retrouver le corps de mon petit frère, rester fort… c’est tout ce qui m’importait.

Pourquoi le nier ? C’est moi qui me suis obligé à devenir comme ça. Sans personne, sans modèle. Si je chute, personne ne sera là pour me relever. Je traine ma culpabilité et ma douleur, seul. Alors pourquoi ? Ce n’est pas suffisant à vos yeux ?

Je ne supporte plus vos sourires mesquins, vos petits yeux rieurs quand je me trompe, quand j’ai tout faux. Pourquoi personne ne m’apprend? Pourquoi me demande-t-on d’être mature et responsable alors que ce n’est pas mon rôle ? Quel est le but ? Me faire avouer ? M’obliger à reconnaitre mes torts ? Mais lesquels ? Que me reproche-t-on ? D’être trop doué ? D’avoir mieux réussi que certains ? De trop prendre soin de ma seule famille ? De l’avoir fait alors qu’il y avait des personnes responsables pour ça ? D’avoir tenter de survivre comme je le pouvais ? C’est de ça qu’on me blâme ? J’ai juste voulu survivre… peut-être pas de la meilleur des manières mais, comme un enfant. C’est ce que je suis, non ? Un enfant…

Cliquez ici pour commenter !
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur http://jaakunakokoro.forums-actifs.com/

Edofanart

Edofanart
Maîtresse fouetteuse

Messages : 3681
Féminin Inscrit le : 22/03/2010
Profil d'auteur : pour les courageux... C'est ici.
Localisation : Dans un rouleau de printemps

Disponibilité : Restreinte

Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Empty
MessageTerroristes en mini-jupes partie 1   Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Icon_minitimePublié le : Sam 27 Mar 2010 - 13:39

YAOI - couple RoyXEd - Rating AP et +18 ans pour la suite.
Comique/Romance
Les notes n'ont absolument aucun intérêt, vous pouvez les lire à la fin pour éviter de vous couper la lecture en cours de route ^^
Excusez par avance ma stupidité et le massacre de mon tout premier lemon (partie 2).

Découvrez à la fin (spoil) de la seconde partie, le superbe fanart que Njemh à fait pour illustrer cet OS, un énome merci pour ce dessin magnifique !

Terroristes en mini-jupes
Première partie


Edward Elric, 18 ans. Le plus pet… heu, le plus jeune alchimiste d’état de l’armée d’Amestris.
Commandant au quartier général de Central depuis maintenant six années, le jeune homme était très connu de la population, aussi bien pour sa gentillesse camouflée qu’il ne laissait apparaître que pour aider le peuple, que pour ses excès de colères et pétages de plombs en tout genre.

Quiconque le croiserait dans la rue, le prendrait pour un simple adolescent au style avant-gardiste et à la langue trop pendue.
Ses longs cheveux blonds retenus en une queue de cheval haute, un visage qui n’a pas tout perdu de ses rondeurs enfantines et pourtant, une mâchoire carrée qui commence à se former contredit son aspect androgyne. Sous sa petite taille se cache une musculature trop développée pour un jeune homme de son âge, ainsi que deux automails.
Son bras droit et sa jambe gauche, étaient remplacés par des prothèses de métal. Ses membres bioniques lui ont permis de se tirer plus ou moins indemne de ses nombreuses missions suicides. Le jeune alchimiste avait la fâcheuse manie de s’y jeter comme un forcené afin de rendre à son petit frère le corps qu’il avait perdu. Ses petits sourires innocents par moments, sadiques à d’autres, ses exploits en tant que militaire et sa forte participation au renversement du gouvernement dictatorial de King Bradley, le rendent complètement irrésistible auprès de la gente féminine.
Mais une seule chose vous permet de savoir à coup sûr que vous êtes bien en face du Fullmetal, ses yeux. D’une rare et incroyable couleur dorée, illuminés d’une lueur farouche et déterminée, suffisamment exceptionnels pour ne pas se tromper.

Outre le physique avantageux du blondinet qui s’attire, sans s’en rendre compte, une ribambelle de furies en trop pleins d’hormones, la véritable question est : comment faire péter les plombs à quelqu’un, et en particulier à un alchimiste d’état aussi renommé ?
Et la réponse est pourtant d’une affligeante simplicité. Il suffit de prononcer le mot « petit » ou tout ce qui peut y ressembler comme « nain », « microbe », « protozoaire », « crevette », « razmotte », ou tout autre mots qui pourrait se référencer à la taille d’un être aussi proche du sol, tout ça à proximité de l’alchimiste raccourcis. Si par le plus grand des hasards vous auriez malencontreusement osé émettre l’un de ces mots à une distance un peu trop réduite de lui, préparez-vous à battre un record de vitesse si vous tenez un tant soit peu à votre vie.

Une personne pourtant est assez courageuse pour braver l’interdit et même tenter d’établir différents records comme le faire hurler le plus possible ou bien le rendre tellement hystérique qu’il faut appeler du renfort militaire pour empêcher la furie blonde de lui faire la peau ! Oui, une seule personne est assez dingue pour défier le grand par le nom mais petit par la taille Fullmetal !
Il s’agit bien évidemment du Général de Brigade Roy Mustang, tombeur de la gente féminine de Central et fainéant professionnel.
Quoi de plus amusant pour cet homme de taille tout à fait honorable, possédant de magnifiques yeux d’un noir profond et une chevelure indisciplinée tout aussi sombre, que de mettre totalement hors de lui son subordonné préféré ?

Car soyons franc, Roy Mustang devait forcément considérer autrement que comme un simple collègue le petit Edward. Sinon, pourquoi passer ses journées à lui chercher des poux ? Certains disent que c’est parce que le magnifique spécimen mâle qu’est le Générale Mustang, s’est fait piqué une bonne partie de ses « fangilrs » par le blondinet, sans que celui-ci ne s’en rende compte…
D’autres pensent que c’est une façon d’attirer l’attention du blondinet sur lui. Et d’autres encore, pensent qu’il est simplement porté sur le masochisme.
Quoi qu’il en soit, traumatiser le blond était vraiment jouissif pour cet homme… quoiqu’un peu dangereux.

C’est dans l’optique de rendre la journée de son subordonné horripilante à souhait, que le brun se leva d’humeur guillerette au doux chant du réveil matin. Prenant sont petit déjeuner, l’homme se grattait le crâne d’une manière ridicule tout en réfléchissant aux vacheries qu’il pourrait faire à son petit Edward, histoire d’entendre sa délicieuse voix lui crever les tympans ou de sentir la lame de son automail le menacer d’émasculation.
Tout compte fait, le Général devait bel et bien être maso.

***
Pendant ce temps, notre petit alchimiste préféré ronflait comme une barrique, étalé sur la banquette du train à destination de Central, le ventre à l’air, sous le regard désespéré de son cadet.
Alphonse ressemblait autant à son frère physiquement qu’ils étaient opposés mentalement. Les cheveux d’un blond plus foncés, courts, tirant sur le châtain, des yeux gris et un visage plus rond que celui de son aîné. Il était d’une nature extrêmement calme et réfléchie. Bien moins impulsif et susceptible que le pois sauteur et surexcité qui lui servait soi-disant de modèle.
Le plus jeune se demandait ce qu’il avait bien pu faire pour que son aîné se comporte comme un enfant de cinq ans, malgré la vie qu’ils avaient vécue.

Son regard s’adoucit quand il se souvint de tout ce que son frère avait fait pour lui. Tant de sacrifices, tant de culpabilité, alors que lui aussi était responsable de la situation. Un acte d’amour désespéré afin de ramener leur mère à la vie. La femme qui les avait portés dans son ventre, qui les avait élevés et rendu heureux pendant quelques douces années.
Une tentative partant d’un sentiment pur et qui vira pourtant à un véritable désastre. Désastre qui aura coûté la jambe d’Edward et le corps entier de son cadet. Le drame avait pu être limité grâce au sacrifice du petit blond qui, à ce moment là, offrir son bras afin d’implanter l’âme de sont petit frère dans une armure.

Alphonse sourit à tous ces souvenirs. Edward s’était battu afin de lui rendre ce qu’il avait perdu. A force de recherches et d’acharnement, il avait tout récemment réussi à lui rendre son corps mais lui, n’avait pas cherché à se débarrasser de ses automails. Un peu comme s’il préférait continuer à se traîner avec son péché.

Une chose était sûre. Alphonse Elric, ex-armure et grand amoureux de la race féline, était bien décidé à ce que son frère soit heureux… quitte à le forcer ! Et pour ça, il savait exactement à qui s’adresser !
Il se demanda un instant si son grand frère avait remarqué qu’il était à la une d’un magazine pour adolescente… une histoire de célibataire convoité ou quelque chose comme ça, il n’avait pas eu la possibilité de s’attarder, sous peine de se faire incendier par son délicat compagnon de route. « S’il l’apprend, il va hurler… je me demande comment ils ont pu prendre une photo aussi bien sans qu’il ne le voit… » Pensa le plus jeune Elric.
C’est avec bonne humeur qu’il secoua son frère adoré avec plein de délicatesse afin qu’il ne reparte pas pour le Sud du pays dans le train qui arrivait à destination… la capital.

***
Le nabot blond s’étira en baillant de manière peu élégante, se levant tout en mâchouillant le trop plein de bave accumulé en dormant(1) qui avait coulée sur la banquette. La veste froissée, les cheveux complètements fous et la marque du tissu imprimée sur sa joue, le minus suivit son cadet pour se préparer à sortir du train une fois celui-ci arrivé en fin de trajet. Il baragouina des paroles d’un dialecte visiblement disparu en ce monde tout en baillant à s’en décrocher la mâchoire… oui, Edward Elric était un sex-symbol.

Ils descendirent du wagon pour se retrouver sur un quai presque désert, ce qui était logique étant donné l’heure matinale.
« Nii-san, tu veux aller au QG tout de suite pour faire ton rapport ? » demanda le jeune au microbe qui le suivait.
Le dit microbe lui lança un regard ensommeillé avant de bailler une nouvelle fois, révélant une armée de dents blanches.
« Non, il est trop tôt et si je donne mon rapport à l’autre pyromane, soit il va s’endormir dessus encore plus vite, soit il ne sera même pas encore arrivé. On va manger un truc avant d’y aller, je meurs de faim ! »
Le second des Elric eu un petit sourire amusé en pensant que la seule chose qui puisse redonner vie à son grand-frère, c’est bien la nourriture.

Ils se dirigèrent vers un commerçant proche de la gare qui avait de quoi rassasier le colossal estomac du plancton blond. L’aîné partit en direction des toilettes, expliquant qu’il voulait se débarbouiller pendant qu’Alphonse passait commande.
Tandis que la crevette prenait son bain dans le lavabo – (aïe ! Edoooo ! On tape pas l’auteur ! Ed : Mais t’arrête pas de me dire des choses horribles depuis tout à l’heure ! Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Moi : Mais rien mon petit, on t’aime comme ça, c’est tout. Ed : QUI EST SI PETIT QU’IL SE NOIERAIT DANS UN VERRE D’EAU ??? Moi : Heu… toi ! Maintenant, fermes là et laisse moi continuer ! Sinon je demande à Envy de te torturer ! Ed : … Moi : Bon ben voila ! On reprend…) - Je disais avant d’être interrompue, tandis que la crevette prenait son bain dans le lavabo, le cadet Elric patientait en attendant les victuailles. Son regard s’égara sur l’étal de journaux où il remarqua la Une où figurait son Nii-san adoré.
L’air de rien, il s’approcha à petits pas dudit journal afin d’en lire la couverture.
« Les célibataires les plus convoités de Central, les alchimistes d’état en tête de liste ! » Ça commence bien pensa le châtain. « Qui du Flame ou du Fullmetal remporte le plus de succès ? Dossier et photos exclusives ! »
« Dites-moi qu’ils n’ont pas fait ça. » Pensa Alphonse inutilement en se disant que si Edward voyait ça, il ferait sans aucun doute exploser le bâtiment qui produit ce magazine…

Le mini crustacé revint de sa baignade matinale, l’air un peu moins gauche qu’à son réveil, les cheveux en ordre et rassemblés en queue de cheval, vêtu de vêtements propres. Il se précipita à table, prêt à enfourner tout ce qui est à portée de main, sous l’œil réprobateur et pourtant attendrit de son petit-frère.
Alphonse pensa avec soulagement que son frangin était trop occupé à se remplir l’estomac pour pouvoir tomber sur la revue et pria pour que personne aux alentours n’ai lu ce fichu article et ne reconnaisse le petit alchimiste en manteau rouge…
« Si le général voit ça, il va le charrier et ça va encore finir en massacre… »

Une fois que les atroces hurlements d’agonie des croissants eurent cessés, le petiot (Ed : C’EST QUI LE SUPER PETIOT PAS PLUS GRAND QU’UN HARICOT ???) bref, le blond et son cadet prirent la poudre d’escampette afin de se rendre au Quartier Général où le chibi alchimiste (Ed : QUOI ??? Moi : ça suffit les interruptions ! Je vais vraiment appeler Envy ! Ed : Oh ! Un mammouth en tutu là bas ! Moi : J’aime mieux ça.) on va y arriver, hein… ils se rendirent au QG de Central où le Fullmetal pourrait enfin faire son rapport à son supérieur adoré (Ed : Supér… **nain bâillonné** Moi : Encore UNE fois et je t’attache sur le lit d’Envy ! Hin hin hin ! (rire sadique) Bien, maintenant on va pouvoir continuer !).

Pendant que le rival des Pygmées trottinait joyeusement derrière son plus grand que lui petit frère, le Général Mustang avait enfin réussi à se sortir la tête du c… enfin, il était bien réveillé et à la recherche d’une vacherie à faire à son mignon blondinet (Roy : Depuis quand je pense que c’est MON mignon chibi ? Moi : Toi, tu vas pas t’y mettre ! Et fais pas semblant, ou pas de câlin avec ton chibi ! Roy : OK, je dis plus rien !).

L’alchimiste du feu décida d’aller faire un tour au bar-tabac du coin afin de prendre un café avant d’aller travailler. Il regarda sa montre à gousset, avisant de son retard, il se dit que quitte à se faire flinguer par son lieutenant, autant que ce soit pour une bonne raison. Et puis, vingt minutes de plus ou de moins, c’était pas dramatique, hein ?
Arrivant devant l’établissement, il prépara son sourire ravageur numéro 5, histoire de charmer quelques demoiselles sur son passage. Quelle ne fut pas sa stupéfaction de voir un attroupement de jeunes femmes devant le kiosque à journaux, toutes en train de glousser… et aucune ne lui prêtant la moindre attention.
Froissé dans son égo surdimensionné, Roy Mustang, Général de Brigade de son état, se dirigea d’un pas conquérant vers le rassemblement bruyant afin de tirer les choses au clair. On n’ignore pas Roy Mustang !

Il tendit l’oreille afin de tenter de comprendre quelque chose de ce brouhaha. Les seuls mots distincts qui pu percevoir furent des « Trop mignon ! », « Tu crois qu’il est vraiment célibataire ? », « Il aime les brunes ? », « Kawaii !!! ».
Suite à ces discours incompréhensibles pour notre beau brun, « Elles ne peuvent parler que de moi, c’est certain. » pensa t-il avec narcissisme, il jeta tout de même un œil par-dessus le groupe afin de s’en assurer.
Il resta bêtement stupéfié à la vue des pages colorées qui s’étendaient sous son nez, lui et Edward, étalés sur les feuilles de papier, des titres stupides illustrant les photos.
« C’est quoi cette connerie ? » Tous les regards se tournèrent en direction du brun qui se rendit compte de son manque de discrétion dans sa mission d’espionnage. Il régnait un silence de mort, une vingtaine de paires d’yeux rivés sur le militaire qui se trouva soudain très stupide.
« Enfin, je veux dire, c’est qu’un gamin… il est pas mal, c’est vrai, surtout quand… enfin, je veux dire que je suis bien plus séduisant que lui, c’est évident ! » Se rattrapa t-il avec assurance.
Des chuchotements commencèrent à se faire entendre dans les rangs quand soudain un hurlement retentit.
« Il est à moi ! » Beugla une des femmes en poussant ses camarades afin de se précipiter sur un Roy terrifié.

Le Flame Alchemist, pas aussi fou qu’on pourrait le penser, adopta l’attitude la plus avantageuse pour lui. C'est-à-dire, laisser parler son instinct de survie et se barrer le plus vite possible, loin du troupeau de furies.
Laissant de côté sa splendide élégance habituelle, Roy courrait comme un dératé, poursuivit par une horde de femmes qui hurlaient son nom.
Roy Mustang aime les femmes, mais il n’est pas assez fou pour se laisser sauter dessus, surtout si les dites femmes sont nombreuses et complètements hystériques.

« C’est le nabot qui les a mises dans cet état ? Et après m’avoir vue elles se disent que j’étais bien plus beau, normal » Pensa pompeusement le brun, tout en se faufilant à travers les rues.
« Quoique le nabot a bien changé… il est plus mmmmm… » Ses pensés furent interrompues par une impasse. « Je suis mal. »
Il entendit les cris hystériques se rapprochés furieusement de lui, il commença à paniquer, ne pouvant retourner sur ses pas.

« Qu’est-ce que vous fichez encore, idiot de Général ? »
« Edo ! Y a une armée de furies à mes trousses ! » Sur ces mots, les premières furies déboulèrent dans la ruelle.

Edward, qui était jusque là sur le toit du petit bâtiment qui créait l’impasse, descendit en un saut pour atterrir à côté de son supérieur.
Les harpies se stoppèrent, se demandant qui était ce nouvel arrivant caché par l’ombre de la bâtisse.
« Al, rejoins nous de l’autre côté, je vais faire sortir Général poule mouillée de là… »
« On ne s’adresse pas comme ça à son supérieur ! » Dit l’homme d’une voix goguenarde. « Il va falloir te faire pardonner comme il faut si tu ne veux pas que je fasse un rapport sur ton impolitesse. » C’est en recevant cette remarque accompagnée d’une œillade lubrique qu’Edward tenta de comprendre le sous-entendu du brun.
« Hein ? » répondit-il intelligemment.
« Fullmetal… » Soupira le plus âgé avant de se rendre compte de sa bourde.
Il tourna lentement sont regard vers l’attroupement hormonal, puis vers le blond et encore une fois vers les terroristes en mini-jupe.
« … »
« On se tiiiiiiiiiiiiiire !!!! » Beugla Mustang, sortant le petit alchimiste de sa torpeur et lançant le signal de départ des hystériques qui avaient sous la main deux célibataires appétissants pour le prix d’un !

Edward claqua des mains et créa une porte dans le mur par laquelle ils passèrent avant de la condamnée de justesse.
« Mais qu’est ce que vous avez encore fait comme connerie ? »
« Mais j’y suis pour rien ! » Se justifia puérilement l’adulte. « Un stupide magazine féminin à sortit un stupide article sur nous deux ! Elles m’ont repéré et maintenant, elles vont en avoir après toi aussi ! »
« Quel genre d’article ? » demanda le blond qui commençait à perdre de ses couleurs.
« Tu ne veux pas le savoir, je t’assure. » Il jeta un regard au plus jeune. « Mais tu veux préserver ta vertu, je te conseille de ne pas te faire attraper. » Il regarda avec amusement le blond perdre le peu de couleurs qu’il lui restait. « D’ailleurs, je me demande comment ils ont pu se procurer ce genre de photos… moi, ça va. Mais celles sur toi… elles sont récentes en plus ! » Lui lança le militaire avec amusement.
« Quoi ? Quelles photos ? Comment ? Je sais pas ! C’est quoi ? » Paniqua la crevette blonde.
« Calmes-toi, de toute façon, on peut rien y faire. Il faut qu’on atteigne le QG avant qu’elles ne nous attrapent. » Cette fois-ci, c’est une magnifique teinte rosée qui envahit le visage du blondinet.
« Oui, ben on ferait mieux de se magner, parce qu’elles ne vont pas tarder à rappliquer ».

Les deux courageux alchimistes se découvrirent un regain de vitalité à l’entente des hurlements excités de la troupe féminine à leurs trousses. Ils se mirent à courir comme des déments, complètement paniqués.
« Elles se rapprochent ! Où est passé Al ? »
« J’en sais rien et franchement, c’est pas le problème ! C’est un grand garçon et il est pas en danger lui ! »

Ils se retrouvèrent à découvert, en pleine rue, toujours poursuivit. Le souffle commençait à leurs manquer à force de courir, les fans, elles, semblaient dotées d’une endurance surhumaine.
« C’est pas vrai ! » Cria Mustang. « Y en a qui arrivent par devant ! Elles vont nous encercler ! » Il cherchait désespérément une stratégie de fuite en voyant le groupe derrière et devant se rapprocher de plus en plus.
« Elles nous rattrapent ! » Paniqua Edward qui voyait l’une d’elle à quelques mètres à peine, tendre le bras vers lui, les yeux pleins d’espoir.

Ils recommencèrent à courir dans une direction choisit au hasard mais avant qu’ils n’aient pu battre en retraite, la fille qui tendait son bras saisit brusquement le col de la veste rouge, stoppant la course du blond brutalement. Il partit en arrière, dérapa sur le bord du trottoir et… CRAC !
Roy se stoppa net à l’effroyable son pour se trouver face à son subordonné, les fesses par terre, à cheval sur le trottoir et la route et à moitié étalé sur la fille qui l’avait fait tomber. Celle-ci le regardait horrifiée, maintenant le plus jeune contre elle, les yeux humides.
Le reste des troupes s’approcha prudemment pour s’arrêter légèrement à l’écart, comprenant qu’il y avait un problème.

Le petit blond n’avait toujours rien dit, restant à même le sol semblant complètement perdu.
Mustang se pencha sur lui, lui demandant si ça allait. Il était plutôt étonné de ne pas le voir bondir sur ses jambes pour reprendre sa course mais se doutait que ce craquement n’était pas franchement bon signe.
« Edward ? Tu te sens bien ? Tu peux te relever ? » Demanda doucement le Général.
Le blond leva son regard doré et complètement vaseux sur son supérieur. « Je sais pas. »
« Bon… on va pas y arriver comme ça. Je vais devoir utiliser la manière forte. » Pensa le plus âgé.
« Tu te plais bien au point de tripoter une jeune fille en pleine rue? » Sortit vicieusement le brun.
« De quoi ? » Rétorqua le petiot complètement dans les vapes.
La jeune femme, quand à elle, se mit à rougir sous les propos de l’alchimiste de feu et les regards jaloux et scandalisés des autres furies.
Roy poussa un soupir en se demandant comment le Fullmetal pouvait autant être à l’ouest par une simple chute. Pensant qu’il y avait forcément une explication à son étrange comportement, il le saisit, passant un bras derrière son dos et un autre sous ses jambes afin de le soulever du sol et de sur la fille par la même occasion.
« Eh ! Qu’est-ce que vous faites ? » Se réveilla enfin la crevette, pas heureuse d’être soulevée comme une jeune mariée.
« Je dois bien avoué que tu fais une magnifique décoration, là, étalé par terre mais on va avoir des problèmes si on t’abandonne ici…
En plus, tu ne peux pas marcher. Tu te serais relevé depuis longtemps si ça avait été le cas. Et si je te ramène avec moi, ça me fait une très bonne excuse pour éviter de me faire trouer la peau par le Lieutenant Hawkeye ! » Ricana le plus vieux.
« Bâtard de Général… » Marmonna le blessé.
« Tu devrais renouveler ton répertoire… avant c’était bâtard de Colonel… je vais finir par me vexer et te laisser aux bons soins de tes admiratrices. »
« Non ! Ça ira… je préfère aller au QG avec vous ! » Paniqua le chibi en accrochant ses bras au cou du militaire.
« Au QG ? Tu t’imagines quoi là ? On va directement à l’hôpital militaire. Tu es quand même au courant qu’un os n’est pas censé craquer ? Et même sans ça, tu es trop mou pour bien te porter… te connaissant tu lui aurais sauté dessus en hurlant à cette pauvre fille… » Le Général le taquinait en avançant d’un pas décidé, priant pour que les accros de la lecture le laissent passer sans problème.

L’attroupement regardait l’alchimiste porter son petit fardeau, la tête haute, les ignorant superbement. La petite chose blonde se tenait fermement autour du corps musclé de l’homme et paraissait toute fragile à se faire transporter de la sorte, avec un tel calme…

Soudain, une armée de paires d’yeux se tourna vers la fautive.
« Regarde ce que tu as fait ! Maintenant on ne va plus pouvoir les approcher ! » Cria l’une des furies à la jeune fille toujours au sol.
« C’est vrai que c’est bête mais c’est un accident… et il était tout mignon avec son air perdu ! » S’exclama une autre.
« Et le Général ! J’aurais tellement aimé être à la place du petit ! » S’extasia une rousse.
« Vous croyez que c’est grave ? » Demanda la coupable en se relevant.
Tous les regards repartirent dans sa direction.
« Bien sur que non ! C’est le Fullmetal ! C’est pas un petit dérapage comme ça qui va le mettre hors course ! » Rassura l’une d’elle.
« Oui, mais il va peut-être avoir besoin qu’on s’occupe de lui ! » Les yeux de la femme se mirent à scintiller.
« Et le Général va avoir plus de travail, il faut l’aider ! »
C’est sur ces bonnes paroles qu’un débat commença, dans le but de déterminer qui irait chouchouter le petit blond et qui réconforterait le beau brun.

Après s’être entretuées afin d’éliminer la concurrence, le troupeau de survivantes reprit sa course, direction le QG, objectif petit blond kawaii et grand brun ténébreux.

Manque de chance pour elles, le Général arrivait à destination, le jeune alchimiste bien blottit dans ses bras. Il tentait de ne pas trop secouer sa ch’tiote crevette, conscient qu’il n’appréciait guère les secousses visiblement douloureuses pour lui.
Une fois entré dans le bâtiment, il fut soulagé de voir qu’aucune des folles poursuivantes n’était à leurs trousses.
« Il va falloir trouver une solution à ça. Je ne croyais pas qu’un simple article pourrait être aussi dangereux… » Pensa Roy, tout en amenant son petit blond entre les mains d’un médecin.

***
« Bien, Alphonse. Je viens d’avoir le Généralissime Kimblee(2) ainsi que le Général Mustang au téléphone. Ton frère est en sécurité pour le moment mais une véritable émeute prend forme. La porte-parole du groupe terroriste féminin demande à ce qu’on leur livre le Général et ton frère… » Expliqua le Lieutenant Hawkeye au cadet Elric.
« Mais… qu’est-ce qu’elles veulent toutes ces femmes ? » Demanda trop innocemment pour être honnête le jeune châtain.
La blonde lui jeta un regard suspicieux avant d’ajouter, « Nous allons les rapatrier tout les deux chez le Général. Ils y resteront jusqu’à ce qu’on arrive à calmer les choses. Et ton frère ne peut pas rester tout seul. Le général Mustang s’occupera d’Edward et lui, il s’assurera que son supérieur fasse bien ses dossiers. C’est au moins un problème de réglé ! »
Alphonse, sachant qu’il n’obtiendrait pas plus d’informations décida de se retirer. Après tout, son grand frère allait bien, il serait en sécurité d’ici peu… Et ce n’est pas lui qui devrait supporter l’humeur certainement exécrable de son aîné handicapé. Que du bonheur en somme !
Alors pour passer le temps, pourquoi ne pas aller recueillir quelques chats abandonnés ?
Une fois bien installé avec ses nouveaux amis poilus dans l’appartement qu’il partageait habituellement avec son aîné, celui-ci ne pourrait plus mettre dehors de petites bêtes innocentes et aimantes ! Oui… c’était un très bon plan…

***
Le Généralissime Kimblee avait fait en sorte que le Fullmetal et le Flame puissent se rendre en sécurité dans la demeure de ce dernier. Chose qui s’avéra un poil compliqué quand l’une des personnes à transférer ne peut pas marcher et est complètement à côté de ses pompes…
Au début, Roy veillait à ne pas perdre son petit blond en route mais avait finit par le porter histoire d’arriver avant l’année suivante. A sa grande surprise, le blondinet s’était une fois de plus blotti dans ses bras sans protester.

Une fois arrivés à destination, la troupe d’accompagnateurs repartirent au QG, non sans vérifier qu’ils n’avaient pas été suivit par une groupie.

Le Général entra dans son salon, sa petite boule blonde toujours pelotonnée contre lui. Il la déposa sur le canapé, réfléchissant aux évènements passés.
« Le Généralissime m’a demandé de m’occuper de lui jusqu’à ce qu’il se rétablisse… je me demande combien de temps ça va durer. » Pensa le brun en regardant vaguement la crevette.
« Et surtout… pourquoi je dois faire ça ? Je suis pas une nounou ! Et c’est un grand garçon ! Enfin… grand… »
« JE SUIS PAS PETIT ! » Cria le petit (aïe ! Edo ! Pas taper !!!) blond.
« Pourquoi tu me dis ça ? Je n’ai rien dis depuis que nous sommes partit du QG ! » Lui demanda Mustang, les yeux ronds comme des soucoupes.
« Vous l’avez pensé. » Maugréa le plus jeune.
Devant le regard incrédule du Général, Edward ajouta : « Me regardez pas comme ça, stupide Général ! Je sais que quand vous avez ce regard, c’est que vous vous moquez de moi ! »
Le brun sourit, gêné. Percé à jour par un crustacé miniature… « Enfin ! Tu ouvres la bouche ! J’ai cru que tu t’étais fait manger la langue par une fourmi. » Exposa t-il, un gigantesque sourire ornant des lèvres.
Il vit le visage du blond devenir rouge de colère, ses joues se gonflants avant d’exploser en un hurlement terrifiant. « QUI EST SI PETIT QUE MEME UNE FOURMI POURRAIT L’ECRASER ??? »
« Toi ! » explosa de rire Mustang en esquivant la béquille lancée par le blond.
« Héhéhé ! Garde ça avec toi, ça va te servir ! » Ricana bêtement Roy en lui tendant de loin la canne anglaise.
Edward rouspétait dans sa barbe inexistante. Il allait devoir rester avec Monsieur Sarcasme pour une durée indéterminée. Il avait mal partout et ne pouvait se déplacer qu’avec des idiotes de béquilles. « Tout ça à cause d’une folle qui m’a sautée dessus, me voila plâtré à la jambe droite ! Je pouvais pas me torde la cheville gauche ? Non, c’est plus marrant comme ça après tout… » S’insurgea t-il mentalement. « Et je dois faire face à Mustang qui se moque ouvertement de moi. J’y peux rien moi si j’étais pas très réactif sur le coup ! L’état de choc, il connait cet idiot ? » Continua à s’énerver tout seul le blondinet.

Pendant ce temps, Mustang prenait un malin plaisir à observer sa petite crevette qui passait par toutes les expressions et teintes de visage en un temps record. Il se demandait à quoi le blond pouvait bien penser pour lui offrir une telle palette de grimaces, bien qu’il en ait une vague idée.
C’est à ce moment que quelque chose le frappa.

« Edo… tu n’as aucune affaire à toi ici… »
« Encore heureux ! Pourquoi donc aurais-je des caleçons de rechange dans votre tiroir ? » S’indigna le plus jeune.
« Afin de te sentir frais et dispo pour une dure journée de travail après une folle nuit d’amour. » Répondit naturellement le brun. Trop naturellement au gout du chibi qui reprit instantanément une teinte écarlate.
« Non mais ! Ça va pas ou quoi ? Pourquoi vous… hein ? Dites ça et… AAAAHHH ! »
Mustang ricana sottement de la gêne du petit blond. Finalement, cette collocation forcée pourrait être amusante, surtout si Ed avait ce genre de réaction… oui, il allait pouvoir la martyriser.
Ce qu’il ne savait pas, c’est que le petit blond en question avait bien l’intention de lui en faire baver… sans qu’on puisse le lui reprocher. Après tout, il ne pouvait pas marcher et Roy devait s’occuper de lui. Il allait juste en profiter un peu plus que nécessaire. Juste un tout petit peu plus.

***
S’ennuyant ferme, le sexy blondinet s’étala comme un chat sur le canapé, étirant ses muscles endoloris. Il commença à se déshabiller sensuellement, attendant le retour de son ardent Général, tout émoustillé (Moi : Non mais c’est quoi ça ? Ed : Ben c’est le scripte… j’y peux rien moi… Moi : Mais j’ai jamais écris ça ! … ROY ! Rends-moi ce scripte immédiatement ! Roy : NOOOOON ! C’est pas moi !!! Moi : C’est ça, prends-moi pour une andouille ! Roy : … Moi : QUOI ? SALOPERIE DE GENERAL DE ù^$$¤@^\|[ù !* !!! Roy : O.O C’est Envy qui m’a obligé !!! Moi : Je veux pas le savoir ! Un coup pareil, ça peut être que de toi ! Envy : Bien fait sale pyromane ! Moi : Envy ! Attends un que je m’occupe de ton cas… j’ai vue l’arrosoir que tu planque dans ton dos, espèce de palmier sadique ! Envy : Mais je suis pas dans l’histoire ! Faut bien que je trouve un moyen de squatter ! Moi : … reprenons !)

S’ennuyant ferme, le petit blondinet (Ed : QUOI ??? Moi : Ah non ! Y en a marre là !), bref, le blondinet attendait comme un pauvre malheureux sur le canapé du Général. Celui-ci l’avait déposé en arrivant et était partit il ne savait où après s’être ouvertement et extrêmement méchamment moqué de lui ce satané Général Sarcasme de mes de… (Moi : Ed… arrête de modifier le scripte toi aussi… on va jamais y arriver à ce rythme ! Roy : … c’est moi ou t’es plus sympa avec le nabot ? Ed : Ta gueule le cheval de course ! Moi : Ben oui, c’est que je l’aime mon petit chou. Ed : Quoi ? Moi : Et sois poli mon chéri !).

Le plus âgé était sortit de la pièce, laissant la pauvre petite chose blonde et sans défense seule sur le sofa. Il ne pouvait s’empêcher de se demander si c’était vraiment une bonne idée qu’avait eu le Généralissime de les laissés tout les deux seuls… lui devrait se faire violence pour ne pas sauter sur son subordonné et le plus jeune tenterait sans aucun doute de le tuer…
« Quoique… s’il essai de me tuer à coups de béquille, il risque d’avoir du mal. Et je ne vais pas me laisser avoir par un gamin ! (Ed : C’EST QUI LE SUPER MEGA NAIN PAS PLUS GRAND QU’UN BAMBIN ? Roy : Tiens, ça rime en plus ! Moi : Edo, tu peux pas intervenir dans les pensés des gens ! Et arrête ton cirque ! Envyyyyyy ! J’ai une mission à te confier ! Ed : NAN ! C’est bon, je dis plus rien ! Envy : Ah non ! Je veux torturer du nain !)

Le grand brun se rendit de nouveau dans son salon, histoire de voir comment installer le microbe un peu mieux (Roy : T’as vue ? Il a rien dit ! Ed : … Moi : C’est que la menace Envy est efficace ! Mais tu vas pas te mettre à polluer le texte toi aussi, déjà que c’est n’importe quoi… Roy : Pardon.).

Arrivé à l’entrée de la pièce, il vit le petit alchimiste, se tortillant sur le canapé, l’air mal à l’aise.
« Qu’est-ce qui t’arrive nab… Fullmetal ? » Demanda t-il sournoisement.
Le blond lui lança un regard assassin, ayant entendu le rattrapage linguistique de son supérieur. Il allait lui faire payer.
« Il y a que vous êtes vraiment un mauvais maître de maison ! Vous me balancez comme ça dans un coin et vous disparaissez… le Généralissime ne sera pas très content de l’apprendre… » Répondit traitreusement le plus jeune.
Mustang soupira. Il venait de comprendre que la crevette avait entendue la conversation qu’il avait eu avec le respecté chef de l’armée d’Amestris, Zolf J. Kimblee.
Bien ! Il devait prendre soin de cette pauvre petite chose, il le ferait. Mais le Général avait bien l’intention de se mettre un petit alchimiste blond sous la dent.

« Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? » Demanda Roy d’un ton mielleux.
Edward le regarda suspicieusement avant de lui dire innocemment : « J’aimerais bien quelques coussins, je ne suis pas très bien installé là… »
Le brun lui fit un sourire et partit à la chasse aux coussins. Une fois son butin trouvé, il les ramena au salon, regardant le chibi l’air de lui dire « Tu vois, je peux le faire et avec le sourire en plus. »
« Bien, c’est tout ce qu’il te fallait ? » Demanda t-il.
« Est-ce que vous pourriez m’aider à les mettre ? J’ai mal partout et je ne voudrais pas m’appuyer sur ma jambe, le docteur a dit qu’il ne fallait surtout pas. » Débita avec un air malheureux le micro alchimiste.
Le militaire le regarda suspicieusement se demandant si le plus jeune était vraiment incapable de le faire tout seul. Il l’aida tout de même à s’installer confortablement, il ne voulait pas que son petiot préféré se sente mal.
« Bien, c’est bon maintenant ? » Se força l’adulte devant les yeux humides du plus jeune.
« C’est que… vous ne trouvez pas qu’il fait un peu froid ? »
« Si, tu as raison, je vais te chercher une couverture. » Se résigna le Général. Il se tourna afin d’aller chercher de quoi réchauffer le petit blond, manquant par la même occasion le sourire sadique de celui-ci.

Il arriva quelques minutes plus tard, étendant doucement la couette sur le jeune alchimiste qui somnolait. Il tourna les talons, pensant que son Edo était trop mignon quand il était calme. Ce qui n’arrivait pas souvent.
« Est-ce que… » Commença le blond avant de s’arrêter brusquement au regard étrange que lui lança le Flame.
« Oui ? Il te faut encore quelque chose ? » Dit-il en insistant lourdement sur le « encore ».
« J’ai encore froid et… j’aimerais bien boire quelque chose de chaud. » La demande avait été si timide que Mustang dû presque se pincer pour y croire. Roy décida que l’occasion d’embêter son petit cœur était trop belle. (Roy : Ouuuuuh ! On monte d’un cran dans les relations ! Moi : La ferme ! Ou je laisse Ed te martyriser et toi tu agoniseras jusqu’au bout sans avoir ne serait-ce qu’un câlin ! Roy : J’ai dis quelque chose moi ?)
« Avec plaisir mon cher Fullmetal, mais je n’ai pas de boisson pour les enfants en bas âge. »
« QUI EST SI PETIT QUE TOUT LE MONDE CROIT QU’IL FAUT LE NOURRIR AU BIBERON ? » Explosa le chibi (Ed : COMMENT ÇA CHIBI ? Moi : Oh, hé, tu vas pas recommencer !)
Mustang explosa de rire une fois de plus. Il adorait faire sortir l’adolescent de ses gonds.
« Hé hé hé ! Je me demande où tu vas chercher des trucs pareils ! » Se moqua le brun.

Mécontent que son plan « faire chier Mustang » se soit retourné contre lui, le blondinet croisa rageusement les bras en soupirant fortement. Comme un gamin.
Roy le regarda faire, amusé.
« Bon… voyons voir. Du thé ? Ah non, j’en ai plus. Du café… tu es déjà suffisamment surexcité sans avoir besoin d’un stimulant… » Au fur et à mesure de l’inventaire du brun, le blond se renfrognait dans son coin, cherchant une manière de faire payer à cet impudent ses moqueries.
« Du chocolat chaud ! » S’exclama le Général, persuadé que sa trouvaille allait faire enragée le petit.
Une paire d’yeux dorés se tourna vers lui, une lueur gourmande les habitants.
« Ça me va. » Répondit calmement le ch’tiot (Ed : Gnnnnnnnnnnniiiiiii ! Roy : Il se retient ? Moi : Non, Envy l’a bâillonné !)
« Quoi ? » Rétorqua stupidement l’homme. « Tu bois du chocolat chaud toi ? » Ajouta t-il ébahit par sa découverte.
« Ben oui, pourquoi j’en boirais pas ? »
« … Parce que… c’est fait avec du lait ? » Tenta le Général.
Le blond tourna son regard doré vers lui, étonné. « Arrêtez de dire n’importe quoi. »
« Je rêve… tu crois que c’est fait avec quoi ? » Demanda Roy abasourdi.
« Ben… avec du chocolat… » Commença le blond. « Et ? » Incita l’autre.
« Ben c’est tout ! Vous voulez que ce soit fait avec quoi d’autre ? » S’énerva le chibi.
« Du lait. » Répondit Mustang la mine réjouie.

Un grand silence incrédule de la part du blondinet qui dévisageait son supérieur comme s’il venait de lui montrer une photo du Généralissime Kimblee et de Greed en train de faire des choses inavouables(3).

« Alors… pendant toutes ces années… » Marmonna le Fullmetal, le regard rivé au sol.
Inquiet de cet étrange comportement, le Général se pencha lentement vers lui. Il lui demanda avec douceur. « Tu viens de comprendre quelque chose ? C’est à propos de ton frère ? C’est important ? »
« Oui. C’est… c’est lui. J’arrive pas à y croire. »
« Mais quoi ? » Demanda impatiemment le brun.
« Il m’a menti pendant toutes ces années ! Mon petit frère ! Celui en qui j’avais toute confiance ! Il a osé me faire ça ! » La voix du blond commençait à monter dans les aigües, signe de son énervement.
Roy était complètement largué. Comment une histoire de chocolat chaud pouvait-elle dériver à ce point ?
« Il a osé me faire boire du lait par la ruse ! » Explosa le protozoaire.

Le gradé resta stoïque pendant quelques secondes, le temps que l’information soit traitée par son cerveau. Une fois l’étonnement passé, il fit place à un fou rire incontrôlable sous le regard vexé du lactophobe(4).
« J’vois pas ce qu’il y a de drôle ! Stupide Général ! » S’offusqua le jeune.
Le dit stupide rigolait tellement qu’il s’écroula à moitié sur le sofa et le petit alchimiste au passage. Faisant tout de même attention de ne pas rouler sur la pauvre petite patte cassée de son nabot, le brun se tourna pour faire face au blessé.
Son visage trop près de celui du blond, il lui souffla avec tendresse : « Tu es trop mignon quand tu veux. » et avant qu’Ed ai eu le temps de comprendre quoi que se soit, il lui happa les lèvres et se leva pour sortir précipitamment de la pièce, manquant le visage écarlate du blond.

FIN

Ed : Quoi ? C’est quoi cette fin pourrie ?
Roy : Pour une fois je suis d’accord, il se passe rien là !
Envy : Et moi alors ?
Ed : Toi t’es pas dans le scripte ! T’as assez foutu le bordel comme ça !
Moi : … Vous croyez pas que c’est à moi de dire si c’est finit ou pas ?
Roy : On veut la suite !!!
Ed : Ouais, j’ai presque pas martyriser le Général, c’est nul !
Roy : Et moi j’ai rien pu faire avec mon chibi !
Ed : o_O Pervers !
Roy : C’est un rating M, faut bien satisfaire tout le monde Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 466446
Kimblee et Greed : Et nous ? Pourquoi ça parait louche qu’on fasse des trucs ?
Envy : Et moi ??? Je peux participer ?
Ed : Casses-toi le palmier, on t’a pas sonné !
Moi : Bon… vu que ma fin ne plait pas, reprenons.
Roy : Yes ! Je vais avoir MON nabot !
Ed : (qui fume des oreilles)
Moi : C’est pas ce qu’il a voulu dire… vient faire un câlin !

A suivre

(1) « Le nabot blond s’étira en baillant de manière peu élégante, se levant tout en mâchouillant le trop plein de bave accumulée en dormant »
Trop classe Edo ! Je parle des gens qui mastiquent je sais pas quoi en se réveillant, c’est charmant xD

(2) « Je viens d’avoir le Généralissime Kimblee »
N’oublions pas que nous sommes dans du comique (n’importe quoi serait plus approprié). Un Kimblee aux commandes du pays, ça doit être marrant, non ? Ok, je m’abstiens la prochaine fois…

(3) « comme s’il venait de lui montrer une photo du Généralissime Kimblee et de Greed en train de faire des choses inavouables »
Pardon Lilou (une amie qui pense que c'est trop immonde pour être dit), mais je pouvais pas retirer ça xD

(4) « Une fois l’étonnement passé, il fit place à un fou rire incontrôlable sous le regard vexé du lactophobe »
A ne pas confondre avec la lactophilie (pour ceux qui ne savent pas, allez voir sur internet, perso, j’ai cherché quel était le bon terme, maintenant, je suis traumatisée T_T) xD


Je vous avais dit que les notes ne servaient à rien Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 929173

Pour commenter, c'est ici !

_________________________________________________
Bras droit de la dictatrice è_é
Bras gauche et soeur de Dam-Vinou, le chinois fourbe. Gỏi cuốn tôm est mon nom !
Tôi có bàn tay đầy ngón tay Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 583145--- Ebi desu ! Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 875776
Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Untitl11


Dernière édition par Edofanart le Dim 21 Oct 2012 - 13:29, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur http://jaakunakokoro.forums-actifs.com/

Edofanart

Edofanart
Maîtresse fouetteuse

Messages : 3681
Féminin Inscrit le : 22/03/2010
Profil d'auteur : pour les courageux... C'est ici.
Localisation : Dans un rouleau de printemps

Disponibilité : Restreinte

Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Empty
MessageTerroristes en mini-jupes partie 2   Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Icon_minitimePublié le : Lun 5 Avr 2010 - 9:34

Voila la seconde partie de cet OS (qui ne rentrait pas dans un seul post ^^)
Nous passons en rating +18 !
Idem que pour la partie 1, les notes ne servent à rien...

Terroristes en mini-jupes
Seconde partie

Roy avait fuit comme un voleur, redoutant la réaction de son subordonné. Ils se connaissent depuis des années, certes, mais rien que la légère différence d’âge de… 14 ans était un vrai problème. Et puis, il ne savait pas ce que le blond ressentait pour lui. « Il me considère juste comme son supérieur, seulement là pour lui donner du boulot. Rien de plus. Il ne doit même pas m’apprécier plus que ça. » Pensa tristement le Général. « Alors pourquoi je me suis laissé aller ? » Continuait-il, se torturant d’avantage. « Enfin… j’ai bien remarqué quelques signes plus ou moins ambigües de sa part mais je me suis surement fourvoyé… Qu’est-ce qu’un jeune homme comme lui trouverai à un homme de mon âge ? Un homme… » Douta le brun, se demandant si le blond avait des penchants homosexuels et pour les hommes plus âgés mais toujours séduisants comme lui. Et non, il n’était pas narcissique.

De son côté, la crevette tentait vainement de reprendre une couleur plus humaine, se questionnant sur les agissements du Général. Pourquoi avait-il fait ça ?
Et surtout, pourquoi s’était-il laissé faire ? Non… ça il le savait.
Malgré toutes ses questions et ses batailles intérieures, Edward se refusait d’admettre qu’il était attiré par son supérieur. Enfin… il refusait presque de l’admettre. Autant que les réactions de son corps le lui permettaient.
Un homme plus âgé… Il avait 18 ans… Roy 32 ans. Il était son supérieur hiérarchique et si le blond avait une relation avec lui, les conséquences pourraient être lourdes pour eux deux. Etrangement, la question qu’ils soient deux hommes ne le turlupinait pas plus que ça. Il n’avait jamais spécialement éprouvé de sentiments envers les femmes… pour personne à part son Général en fait… Mais la question que se posait réellement le blond à cet instant précis n’avait rien à voir. « Je me demande s’il était sincère ou bien si c’était encore une de ses stupides moqueries ? » Pensa amèrement le blond. Sentant toutes les rougeurs et l’enthousiasme qui l’avaient subitement submergé suite à ce trop rapide contact diminuer comme une peau de chagrin, il se promit d’en faire baver au brun pour se venger… Même si celui-ci ne comprendrait pas ce que cela signifiait.
Il s’emmitoufla plus confortablement dans sa couette, autant que ses courbatures et l’élancement désagréable de sa cheville cassée le lui permettait et s’endormi, élaborant mentalement les différentes tortures qu’il ferait subir à Roy.

***
Après un long débat avec sa conscience, Mustang en conclu que malgré les risques et leur différence d’âge, Ed était maintenant majeur et assez « grand » pour choisir s’il voulait lui donner une chance. Après tout, il était sortit de l’enfance en devenant alchimiste d’Etat et était plus mature que les jeunes de son âge. Enfin plus mature, tout dépendait du sujet.
Fort de sa résolution, il se dirigea tout de même discrètement vers le salon, pour trouver un petit blond endormi sur son canapé. « Je vais le laisser dormir. Je verrais bien demain comment il va réagir à ce que j’ai fais. » Esquiva courageusement l’homme. Ne voulant pas réveiller son petit ange blond, il partit lui-même se coucher en étouffant un long bâillement.

Le lendemain fut un véritable carnage dans l’habituelle paisible demeure du militaire. Non seulement Ed avait fait une crise digne des plus grands comédiens en apprenant qu’il devait avoir une piqure chaque jour tant qu’il devrait porter son plâtre, mais il crut bien que la crevette avait décider de le rendre complètement dingue.

Alphonse était passé dans la matinée, aidant Roy à contenir le petit blond survolté qui tentait de fuir la pauvre infirmière. Il en avait profité pour amener quelques affaires à son grand frère et le sermonner pour qu’il ne rende pas trop la vie dure à son supérieur préféré. Il leurs apprit également que le groupe de terroristes féminin avait battu en retraite, ne sachant où ils s’étaient cachés, mais qu’ils devaient rester prudents pour le moment. Il s’en alla sur ces bonnes paroles, laissant tout à loisir à son frère de se venger du brun qui ne comprenait pas le pourquoi de tant de haine.
***

« Rooooooy ! » Criait le blond, une fois de plus.
« Oui, Edward ? » Demandait le brun, résigné.
« Ça me démange horriblement ! T’as pas une règle ou un truc pour que je me gratte ? »
Le blond était très vite passé au tutoiement, espérant agacer un peu plus son aîné.
« Je vais te chercher ça. » Souffla Mustang, exaspéré.
Le blondinet le faisait littéralement tourner en bourrique, passant son temps à lui demander tout et n’importe quoi. Et une chose à la fois, bien entendu. Il attendait sagement que Roy lui apporte l’objet de son désir, le laissant se réinstaller devant sa montagne de dossiers, puis lui redemandait encore autre chose. Il en profitait pour le réprimander sur son travail qui n’avançait pas et les deux alchimistes avaient finit par se chamailler.

« Roooooooy ! »
« Ouiiiiii ? »
« J’ai faim. » Ceci dit avec un regard larmoyant.
Le général n’en pouvait plus. Après la bataille du matin pour l’injection, il avait ramené la quasi intégralité de sa maison au blond pour le satisfaire. De plus, ils avaient déjà mangé. Il le faisait exprès.
Prenant sur lui, il tâcha d’exécuter une fois de plus l’exigence de la crevette, se demandant s’il avait vraiment mérité ça. « Ok, je l’ai embrassé sans lui demander mais ce n’est pas une raison. C’était un tout petit baiser en plus… juste un effleurement. »

La journée se déroula ainsi, Roy, au service du blond n’avait pas pu avancer dans ses dossiers. « Le lieutenant Hawkeye va me tuer. Ça va être pénible s’il me fait ça tout les jours. Je ne pensais pas qu’il avait autant d’imagination pour enquiquiner le monde. » Pensait le brun, un poil désespéré.

Le soir venu, Ed était bien décider à aller prendre une bonne douche, sa toilette du matin ne lui aillant pas suffit. Une occasion de plus pour martyriser Mustang pensait-il.
Il se leva tant bien que mal (plus mal d’ailleurs) du sofa, saisit sa paire béquilles et commença à crapahuter en direction de la salle de bain.
Il s’enferma dans celle-ci, décidé à laisser un peu de répit à son Général. Juste un tout petit peu. Seulement voila…
« Rooooooy ! »
« Qu’est-ce que j’ai fais pour mériter ça ? » S’insurgea le brun. Il se dirigea en direction du petit blessé (Ed : Comment ça petit ? Moi : Stop ! On se tait et on continu !).
Il frappa à la porte et entra une fois autorisé.
« Oui Edward ? Qu’est-ce qu’il te faut cette fois-ci ? » Demanda le beau brun, surpris de la tenue de son invité qui ne portait qu’un simple caleçon.
Le blondinet lui lança un regard désolé. « Je, heu… » Commença timidement le plus jeune.
« Tu… ? »
« J’arrive pas à me laver les cheveux sans mouiller le plâtre. » Répondit piteusement la crevette.
Mustang lui lança un regard amusé, bien conscient que cette fois-ci, il avait vraiment besoin d’un coup de main. C’est que sa salle de bain n’était pas vraiment pratique, il était déjà surpris qu’il ait réussi à prendre une douche sans provoquer de catastrophe. Mais se laver les cheveux lui aurait demandé de faire des acrobaties non recommandées pour sa survie.
« Je vais t’aider. » Assura gentiment Roy. Il réfléchit rapidement à la meilleure façon de s’y prendre mais s’égara en chemin, ne pouvant détacher ses yeux du corps d’Edward. Il était petit, c’est vrai, il paraissait mince aussi. Pourtant, ses vêtements cachaient une peau légèrement caramel, recouvrant une musculature bien développée.
C’est vrai que le jeune passait beaucoup de temps à s’entraîner, à se battre et malgré son jeune âge, le fruit de son apprentissage se révélait être absolument délicieux à regarder… encore plus à toucher surement. Lorsqu’il bougeait, Roy suivait consciencieusement les muscles fins mais bien visibles rouler sous cette peau qui lui parue d’une douceur extrême. Il pensa que les surnoms affectueux qu’il s’adorait à lui donner perdaient tout leur sens. Ce n’était pas une crevette, ni un nabot. Il était loin d’être chétif, au contraire. Sans ses vêtements, son jeune corps dégageait une aura de puissance et une infinie harmonie, malgré les automails.
Il vit le blond lui lancer un regard gêné, les joues rougissantes. Il comprit alors que l’embarras de son subordonné était dû à la fixation qu’il faisait sur lui. Ce fut à son tour de détourner le regard, son pâle visage prenant de jolies et inhabituelles couleurs.

« Bon, on va faire comme ça. » Baragouina Roy, tentant de reprendre le contrôle de ses pensées. Il installa le plus jeune de façon à être bien tout les deux, tout en accomplissant sa tâche première : laver ces doux cheveux blonds, sans agresser sexuellement leur propriétaire.
Tâche qui se révéla plus ardue qu’il ne l’aurait pensé, la cascade blonde étant encore plus douce qu’il ne l’avait imaginé, la position qui les obligeait d’être un peu trop collés pour sa santé mentale et le doux soupir d’aise qu’avait lâché le blond quand il avait commencé sa besogne. « Comment fait-il pour avoir de si beaux cheveux avec la vie qu’il mène ? » Se questionna le brun qui n’avait aucune raison de jalouser cette tignasse(5), ayant lui-même une magnifique chevelure noire comme l’ébène, douce et soyeuse(6).
La séance de shampooing se transforma en séance de massage, Roy massant tendrement le crâne du jeune alchimiste, et celui-ci, poussant de plus en plus de petits soupirs de bien être. Le brun observait avec tendresse son subordonné, se demandant s’il avait le droit de craquer. Juste un peu.
Après avoir longuement rincé la crinière du blond, il l’enroula dans une serviette éponge et aida Edward à s’installer sur le tabouret. Une fois fait, il recommença son massage, dans le but de sécher les cheveux cette fois, bien que la crevette ait été capable de le faire seule. Le Fullmetal se laissa toutefois faire, appréciant les attentions de son supérieur, profitant de ce contact qu’il ne pourrait peut-être plus jamais avoir avec l’homme.
Il sentit la serviette disparaitre doucement, perdant au passage le toucher du brun qu’il aimait tant. N’osant pas rouvrir les yeux, ne voulant perdre l’illusion d’avoir un quelconque intérêt pour le Général, il fut surpris de sentir des mains se rapprocher de lui pour lui brosser lentement les cheveux. Il serra un peu plus ses paupières déjà closes, sentant des papillons dans son ventre et une chaleur le parcourir. Il ne devait rien laissé paraître, sinon le brun se moquerait de lui.

Il ne s’imaginait pas à quel point il se trompait. Roy avait bien vu le trouble du plus jeune à ce traitement et sentit le désir monter en flèche. Edward savait-il à quel point il était beau et désirable de cette manière ? Avait-il la moindre idée de l’effet qu’il lui faisait ?
Mustang se questionnait. Jusqu’où pouvait-il aller ? S’il tentait sa chance et que le blond le repoussait, ils seraient forcés de continuer à cohabiter dans une mauvaise ambiance. Mais s’il le laissait faire ? S’il répondait à son désir brulant ? Ses petits soupirs, son abandon entre ses mains et le manque de réaction face au baiser volé de la veille n’étaient-ils pas signes de ses envies partagées ? Essayant de s’auto-convaincre que le blond lui collerait une droite magistrale s’il osait le toucher, il continua à brosser les cheveux depuis longtemps lisses et démêlés.

Complètement relaxé, à moitié affalé contre son supérieur hiérarchique, Edward prenait un grand plaisir à se faire câliner. Pourtant, ça ne lui ressemblait pas. Il n’était pas de ceux qui laissent libre cour à leurs sentiments. Il s’était obligé à les enfouir au plus profond de lui depuis la mort de sa mère. Il avait dû rester fort pour son petit frère, pourtant il avait été celui qui n’avait pas accepté le dur cycle de la vie. Il avait fait la plus grosse erreur de son existence et y avait impliqué son cadet. Même si aujourd’hui tout était terminé, même si il avait rendu son corps à son frère, lui, n’avait pas changé. Il n’avait pas cherché à se débarrasser de ses automails, signes de son erreur passée. Au niveau des sentiments, il restait le même. A tout garder pour lui, à fuir les contacts, particulièrement ceux avec la Major Amstrong… Mais ça, c’est une question de survie.
Lorsqu’il était retourné à Resembool pour faire réparer sa prothèse au bras droit, Winry en avait profité pour le coller et le prendre pour une poupée. Elle l’avait harcelé pour lui brosser les cheveux et les coiffer, à tel point que le blond avait cédé pour avoir la paix. Il l’avait vite regretté, n’aimant pas sentir la grande blonde passer inutilement sa main dans sa chevelure et se rapprocher plus que l’indispensable.
Cependant, la situation avec son Général était bien différente. Il se sentait terriblement bien entre les mains de l’homme, qui lui aussi, s’affairait plus que nécessaire. La douce chaleur qu’il ressentait dans son ventre et qui traversait ses membres de chair redoubla d’intensité à cette constatation.

Tout en tentant de se maîtriser pour ne pas bondir sur l’homme qui occupait toutes ses pensées au risque de se faire méchamment rembarrer, Ed sentit une main douce et timide lui écarter doucement les cheveux pour libérer son cou. Il écarquilla les yeux, ne comprenant pas immédiatement pourquoi il sentait un souffle chaud sur sa nuque mise à nue. C’est au moment où les dites mains de l’homme commencèrent une longue descente sur ses bras dénudés, ignorants son automail dure et froid que le blond assimila plus ou moins l’information. « Qu’est-ce qu’il fait ? Il se moque encore de moi ou je me suis trompé sur la signification de ce baiser volé ? » Se dit tant bien que mal le jeune alchimiste.

Le souffle de plus en plus chaud s’approchait de son cou dégagé avec une lenteur absolument insoutenable. La chaleur envahit brusquement son corps, enflamment ses sens alors que Roy l’avait à peine touché. Il voulait, il désirait ardemment que Mustang aille jusqu’au bout de sa tentative. Sans s’en rendre compte, il tendit imperceptiblement son cou, s’offrant volontairement aux lèvres du brun qui saisit l’occasion pour goûter à cette peau si tentante.
Constatant avec joie et envie qu’Edward se laissait faire, non… qu’il l’invitait à continuer, Roy s’enhardit et déposa une multitude de baisers sur la tendre peau de son cou. Remontant délicatement vers l’oreille, descendant lentement, profitant de toute la surface exposée pour arriver au niveau de l’épaule, il n’épargna pas le moindre centimètre d’épiderme à disposition, se délectant des soupirs et gémissements contenus de son subordonné, respirant l’odeur de sa peau.
Le Flame cessa son petit jeu, voulant plus. Il s’agenouilla en face du Fullmetal et le regarda avec une lueur gourmande voilant ses onyx. Un long frisson parcouru le corps du jeune homme quand le brun eu cessé ses attentions tant désirées. Edward ouvrit alors lentement les yeux, la peur au ventre que son supérieur lui rit au nez. Il fut surpris de se retrouver presque nez à nez avec le brun qui lui, semblait se perdre dans la contemplation de ses yeux d’un doré incroyablement enivrant. L’étincelle qui brillait au fond de ce regard noir et profond fit déglutir le blond qui ne comprit que trop bien où Roy voulait en venir. Le noiraud s’approcha plus près, suffisamment pour coller leurs lèvres ensemble. Il passa une fois de plus sa main dans les cheveux dorés et la fit lentement glisser jusqu’à la nuque, écrasant un peu plus leurs bouches l’une contre l’autre. D’une sensualité qui fit défaillir le blond, Mustang passa délicatement sa langue sur ses lèvres, dans une demande muette. Complètement perdu par le plaisir de voir ce qu’il voulait tant s’accomplir, Edward ouvrit la bouche et enroula sa langue à celle du Général. Un long et doux combat commença, sans perdant. Leurs langues se caressaient, s’emmêlaient, leur salive se mélangeait, leurs bouches se battaient afin de se donner encore plus de plaisir.
Le baiser prit fin, laissant les deux hommes la respiration rapide, se regarder dans une compréhension mutuelle. Comment avaient-ils pu douter autant l’un de l’autre ?

Le brun prit le plus jeune pour le déposer sur le tapis, virant avec sauvagerie le tabouret qui allait les gêner ainsi que la brosse qu’il avait laissé tomber par terre. Il passa une main sur sa joue, la caressant avec une tendresse qu’il ne se connaissait pas, tout en continuant sa contemplation. Le blond, hésitant entre désir et crainte de l’inconnu se contentait de se laisser faire, timidement, n’osant pas bouger de peur de faire une bêtise. Voyant l’angoisse du plus jeune, Roy comprit que c’était la première fois qu’il avait ce genre de relation. Et c’est lui qu’il avait choisit. Rayonnant de bonheur à cette constatation, il décida de l’aider et enleva son T-shirt, dévoilant un torse assez musclé et des épaules bien plus carrées que celles d’Edward.
Le blond assis sur le sol, reluqua ouvertement le brun qui posa ses mains à terre tout en s’approchant. Il l’embrassa une nouvelle fois, caressant le dos du blondinet, parcourant délicatement la colonne vertébrale de ses doigts, procurant des frissons de plaisir au jeune l’alchimiste.
Saisissant la main de chair du blond, il la posa sur lui. D’abord hésitant, Ed finit par mouvoir cette main avec convoitise sur la peau pâle de son partenaire. Le brun s’affala entre ses jambes, touchant chaque partie exposée de ce corps qui l’attirait depuis si longtemps. Il délaissa la bouche du blond afin de parsemer sa peau de baisers et de frôlements. Il cala sa tête dans le cou caramel, s’enivrant de sa délicieuse odeur, embrassant, suçant ou léchant tout ce qu’il pouvait atteindre. Il parcourra son cou, descendant vers la clavicule, continuant toujours ses caresses. Perpétuant son chemin vers le bas, il finit par atteindre un téton qu’il lécha avidement, se comblant des gémissements et effleurements du blond.

Traçant une ligne avec sa langue, il s’affaira à découvrir chaque tracé de muscles de l’adolescent, laissant courir ses mains sur son torse, ses flans, ses jambes. Il s’attarda sadiquement sur le nombril, tout en jouant avec l’élastique du caleçon moulant qui ne cachait plus rien de l’excitation d’Edward. Celui-ci fourra ses mains dans les doux cheveux noirs, le corps tendu sous le plaisir que lui procurait le brun.
Sentant son petit ange se tordre d’impatience et d’envie, il baissa la barrière de tissu, révélant la preuve de son plaisir partagé. Il regarda avec appétit sa cage thoracique se soulever rapidement dans une respiration saccadée et les perles de sueur apparaitre lentement sur le torse alléchant du plus jeune. Roy baissa son regard sur le sexe gonflé de désir de son amant.
Sans attendre un quelconque accord de la part du blond, le Général lécha l’objet de ses désirs de toute sa longueur, faisant lâcher un râle de surprise suivit d’un long gémissement de la bouche de son subordonné. Il semblait de nouveau embarrassé de voir son supérieur entre ses jambes, sur le point de replonger sa bouche sur son désir. Roy lui fit un sourire apaisant, comme pour lui prouver qu’il le voulait autant que lui. Il engloutit son érection soudainement et commença de délicieux vas et viens qui firent gémir plus fortement le blond qui ne pu que rejeter sa tête en arrière.
Le brun continua sa douce torture, se délectant des sons et de l’odeur du plus jeune. C’était la première fois qu’il faisait ça avec un autre homme. Il n’avait jamais eu que des femmes dans sa vie mais tous les gestes lui étaient venus naturellement, poussés par la soif de l’autre.

Sentant le blond commencer à gémir de plus en plus fort et trembler de plaisir, il mit fin à son petit jeu, s’attirant un regard frustré de la part du blond.
« Il vaut mieux y aller doucement, tu ne crois pas ? » Demanda le Général, récoltant un Fullmetal rouge tomate en guise de réponse.
Il retira son pantalon et son caleçon sous l’œil observateur du jeune mais ne s’en formalisa pas, ne s’étant pas gêné pour le reluquer et le goûter sous toutes les coutures.
Il retourna auprès de son amant qui s’était redressé afin de l’embrasser voracement, lui prouvant qu’il voulait bien plus que quelques caresses.
Il le rallongea, suivant son mouvement. Positionné à quatre pattes au dessus du blond, ils continuaient à s’embrasser, se toucher, éveillant leurs sens. Le plus jeune prit la main de son aîné et porta un doigt à sa bouche, le léchant sensuellement, excitant encore plus le brun. Il continua son manège avec deux autres doigts, prenant un plaisir indéfini à torturer l’autre, désirant lui faire comprendre à quel point il était prêt. Saisissant le message plus qu’explicite de son partenaire, Roy descendit lentement, tourmentant son amant d’effleurements jusqu’à ce que celui-ci écarte plus les cuisses dans une demande muette d’aller plus loin.
Mustang glissa délicatement sa main lubrifiée à destination, préparant le mieux possible son amant.
Voyant le jeune se raidir sous l’intrusion, il l’aida à se détendre en lui prodiguant diverses caresses de sa main libre, puis, saisissant son sexe tendu afin de le lécher de nouveau. Il poursuivit son manège, le préparant avec attention en introduisant peu à peu ses deux autres doigts.
Au bout de quelques minutes, percevant les mouvements de bassin de son cadet qui en voulait plus, il se retira pour se placer de nouveau au dessus de lui. Prenant garde à ne pas lui faire mal, il le pénétra délicatement, attentif au moindre signe de douleur.

Bougeant lentement au départ, leurs hanches prirent très vite une cadence effrénée. Leurs corps se collaient, s’imbriquant parfaitement, leurs bassins se complétaient dans leurs mouvements, leurs voix s’entremêlaient dans les gémissements de plaisir, leurs mains se titillaient, leur salive se mélangeait. La petite fenêtre de la pièce était depuis longtemps recouverte de buée, la température, elle, était déjà montée de quelques degrés.
L’ambiance devenait moite, chargée de cris d’extases, de souffles courts sous les assauts de ces deux êtres faisant l’amour, tendrement, passionnément. Le brun gémissait, le blond se cambrait sous les nombreux assauts et coups de reins de son amant.

Arrivé au summum de l’extase, Ed se libéra dans une plainte plus forte que les autres, provoquant la jouissance de son partenaire qui se déversa en lui. Roy se laissa tomber sur le blond, à bout de souffle.

Calmant leur respiration, ils fermèrent les yeux, savourant ce qu’ils venaient de vivre.
Le brun se retira doucement et s’étala à côté d’Ed, qui peinait à retrouver son souffle.
Pas un mot ne fut échangé, juste des regards qui en disaient long. Roy souleva son cadet pour le porter jusqu’au lit, il n’allait pas l’obliger à se batailler avec ses béquilles vu son état de fatigue avancée.

Pour le moment, ils ne se parlaient pas, savourant ce qui venait de se passer comme par peur que rien de tout ça ne soit réel. Ils s’affalèrent entre les draps, le blond s’endormant comme une souche. Il se glua à son Général, cherchant un peu plus de chaleur. Général qui lui, regardait son amant avec un sourire.
« Je vais avoir pleins d’occasions et de sujets pour le taquiner maintenant. J’adore le voir exploser de rage. » Pensa stupidement le brun. « Le Généralissime Kimblee ne pourra pas dire que je ne me suis pas occupé de lui. » Médita Roy en se disant que ce séjour à deux n’allait pas être aussi pénible qu’il ne le craignait… du moment qu’Ed calme ses crises de panique au moment de la piqure quotidienne.

Pendant que Roy fermait doucement les yeux, cherchant le sommeil, un jeune homme châtain, les joues cramoisis et les yeux exorbités, était prostré sur le sofa du salon, se disant qu’il n’aurait plus besoin de se démener pour aider son grand frère à trouver le bonheur. Parce que pour ce qu’il avait entendu, son Nii-san c’était débrouillé tout seul pour une fois.
Il saisit le sac d’affaires qu’il était venu apporter, les deux militaires risquaient de ne pas apprécier de s’être fait surprendre en train de…
Et Edward piquerait les vêtements manquant à son Général, il reviendrait plus tard apporter tout ça !
Il sortit discrètement dans la maison, refermant soigneusement la porte derrière lui. C’est vrai que Mustang ne savait que le lieutenant Hawkeye lui avait prêté le double de sa clé pour qu’il puisse aller voir son frère.
« Je vais pouvoir garder mes chats maintenant. » Pensa joyeusement Alphonse, pas aussi perturbé qu’il le laissait paraître. « Je devrais peut-être préparer psychologiquement Winry… elle qui est persuadée qu’Ed est amoureux d’elle mais qu’il est trop timide pour le lui dire… si elle savait ! » Ricana l’Elric.
Il s’éloigna, trottinant joyeusement vers son repère de félins, le sourire aux lèvres et plus heureux que jamais que ces deux andouilles aient enfin comprit leurs sentiments.

Fin.

Ed : Tu l’as eu ton câlin.
Roy : Et même plus !
Moi : C’est marrant, quand c’est pour faire des cochonneries, plus personne ne vole le scripte ou m’interrompt…
Envy : …
Greed : Qu’est-ce qui t’arrive le palmier ?
Envy : Je suis pas dans l’histoire…
Moi : Heureusement, t’as assez foutu le bordel comme ça !
Kimblee : Ce que c’est mielleux comme fin !
Moi : Oui ben, je fais ce que je peux moi !
Envy : Mais je voulais participer moi !
Ed : Pervers ! C’est de l’amour là, pas une partouze !
Moi : Mais quelle vulgarité !
Havoc : Et moi ? Tout le monde m’oubli !
Roy : Qu’est-ce que tu fais là toi ?
Havoc : Je voulais participer !
Moi : C’est pas possible d’avoir l’esprit aussi mal placé !
BOUM !
Kimblee : Hinhinhinhin ! Explosé !
Greed : Non mais ça va pas ?
Kimblee : Fallait pas mater les deux idiots faire des trucs !
Greed : Jaloux Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 958710

COUPEZ !

(5) « Se questionna le brun qui n’avait aucune raison de jalouser cette tignasse »
Parce qu’il le veaaaaaaaaaaaaauuuuuu bien ! xD
Pardon, je recommencerais plus Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 929173

(6) « ayant lui-même une magnifique chevelure noire comme l’ébène, douce et soyeuse »
Ça me fait penser aux vieilles pubs pour la pâtée pour chien… Le regard vif, le poil brillant… Ok, on va arrêter le massacre.


Un petit commentaire quand même ?

Pour terminer, un superbe fanart créé par la merveilleuse Njehm, que je remercie énormément pour ce superbe cadeau !
Spoiler:
 

_________________________________________________
Bras droit de la dictatrice è_é
Bras gauche et soeur de Dam-Vinou, le chinois fourbe. Gỏi cuốn tôm est mon nom !
Tôi có bàn tay đầy ngón tay Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 583145--- Ebi desu ! Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 875776
Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Untitl11


Dernière édition par Edofanart le Dim 21 Oct 2012 - 13:27, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur http://jaakunakokoro.forums-actifs.com/

Edofanart

Edofanart
Maîtresse fouetteuse

Messages : 3681
Féminin Inscrit le : 22/03/2010
Profil d'auteur : pour les courageux... C'est ici.
Localisation : Dans un rouleau de printemps

Disponibilité : Restreinte

Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Empty
MessageDernière mission   Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Icon_minitimePublié le : Jeu 13 Mai 2010 - 9:13

YAOI - couples RoyXEdXAl et EdXAl - Rating +18
Genre : Romance et tentative d'humour (OS cadeau pour un autre auteur, l'idée n'est donc pas de moi ^^)

Les notes n'ont absolument aucun intérêt, vous pouvez les lire à la fin pour éviter de vous couper la lecture en cours de route ^^

ATTENTION /!\ YAOI très corsé, vous êtes prévenues Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 79715


Dernière mission

Le soleil brillait haut dans le ciel, apportant une chaleur étouffante mais légèrement supportable grâce au vent marin qui fouettait doucement la côte. En ce doux mois de Juillet, un jeune homme blond aux yeux aussi dorés que l’astre solaire se liquéfiait sur une chaise située en hauteur. Bien trop haut au gout de l’adolescent qui s’interdisait de se laissé aller à une forte envie de piquer du nez sous peine de se faire renvoyer et d’avoir des problèmes avec son adorable supérieur hiérarchique. Supérieur hiérarchique qui, selon le blond, était doté d’un esprit trop machiavélique pour son propre bien. S’ennuyant ferme à observer les vagues qui secouaient les baigneurs depuis plusieurs heures, il se remémora de quelle façon il s’était retrouvé à devoir jouer les secouristes…

***
Quelques semaines plus tôt, au Quartier Général de Central, Edward Elric gambadait fièrement, une lettre à la main. Il était accompagné de son petit frère, un jeune homme châtain clair aux surprenants yeux gris. Bien qu’il soit le cadet, Alphonse était légèrement plus grand que son frère. Grand frère qui était quelque peu susceptible lorsque l’on parlait de sa taille. Al était tellement heureux de pouvoir marcher à côté de son ainé, sans produire les impressionnants bruits sourds que son armure produisait à chaque pas, il n’y a pas si longtemps.

Aujourd’hui, leur but était atteint. Alphonse avait retrouvé son corps, redécouvrant avec joie les petits plaisirs simples de la vie, comme le gout des aliments, les odeurs- même si ses charmants amis poilus en produisaient des assez déplaisantes par moments- ou encore le toucher. En son for intérieur, il se félicitait d’avoir pu convaincre son grand frère de refaire la transmutation afin que lui aussi puisse récupérer ce qu’il avait perdu ; son bras droit et sa jambe gauche.

Ça n’avait pas été sans peine et l’envie de baisser les bras les avait bercée un nombre incalculable de fois. Pourtant, ils avaient réussit. Alphonse était heureux de ne pas être le seul à avoir retrouvé son corps. Son frère le faisait toujours passé avant lui, c’était encore ce qui s’était produit. Mais après maintes argumentations, il avait fait céder cette tête de mule. Il avait presque dû utiliser ses poings pour raisonner son ainé mais le résultat était là. Fini les automails, fini le Fullmetal, il ne restait plus qu’Edward, un adolescent surexcité et turbulent, prêt à tout les sacrifices pour les gens qu’il aime. Al était fier de lui et leur réussite.

C’est donc le dos bien droit et les épaules dressées qu’il attendait sagement que le blond frappe à la porte du bureau où se cachait Roy Mustang.
Le plus petit des deux frères entra sans attendre de réponse, comme à son habitude, vite suivi de son cadet qui se confondait en excuses des mauvaises manières d’Edo auprès des occupant de la pièce.

Le blond traversa le bureau d’un pas conquérant, toujours suivi de son cadet et entra dans l’antre de son supérieur, accordant un salue joyeux à ses collègues.

« Mustang ! » Beugla l’ainé avec toute la grâce dans il savait faire usage.
« Bonjour Alphonse. Bonjour Fullmetal, que me vaut le plaisir de votre visite ? » Railla le brun.
« Je viens vous remettre ma démission. » Expliqua sommairement le blond.
« Ta démission ? Je suis navré de t’apprendre que ce n’est pas possible. D’ailleurs tu tombes bien, j’ai a te parler de ta dernière mission ! » Dit le brun, un sourire sarcastique aux lèvres.
« Comment ça pas possible ? » S’interloqua la crevette.
Alphonse lui posa une main sur l’épaule afin d’apaiser ses ardeurs, et d’éviter un massacre. Lui aussi était intrigué sur la raison qui obligeait son frère bien aimé à rester au service de l’armée.
« Tu ne lis jamais ce que tu signes ? Tu t’es engagé dans l’armée pour cinq ans. » Commença le brun.
« Et alors ? Ils sont passés les cinq ans ! » Coupa sans vergogne l’alchimiste.
« Laisse-moi finir. Après la période écoulée, tu te réengage par périodes de deux ans. »
« Et les deux ans ne sont pas écoulés ? » Tenta le blond.
« Pas tout à fait. Il te reste trois mois à faire ! » Acheva Mustang, un sourire immense lui ornant le visage.

Chose toute à fait exceptionnelle, Edward resta sans voix, cherchant un quelconque moyen d’y échapper.
« Ne cherche pas, c’est comme ça. Bon, cette mission maintenant ! » Continua le colonel, le regard brillant.

C’est donc un Alphonse anxieux d’une possible explosion de son frère et le dit frère qui quittèrent le bureau du colonel, un ordre de mission à la main.
***

Toujours affalé sur sa chaise en hauteur, le blond ruminait les imbécilités de son supérieur.
« Tu as encore détruit la moitié de ville pour une simple mission de routine, le Généralissime commence à être agacé. Il a décidé que tu devrais changer d’air quelques temps histoire d’aller détruire un autre pays que le nôtre. Il doit un service à un ami sur la Côte d’Azur(1), tu iras là bas pour surveiller les baigneurs. Tu arriveras à ne rien casser comme ça, non ? Et comme tu es un petit veinard, je viens avec toi ! »
« Veinard… tu parles ! Et comment ça petit ? » Pensa Ed. « En plus, maître nageur ! Non mais franchement ! J’ai à peine retrouvé mon corps que je dois savoir nager comme un poisson et surveiller une bande de marmots! Quel tortionnaire ! Je dois bien avouer que ses… arguments étaient des plus convainquant. Mais tout de même ! Tout ça pour avoir une mission « vacances » et me faire des misères le soir dans la chambre. Quelle feignasse ce Mustang ! »

Comment cet idiot de Colonel pouvait lui dire qu’il était chanceux ? Déjà qu’il voyait le dit supérieur gambader sous son nez en maillot de bain… vision trop affreuse pour sa santé mentale, il fallait en plus qu’il supporte la vue de son petit frère. Ce frère qu’il aimait tant et pour qui il aurait donné sa vie. Ce frère qu’il aimait trop. Beaucoup trop pour le faire passer en amour familial. Il ne cessait de rêvasser sur son cadet et sur ce qu’il aurait tant aimé lui faire. « Si Al l’apprend d’une manière ou d’une autre, il ne voudra plus jamais m’adresser la parole. » Pensa-t-il piteusement.

Et puis, il y avait Winry. Elle s’était invitée en apprenant où ils partaient. De supers vacances avait-elle dit… elle en profitait surtout pour coller Al. Elle le collait vraiment trop d’ailleurs. Non mais c’est vrai ! C’est quoi cette manière de se pendre à son bras et de se frotter à lui en ne portant qu’un micro maillot de bain ?

Pendant que la crevette bouillonnait de rage sur son siège, Alphonse tentait désespérément de se débarrasser d’une amie quelque peu envahissante. La blonde ne le lâchait pas d’une semelle et l’empêchait de rêvasser sur des choses qu’il tentait vainement de s’interdire… comme d’avouer à son grand frère à quel point il l’aimait. Pas que comme un frère… mais jamais il ne pourrait lui dire. Et d’après ce qu’il savait. Le blond entretenait une relation avec son supérieur. Cette pensée lui fit descendre le moral d’un cran, sans parler de la sangsue gluée à son bras qui se frottait de manière outrageuse à lui.

Il capta le regard d’Edward qui semblait l’observer, mais celui-ci détourna les yeux pour bien vite retourner à sa besogne : Surveiller la plage comme on le lui avait demandé. Super facile quand toute la plage grouille de gens en maillot de bain…

« Viens, on va être bien ici. » Assura la blonde en montrant quelques centimètres de libre à Alphonse.
Elle étala les serviettes au sol et s’étendit sur l’une d’elles, tirant sur le bras du châtain clair pour qu’il fasse de même. Il suivit son amie à contrecœur, lâchant son ainé du regard.

Traumatisé par la vision de son supérieur affublé d’une espèce de slip de bain, en train de courser une bande de jeunes filles gloussantes, Edward reporta, méfiant, son regard sur son petit frère. Winry semblait ne pas le lâcher et papotait visiblement toute seule, puisqu’Alphonse avait l’air de contempler sa serviette.
« Donc trois choses à faire ce soir. Trouver un moyen de faire disparaitre Winry pour qu’elle cesse de poser ses grosses mains pleines de doigts baladeurs sur Al, faire payer à Roy son batifolage pas discret pour un sous et mettre de l’après solaire parce que là, je crame ! » Pensa la pauvre crevette en pleine cuisson.

Edward ne cessait de se torturer. Les sentiments qu’il éprouvait pour son frère n’avaient rien de normaux. Il le savait depuis longtemps. Pourtant, il ne pouvait pas s’empêcher de le surprotéger et de l’observer à la dérobée. Voir la blonde le coller de cette manière alors que lui ne pouvait être proche de lui le rendait dingue. C’était bien pire depuis qu’ils avaient retrouvés leur corps quelques mois plus tôt. Alphonse avait dû faire beaucoup de rééducation car ses muscles s’étaient atrophiés. Aujourd’hui, après beaucoup d’effort, il marchait de nouveau. Même durant cette période Winry n’avait de cesse de lui tourner autour.
« A croire qu’elle est amoureuse de lui ! » Pensa Edward en se ratatinant un peu plus sur sa chaise. « C’est dingue, depuis qu’il a sont corps, je suis encore plus éloigné de lui. Surtout avec cette stupide mission ».

Jaloux comme un pou de voir son amie d’enfance littéralement vissée à son frère, Edward avait décidé de répondre aux avances de son supérieur, espérant ainsi faire taire ses sentiments pour son cadet. Peine perdu. Tout ce qu’il avait obtenu, c’était de la torture mentale en plus de l’attirance qu’il avait désormais pour Roy. A bien y réfléchir, il ne pouvait pas choisir, mais il semblait que le destin l’avait fait à sa place, puisque Alphonse semblait apprécier Winry.
« Donc, je reste avec mon imbécile de Colonel et c’est très bien comme ça. » Tenta de se convaincre le blond. « Mais je donnerais tout pour qu’il me regarde moi et pas cette sangsue. »

La dite sangsue était complètement excitée. Elle ne savait plus où donner de la tête depuis que ses deux meilleurs amis avaient retrouvés leur corps. Bien sûr, elle avait tentée sa chance avec Ed mais celui-ci lui avait clairement répondu qu’elle était trop féminine pour lui. Passé son étonnement et abandonnant l’idée de comprendre ce qu’il voulait dire par là, elle avait décidé de jeter son dévolu sur le plus jeune dans le but de rendre l’ainé jaloux. Cette mission était une véritable opportunité pour elle, même s’il elle avait la sensation que quelqu’un la fixait méchamment en permanence. Elle se demandait qui pouvait bien lui en vouloir à ce point…

Non satisfaite de la situation actuelle, elle cherchait désespérément une idée pour se rapprocher d’Alphonse, toute en surveillant Edward. Al était sur le ventre, la tête enfoncée dans sa serviette, donc aucune discussion possible. Un cheminement de pensées tout à fait Winryesque parcourra son cerveau de mécanicienne… si Al ne l’écoutait pas, elle pourrait lui faire accepter n’importe quoi !
« Al ! On va se baigner ! » S’enthousiasma la blonde.
« Quoi ? »
« Ah ! Tu as dit oui ! » S’exclama Winry, attrapant un Alphonse pas d’accord du tout avec ça, pour le trainer dans l’eau.

Tirant sauvagement sur son bras, la blonde l’amena jusqu’au bord de l’eau sous les protestations du châtain. Edward regardait la scène d’un œil torve, déversant une multitude d’ondes négatives sur la blonde qui osait s’approprier son petit frère. Oubliant totalement pour quelle raison il était en train de roussir sur cette chaise, oubliant Roy qui courrait comme un demeuré après une dizaine de filles gloussantes, Ed décida de ne plus détacher ses yeux de ce couple.

Il toisa avec mépris celle qui se disait sa meilleure amie et qui actuellement, saisissait son cadet dans ses bras pour le trainer dans l’eau. La mer était calme et Al savait nager, pas de raisons de s’inquiéter. Pourtant, le blond gardait les yeux rivés sur son frère, cherchant un quelconque signe de rejet envers la blonde.

Celle-ci l’emmena plus loin dans l’eau pour nager tandis qu’Edward se prit la tête dans les mains afin de chasser ses pensées déplacées. Il n’accomplissait pas son travail de maître nageur alors qu’il soupirait lourdement entre ses mains, les yeux fermés. « Qu’est-ce qui me prend de jalouser les filles qui s’approchent de mon petit frère ? » S’interrogea le blond.

Les yeux toujours clos, il se laissait bercer par le brouhaha ambiant, quand au bout de quelques secondes, des cris plus forts attiraient son attention. Il releva la tête, cherchant d’où provenait cette soudaine agitation. C’est alors que Winry lui faisait des signes paniqués de là où elle se trouvait. Prit d’angoisse, il se mit à chercher Al des yeux mais en vain.

Il se précipita hors de sa chaise, descendant l’échelle comme un hystérique. La panique lui serrait la gorge alors qu’il avançait le plus rapidement possible vers l’eau, les jambes tremblantes. Au loin, il aperçu Roy courir dans sa direction. Mais il n’avait pas le temps de l’attendre. Les quelques mètres à parcourir lui paraissaient durer des heures. Des heures durant lesquelles son petit frère se noyait et personne ne semblait vouloir le repêcher.

Il se jeta dans la mer, nageant le plus vite possible vers Winry qui semblait désespérée. Ed prit une grande respiration pour plonger sous l’eau. Il repéra Alphonse qui avait déjà perdu connaissance et se précipita vers lui pour l’empoigner. C’est avec beaucoup d’efforts qu’il le remonta à la surface, reprenant son souffle comme il pouvait.

Les gens s’écartaient tandis qu’il regagnait la rive, son fardeau qu’il maintenait la tête hors de l’eau avec son bras droit, le gauche lui servant à avancer. Mustang arrivait à son niveau, parcourant les derniers mètres pour l’aider à ramener Alphonse sur la plage.

« Il ne respire plus ! » Paniqua Ed en secouant son frère qu’il venait de poser à terre. Sous les yeux anxieux de Roy et Winry, Edward s’agenouilla rapidement près du visage de son frère alors que son cœur semblait vouloir lui sortir de la poitrine tant il battait fort. Il posa une main sur son front, lui pinçant le nez. Avec l’autre, il lui releva le menton et lui ouvrit la bouche. Après une brève inspiration, il plaça sa bouche sur celle d’Alphonse, lui insufflant de l’air. La poitrine du cadet se souleva doucement et s’abaissa alors qu’Edward reprenait une nouvelle inspiration pour recommencer le procédé. Il tentait de réanimer son petit frère, dans des gestes saccadés pas la peur et pourtant digne d’un professionnel.

Au bout d’un temps qui parut interminable au blond et à son entourage, Ed continuait désespérément le bouche-à-bouche. Il s’abaissa une fois de plus sur le visage de son frère et souffla, encore… Il eu cette fois-ci comme réponse une gerbe d’eau dans la figure, crachée par un Al toussotant. Surpris et soulagé à la fois, il l’aida à se redresser, chassant les gens trop curieux de grands gestes de ses bras.

Le blond, toujours accroupi, soutenait son petit frère, lui passant un bras dans le dos pour ne pas qu’il s’écroule. Après quelques minutes de silence pesant, Winry se tortillait les doigts et les pieds, Roy regardait les deux frères suspicieusement et Al trouvait l’amas de sable sur lequel il était assis très intéressant. Bien plus que le bras fort de son ainé qui l’encerclait.

Devenant subitement cramoisie à force de s’imaginer se blottir dans les bras du blond, Al baissa un peu plus la tête, simulant une toue pour cacher sa gène.
« Mais qu’est-ce qui t’a prit de l’emmener là où il n’avait pas pied, Winry ? » S’énerva Edward, rouge pour une raison connue de lui seul.
« Je voulais juste qu’on se baigne. » Commença la mécanicienne, penaude. « Ce n’est pas un crime de vouloir se baigner avec son meilleur ami, non ? » Se reprit-elle.
« Meilleur ami ? Tu plaisantes ? Tu étais collée à lui comme une moule sur un rocher ! » Brailla-t-il.
Roy et Alphonse lui lancèrent un regard étonné, tandis que Winry semblait attendrie.
« Tu es jaloux ? » Chuchota-t-elle, se rapprochant du blond avec un grand sourire.
« Non mais ça va pas ? » S’insurgea le blond. « Jaloux de quoi ? » Cria-t-il, sachant qu’elle avait raison… en partie.
« Tu as crue que je voulais sortir avec Alphonse alors que tu es amoureux de moi. » Expliqua-t-elle.
Edward la regardait comme si elle était folle. Non mais d’où cette fille pouvait trouver des trucs aussi bidons ?
« Je crois que nous allons rentrer à l’hôtel, Alphonse à besoin de se reposer. » Trancha Roy, l’air mécontent. Il poussa Edward un peu brusquement et saisit Al pour le porter. Winry se retourna brusquement vers le blond alors qu’il se relevait, surpris par le comportement du colonel.
« Tu l’as sauvé ! » S’écria-t-elle en se jetant dans les bras du blond qui avait les yeux comme des soucoupes.
« Winry, tu m’étrangles. » Balbutia-t-il en la repoussant comme il pouvait.

Pas un mot ne fut échangé durant le court trajet alors que la blonde tournait autour d’un Edo prêt à commettre un meurtre. Il rassembla tant bien que mal ses pensées pour faire le point, mais le pot de colle qui lui servait d’amie ne l’aidait pas à se concentrer.

Il s’était senti terriblement gêné d’avoir dû pratiquer le bouche-à-bouche sur son petit frère. Ce n’était pas un baiser mais cette proximité l’avait troublée bien plus qu’il ne l’aurait imaginé. Alphonse semblait aussi mal à l’aise que lui pour une raison qu’il ignorait. Peut-être trouvait-il ça dégoutant ? Il était loin de s’imaginer les raison de son comportement. Ensuite, il y avait Roy… Roy qui semblait être en colère. Mais pourquoi ? Parce qu’il avait sauvé son cadet ? Ou bien à cause des insinuations de Winry ? Il ne comprenait pas. Mustang savais parfaitement qu’il n’avait aucun sentiment, autre que de l’amitié, éventuellement, pour la blonde. Alors pourquoi réagissait-il de cette manière ? Tout ça le dépassait et il ne pouvait s’empêcher de jeter des coups d’œil curieux au brun qui portait son frère, sans un mot.

D’ailleurs, Alphonse semblait vraiment confus de se faire transporter ainsi dans les bras de Mustang. Dire qu’il était sur le point d’exploser de gêne était un doux euphémisme. Ed les observa à la dérobé et se surpris à avoir des pensées tout à fait déplacées envers les deux personnes qu’il aimait le plus. Son petit frère serait sans doute dégoûté s’il s’imaginait ce qui lui trottait dans la tête et il se mit une claque mentale pour cesser de fantasmer sur Al et Roy dans le même lit que lui. Il n’avait aucun droit de penser à son petit frère comme ça. Il était avec le colonel pour cette raison, pour faire taire ses sentiments anormaux et qui risquaient de lui faire perdre son seul et unique parent.

De son côté, Al tentait de ne pas battre des records de rougeurs. Encore un peu et il était prêt pour le concours du plus beau homard. Il ressentait un sentiment indéfinissable. Son frère l’avait sauvé alors que Winry l’avait embarqué de force là où il n’avait pas pied. Ses maigres forces retrouvées ne lui avait pas suffit pour nager suffisamment et il s’était sentit couler. Il avait bien crut mourir. Bêtement. Vraiment stupidement. Mais son ainé était arrivé pour le sortir de l’eau. Il l’avait sauvé, il l’avait touché… Il aurait tellement aimé que ce contact ne soit pas pour lui donner de l’air mais réellement parce qu’il avait envie de poser ses lèvres sur les siennes. Mais il était avec Mustang. Cet homme fort qui le portait comme une jeune mariée. Cet homme qui lui volait son frère. Mais en même temps, comment aurait-il pu le savoir ? Comment aurait-il put imaginer qu’il nourrissait un amour qui n’avait rien de fraternel pour le blond. Sans le savoir, Roy était devenu son rival.

Pourtant, il comprenait Edward. Le colonel était un homme fort et rassurant, très séduisant, il avait tout pour lui. Quant à savoir pourquoi il avait jeté son dévolu sur le plus jeune alchimiste d’Etat, lui-seul le savait. Al pouvait-il réellement en vouloir à cet homme ? Objectivement, non. Seulement, son cœur n’était pas d’accord avec ça et rêvait que le brun lui cède sa place. Il était perturbé de se faire transporter de cette manière par son concurrent, celui qui lui volait son amour sans le savoir.

Roy, lui, avait été énervé de l’insistance de la blonde qui ne voulait pas comprendre qu’Edward se fichait éperdument d’elle. Il avait confiance en son amant, pourtant cette fille l’exaspérait au plus haut point. Et en plus d’être collante, elle était stupide. Franchement, emmener de force Alphonse alors qu’il avait à peine retrouvé son corps… c’était évident qu’il ne pourrait pas nager bien longtemps. Il l’avait vu venir de loin mais le temps d’arriver, il aurait été trop tard. Heureusement qu’Edo était sortit de sa léthargie et était arrivé à temps. Enfin presque.

Il avait détesté voir le blond poser ses lèvres sur celles de son cadet. Même si cet acte n’avait rien de glamour ou de sensuel, même si le but était de sauver son petit frère… Il avait parfaitement remarqué le petit jeu de ces deux là. Chacun se tournait autour, se regardait quand l’autre avait la tête tournée… Il aurait été idiot de ne pas comprendre. Ce qu’il ne saisissait pas en revanche, c’est pourquoi Edward avait accepté ses avances alors qu’il aimait clairement Al.

Malgré tout, il appréciait énormément Alphonse. Sans lui et tout ce qui s’était passé après la mort de leur mère, Edward n’aurait surement pas été le même. Il n’aurait pas été l’adolescent hyperactif et colérique avec une rage de vivre à toute épreuve, non… Si Al n’avait pas été là pour le soutenir, Ed aurait sans aucun doute tenté la transmutation humaine seul. Il en serait sans aucun doute mort ou alors il en serait sortit détruit et sans but. Son petit frère est celui qui l’a aidé à se relever et à traverser les épreuves. L’un ne va pas sans l’autre et le lien qui les uni est plus fort que tout. Alors au fond de lui, il ne pouvait lui en vouloir. Pourtant, il n’était pas prêt à céder sa place.

Les arguments tourbillonnaient dans sa tête alors qu’il continuait son chemin vers l’hôtel. Que devait-il faire ? Laisser les choses telles quelles ou bien en parler avec Ed pour chercher une solution. Mais laquelle ? Quelle solution y a-t-il contre l’amour ? Il ne voulait pas fâcher son amant, il ne voulait pas le perdre, alors que devait-il faire ?

Après quelques minutes de marche, le bâtiment se présenta à eux de sa façade étincelante. Ils entrèrent et Winry lâcha à contrecœur le bras du blond qui lui expliquait tant bien que mal qu’il souhaitait se reposer. Il avait d’ailleurs lâchement abandonné son poste après maintes discussions avec le directeur de la plage. Il ne lui restait plus qu’une heure de surveillance de toute façon, et la peur qu’il avait eu le rendait complètement inefficace.

La blonde s’enferma dans sa chambre, contrariée, tandis que Mustang allait déposer Alphonse dans la sienne, suivi du blond. Le colonel sortit de la pièce pour leur laissé un peu d’intimité, croisant les doigts pour que rien ne se passe. Pour qu’il ne perde pas Edward.

Le blond s’installa sur le lit, à côté de son petit frère.
« Ça va Al ? » Demanda-t-il inquiet.
Une paire d’yeux gris/verts le regarda, un peu perdue. Il ne savait pas par où commencer, il ne savait pas s’il devait enfin s’avouer, il avait la tête complètement vide. Tout ce qu’il savait, c’est qu’une envie irrésistible de serrer son frère contre lui l’étreignait. Son vœu se réalisa alors qu’Ed le prit dans ses bras dans une étreinte réconfortante. Il sentit la chaleur de ce corps tant désiré contre sa propre peau. Rien ne les séparait puisqu’ils étaient encore en tenue de plage. Peau contre peau, il se sentait enfin à sa place. Cette douce étreinte qu’il avait tant espérée mais qui n’avait pas la même signification pour lui et Edward, il en était persuadé.

« J’ai eu peur. Pourquoi as-tu suivi Winry si loin ? »
Le plus jeune soupira et s’extirpa légèrement du câlin pour regarder son ainé dans les yeux.
« Ben tu sais… elle est costaude mine de rien. » Répondit-il gêné.
Le blond le regarda dubitativement. Oui, Winry avait de la poigne, mais au point de réussir à le trainer de force ? Sans doute… Al n’était pas idiot, il n’aurait pas été se mettre en danger de lui-même.
« C’est bête, mais surtout une fois dans l’eau, elle m’a embarqué sans que je puisse rien faire. J’ai pourtant essayer de lui dire que je voulais pas, tu comprends ? Mais elle ne m’a pas écouté, je sais pas pourquoi ! Et j’ai eu une crampe ! D’ailleurs, elle est constamment avec moi depuis que tu l’as repoussé, tu aurais pu la garder parce qu’elle est vraiment trop collante, et je ne sais vraiment pas ce qu’elle me veut, je crois qu’elle essaie de te rendre jaloux mais c’est débi… »
« Respire. » Coupa le blond en lui posant un doigt sur la bouche. « J’ai pas envi d’avoir à te réanimer de nouveau. » Expliqua-t-il amusé.

Les yeux écarquillés de stupeur, Al baissa la tête aux paroles de son frère. Alors il avait raison. Il le dégoutait. Ou pire, il ne devait même pas s’imaginer qu’il pouvait en avoir envi. Ed avait simplement fait ça pour le sauver, jamais autre chose ne lui serait venu en tête. Il le savait et pourtant, ça lui faisait mal de s’en rendre compte de cette façon.
« Tu devrais rejoindre Mustang, il avait l’air ennuyé par Winry la glue. » Acheva Al avec amertume. Il était prêt à tout pour avoir son frère même s’il devait le partager à son plus grand déplaisir, mais ce qu’il ne voulait surtout pas, c’était l’effrayer avec ses sentiments.

Interloqué par sa réaction, Ed se leva sans un mot et quitta la pièce, claquant la porte.
« J’ai bien vu sa réaction… Mais franchement, je m’attendais à quoi au juste ? Pourtant, je l’ai à peine touché, il avait l’air terrifié… » Pensa le blond en se dirigeant vers la chambre du colonel. A son entrée, le brun le jeta un regard goguenard comme pour lui dire, bien fait pour toi, sale microbe.

« Mais qu’est-ce que vous avez tous aujourd’hui ? » S’énerva le blond.
« Je ne vois pas de quoi tu parles, nabot. »
« QUI EST SI PETIT QU’UN GRAIN DE SABLE POURRAIT L’ECRASER ? » Brailla la crevette.
« Hum… je dirais toi ! » Ria le brun.
« Non mais c’est quoi ce bordel encore ? » Questionna Winry qui avait débarquée en entendant le blond crier.
« Casse toi la sangsue, on t’a rien demandé ! » Vociféra le nabot.
« Edward ! Ne me parle pas comme ça ! » Tenta de se défendre la mécanicienne.
« Et toi, arrête donc de me pomper l’air ! Et débarque pas comme ça dans la chambre des gens ! »
Surprise et blessée du ton employé par son ami, Winry sortit de la pièce en claquant violement la porte (2).

« Ah ! Enfin une bonne chose de faite ! » Soupira le blond sous le regard médusé de son supérieur.
« Ça te prend souvent de parler comme ça à tes amis ? » Questionna le colonel, étonné par le comportement de son amant. Celui-ci tourna son regard doré vers lui et s’assit sur le lit comme si le monde venait de s’écrouler.
« Mais elle m’énerve ! Elle me colle, elle colle Al et elle me colle encore ! Je dois lui dire quoi pour qu’elle comprenne qu’on ne veut pas d’elle ? »
« En fait, ce qui t’énerve le plus, c’est qu’elle colle ton frère, je me trompe ? » Analysa le brun.
Edward le dévisagea comme s’il était fou. Se pourrait-il que Roy est remarqué quelque chose ?

Face au silence du blond, il comprit qu’il avait visé juste et ses soupçons n’en étaient décidément plus. Comment devait-il réagir face à ça ? Se poser cent fois les mêmes questions ne l’avancerait pas et il décida de continuer, comme il l’avait fait jusque là.
« Vas donc prendre une douche, sinon tu auras la peau toute sèche à cause de l’eau mer. » Trancha plus sèchement qu’il ne l’aurait voulu le brun.

Edward se leva du lit et alla s’enfermer dans la salle de bain. Très vite, il laissa l’eau chaude délasser ses muscles endoloris par l’effort, malgré la chaleur estivale. Il avait tellement peur. Peur de perdre son frère, peur de perdre Roy. Il ne savait plus quoi faire. Son frère avait semblé choqué par leur proximité, alors il ne ferait rien de plus qu’avant… quand Al était encore dans son armure imposante. Et lui continuerait sa vie avec Roy. Même si au fond de lui, il savait que quelque chose allait lui manquer, il ne pouvait pas. Pour lui, pour son cadet et pour son amant. Il n’avait pas le droit d’être égoïste.

Il sortit de la petite pièce attenante à la chambre, une serviette enroulée autour de la taille, ses longs cheveux mouillés lui tombant mollement sur les épaules.
« Viens là. » L’interpella le colonel en tapotant la place vide sur le lit, à côté de lui.
Edward obéit et se plaça à ses côtés, le regardant dégainer un tube de crème avec curiosité. Mustang déplaça le blond de façon à se qu’il lui tourne le dos, prit les longs cheveux du blond pour les passer sur son épaule, dégageant son dos.
« Tu es tout rouge à cause du soleil, je m’en voudrais si tu devenais ridé avant l’âge. » Ricana le brun en ouvrant le tube, versant de son contenu sur le bout de ses doigts.

Il étalait doucement la crème sur le dos du blond, commençant à masser la peau pour faire pénétrer l’hydratant. Ses gestes commencèrent à gagner en espace et bientôt, il s’attaquait aux épaules, puis aux bras d’Edo. Roy était fasciné par la vitesse à laquelle la peau absorbait la crème, il ne détachait plus son regard des cette peau lisse qu’il aimait tant.

Complètement détendu par le massage, le blond se blotti contre le torse du brun, recherchant sa chaleur, son odeur, cherchant à oublier tout ce à quoi il ne devait pas penser. Roy aventura ses lèvres sur la peau tendre du cou, passant ses mains sur le torse juvénile de son partenaire. Celui-ci soupira d’aise et s’appuya un peu plus, se perdant dans ces contacts, appréciant les sensations données par cette bouche mutine et ces mains baladeuses.

Ed voulu se retourner pour pouvoir lui aussi caresser et embrasser le brun mais celui-ci l’en empêcha. Il le maintenait bloqué avec un bras, tandis que l’autre allait enlever son maillot de bain qu’il n’avait pas encore quitté.

Progressivement, Roy descendit ses baisers pour atteindre la nuque, puis le dos, provoquant de violents frissons de plaisir au blond. Ses mains s’égaraient partout où elles le pouvaient, rendant Edward encore plus aux anges sous toutes ces attentions. Il se plaqua un peu plus à Ed, frottant son érection dans le bas de son dos. Une main commençait à caresser vers le haut de la serviette qui était nouée aux hanches du plus jeune, quand Roy s’arrêta. Il saisit un tube de lubrifiant sur la table de nuit pour en enduire sa verge.

« A qui tu penses ? » Souffla-t-il à l’oreille du blond avant de recommencer son ascension.
Pas certain d’avoir comprit ce qu’il voulait dire, Ed répondit, haletant.
« A toi. Hummm… Je ne… pense qu’à toi… »
A cette réponse, Roy s’appuya brusquement sur le dos d’Edward, l’obligeant à se mettre à quatre pattes. Il tira sans ménagement sur la serviette, pour le dénuder entièrement.
« Menteur. » Accusa-t-il juste avant de le pénétrer sans préparation(3).

Le blond haleta fortement sous l’intrusion, heureusement que ce n’était pas sa première fois, mais ça n’en restait pas moins désagréable. Sans attendre plus, le brun commença à se mouvoir dans des va-et-vient vifs, trouvant rapidement la prostate du plus jeune. Celui-ci gémit plus fort et entama une litanie de cris et de paroles sans sens, adressées à son supérieur.

L’oreille collée à leur porte, Alphonse ne savait pas s’il devait accepter la situation ou pas. Une irrésistible envie de pleurer le prit alors qu’il entendait les gémissements de son frère, destinés à un autre que lui. Pourquoi cet homme avait le droit de le toucher ? Pourquoi avait-il le droit de l’embrasser, le caresser, le faire jouir ? Pourquoi avait-il le droit de l’aimer ? Devait-il accepter, se résigner ? Sa raison lui criait qu’il n’avait pas le choix, et pourtant son cœur persistait à lui réclamer ce bonheur.

Un cri plus fort que les autres le fit sursauter et la porte, mal claquée, se désenclencha, provoquant un grincement sinistre. Roy s’arrêta sans se retirer.
« Je crois qu’on a de la visite. » Constata-t-il, amère.
Edward tourna la tête autant qu’il pu afin de voir qui les observait. Son cœur manqua un battement lorsqu’il aperçu son petit frère, resté abasourdi devant la porte.

Alphonse ne savait pas quoi faire. Il s’était bêtement fait remarqué et n’avait rien trouvé de mieux que de rester planter là où il était, plutôt que de fuir. Au fond de lui, une petite voix lui criait de ne plus s’enfuir, de faire face. Pourtant, en cet instant, il aurait tout donné pour pouvoir disparaitre. Incapable de raisonner correctement, il fit un pas en avant, ouvrant un peu plus la porte. La vision qui s’offrait à lui, lui déplu bien plus qu’il ne l’aurait imaginé. Ce n’était pas à Roy de se trouver là, ce n’était pas à lui de faire ça. Pourtant, c’est ce que son frère semblait vouloir…

« Si tu pouvais refermer la porte, ça serait bien, tu ne crois pas ? » Lança Roy.
Un peu surpris, Al claqua la porte, restant pourtant dans la chambre à regarder son frère à quatre pattes devant le colonel. Le blond voulu bouger pour se cacher mais Roy était toujours sur lui, lui tenant les bras. Il gigota un peu, gêné sous le regard inquisiteur du châtain.

« Je ne sais pas si tu as remarqué, mais nous sommes plutôt occupé. » Lâcha Roy d’une voix trainante.
Al tourna son regard dans sa direction, lâchant des yeux son ainé qui ne savait plus ou se mettre.
« Pourquoi vous me faites ça ? » Demanda la voix tremblante d’Al. « Pourquoi vous ? » Continua-t-il la gorge serrée.

Al était là. Il les avait écoutés. Il était entré. Et maintenant, il les regardait, demandant des explications. Edward cherchait une logique dans ces actions, il cherchait à comprendre le comportement de son cadet. Et si ses sentiments étaient réciproques ? Ou bien s’il était plutôt dégouter de l’amour entre deux hommes ? Le silence pesant et les regards insistants de son frère le mettaient mal à l’aise. Roy le maintenait bloqué et il se sentait gêné d’être exposé ainsi.

Que devait-il faire, comment devait-il agir ? Il ne savait pas ce que ressentait son petit frère, alors devait-il tenter le tout pour le tout ? La situation plus qu’étrange et déplacée dans laquelle ils se trouvaient lui fit perdre le peu d’inhibition qui lui restait.
« Viens. » S’éleva simplement la voix d’Edward.

Al fut étonné par ce simple mot. Il en chercha brièvement le sens avant de laisser ses pieds avancer seuls, comme muent d’une autonomie soudaine. Plus il approchait de son frère, plus la vision de Mustang l’insupportait. Pourtant, il n’avait visiblement pas le choix. Du moins, pas celui qu’il aurait aimé avoir. Devait-il accepter de partager son ainé comme il était sur le point de le faire ? Devait-il vraiment se rabaisser à faire ça ? Il voyait parfaitement bien que cette perspective ne plaisait pas du tout au plus âgé d’eux trois. Ses profonds yeux onyx le dardaient avec jalousie. Sans doute ressentaient-ils le même sentiment à cet instant.

Le choix de partir immédiatement de la pièce et d’enterrer définitivement ses sentiments lui traversa l’esprit un court instant. Pourtant, il continuait d’avancer, si bien qu’il se trouvait désormais devant le lit, face à Edward.

Ils se dévisageaient, semblant dans un monde à part tandis que Roy, blessé par la situation tentait de reprendre le contrôle. Il fit comme si Al n’était pas là au moment où celui-ci se pencha sur le visage de son ainé pour l’embrasser. Mustang commença à se masturber pour refaire durcir son pénis qui n’avait pas apprécié le dérangement. Après tout, les deux frères voulaient jouer à ça, et bien il irait jusqu’au bout.

Al s’était penché sur son frère, posant avec hésitation ses lèvres sur les siennes. Au fond de lui, la peur d’avoir mal interpréter ses paroles le tenaillait. Pourtant, Ed répondit à son baiser, lui léchant les lèvres pour réclamer l’entrée qu’Al lui accorda sans plus hésiter.

Alphonse s’agenouilla sur le lit, ne décollant pas sa bouche de celle de son frère. Ils se sentaient comme dans une autre dimension, chacun à sa place. Edward dépouilla son cadet de ses vêtements, profitant du fait que Roy était occupé à se caresser. Le colonel revint à la charge en voyant le blond commencer à titiller le torse du plus jeune, goutant la peau légèrement salée. Sans un mot, Mustang s’enfonça de nouveau en lui, lui arrachant un cri de plaisir. Il reprit ses mouvements de va-et-vient, se délectant des gémissements du blond, pourtant, il ferma les yeux pour ne pas prêter attention à ce qui se passait autour. Il était prêt à tout pour rendre Edward heureux, pourtant, y être confronté était autre chose…

Le blond, lui, avait décidé de lécher tout la peau à sa portée. Il décida de faire abstraction de tout ce qui le gênait, comme le fait qu’il descendait lentement sa langue vers le sexe de son petit frère. Appuyé sur une main, l’autre lui servait à caresser Al, pendant que sa langue goutait outrageusement chaque centimètre de peau qui se présentait à elle. Il descendit tout de même rapidement pour lécher l’érection de son cadet sur toute sa longueur avant de l’engloutir.

Al se cambra et rejeta la tête en arrière sous le plaisir que lui procurait cette langue mutine, qui semblait savoir quoi faire pour plaire à celui qui la subissait. Instinctivement, sa main se perdit dans les cheveux blond encore humides tandis que des gémissements franchissaient la barrière de ses lèvres. Pourtant, il lui fallait plus. Il ne voulait pas juste se contenter d’endurer, il voulait rendre les merveilleuses sensations qu’Edward lui procurait.

Il se retira doucement des attentions de son frère qui, surprit, le dévisagea avec une pointe de crainte. Al se jeta voracement sur ses lèvres pour le rassurer et oublier la vision de Mustang qui bougeait toujours lentement dans le corps du blond.

Le châtain se retourna, s’allongeant pour se faufiler sous un Edward tremblant qui comprit rapidement le but de la manœuvre. Al saisit l’érection de son frère pour commencer à la sucer tandis qu’Edward faisait de même avec la sienne. Le trio trouva bien vite une parfaite synchronisation entre les coups de reins de plus en plus rapides de Roy et les mouvements de va-et-vient des deux frères.

Edward fut le premier à atteindre la jouissance(4), se déversant dans la bouche de son cadet alors que Roy le suivit de peu grâce aux contractions que la libération du blond avait provoquée. Al éjacula peu après, suite au traitement prodigué par son frère et à leurs cris de jouissance. Il haleta fortement alors qu’Ed avala sa semence, parsemant son sexe de vicieux coups de langue.

Ils s’affalèrent sur le lit, Al s’emmêlant dans le drap pour se remettre dans le bon sens. Le silence régnait alors que Roy regardait son amant qui se trouvait entre lui et son petit frère. Il ne savait pas ce qu’il devait penser de ce qui s’était passé mais le fait de partager le blond ne lui plaisait pas du tout. Il avait accepté sur le coup, sans pour autant approuver, mais cette situation était trop difficile à accepter pour lui. Il avait besoin de réfléchir, de faire le point. Il se leva et sortit du lit sans un mot pour se diriger vers la douche.

Les deux frères se regardaient, se comprenant mutuellement. Quelques heures auparavant, non, quelques dizaines de minutes avant, jamais ils n’auraient crut leurs sentiments réciproques. Edward, lui, était plutôt perdu ne sachant pas quoi faire de la situation. Il aimait Roy, mais il aimait aussi son frère…

Mustang sortit de la salle de bain lavé et habillé puis, partit de la pièce sans rien dire, sans même un regard. Ed avait bien comprit pourquoi il réagissait ainsi mais se l’avouer lui faisait mal. Al s’en doutait mais il ne pouvait pas se montrer désolé alors que lui, obtenait enfin ce qu’il voulait. C’était lui ou le colonel, et à bien y réfléchir, il préférait de loin remporter cette victoire.

Edward se leva et attrapa la main de son frère pour le sortir du lit. Toujours nues, il l’emmena dans la douche et alluma l’eau qui leur fouetta la peau.

La pièce était assez spacieuse, équipée de toilettes, d’un lavabo surmonté d’un grand miroir et d’une douche de taille imposante. Il n’y avait pas de porte, celle-ci était comme une petite pièce en plus dans la salle de bain, juste séparée du reste par un mur en gros carreaux de verres opaques. Le carrelage lisse au sol était d’un blanc immaculé et agrandissait la petite pièce. Debout, on pouvait bien tenir à quatre dedans sans se cogner et les murs clairs permettaient une bonne luminosité.

L’eau chaude dégoulinait sur leur peau, aplatissant leurs cheveux, délassant leurs muscles. Ed s’approcha de son frère pour se coller à lui, et lui happa les lèvres, introduisant sa langue dans sa bouche. Al l’entoura de ses bras pour réduire le peu d’espace qui les séparait, passant une main dans les longs cheveux blond. Ils continuaient de s’embrasser tandis que leurs mains se promenaient sur leur corps, se caressants, se cherchant. Le blond s’égara sous la ceinture du plus jeune afin de lui prodiguer de douces caresses sur son membre dressé.

Al haleta plus fort sous toutes ces attentions et s’attaqua au cou de son ainé, descendant une multitude de baisers en passant par le torse, puis le ventre. Il vit une paire d’yeux dorés l’observer alors qu’il s’agenouillait sur le carrelage chaud de la douche afin de lécher l’érection du blond comme il l’avait fait avant. Sentir ce regard braqué sur lui alors qu’il jouait de sa langue et avec ses mains sur les bourses de son ainé, le fit durcir encore plus si c’était possible. Il poussait de petits soupirs de plaisir, tant voir les réactions de son frère l’émoustillait.

Edward gémit plus fort tout en se disant qu’Al était trop doué pour son propre bien. Alphonse, lui, était heureux de savoir que ces marques de plaisir étaient provoquées par lui et non pas par un autre. Désirant entendre son cadet crier son nom, Ed se mit lui aussi à genoux et lécha le cou du plus jeune qui rejeta la tête en arrière. Il descendit et suça un téton avec avidité, le mordillant gentiment en continua tranquillement son chemin vers le bas.

Il assit son frère, se mettant entre ses jambes et recommença à le lécher et l’embrasser pour finalement le faire s’allonger en lui appuyant sur les épaules. Il lui présenta trois doigts qu’Al prit dans sa bouche pour les sucer langoureusement. Edward haleta et récupéra sa main pour atteindre l’intimité du châtain.
« Détends-toi. » Lui souffla-t-il à l’oreille alors qu’Al prenait une jolie teinte rouge, gêné par ce qui allait arriver.

Doucement, Ed fit entrer un doigt, embrassant la peau tendre de son cadet pour l’aider à se détendre. Il introduisit un second doigt et commença doucement des mouvements de ciseaux pour assouplir le muscle, puis enfin inséra le troisième.

Au début, Al avait un peu grimacé sous l’intrusion mais plus son frère bougeait ses doigts, plus la sensation désagréable se changeait en plaisir. Il commençait à onduler du bassin pour en avoir plus quand Edward retira ses doigts à sa plus grande frustration. Frustration qui ne dura pas bien longtemps, puisque le blond s’installa correctement entre les jambes de son cadet et plaça sa verge à son entrée. Il entra doucement, surveillant une quelconque trace de douleur sur le visage du plus jeune, mais celui-ci s’enfonça de lui-même en un mouvement sec. Le blond ne pu retenir un gémissement, de même que le châtain. Ed commença de lents va-et-vient alors qu’Alphonse se remit à bouger ses hanches en cadence, sentant cette chair chaude et tendue entrer en lui.

Leurs cris envahirent rapidement la pièce, raisonnants contre les parois de carrelage. L’eau chaude coulait sur leur corps alors qu’Edward continuait ses coups de butoir de plus en plus rapide. Sentant la délivrance approcher, il caressa l’érection d’Al au même rythme que ses coups de bassin et finit par se libérer dans un cri, rapidement suivit du châtain.

Les bras d’Edward qui le maintenaient pour ne pas s’écraser sur son frère le lâchèrent et Al couina sous la pression soudaine à laquelle il ne s’attendait pas. Ils restèrent un moment dans cette position, ne cherchant rien d’autre, se sentant mutuellement à leur place.

Ils ne voulaient pas penser aux conséquences. Ils ne voulaient pas penser aux regards qu’ils devraient affronter. Ils ne voulaient pas penser au regard de Roy. En fait, ils étaient bien là, juste tout les deux. Réunit, enfin, comme ils le souhaitaient. Mais pour le moment, ils n’affronteraient pas la réalité, c’était trop tôt, beaucoup trop tôt.

« Al, je t’aime. » Souffla une voix rompue par l’effort.

Fin.

Roy : Il se jeta de nouveau sur lui pour lui faire 108 enfants !
Edofanart : Roy ! La ferme ! Tu saccages la fin !
Winry : N’empêche, la référence à la fic de Thoru !
Edofanart : C’est pas une référence, c’est un clin d’œil ! Après tout, cette fic est pour elle à la base…
Edo : Casses-toi la morue, on t’a pas sonné !
Edofanart : C’est à moi que tu parles, nabot ?
Al : Non, il parlait à Winry.
Roy : Je crois qu’il est de mauvais poils…
Edofanart : Ben pourquoi ?
Edo : Il m’a… il m’a… AAAAAAAAAAHHHH !!!
Winry : Ben qu’est-ce qu’il a ?
Al : Je sais pas mais il est tout rouge… Respire Nii-san !
Edo : Roy m’a prit !
Roy : Et t’as aimé ça, avoue !
Edo : RHHHHAAAAAAAA !!!!
Al : Ben et moi ? Qu’est que je devrais dire ?
Edofanart : Que tu espères que cet OS a plu et surtout à Thoru78. Ça t’a plu ? Dis-moi Thoru, que ça t’a plu !!! **va se pendre**
Roy : Meurt pas, tu sauras jamais sinon.
Edofanart : Merci Roy, j’apprécie ta sollicitude…

Maintenant, les termes du contrat (heu, du défi je veux dire xD).
Ça se passe au bord de la mer, Ed et Al doivent avoir retrouvés leur corps. Il doit y avoir en plus Winry et j’ai le droit d’ajouter Roy, parce que j’aime le Royed *w*
Ed est maître nageur/sauveteur. Al et Winry font la bronzette alors que la blonde le traine dans l’eau. Celui-ci se noie parce qu’il a son corps depuis peu. Ed le sauve grâce au bouche-à-bouche et ça « déclenche » le Elricest. Il faut que Winry et Al soient amoureux d’Edo, et Ed de Al… J’avais pour mission de bien les torturer et de compliquer les choses si je voulais. J’espère que c’est réussi ^^


(1) Je sais, la Côte d’Azur n’existe pas dans le monde de FMA, mais à bien y regarder… il n’y a pas de mer ou d’océan dans leur monde… du moins près de leur pays, donc, faisons comme ça Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 958710

(2) Bon débarras la blondasse !
Pardon, je recommencerais plus T_T

(3) Non mais quel sauvage ! Pardon Edo :’(

(4) Tu m’étonnes qu’il décharge en premier ! Il est carrément prit en sandwich ! X) Heu… ça va, je dis plus rien ^_^’

Cliquez ici pour commenter !

_________________________________________________
Bras droit de la dictatrice è_é
Bras gauche et soeur de Dam-Vinou, le chinois fourbe. Gỏi cuốn tôm est mon nom !
Tôi có bàn tay đầy ngón tay Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 583145--- Ebi desu ! Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 875776
Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Untitl11


Dernière édition par Edofanart le Dim 21 Oct 2012 - 13:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur http://jaakunakokoro.forums-actifs.com/

Edofanart

Edofanart
Maîtresse fouetteuse

Messages : 3681
Féminin Inscrit le : 22/03/2010
Profil d'auteur : pour les courageux... C'est ici.
Localisation : Dans un rouleau de printemps

Disponibilité : Restreinte

Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Empty
MessageTu délires mon coeur   Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Icon_minitimePublié le : Sam 5 Juin 2010 - 11:19

Disclamer : L’univers et les personnages appartiennent à Hiromu Arakawa.
L’idée est basée et fortement inspirée d’un scénario de Diego Gutierrez (donc si vous reconnaissez un certain épisode d’une certaine série Américaine, c’est normal xD)
Rating : 13+
Genre : Angst

Merci à Dam-Vinou pour la correction de la V1. J’ai tenté de ne pas faire d’autres fautes ^^
Un immense merci à Whyle pour l’aide qu’elle m’a apportée, bien plus qu’elle ne le pense. J'espère que cette fois, toutes mes vilaines boulettes sont corrigées ^^

V3 de cet OS que j’ai écris à la base pour un concours sur un certain forum. Cette fois-ci, j’ai pu prendre mon temps et je n’étais pas limité dans les mots. J’espère que ça va vous plaire Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 466446
Et comme je suis trop bête, j'ai supprimé le post au lieu de l'éditer >.< Enfin, le revoilà ^^


Tu délires mon cœur

La lumière agressive des néons se reflétait contre les murs lisses et blancs d'une immense pièce. L’atmosphère trop épurée et glaciale n’était en rien rassurante et laissait de grandes tables en inox remplir l'espace. Certaines comme plans de travail, d'autres, servant à étaler différents instruments et fioles de liquides douteux.

Un homme d'un certain âge, des cheveux bruns grisonnants et des rides ravageant son visage, était assis sur un tabouret en cuir noir, manipulant divers produits avec des pipettes de dosage. Il portait une longue blouse blanche, quelques stylos étoffant sa poche en dessous de laquelle un badge avec son nom et sa photo pendait. Il travaillait sur sa création depuis maintenant des mois, touchant enfin au but. Un immense rictus s'étala sur son visage, révélant une dentition parfaite, si on exceptait une dent en or, bien visible sur le devant. Sa toxine hallucinogène était au point. Enfin.

Cet homme qui n'avait de médecin que le titre, trempait depuis des années dans des activités plutôt douteuses, comme la création d'êtres quasi-immortels à partir d'êtres humains entrainés depuis le berceau. Ses pupilles dispersées reflétaient la folie qui les habitait, ne laissant aucun doute sur les intentions du créateur.

Cette fois-ci, il ignorait à quoi allait servir son invention. Certainement à mettre hors course un ennemi quelconque. Peu importe l'utilisation finale, du moment qu'il pouvait lui-même expérimenter son produit, il s'en fichait éperdument. Et s’il pouvait en voir les effets, son plaisir deviendrait alors total, une sorte d’extase malsaine dans laquelle il se complaisait depuis tant d’années.

C'est sur une note de joie en pensant à ses futurs cobayes que le vieil homme quitta son laboratoire après cette merveilleuse mais éreintante journée. Il éteignit la lumière, claquant la porte sans douceur afin de rentrer chez lui, avec en tête, de nombreuses idées ignobles pour le commun des mortels. Son sifflotement s’atténua lentement alors qu’il s’éloignait, sans se départir de son expression joyeuse qui renforçait la présence de ses nombreuses rides.

Il ne vit pas à la faible lueur de la lune, une paire d'yeux violets s'ouvrirent après son départ, ni le sourire carnassier du propriétaire de ces étranges orbes mauves. Une fine silhouette se releva, sortant de sa cachette pour s'avancer sans douceur vers le produit expérimental. Ses longs cheveux noirs soulevés par un bandeau balayèrent son dos au rythme de ses mouvements, alors qu'il se saisissait de la toxine qu'il mit dans une seringue. « Je vais bien m'amuser avec ça. » Pensa l'homme vêtu d'un débardeur court et d'une espèce de short noir. « Je sais déjà sur qui le tester. » S'amusa-t-il, heureux de pouvoir se divertir au dépend d’une pauvre victime.

Dire qu’il avait attendu patiemment que ce produit soit enfin prêt à être testé était un doux euphémisme. Depuis des mois il guettait les conversations de ses comparses afin de savoir où en était le médecin. Lentement, un plan avait pris forme dans sa tête. Une vengeance, un amusement aux combiens puérils, mais tellement bons aux yeux de cette créature.

Son futur souffre-douleur déjà choisi, il parti joyeux, apposant un capuchon sur l’aiguille prête à l’emploi. Il allait bien s’amuser, il en était certain. Ne restait plus qu’ mettre la main sur un certain blond, envers qui des idées de tortures fleurissaient dans son esprit malade.

***
Il faisait désormais nuit noire dans Central. Il n'était pourtant pas si tard, mais la fraicheur hivernale avait fini de convaincre les derniers passants de rentrer en vitesse retrouver la chaleur douillette de leur foyer.

Pourtant, un jeune homme courait dans les rues désertes, des livres calés sous le bras. Malgré sa course, le froid mordant l'obligea à resserrer les pans de sa veste rouge alors qu'il se dirigeait vers la bibliothèque. Une fois de plus il n'avait pas pensé à rapporter les livres qu'il avait empruntés. Il n'avait aucune envie de se faire encore sermonner pour son retard, c'est pour ça qu'il se dépêchait dans les rues sombres et vides, afin de ne pas arriver devant une porte fermée à clé.

Il avait assuré à son petit frère qu'il pouvait y aller seul. Il avait besoin de prendre l'air, de réfléchir. Seul.
Etre constamment accompagné lui pesait. Toute personne avait besoin de ses moments de solitude, et bien qu’il se l’interdise pour ne pas être pris par la sensation d’abandonner son cadet, trop de questions tourbillonnaient désagréablement dans son esprit pour qu’il ne s’accorde pas une pause.
Il tenait à son frère plus que tout, pourtant, il avait ressenti le besoin d'avoir son espace à lui, même pour quelques minutes seulement.

Le silence régnait en maître, ne laissant entendre que le son produit par ses chaussures qui martelaient lourdement le sol. Ce silence était presque inquiétant, seulement entrecoupé par le souffle léger et irrégulier du vent. Pas qu'il soit de nature peureuse, loin de là. Il était simplement habitué à entendre les rassurants bruits métalliques et sourds, produits par son armure de cadet.

Il arriva dans une petite ruelle, un raccourci pour arriver à destination quand il entendit un bruit mat, comme quelque chose qui tombe de haut. Un petit ricanement qu'il reconnu immédiatement suivi le vacarme, alors qu'il se retournait rapidement afin de confirmer ses soupçons. Ses longs cheveux blonds, attachés en queue de cheval haute vinrent lui fouetter le visage alors qu'il reconnaissait avec stupeur l'être qui se tenait en face de lui.

Un frisson de peur incontrôlable se mit à lui parcourir le corps pendant qu'il réalisait dans quel pétrin il allait être.
Encore.
A croire qu'il était un véritable aimant à ennuis.

La créature, à peine plus grande que lui, mais possédant une musculature bien développée et exposée au regard des autres, s'approcha lentement, un rictus presque effrayant collé sur son visage.
« Alors nabot ? On se promène seul en pleine nuit ? Je ne pouvais pas espérer mieux. » Annonça l'homonculus en souriant plus si cela était possible.

Edward serra les poings de mécontentement. Il détestait qu'on lui dise qu'il était petit. Il ne l'était plus tant que ça d'ailleurs, cet idiot voulait juste le faire exploser de rage.
Il ne lui donnerait pas satisfaction.
Tout ce qu'il voulait, c'était se débarrasser de ce monstre avant que les choses ne tournent mal pour lui.

Il analysa rapidement la situation. Il n'était pas dans une impasse, bien que la rue soit étroite. Mais fuir était exclu. Envy le rattraperait en un rien de temps et il risquerait de mettre les éventuels passants en danger. Se battre ? C'était risquer, mais avait-il le choix ?

Visiblement, la créature ne le cherchait pas spécialement, mais était heureuse de tomber sur lui.

Il n'eu pas le temps de rester plus à ses réflexions que le brun lui sauta dessus pour lui abattre son poing en plein visage. Le blond vacilla sous le coup mais riposta, manquant sa cible. Le combat s'enclencha, les coups partaient, touchant ou non le destinataire, chacun se contorsionnant afin de ne pas les recevoir. Même s'il avait lancé l'attaque, Envy restait plus ou moins à distance, sans forcément chercher à attaquer, son amusement grandissant au fils des minutes.

Edward comprit rapidement que l'homonculus cherchait juste à le fatiguer. Ce qui fonctionnait plutôt bien d'ailleurs. Son souffle devenait de plus en plus rapide et il ne savait pas comment réagir pour se sortir de ce guêpier.

Il claqua des mains et les posa rapidement au sol, transmutant une armée de piques acérées vers son ennemi. La forte lumière de la transmutation l'aveugla légèrement à cause de l'obscurité ambiante. Il ne vit pas Envy esquiver agilement l'attaque pour atterrir juste derrière lui.

Le temps qu'il lui fallut pour se retourner, il sentit qu'on lui plantait quelque chose dans son épaule gauche. Il entendit un faible ricanement et fut pris d'un violent vertige, s'écroulant à terre.

Un flash lumineux lui brouilla la vue soudainement. Tout changea. Il n'était plus dans la ruelle sombre, il n'était même pas sûr de l'endroit où il se trouvait. A la place, une sorte de chambre, horriblement blanche, ornée d'un lit avec des sangles.
Où était-il ?
Tout ce qu'il savait, c'est qu'il avait peur. Il se mit à hurler, pris d’une panique incontrôlée alors que trois personnes habillées de blanc le tenaient fermement pour l'empêcher de se débattre.
Il vit un quatrième homme arriver avec une seringue vers lui. Il bougeait autant qu'il pouvait alors qu'il sentait ses bras et ses jambes retenues par ce qui semblait être des infirmiers. Les voix lui répétaient de se calmer, aux autres, de bien le tenir alors qu'on lui introduisait l'aiguille dans sa chair. Puis, plus rien.

Un violent mal de tête le martelait alors qu'il ouvrait les yeux dans l'obscurité. Il était par terre, seul et à nouveau dans cette rue déserte. Seul le calme répondait à l’appel de ses interrogations muettes.
Il avait mal à l’épaule, là où Envy lui avait visiblement planté quelque chose. Il retira sa veste pour constater qu’une petite tâche de sang siégeait fièrement sur le tissu rouge.
Il se demanda ce qu'Envy lui avait fait, pourquoi une simple attaque comme celle-ci avait pu lui faire voir ces étranges évènements. Il décida de rentrer à l'hôtel sans tarder. Son frère allait s’inquiéter. Il ne devait rien lui montrer. Pour le protéger, pour l’empêcher de vouloir se venger. Il devait garder ce fardeau pour lui, ne rien dire.
Rien.
Après tout, il ne s'était rien passé…

Il ne souciait plus des livres qu'il devait rendre, à quoi bon ? Il les laissa à même le sol, abandonnés dans l’obscurité de la nuit tombée.
Il ne regarda pas l'heure non plus, il partit simplement, se sentant mal et déstabilisé, troublé.

***
Le lendemain matin, il se rendit au QG afin de donner son dernier rapport au colonel Mustang. Il n'en avait aucune envie, pas encore remis du choc de la veille. Il se tenait tranquillement devant le bureau de son supérieur, attendant son autorisation pour s'en aller.

Un flash lumineux lui brouilla la vue alors qu'il se retrouvait de nouveau dans cet endroit étrange. Cette fois-ci, il était dans un couloir aux murs clairs. Des gens étaient habillés de blanc, comme lui et une femme en blouse lui tendit un petit pot. « Venez prendre vos tranquillisants. » Lui dit la femme. Il commença à reculer, de nouveau paniqué quand le fameux flash revint pour le laisser devant Mustang qui lui parlait :
« Tu as pris des tranquillisants au petit-déjeuner ou quoi ? »
« Quoi ? » Répondit Edward d'une voix plate.
« Je te demandais ce que tu avais pris au petit-déjeuner, on dirait un zombie. D'habitude, tu défonces la porte à coup de pied et tu brailles. »

Le blond ne répondit rien. Tout s'embrouillait dans sa tête. Il ne comprenait pas ce qui se passait, ce qu'il voyait. Il avait l'impression de se détacher du monde qui l'entourait, de sombrer dans la folie. Une folie qui devait le guetter depuis bien longtemps. Peut-être avait-il de la chance que sa raison bascule seulement maintenant. Ou peut-être aurait-il mieux valu qu’il devienne un légume juste après la mort de sa mère, ce qui lui aurait évité de faire autant d’erreurs aux si lourdes conséquences.

Voyant que visiblement le Fullmetal était tout, sauf apte à travailler, le colonel appela le lieutenant Riza Hawkeye pour qu'ils raccompagnent le petit blond qui semblait complètement à côté des pompes. Un bon prétexte pour échapper à quelques rapports de plus sans se faire sermonner par son lieutenant.

Le brun pensa qu'Edward devait couver une grippe, pas étonnant avec l'épidémie qu'il y avait en ville. Il avait beau passer son temps à chercher des poux au plus jeune, il ne pouvait cependant nier l’attachement qu’il avait pour cet adolescent. Il se sentait responsable de lui, même si ce rôle n’était pas censé lui revenir. Pourtant, il ne savait pas s’y prendre avec le plus jeune, c’est pourquoi il avait demandé à Riza de les accompagner. Nul doute que cette femme sévère, certes, mais tellement intelligente et généreuse saurait quoi faire.
Ils prirent tout les trois le chemin de l'hôtel, alors que le blond semblait s'enfermer dans un mutisme inquiétant.

En arrivant à la chambre qu'Ed partageait avec son petit frère, les trois militaires découvrirent une Izumi Curtis en pleine discussion avec le cadet. A leur entrée, elle se leva pour les saluer et remarqua immédiatement que quelque chose n'allait avec son élève. Persuadée de la culpabilité des officiers face à l'état d'Edward, elle s'en prit à eux, leur demandant avec toute la douceur dont elle savait si bien faire preuve, ce qu'ils lui avaient fait, ou fait faire pour qu'il ressemble à ce point à un légume.

Le ton monta rapidement alors que les uns se défendaient comme ils pouvaient des accusations de la femme en colère, alors qu'elle empoignait le colonel par sa veste d'uniforme. Le lieutenant Hawkeye essayait de les séparer, élevant la voix plus que nécessaire par inquiétude.
« Arrêtez. » S'éleva faiblement la voix d'Edward alors qu'il tombait à terre sous le choc qu'il commençait maintenant à connaitre.

« Vous m'entendez ? Vous savez où vous êtes ? » Demanda un homme en blouse blanche, une petite lampe qu'il dirigeait vers le blond pour observer ses pupilles.
« A Central. » Répondit-il d'une voix pâteuse en clignant des yeux sous l’agression de la lumière.
« Non, ça, c'est dans votre imagination. Vous êtes interné depuis sept ans, vous vous souvenez ? » Annonça calmement le grand homme barbu, avec un sourire compréhensif.
Le blond sentit la panique de nouveau l'envahir. Sept ans ? Depuis que sa mère était morte ? Où était-il ? Interné ? Lui ?
« Calmez-vous, tout va bien. » Reprit la voix rassurante du médecin. « Regardez qui est là. » Dit-il en se tournant pour laisser le blond regarder les personnes qui étaient jusque là, restées en retrait.

Une femme, les cheveux châtains, longs, de magnifiques yeux verts et un regard bienveillant rongé par l'inquiétude. A ses côtés, un grand homme, aussi blond que lui, les cheveux attachés en queue de cheval, les mêmes yeux dorés, cachés par des lunettes ovales. Ses parents. Ils étaient là, tout les deux. Vivants. Sa mère était là.

Il senti une joie immense le submerger malgré son malaise constant. Comment était-ce possible. Sa mère était morte quand il avait neuf ans, son père, parti quand il était bébé. Comment pouvaient-ils se tenir devant lui, l'air inquiet et concerné ?

« Edward. » S'éleva doucement la voix tremblante de sa mère.
« Parlez-lui, il est dans une phase de lucidité. » Expliqua le médecin. « Laissez-le s'accrocher à votre voix. »
« Edward, nous sommes heureux de te voir. » Dit Hohenheim, plus ému que le blondinet ne l’avait jamais vu.
« Tu nous as manqué. » Chuchota Trisha, au bord des larmes, alors que tout redevenait flou autour du blond.

***
Al, Riza, Roy et Izumi s'étaient précipités sur le blond en l'entendant chuter. Ils l'avaient porté jusqu'au canapé, attendant qu'il se réveille. Cet évènement avait stoppé les querelles entre les adultes, mais les tensions entre eux restaient palpables et l’ambiance électrique à souhait.

A peine quelques minutes plus tard, Edward ouvrit les yeux, ébranlé pas ses visions. Mille questions l'assaillirent, il ne comprenait plus ce qui se passait et… ses parents. Il les avait vus, ensemble et vivants. Il se sentait tellement heureux, malgré son incompréhension. Il s’étonna même à avoir apprécier les paroles pleines d’émotion de son père qu’il détestait tant. Et tellement troublé d’avoir pu revoir le visage et le doux sourire de sa mère. Ce sourire qu’il voulait tant revoir. Ce sourire qui l’avait poussé à accomplir la pire des folies.

Mustang fut le premier à lui demander ce qui se passait, sous le regard colérique mais inquiet d’Izumi.

Sous la pression et la peur qui lui tenaillaient le ventre, l'adolescent expliqua tout ce qu'il savait, ce qu'il avait compris. Son combat contre Envy, cette douleur étrange puis les flashs. Il raconta tout ce dont il pouvait se souvenir. Les lieux, les couleurs, les odeurs, cette troublante réalité. Il n'omit aucun détail, trop heureux de pouvoir se libérer un tant soit peu de tout ce qu'il avait sur le cœur, sans toutefois montrer que cette situation le terrorisait. Il avait beau être perturbé, il ne souhaitait pas que les adultes le remarques. Même s’ils étaient tous importants pour lui, il rechignait toujours à leur accorder la confiance qu’ils méritaient pourtant depuis bien longtemps.

Il reprit doucement ses esprits pendant que les militaires s’entretenaient avec son maitre sur ce qu’ils devaient faire. Il apparaissait clairement que les deux femmes avaient le dessus sur la conversation tandis que le colonel se ratatinait sous la menace des yeux bruns et autoritaires de son lieutenant à la suite d’une idée farfelue de sa part.

Le blond se demanda s’il avait bien fait de tout leur révéler. Il commençait à se demander où se trouvait la réalité. Ses visions étaient bien trop réalistes pour n’être que son imagination. La fatigue qui traversait tout son corps quand il essayait de bouger dans ses étranges vêtements de coton blanc, l’odeur pestilentielle, typique d’une structure médicale, son cœur qui s’affole à la vue de sa mère…

Avait-il bien fait de tout révéler ? N’aurait-il pas mieux fait de prétendre un mauvais rhume et de se réserver le droit de décider lui-même de ce qu’il fallait faire. Et si ces visions étaient la réalité ? Pourquoi ne le seraient-elles pas ? Pourquoi n’aurait-il pas droit à ce bonheur qu’on lui avait arraché depuis si longtemps. Trop longtemps.

Le groupe d'adultes décida rapidement de faire intervenir un médecin militaire qui lui fit une prise de sang, lui expliquant qu'il avait sans doute été drogué. Riza se chargea de le rassurer, lui expliquant ce qui allait être fait, que toutes ses hallucinations allaient vite cesser avec le traitement adapté. Au fond de lui, Roy était heureux de lui avoir demandé de venir. C’est elle qui avait immédiatement pris la situation en main et qui avait su trouver les mots pour rassurer le blond.
Ils le laissèrent ensuite seul, livré à lui-même, face à ses doutes. Ces doutes dont il n’avait soufflé mot.

Il partit dans la contemplation d'une photo de famille. La seule photo où ils étaient tout les quatre, avec son père et sa mère. Cette photo qu'Al avait demandé à Pinako lors d'une de leurs visites et qu'il avait planquée dans la valise de son frère, espérant sans doute qu’il ne la remarque pas. Edward avait toujours fait comme s'il ne l'avait pas vue pour ne pas blesser son petit frère, alors que lui ne souhaitait que se détacher de son passé.

Alors qu'il se posait de nombreuses questions sur sa santé mentale, il se sentit de nouveau partir vers cet endroit qui empestait le désinfectant, vers ces murs trop blancs, ces gens inconnus. Une seule chose le réconfortait, allait-il revoir ses parents ? Sa mère ?

« Vous pouvez guérir. Vous m'entendez ? » Exposa la voix étrangement rassurante du médecin. Edward tourna la tête avec difficulté. La sensation de panique qui l'avait pris toutes les fois précédentes s'était atténuée. Il regarda avec apaisement ses parents qui semblaient soulagés de le voir réagir.
« Vous comprenez ce que je vous dit ? » Demanda gentiment l'homme. Le blond le regarda, comme pour lui demander de répéter, ce que le barbu fit avec calme et habitude.
« Vous êtes atteint de schizophrénie paranoïde, ce qui vous provoque divers délires et hallucinations. Vous vous prenez pour une sorte de héros avec un but à atteindre à tout prix. Vous avez créé tout un monde autour de vous pour donner du crédit à votre délire, mais rien de tout ça n'est réel. »
Edward cligna des yeux. Pas réel ? Central, ses amis, sa vie ? Pourquoi donc aurait-il inventé tout ça ?
« Vous avez commencé par supprimer les gens que vous connaissiez, vos parents pour ne plus avoir d'attaches, pour donner de la crédibilité à ce monde imaginaire. Mais le besoin de soutien s'est fait sentir et vous vous êtes créé de la famille, des amis qui vous soutiennent. » Continua à expliquer l'homme en blouse.
« Al. » Gémit le blond pour qui tout devenait trop difficile à assimiler.
« C'est le frère qu'il s'est créé ? » Demanda anxieusement Trisha en serrant la main de son mari.
« Oui, celui qui n'a pas de corps. » Confirma le médecin. « Il cherche une image paternelle auprès de son supérieur hiérarchique et se laisse plus ou moins materner par deux femmes, Riza et une autre qu’il appelle « maitre ». » Annonça-t-il sous le regard déconcerté des parents.
« Nous avons plusieurs fois essayé d'établir le contact avec votre fils, mais à chaque fois, de nouveaux éléments renforcent son délire et nous le perdons. Actuellement, il semble entrer en phase de lucidité, je pense que des incohérences commencent à être visibles dans son monde imaginaire, C'est pour cela qu'il revient vers nous. C'est peut-être notre seule chance de le ramener définitivement à la raison. »

***
Il rouvrit brusquement les yeux sur la photo qu'il tenait encore fermement dans sa main. Elle le fascinait. Et si c'était vrai ? Sa famille en vie ? S'il était vraiment un malade mental enfermé dans un asile et que tout ce qu'il pensait être sa vie, n'était que le fruit de son imagination. Où était la réalité ? Etait-ce un cauchemar duquel il ne parvenait pas à se réveiller ? Mais quand s'était-il endormi ? Qu'est-ce qui était réel ? L'alchimie, son frère sans corps, lui avec des automails, un enfant militaire capable de tenir tête à des créatures inhumaines ? Ou bien un adolescent délirant enfermé dans un asile mais qui pourtant, a ses deux parents qui l'aiment et qui souhaitent le voir se sortir de son hallucination ?

Il fut tiré de son observation par des bruits lourds et métalliques.
« Tu as de la fièvre ? » Demanda l'armure en posant la main sur le front de son aîné. Stupide pensa celui-ci, il ne pouvait pas ressentir, alors pourquoi ce geste ?

Comment devait-il le prendre ? Ce frère était-il réel ? Avait-il fait tant de sacrifices pour une personne, même pas, une âme dans une armure métallique qui sortait tout droit de son imagination ? Mais pourquoi avait-il été jusque là ? Pourquoi avait-il accordé tant d’amour et de confiance en son frère s’il n’était pas réel ?

Pourtant ses souffrances, elles, l’étaient. Il pouvait encore se souvenir de sa jambe qu’on lui arrache, puis son bras. La douleur, l’étourdissement, le sifflement sourd à ses oreilles, les nausées face à son sang qui se déverse trop rapidement, les battements de son cœur qui semblent s’accélérer et ralentir à la fois, cette peur indescriptible de perdre ce qu’il a de plus cher… et ensuite la pose des automails. Avait-il subit tout ça pour rien ? De quelles incohérences parlait le médecin ? Ce frère l’avait-il empêché de retrouver une vie heureuse dans sa vraie famille ? Ce frère qu’il aimait et pour qui il avait tout sacrifié… Ce frère pour lequel il était devenu militaire, portant un poids trop lourd sur ces jeunes épaules. Ce frère qu’il l’empêchait de retrouver le bonheur en l’enfermant dans cette incessante spirale sans queue ni tête. Ce frère qui l’empêchait de vivre une vie normal.

« Pourquoi tu fais ça ? Tu n'as pas de corps, ça ne rime à rien. » S'agaça le blond.
« Je voulais juste savoir si tu allais bien. » Répondit piteusement le cadet.
« Et pourquoi ça n'irait pas ? Tu es plus mature que moi, ça devrait être l'inverse ! Pourquoi n'as-tu pas de corps ? Ce n'est pas possible ! Les incohérences, je les vois maintenant ! » S'énerva pour de bon Edward alors que cette lumière désormais attirante l'aspirait encore une fois.

« Ed, tu n'as pas de frère, c'est dans ton esprit. Dis-le, ça t'aidera à y croire. » Supplia Trisha avec inquiétude. « Tu es notre fils unique, le seul. » Continua-t-elle.
Le blond tourna la tête vers elle et aperçu son père légèrement en retrait. Chaque mouvement lui coutait, comme si ses muscles étaient atrophiés. Il tentait d'écouter au mieux ce que sa mère lui répétait, l'esprit embrumé mais pourtant conscient de ce qui l'entourait. Devait-il la croire ? Cette femme qui l’avait mis au monde et élever, ou bien croire en une âme scellée à une armure ? La confusion de son esprit lui donnait mal à la tête. Pourtant cette réalité, les sensations qu’il ressentait, la peur, la douleur, les membres lourds, tout cela lui paraissait tellement vrai. Pourquoi hésitait-il ? L’envie de croire en une vie paisible l’attirait comme un papillon par la lumière. Il leva lentement la tête pour faire face à la femme dont il avait oublié les détails avec le temps et ouvrit lentement la bouche.
« Je… n'ai pas… de frère. » Répéta-t-il d'une voix peu sûre et rauque d’avoir trop peu parlé depuis trop longtemps.
« C'est ça, c'est ça Edward ! » Pleura de joie Trisha en le serrant contre elle. Il savoura cette douce étreinte qui lui manquait tant, se sentant la quitter malgré lui.

Il rouvrit les yeux sur une armure métallique, fixée en face de lui.
« Je n'existe pas pour toi ? Je suis un fardeau ? Tu t'es construit un monde idéal sans moi, ou bien tu es encore dans ton délire ? » Tonna la voix d'Al.
« Je reviendrais te voir quand tu sera de meilleur humeur. » Fini-t-il peiné avant de tourner les talons pour sortir de la chambre. Les paroles de son frère l’avaient blessé, même s’il savait qu’il ne devait pas les prendre en compte.

Déboussolé, ne sachant plus quoi faire, Edward le laissa partir. L’armure avait du l’entendre parler pendant que lui se trouvait auprès de ses parents.
« Ce n'est pas mon frère, je n'ai pas de frère. Papa et maman m'attendent, je dois les rejoindre. » Se répétait-il inlassablement, l'espoir d'une vie meilleure avec son père et sa mère, l'aidant à tenir.

Les heures passèrent, lassantes, paraissant toujours plus longues les unes que les autres. Riza arriva, un sourire peu commun sur son visage. Elle annonça qu'avec un simple cachet, les effets de la toxine seraient bloqués jusqu'à ce qu'ils se dissipent d'eux-mêmes. Elle lui donna la petite gélule, lui recommandant un grand verre d'eau avec, comme une mère. Elle partit en voyant Izumi arriver, lui adressant son sourire confiant, elle lui expliqua brièvement que tout serait bientôt terminé.

La brune s'avança d'un pas lourd vers le blond, accrochant ses mains sur ses hanches en signe de colère. Elle commença à le sermonner sur son imprudence, se demandant comment il avait pu être suffisamment bête pour se faire avoir comme ça. Par un stupide homonculus, et de la pire des manières.

L'engueulade digne d'Izumi Curtis commença sérieusement à taper sur le système de l'adolescent qui lui hurla de se taire. Interloquée, la femme se tu un instant avant d'ajouter :
« Pourquoi gardes-tu tout pour toi ? Laisse-toi vivre. Personne ne te demande de tout porter sur tes épaules. » Puis elle tourna les talons, à la recherche d'Alphonse qu’elle avait vu errer dehors en arrivant.

Edward la regarda partir, se demandant si ses paroles avaient un sens. Se laissé vivre ? Que voulait-elle dire ? Etait-ce un signe pour qu'il rejoigne ses parents. Ses deux parents qui l'aimaient et qui l'attendaient depuis sept ans… Alors que lui se refaisait une vie des plus étranges dans ce drôle de monde. Il baissa la tête et lorgna la petite gélule au creux de sa main. Devait-il la prendre ? S'il le faisait, cela voulait dire qu'il resterait ici. Dans ce monde inventé, à devoir vivre encore des épreuves difficiles avec des gens qui n'existaient pas réellement. Devoir poursuivre une quête insensée pour un frère qu'il avait inventé. Devoir vivre avec un père absent et une mère décédée, se contentant de substitues à la place. Pourquoi continuer dans son délire alors qu'une vie meilleure, une vraie vie, une où il ne serait qu'un enfant, lui tendait les bras ?

Il se leva lentement, ses pas hachés le menant à la salle de bain. Il lâcha le comprimé dans le lavabo et ouvrit l'eau pour le faire fondre. Il observa l'eau couler alors que le cachet avait depuis longtemps disparu. Cette fois, il avait fait son choix.

Le voyage lui paru plus agréable que les précédents. Quand il rouvrit les yeux sur l'homme en blouse blanche accompagné de ses parents, un léger sourire se plaça sur son visage fatigué.
« Je ne veux pas retourner là bas, je veux guérir. » Annonça-t-il directement d'une voix cassée. Le visage rayonnant de ses parents le conforta dans son idée. Il devait le faire pour eux, pour lui… Pour eux trois, il serait prêt à tout.
« C'est très bien, il faudra procéder par étapes. » Commença le docteur. « Vous devez libérer votre esprit de tout ce qui consolide les hallucinations, vous débarrassez de tout ce qui vous retient dans cet autre monde. » Expliqua-t-il.
« Mes amis ? » Demanda le blond.
Le médecin acquiesça avec un hochement de tête rassurant.

Il se laissa doucement partir, imprimant le sourire rassuré qui ornait le visage de ses parents. Ses parents, qu'il allait bientôt rejoindre pour de bon. Son cœur se gonfla à cette idée, le confortant un peu plus qu’il ne l’était dans sa décision.

« Tu te sens mieux ? Edward ? » Demanda Riza en lui passant la main devant les yeux pour le faire réagir.
« Oui, ça va mieux, juste un peu fatigué par tout ça. »
Elle lui offrit un sourire rassurant en lui ébouriffant ses mèches dorées, cherchant une quelconque trace de mensonge dans ses paroles.

Il observa la femme. Même s'ils n'étaient pas de grands amis, elle faisait partie de ses attaches, des personnes auxquelles il tenait plus qu’il ne voulait bien l’admettre. Alors il devait s'en débarrasser ? L'éliminer elle et les autres aussi ? Tous ceux qui l'empêchaient de retrouver un véritable foyer… Il devait le faire. Après tout, ils n'existaient que dans son esprit, non ?

Le lieutenant Hawkeye se retourna, sans doute pour sortir parler à Alphonse qui se trouvait dans le petit parc avoisinant. Le blond se leva rapidement et l'assomma par derrière en lui portant un coup à la nuque. Elle s'écroula sous le choc et la surprise alors qu'il cherchait de quoi la ligoter. Le cœur du blond battait à un rythme effroyable alors qu’il attachait les mains et les jambes d’une personne à qui il tenait et qu’il venait d’agresser. Pourtant, les doutes et les remords n’avaient plus leur place et seule son envie de sortir de son imagination de faisait agir.

La chance lui sourit et Al arriva seul. Edward pensa que c'était un signe pour l'encourager à aller jusqu'au bout… guérir, vivre, être heureux. Enfin.

Il claqua rapidement des mains et détruisit par surprise les jambes métalliques de son petit frère. Un bruit mat accompagna la chute de l'armure alors qu'il criait sous l'étonnement. Le blond utilisa encore l'alchimie pour lui bloquer les bras et ramena tout les morceaux dans la petite pièce, avec Riza.

A ce moment, la porte de la chambre se fit entendre et il comprit bien vite qu'Izumi faisait son entrée.

Il sortit tranquillement pour retourner dans la chambre, sous les cris indignés de son frère. Izumi s'approcha et lui demanda pourquoi Alphonse hurlait dans la salle de bain. Il chercha un mensonge à toute vitesse mais le regard dubitatif de son maître lui fit comprendre qu'elle avait bien compris que quelque chose clochait. Il la regarda se diriger vers les cris. Alors que la panique montait en lui, elle tomba à genoux, vomissant du sang. Le blond sourit à sa chance, encore un signe pour lui qu'il devait continuer. Certain que même dans cet état Izumi lui flanquerait une raclée, il l'attaqua rapidement, comme il avait fait pour le lieutenant et Al.

L'angoisse s'empara de lui alors que Riza, revenue à elle, commençait à gigoter en l'appelant pour qu'il la détache. Alphonse continuait de crier, lui demandant pourquoi il faisait ça. Les voix stressées et inquiètes, trop fortes, trop élevées, se répercutaient dans sa tête comme un résonnement strident et incessant. Il voulait que ça s'arrête. Il ne voulait plus se poser de questions. Il ne supportait plus d’entendre leurs voix soucieuses se répercuter violemment dans sa tête. Tout ce qu'il voulait, c'était retrouver ses parents, les voir heureux, être avec eux, simplement.

Pourtant, se détacher de ces personnes, aussi imaginaires soient-elle, était bien plus difficile qu'il ne l'avait pensé. Leurs appels et supplications devenaient insupportables et il se plaqua les mains sur les oreilles pour atténuer les bruits, fermant douloureusement les yeux.

« Tout va bien Edward. Tout est dans ton esprit. » Rassura Trisha.

Apaisé par les paroles de sa mère, il se redressa et prit une grande inspiration. Il devait commencer par ce qui le rattachait le plus. Alphonse. Un frère qu'il avait créé par besoin de liens, et qu'il allait détruire pour retrouver sa vraie famille. Plutôt ironique… Mais s'il devait le faire… Il souleva doucement le casque de métal, attiré par le sceau de sang qui liait l'âme de sa création à cette armure. Il se trouva soudain ridicule d'avoir pu vivre dans un monde si absurde.

Comprenant ce qu'il voulait faire, Izumi qui avait repris connaissance, unit son cri à ceux du lieutenant.

Sa voix forte et autoritaire fit stopper le blond alors qu'il avançait dangereusement la main pour détruire le lien de sang. Perdu, il ferma les yeux.

« Tu dois le faire Edward ! Il faut le faire pour nous retrouver. » Tenta de le persuader la voix de Trisha.

N'entendant plus de bruit, il vit son maître l'observer, comme cherchant à le sonder. Il se tourna vers Riza qui avait réussi à détacher ses mains et qui s'attaquait à la corde qui lui bloquait les jambes. Son sang ne fit qu'un tour et il se précipita sur elle pour l'arrêter.

Que devait-il faire ? Qui devait-il croire ? Pourquoi les tuer ? Pourquoi ne pas le faire ? Tout devenait trop compliqué. Il se jeta pourtant sur la blonde pour l'empêcher de se libérer et elle tenta de le bloquer, bien consciente qu'il n'avait pas de bonnes intentions. Il la frappa au visage, l'étourdissant. Il voulait que tout s'arrête, que tout cesse. Des larmes de peur et de désespoir commencèrent à dévaler son visage tandis qu'il luttait contre le lieutenant qui, malgré ses jambes entravées, se défendait bien. Izumi faisait tout pour qu'il s'arrête, tentant de le raisonner pendant qu'Al, médusé par le comportement de son aîné, regardait la scène comme un spectateur. Edward commença à secouer la blonde avec sauvagerie, lui tapant la tête contre le sol carrelé avec moins de force qu’il ne le pensait.

La porte de la salle de bain s'ouvrit avec fracas, révélant le colonel qui avait été alerté par le bruit en arrivant. Il analysa rapidement la situation et se précipita sur Edward. Le blond n'eu pas le temps de réagir. De toute façon, il ne faisait pas le poids contre le colonel, il n'était pas fou, enfin… dans ce monde imaginaire en tout cas. Mustang le souleva pour libérer Riza, à bout de souffle et marquée par les coups violents.

Il tomba à genoux, entrainant le blond qui avait le dos serré contre son torse, bloquant ses bras dont celui de chair avait les muscles tendu à craquer. Tout le monde s'était tut. Seule la voix de Roy se laissait entendre, comme une litanie rassurante. Le menton appuyé contre l'épaule d'Edward, il lui parlait doucement, pour le calmer, pour qu'il cesse de lutter.

Le blond ferma de nouveau les yeux, laissant cette lumière douce et rassurante l'envelopper.
« Qu'est ce qui existe ? » Gémit-il à l'adresse de ses parents.

Malgré ce lieu qui empestait le désinfectant et les médicaments, malgré le visage inquiet et concerné de sa mère, celui plein d'espoir de son père, Ed avait la sensation de sentir l'étreinte inhabituelle et réconfortante du colonel. Une étreinte à laquelle il ne s’attendait pas, l’homme n’ayant jamais eu le moindre geste affectif envers lui. Une affection dont il avait pourtant terriblement besoin.

« Bats-toi Edward ! Je sais que tu as peur, mais tu es fort, tu peux le faire, tu peux nous rejoindre ! » Supplia Trisha en serrant la main de son mari, le visage déformé par l'inquiétude.

Le blond les regarda. Ses parents. Il aurait tout donné pour retourner auprès d'eux, pour vivre comme un enfant, une vie normale et plus douce. Pourtant, sa famille était là-bas, aussi imaginaire qu'était ce monde étrange. Il était orphelin, oui, pourtant il avait un frère qu'il aimait plus que tout, un maître qui faisait office d'image maternelle malgré sa rudesse et aussi… les militaires. Toute l'équipe était pour lui une famille d'adoption et même s'il ne le disait pas, il les aimait.

« C'est vrai maman. Je suis fort. Mais je les aime. Pardon. » Souffla-t-il en fermant les yeux pour repartir.

Il sentit de nouveau les bras forts l'encercler, la voix douce, comme il ne l'avait jamais entendu du colonel, ses mots apaisants, sa présence, sa douceur malgré ce qu’il venait de faire. Il se relâcha complètement, laissant libre cours à ses larmes et se tourna pour serrer l'homme dans ses bras en quête de pardon. Il perçut bien vite Riza qui venait de lui poser une main sur la tête, lui caressant les cheveux comme pour lui dire qu’elle lui avait déjà pardonné. Oui, ils étaient sa famille.

Quelques heures plus tard, le colonel veilla à ce qu'il avale bien le traitement cette fois-ci, le dardant de son habituel sourire mesquin qu’il avait ressorti pour l’occasion. Pourtant, tout était différent à présent. Ils savaient. Ils connaissaient ses doutes, ses peurs, se qu’il se refusait d’admettre depuis trop longtemps.

Edward s'endormit tranquillement bercé par les légers bruits métalliques de son frère qui lisait tranquillement depuis qu'il l'avait réparé.

Il se réveilla en sursaut, dégoulinant de sueur, les cheveux digne d'une meule de paille. Alphonse était plongé dans la lecture d'un livre, comme souvent lorsqu'il dormait. Un des livres qu'il devait ramener à la bibliothèque…

Fin

Cliquez ici pour commenter !

_________________________________________________
Bras droit de la dictatrice è_é
Bras gauche et soeur de Dam-Vinou, le chinois fourbe. Gỏi cuốn tôm est mon nom !
Tôi có bàn tay đầy ngón tay Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 583145--- Ebi desu ! Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] 875776
Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Untitl11
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur http://jaakunakokoro.forums-actifs.com/

Contenu sponsorisé


Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Empty
MessageRe: Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+]   Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+] Icon_minitimePublié le :

Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre :
 

Les One-Shot d'Edofanart [G à 18+]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 7 décembre: Rennes de Noël avec la big shot!
» 10 septembre: carte big shot!
» la big shot ou cuttlebug
» big shot électrique ?
» shot Kal et Lahatoot
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Phoenix Fictions  :: Publications :: Animés/Manga :: Fanfictions :: Fullmetal Alchemist-

Suivre Phoenix Fictions

FacebookTwitter
Myspace

Design et contenu faits pour Phoenix Fictions, merci de ne pas les utiliser sans permission
Forum propulsé par Forumactif.
Webmaster : MikanThème : Phoenix Fictions v 5.0©.
Dernière mise à jour le 03/03/2015