Partagez

 Des Rails (AP) Yaoi

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivantAller en bas
AuteurMessage

Whyle

Whyle
Assistant

Messages : 230
Féminin Inscrit le : 22/03/2010

Des Rails (AP) Yaoi Empty
MessageDes Rails (AP) Yaoi   Des Rails (AP) Yaoi Icon_minitimePublié le : Mar 23 Mar 2010 - 4:56

)...&...(

Et voilà, mon premier Royed. J'espère sincèrement qu'il va vous plaire. Étant inexpérimentée dans ce domaine, je n'ai pas voulu faire de fautes. Si jamais vous sentez que quelque chose cloche, merci de me le signaler rapidement.
J'ai tenu à donner un sens précis et concret à cette relation sulfureuse entre les deux personnages les plus populaires de la série. Veuillez m'excuser à l'avance pour le manque d'action, et l'importance accordée à la réflexion et description.

Situation : Roy Mustang est à Rush Valley pour une mission, hébergé chez Mlle Rockbell. Edward est lui aussi dans cette ville, mais en congé. Alphonse quant à lui, est absent, occupé à Dublith. Le colonel doit aujourd'hui prendre le train en direction de Central, pour des motifs militaires ...

Rating : [AP]

/Annonce/: Ce Two Shot est actuellement en tentative de réécriture. Les chapitres réécrits sont publiés à la suite des chapitres originaux, et les changements apportés à ce derniers seront soulignés en gras. Merci de votre compréhension ;p !

)...&...(

Je ne vois pas quoi ajouter de plus, mis à part de vous souhaiter une bonne lecture ;p !
Pour commenter, c'est ici


Dernière édition par Whyle le Jeu 29 Avr 2010 - 6:49, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur http://becausebanana.wordpress.com/

Whyle

Whyle
Assistant

Messages : 230
Féminin Inscrit le : 22/03/2010

Des Rails (AP) Yaoi Empty
MessageRe: Des Rails (AP) Yaoi   Des Rails (AP) Yaoi Icon_minitimePublié le : Mar 23 Mar 2010 - 4:57

Sensations : -Ouïe : les sifflements des trains, le brouhaha de la gare, les annonces des compagnies de train
-Toucher : le siège confortable en tissu du train
-Odorat : la fumée dégagée par la locomotive du train
-Vue : un compartiment de train à peine rempli, avec deux ou trois passagers à son bord.

)...&...(

Roy était parti bien à l'heure, ce matin-là.

Le colonel Mustang avait bien prévu son coup, s'étant levé une heure et demie avant le départ de son train à la gare de Rush Valley. Il s'était réveillé avec plus ou moins de douceur, avait pris son petit-déjeuner en compagnie de Winry dans une léthargie évidente, s'était ensuite douché, habillé, coiffé et s'en était finalement allé rapidement sans perdre une minute de plus vers la gare de Rush Valley, en ayant même pris le soin d'avoir été faire un tour aux toilettes. 'Prudence oblige ...', pensait-il intérieurement.
Tout ce beau programme bien organisé n'avait duré qu'une heure et quart. Le retard étant dû à un petit blond colérique, hébergé lui aussi chez sa mécanicienne Winry ; qui refusait de se lever pour accompagner « son bâtard de colonel » un dimanche matin, à 7h30 pétantes. Cependant, le jeune homme se calma vite à la vue et au toucher délicat de la clé à molette préférée de sa mécanicienne Winry, qui voulait absolument qu'Edward accompagne son supérieur.

C'est donc accompagné de son subordonné à moitié endormi, Winry ne l'ayant pas tout à fait réveillé malgré tous ses efforts possibles et inimaginables ; que Roy et ses deux acolytes blonds, la jeune fille ayant énormément insisté pour venir avec les deux hommes, afin de surveiller le plus jeune pour qu'il ne déguerpisse pas en route ou ne pousse pas 'accidentellement' son supérieur sous un train; couraient à toute vitesse pour prendre le train en direction du cœur du pays, Central. Alphonse était absent malgré lui ce jour-là, retenu à grands regrets chez son maître Izumi pour un entrainement spécial « de la mort qui tue ».
Après une longue course effrénée, et la difficile localisation de la gare de Rush Valley, Roy monta de justesse dans son train, sous le regard des deux blonds essoufflés. Cependant, ce que n'avait pas prévu le colonel, c'était que son train avait quelques minutes de retard. Roy soupira longuement pour reprendre son souffle, et se dirigea vers son compartiment. Il s'assit devant sa fenêtre, posant sa petite valise à côté de lui, et le paquet contenant une petite tarte aux pommes préparée par Winry sur la table de voyage du train.
Avec surprise, il entendit un petit tocquement sur sa vitre, et aperçut Edward et Winry en face de lui sur le quai, de l'autre côté de la fenêtre du train. Roy abaissa rapidement celle-ci pour pouvoir parler avec les deux jeunes blonds.

'A cause de vous et de vos stupidités habituelles, on a couru comme des dératés à travers la ville pour rien ! Et en plus, j'ai même pas pu faire ma grasse matinée !! Franchement colonel, vous êtes vraiment chiant quand vous vous y mettez !!!', se plaignit Edward, un peu irrité par le manque de sommeil.
'Tu n'étais pas obligé de venir Fullmetal ... Mais cela me touche de voir à quel point tu tenais à m'accompagner !', répliqua Roy, un peu amusé par la mauvaise humeur d'Edward.
'Arrêtez vos conneries ! Si vous croyez que j'avais le choix ...', soupira Edward, avant de se faire frapper par la clé de son amie.
'C'est ton supérieur quand même !!', déclara Winry, en essayant de le sermonner.
Edward ne l'écoutait plus, bien trop occupé à se masser le crâne en soupirant de plus belle. Roy se mit à rigoler doucement, devant l'attitude de son jeune subordonné.

Soudainement, le sifflement de vapeur du train retentit, interrompant leur discussion et la bonne humeur générale. Le train commença lentement à se mettre en marche, annonçant le départ imminent.
'Revenez quand vous voudrez Mr Mustang !', lui adressa Winry d'un ton joyeux. Tout à coup celle-ci, prit sans prévenir la main d'Edward, faisant avec l'autre de grands gestes d'au revoir. Ce qui surprit Edward, peu habitué aux contacts avec d'autres personnes. Il rougit sans s'en rendre compte, et un petit sourire se dessina sur son visage. Le jeune homme, encore un peu rouge sous l'émotion, décida ensuite d'imiter son amie, en faisant de grands gestes de la main à son supérieur.
'Ne faites pas trop de conneries colonel !!', s'exclama-t-il.
Roy lui sourit par la fenêtre, avant de se rassoir convenablement. Son sourire présent sur ses lèvres s'effaça aussitôt, pour laisser place à un petit pincement au cœur.

)...&...(

Oui, le colonel Mustang était parti bien à l'heure, ce matin-là.
Et maintenant il était seul, faisant face à un siège vide devant lui ... et à un paquet contenant un gâteau fait par Mlle Rockbell. Winry ... Roy ne détestait pas spécialement cette jeune fille. Elle était gentille, un peu naïve ... mais très ordinaire. Beaucoup trop ordinaire à son goût. Cependant, en se remémorant ce petit geste tendre qu'elle avait fait avec Edward, et les conséquences que celui-ci avait eu sur le jeune homme ; Roy ne pouvait plus supporter cette Winry.
Winry et surtout l'amour qu'elle éprouvait pour Edward. Ce fait était évident, tout comme l'amour qu'il portait en retour à son amie. Le jeune blond n'aurait pas rougit sinon, et n'aurait pas été surpris. Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure tellement leur amour était flagrant ... et insupportable.
Cette soudaine pensée accentua le pincement au cœur de Roy. Au contraire en tant qu'aîné d'Edward, il devrait se réjouir du bonheur innocent et nouveau partagé entre Winry et Edward. Cependant, rien qu'à la pensée de les imaginer ensemble, Roy sentait monter en lui un profond dégoût, et devenait de mauvaise humeur. Edward méritait plus, plus qu'une simple campagnarde, qu'une fille de seconde classe.« Pourquoi elle ? », pensa l'homme brun rageusement. De toute façon, Edward ne pourrait pas passer du temps avec elle, ayant d'autres responsabilités. Il ne devait pas délaisser son travail en faveur de cette fille. « Ne pas me délaisser ... », pensa subitement Roy au plus profond de lui. Ce qui l'étonna au plus au point. Il n'était pas jaloux de cette fille tout de même ?

Perturbé, le colonel pensa qu'il devait être un peu fatigué pour en vouloir autant sans raison valable à une jeune fille si innocente. Son esprit commençait vraiment à dérailler ... L'homme brun sortit de sa valise quelques dossiers, qu'il devait absolument traiter pour le lendemain, histoire de se changer les idées, et de se les remettre en place. Roy commença à se concentrer, essayant de retenir en quoi consistait sa mission future, dans quel état financier et militaire était l'Etat, quels seront les réformes futures qui se mettront en place, ... mais tout cela en vain. Rien à faire pour lui, même s'il essayait plus que tout au monde de fixer son esprit sur ses feuilles.
Roy entendait la voix d'Edward résonner en lui : « Ne faites pas trop de conneries colonel ! » Et lui alors ? Edward en faisait surement une énorme en sortant avec cette Winry. Pourquoi perdrait-il son temps avec elle ? De plus, Roy ne savait même pas s'ils étaient vraiment ensemble ou pas. Tout ceci pouvait n'être qu'une illusion de son esprit, fondé sur la vision des deux blonds main dans la main ...

Ce dernier soupira longuement, essayant de ne plus penser à tout cela. L'homme brun était complètement désemparé devant tous les sentiments qui se bousculaient en lui, et qu'il n'arrivait pas à identifier. Peur ? Angoisse ? Colère ? Fatigue ? Ou bien ... Amour ? Jalousie ? Roy était perdu dans ses pensées, avec ces émotions qui n'avaient ni queue ni tête.

L' homme brun se mit à observer le paysage, perdant son regard dans la campagne du pays ... essayant de se sortir de toutes ses pensées qui agressaient son cœur et son âme. Lui, si mature, si habitué à cacher ses sentiments à ses ennemis, ses concurrents pour la place du Führer et à ses subordonnées pour ne pas souffrir ; était maintenant en proie aux doutes et aux confusions.

Malgré tout cela, le visage d'Edward lui revenait sans cesse en tête, avec ses cheveux blonds si beaux. Roy se mit à imaginer quelle sensation pouvait-il ressentir s'il caresserait sa chevelure, passant ses doigts dans ses mèches, défaisant sa tresse ... Ce sentiment devait être agréable. Et ses yeux si beaux et mystérieux, empreints de tant de détermination captivaient Roy. Celui-ci appréciait beaucoup Edward grâce à toute la force qui pouvait se lire dans ces yeux si magnifiques, dans ce regard à vous couper le souffle. Le colonel s'imagina comment il pourrait se sentir si son subordonné se mettait à le regarder les yeux dans les yeux, pendant longtemps ... Ce devrait être étrange et génial. Un échange de regard à vous faire battre le cœur à la chamade. Et sa voix douce, encore innocente, pas encore touchée par le phénomène de la mue ... Roy se demanda quel effet cela lui ferrait si Edward murmurait son nom au creux de son oreille ...

A cet instant précis, Roy se mordit la lèvre inférieure, honteux de penser cela d'Edward. Honteux d'être en train de ressentir un sentiment étrange qui faisait battre son cœur en s'imaginant le doux murmure du jeune homme. L' homme brun, un peu paniqué, se rendit compte d'une chose qui l'effrayait. C'était son prénom qu'il voulait entendre de la bouche de son subordonné, quand celui-ci serait heureux ou content. Ou pire, quand celui-ci jouirait pendant et après une nuit bien mouvementée, le corps chaud en sueur contre le sien. Roy voulait donc que son prénom soit soupiré par Edward, d'une façon assez séduisante, ou sexy, ou bien langoureuse ? Avec en prime une belle intonation sur le –oi et un beau roulement du –r avec la langue. L'intéressé paniqua un peu, pensant qu'il devait vraiment être crevé pour penser à ces folies. Ou bien qu'il devait halluciner, ou bien cauchemarder. Mais sa curiosité, excitée par l'imagination, ne voulait pas s'arrêter là, et son propriétaire ne pouvait plus la maitriser. C'était trop tard, Roy était déjà en train de prendre du plaisir à s'imaginer tous les détails concernant son subordonné.

Et le corps d'Edward ... comment était-il ? Fort, musclé, puissant, viril ? L'avait-il déjà vu torse-nu ? Roy se sentit un peu coupable à cette pensée. Et ses mensurations intimes ? Il secoua la tête, essayant vainement de faire disparaitre ces débuts de fantasme de sa tête, refoulant par la même occasion toutes les questions plus ou moins perverses qui s'embrouillaient à présent dans son esprit.

Comment pouvait-il penser cela de son subordonné ? Lui, Roy Mustang, le Flame Alchemist, le héros d'Ishbal, le Dom Juan de Central, le beau ténébreux au sourire énigmatique, était en train de fantasmer sur le Fullmetal Alchemist. Son subordonné, d'au moins 15 ans son cadet et d'une tête et demie de moins que lui. Mais surtout, Roy était en train de se rendre qu'il ressentait des sentiments pour lui. Pour un homme. Un homme ...

Soudainement, Roy prit peur et paniqua. Son esprit déraillait au plus haut point. Il devenait homosexuel, le comble pour ce coureur de jupons. Il se leva subitement de son siège, et se dirigea rapidement en tremblant vers les toilettes. La-bas, il s'aspergea le visage, essayant de se calmer du mieux qu'il pouvait. Il se regarda dans le miroir, pour voir apparaître un visage crispé par la peur et l'angoisse de la vérité. Ce dernier ne pouvait pas supporter l'évidence, il était en train d'être jaloux, jaloux de cette Winry. Et de tomber amoureux d'un jeune homme. Cela était insensé pour l'époque ... et pour lui. Comment pourrait-il regarder Edward en face alors qu'il était amoureux de lui ? Seuls les fous, les faibles et les trouillards tombaient, même rarement encore, sous le charme d'un autre homme. Cela allait à l'encontre des préceptes de Mère Nature et de la religion actuelle ... Mais pour Roy, renier cet amour serait renier son âme. Il ne pouvait pas mettre de côté ses sentiments si forts, qui s'imposaient et se révélaient maintenant dans son cœur.

Il aimait Edward, c'était certain. Et cet amour nouveau lui faisait perdre la tête, le faisait trembler de peur. Peur d'être découvert dans ce péché, cette faute commise par amour incroyable et insensé. Mais surtout, l'homme brun avait peur qu'Edward ne veuille plus le voir et le regarder en face en apprenant ce lourd secret. Roy comprenait maintenant d'où venait toutes ses moqueries à l'égard du jeune homme, cette attitude de protection qu'il avait envers lui, et surtout ce sentiment de bien-être à sa présence. L' homme brun perturbé soupira longuement, avant d'aller se rassoir aussi tranquillement que possible. Heureusement pour lui, son compartiment n'était pas plein, au contraire.

Soudainement, son regard tomba sur le paquet de la tarte aux pommes de Winry. Winry ... Une vague intense de colère s'immisça en Roy à la pensée de cette jeune fille. Pourquoi aurait-elle droit d'aimer ouvertement Edward, et pas lui ? Parce qu'elle était une femme ... et lui un homme. Roy fulmina de dégout et de jalousie, piqué à vif par la haine.

Il ouvrit rageusement le paquet, et trouva un couteau à l'intérieur en plus de la tarte. Il l'empoigna, et commença à l'enfoncer bestialement dans la pauvre tarte, la massacrant davantage au fur et à mesure que le visage doux et beau d'Edward lui revenait à l'esprit. Chaque coup de couteau donné dans la tarte le défoulait, même si cette méthode était assez puérile et inutile, elle lui procurait un sentiment d'apaisement non négligeable pour ce pauvre homme. Déjà stressé par ses ambitions grandioses et risquées, son travail, la vengeance qu'il devait accomplir pour son ami Hugues, et maintenant la découverte de son homosexualité, ... Roy ne savait plus quoi faire.

Il admira avec une certaine fierté la tarte détruite et écrabouillée par sa colère devant lui. Des quartiers de pommes s'étalaient dans tout le paquet, et la pâte était réduite en bouillie, le tout devenait ragoutant. Roy ouvrit la vitre du train, et sans aucune hésitation, balança par la fenêtre la tarte défoncée. Oubliant un peu de sa peine et tristesse qui l'envahissait en repensant à la mécanicienne, à Edward, et ... à la crainte d'être repoussé. D'être incompris dans son amour, et pris pour une espèce de monstre fou.

Roy se remit sur son siège, et commença à essayer de trouver une solution. Soit il allait trouver Edward pour confirmer son amour brulant de désir et lui déclarer, au risque de souffrir atrocement; soit il allait tranquillement à Central, enterrant son amour pour toujours dans son cœur, le faisant cruellement souffrir au possible. Deux choix, deux moyens de souffrance ... mais qu'une seule et unique solution. Sa conscience conseillait d'oublier cet amour et de se préoccuper avant tout de son avenir au sein de l'armée ; mais cependant, son cœur lui criait d'aller serrer Edward dans ses bras. Après tout, il avait peut-être sa chance avec Edward.

Soudainement, une annonce interrompit Roy dans ses réflexions mentales.
'Arrêt dans cinq minutes à la gare d'Alberville !'
Cette interruption pour Roy ne pouvait signifier qu'une seule et unique chose. Qu'est-ce qu'il devait faire ? Prendre le prochain train pour Rush Valley à ce quai d'Alberville. Et ensuite rejoindre Edward à tout prix, ignorant ses contraintes de travail. Roy devait aller le retrouver, soudainement prit d'une atroce envie de le revoir.

Pour la première fois depuis quelques heures, un sourire énigmatique se dessina sur les lèvres du colonel Mustang. Il avait eut une saute d'humeur joyeuse, doublée d'une détermination inébranlable. Le jeune homme brun rassembla ses affaires, et commença à se préparer pour entamer un autre voyage. Un voyage risqué vers l'élu assez spécial de son cœur, et la déclaration surprenante qu'il lui ferrait. Le train s'arrêta finalement peu de temps après la décision prise par Roy.
Mustang sortit du train accueilli par un soleil radieux. Son sourire déjà présent sur ses lèvres s'accentua. Et, sans perdre une minute, il se dirigea rapidement vers les guichets de la gare en quête d'un train en direction de Rush Valley, si possible le plus tôt et rapide. Grâce à son statut de colonel, Roy obtint sans grande difficulté un billet pour le train n°1618 en direction de Rush Valley, qui passait dans une demie-heure. L'homme brun s'installa sur un banc près des quais et commença à soupirer.

'Ca passe ou ça casse ...'

)...&...(

Merci énormément d'avoir pris la peine de me lire ;p ! En espérant que cela vous a plu et que vous voulez bien la suite ! =) !
[Ajouter un commentaire]


Dernière édition par Whyle le Mer 28 Avr 2010 - 9:32, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur http://becausebanana.wordpress.com/

Whyle

Whyle
Assistant

Messages : 230
Féminin Inscrit le : 22/03/2010

Des Rails (AP) Yaoi Empty
MessageRe: Des Rails (AP) Yaoi   Des Rails (AP) Yaoi Icon_minitimePublié le : Mar 23 Mar 2010 - 4:58

Sensations : -Vue : Une petite salle composée de quelques tableaux, une table et une fenêtre ouverte.
-Goût : Un café assez amer, parfait pour se réveiller
-Ouie : Un calme et silence des plus complets, propices à une grande concentration. Seule une horloge vient rythmer cette ambiance paisible

)...&...(

Planté devant sa feuille resplendissante de blancheur et un stylo à la main, un jeune homme à la chevelure d'une couleur d'or étonnante soupira longuement, désespéré par son manque total de concentration. Depuis bientôt une heure, Edward n'arrivait pas à se défaire de l'image entêtante d'un trentenaire brun et ambitieux, assis derrière la vitre d'un train en arborant un sourire amer. Cette expression si peu commune au colonel avait retenu l'attention du Fullmetal en raison de sa surprise. Aussi longtemps qu'il avait connu Mustang, jamais il n'avait vu une pareille marque de malaise sur son visage.

Un autre soupir. Levant finalement le nez de ses feuilles de travail encore vierges d'écriture, le jeune homme tendit la main vers la tasse en porcelaine posée sur son bureau. Lentement, il porta le liquide brun brulant contenu par celle-ci à ses lèvres, afin de le réveiller un peu plus en stimulant sa matière grise dans l'espoir de pouvoir travailler. Malheureusement pour le jeune alchimiste, son esprit têtu refusait catégoriquement de penser à autre chose qu'au sourire triste présent sur les lèvres de Mustang. Inquiet par son comportement des plus suspects, Edward posa sa main gauche contre son front.

« Étrange, il n'y a aucune trace de fièvre ... alors pourquoi ai-je l'impression de devenir fou ? Pourquoi diable je n'arrête pas de me faire du souci à son sujet ? », se demanda le jeune homme, totalement perplexe sur ce qu'il lui arrivait.

Il était incapable de comprendre pourquoi il s'inquiétait tellement du fait que la vision de lui et Winry main dans la main gênait Roy. Après tout, vu les circonstances, tout cela pouvait paraitre plutôt normal. Un jeune colonel talentueux qui rêvait de devenir Généralissime afin de sauver son pays de la fatalité imposée par les homonculus ne pouvait être serein et paisible tous les jours. Comme Edward, Roy devait surement être stressé par ses lourdes responsabilités, fatigué de sa lutte contre les homonculus, et surtout, traumatisé par un des évènements les plus marquants de sa vie : la guerre d'Ishbal. Ainsi, il semblait tout à fait possible que Roy soit jaloux d'un geste d'affection, d'une paix éphémère. Un être qui côtoie chaque instant de sa vie la souffrance a le droit de désirer lui aussi quelques instants de bonheur illusoire.

A cette pensée, Edward se sentit moins coupable, comme s'il pouvait sentir un poids s'enlever de ses épaules éreintées par la pression. Soulagé, il soupira une troisième fois. Il était angoissé à l'idée d'avoir causé une souffrance pour son colonel. Parce que même si le jeune homme blond refusait de se l'avouer depuis qu'il avait rencontré Roy, Edward l'admirait. Mustang était comme un modèle pour lui.

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, le jeune homme blond avait envisagé que l'homme ténébreux et lui se ressemblaient. Un peu. Ils avaient tous les deux connus un enfer qui les avait marqués au fer rouge dans leur esprit : Edward la perte de sa mère ainsi que sa tentative de transmutation humaine, Roy la guerre d'Ishbal et son génocide. Le Fullmetal avait donc supposé que son colonel vivait avec la même punition que lui : le sentiment incessant de se sentir coupable d'un drame horrible, d'être la cause d'un malheur atroce pour quelqu'un. Quelque part, cela le rassurait. Edward se sentait moins seul dans ce monde, en imaginant qu'il y avait quelqu'un qui souffrait comme lui, et qui pouvait le comprendre. Un semblable.

Cependant, le jeune homme blond avait peur que cette admiration pour son colonel ait évoluée petit à petit en quelque chose de plus fort, de plus intense et de plus incontrôlable. Honteux de ressentir de tels sentiments pour Mustang, Edward avait banni de son esprit cette idée néfaste et dangereuse aussi vite qu'elle était venue en lui. Malgré cela, une question se répétait inlassablement dans son esprit.

Peut-être qu'il l'aimait bien en fin de compte ...

Le jeune homme blond reposa sa tasse de café maintenant devenue froide sur son bureau couvert de feuilles blanches. Il la regarda d'un air étrange, comme si elle était la cause de son délire intérieur. Lui, le Fullmetal Alchemist, Edward Elric, tombé amoureux du colonel Mustang ? Quelle belle ironie ! La meilleure blague du siècle !! Décidément, le café avait des effets nocifs sur le jeune homme.

Dernier soupir. Il reprit en main son stylo et commença finalement à noircir les quelques feuilles qui trainaient sur son bureau, en attendant sagement l'heure du déjeuner. Il fallait qu'Edward trouve un moyen d'oublier ses penchants amoureux dangereux pour lui-même. Un homme ne peut pas en aimer un autre ..., pas vrai ?

)...&...(

“Tic-Tac ... Tic-Tac ... Tic-Tac ... Tic-Tac ...”

Le bruit calme et incessant de l'horloge résonnait dans toute la pièce, faisant écho à la respiration paisible du jeune homme endormi sur son bureau. La fatigue et le stress provoqués par ses sentiments envers l'homme ténébreux avaient eu raison de lui. Il était étendu sur ses feuilles à peine griffonnées, le bras droit se balançant dans le vide pendant que l'autre lui servait d'oreiller.

Brisant cette étrange atmosphère de paix éphémère, un petit tocquement sur la porte de la pièce se fit entendre, tirant brusquement Edward des bras de Morphée. Surpris, il se redressa sur son siège, et frotta ses yeux afin de se réveiller le plus possible. En émettant un petit gémissement afin de manifester son mécontentement, le jeune homme se leva finalement avec quelques difficultés vers la porte, afin de découvrir qui était l'idiot qui l'avait dérangé. Il ouvrit doucement la porte, mais stoppa immédiatement son geste lorsqu'il découvrit avec stupeur qui se tenait devant lui, un petit sourire au coin des lèvres.

'Edward ... encore au boulot à ce que je vois.', déclara Roy d'un ton assez moqueur, se retenant de ne pas éclater de rire devant les yeux dorés écarquillés de surprise qu'arborait son subordonné.

'Mais ... qu'est-ce que ... vous faites ici colonel ?', demanda Edward, avec une voix éraillée qui trahissait son réveil soudain.

'Je vois que tu es heureux de me revoir. Je t'ai manqué ? Hé bien ... Tu travailles encore à cette heure-ci ?', répondit l'homme brun avec un sourire, esquivant la question qui lui était posée.

'O-Oui, je travaille ... mais vous n'avez toujours pas répondu à ma question ...', commença Edward en bafouillant, avant d'être interrompu par son colonel préféré, qui venait d'entrer dans la pièce, ne voulant pas rester éternellement devant la porte. Il frôla Edward, lui faisant ainsi sentir son doux parfum et sa présence rassurante. Le jeune homme blond se retint à grande peine de ne pas frissonner à son passage, désorienté par tout ce qui se passait actuellement. Il n'arrivait pas à croire que tout cela était vrai. Le colonel était là, devant lui, alors qu'il aurait du être à Central. « Est-ce un rêve ? Une occasion en or à ne manquer sous aucun prétexte ? Ou bien un signe pour m'encourager à me lancer une fois pour toutes ? », se demanda intérieurement Edward.

'Winry ne va pas être contente si son petit-ami bosse autant ...', déclara Roy d'une voix amusée, en essayant de ne pas montrer sa tristesse au sujet de la relation entre Edward et sa mécanicienne.

'Dites-moi d'abord ce que vous faites ici colonel, vous ne deviez pas ... A-Attendez ! Qu'est-ce que vous venez de dire ?', l'interrogea-t-il, surpris par le terme utilisé par son supérieur. « Petit-ami ? Mais qu'est-ce qu'il raconte ? », pensa Edward, pris totalement au dépourvu.

'Qu'est-ce qu'il y a ? Ce n'est pas encore officiel c'est cela ? En tout cas bien joué Fullmetal !', s'exclama Roy d'un ton enjoué qui sonnait étrangement faux aux oreilles d'Edward.

'M-Mais ne vous méprenez pas ! Il n'y a rien entre nous deux ! Mais qu'est-ce qui vous fait dire cela ?', s'écria ce dernier, qui voulait absolument que Roy comprenne la vraie situation. Edward était libre, et son cœur attendait désespérément l'homme ténébreux.

'Sur le quai de la gare. Vous vous teniez la main. Et tu as rougi comme une pivoine. Cela aurait été impossible de devenir plus rouge que toi à ce moment là. La crevette s'est métamorphosée en une écrevisse on dirait ...', déclara Mustang d'un ton posé et étrangement peu chaleureux. De plus, son regard auparavant joyeux était devenu subitement amer et lointain en prononçant ces simples paroles.

'J'étais surpris ! C'est tout !!', se défendit le jeune homme, tel un enfant qui avait commis une faute dont il n’était pas coupable. Edward n'arrivait pas à comprendre l’attitude inquiétante de son supérieur. D'un côté il semblait heureux de penser qu'il s'était trouvé une petite-amie, mais d'un autre ... Roy avait l'air de souffrir de cette situation. On aurait presque dit qu'il lui en voulait d'être soi-disant aimé par Winry.

'Surpris ? Depuis quand rougit-on lorsque l'on est surpris ?', répliqua le malheureux, qui refusait de croire ce qu'Edward s'efforçait de lui expliquer. Pour le colonel, tout était perdu. Edward lui était perdu. Désespéré, il tentait de tromper les apparences en faisant avouer au jeune homme son amour pour Winry. Même si cela lui brisait le cœur. Maintenant, il était confus, ayant perdu tous ses repères. Il ne se rendait même plus compte de ce qu'il faisait, de ce qu'il disait. Il était à deux doigts de s'effondrer, ayant perdu toute la motivation qu'il avait il y a quelques heures.

'Je ... En fait ... C'était la course de la maison jusqu'à la gare qui m'a essoufflé !!', s'exclama Edward, essayant vainement de convaincre son supérieur. En fait, il était angoissé de lui confier la vraie raison de son rougissement.

'C'est cela oui ... Tu es doué pour beaucoup de choses, mais pas pour inventer des excuses Fullmetal. Tu as des sentiments pour ta méca—', commença Roy avant d'être violemment interrompu par Edward.

'NON !', hurla le jeune homme, agacé par le délire de son supérieur. Visiblement, quelque chose n'allait pas avec lui. Et Edward voulait à tout prix savoir ce qui le torturait de l'intérieur. 'Je ... C'est juste que ... je ne suis pas habitué aux contacts physiques avec les gens ...', confia le jeune homme blond, espérant que s'il révélait ses secrets, son colonel suivrait peut-être son exemple. Il le regarda droit dans ses yeux bruns, en essayant de découvrir un semblant de curiosité chez Roy.

'Qu'est-ce que tu racontes ?', demanda-t-il, s'étant calmé en voyant l'attitude presque désespérée de son subordonné. Il lui semblait qu'Edward réclamait toute son attention, mais sans pour autant lui dire franchement. Tout cela s'était passé sans parole, rien qu'avec le regard. Edward était vraiment un jeune homme intriguant, ce qui le rendait tellement attirant.

Le jeune homme prit une grande inspiration avant de commencer, en murmurant presque ses paroles, troublé par l'écoute attentive de Roy. 'Les gens, les relations sociales ... Tout cela me perturbe, je me sens si mal à l'aise dans ces moments-là. Chaque fois ... je suis déstabilisé par le moindre contact ... et je ne peux pas contrôler mes émotions. Et mes auto-mails n'arrangent rien, j'ai encore plus de mal avec les autres à cause de la froideur du métal. J'ai peur de m'approcher trop près d'eux, de faire un faux-pas ou un mauvais geste qui pourrait tout gâcher ou les brusquer. Et ne vous mettez pas à rire non plus !', s'exclama Edward en entendant le rire de son supérieur.

Le jeune homme s'était confié si sincèrement, que Roy se sentit obligé de le croire, mettant fin à tous ses soupçons sur sa relation avec la mécanicienne. Cela était si émouvant de le voir si fragile, pouvant se briser aussi facilement. Cependant l'homme brun commença à rire nerveusement, emporté par toutes ses émotions. Il était soulagé qu'Edward n’appartenait à personne, et heureux que celui-ci se confie à lui. Cela le rendait plus proche de son subordonné, et l'ambiance se détendit à fil des rires du colonel. Malgré les regards faussement outragés d'Edward, qui était totalement surpris de voir Roy se moquer de lui, alors qu'il n'y a que quelques instants, il le menaçait presque pour qu'il avoue un amour inexistant pour Winry. Ce côté mystérieux rendait Roy incroyablement charmant aux yeux du jeune homme blond.

'Ce n'est pas parce que vous avez l'habitude des contacts physiques avec les gens que vous avez le droit de vous moquer de moi !', s'exclama Edward qui se sentait un peu ridicule, ses joues prenant subitement une douce teinte écarlate.

'Je n'oserai jamais voyons ... Mais, par contacts physiques ... qu'est-ce que tu sous-entends ?', demanda-t-il d'une voix encore un peu moqueuse, en séchant les larmes de joie qui brillaient dans ses yeux bruns. Il devenait de plus en plus curieux à propos de son subordonné, cherchant à connaitre le plus de choses sur lui, les moindres détails, afin de peut-être pouvoir devenir plus proche.

Edward détourna la tête, gêné de se confier autant à son colonel. Il n'osait plus le regarder en face, de peur de croiser ses yeux ténébreux le fixer attentivement. 'En fait ... particulièrement les contacts peau contre peau ...'

Instinctivement, et poussé par la joie d'apprendre que le jeune homme était célibataire, Roy se mit à avancer lentement sa main vers le visage droit et fin planté devant lui. Il caressa doucement la joue du jeune homme, effleurant agréablement sa peau lisse, en essayant toutefois de ne pas trop le brusquer. Mustang se surprit lui-même de ce geste, sentant une rougeur incontrôlable naitre sur ses propres joues. Quant à Edward, le battement de son cœur s'accéléra subitement sous l'effet de la surprise, pris totalement au dépourvu. Il ne l'aurait jamais cru capable de faire une telle chose, et avec une incroyable douceur qui le fit frissonner. Le jeune homme se mit à rougir intensément, sentant que leur relation avait évolué un peu plus vers de l'affection, dépassant les frontières professionnelles de l'armée. Edward tourna subitement la tête vers Roy, son regard doré trahissant encore un peu son incompréhension . « Pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? », pensa-t-il, perturbé par les agissements de son colonel.

'Comme ça ?', répondit simplement ce dernier avec un sourire malicieux, pouvant sentir toute la perplexité de son subordonné.

Edward resta interdit pendant un petit moment, avant de se reprendre du mieux qu'il pouvait. Cette situation incroyable et presque irréelle était une occasion en or. Il ne fallait absolument pas qu'il la laisse filer sans rien faire. 'Oui ... mais cela n'est pas ce qui me perturbe le plus.'

'Ah bon ?', demanda Roy, un peu surpris par les paroles du jeune homme.

'Il ... Il y a aussi les contacts avec les ... lèvres qui me mettent assez mal à l'aise.', déclara Edward, une lueur de peur luisant dans ses yeux dorés, en même temps que son visage s‘empourprait légèrement. Il s'était lancé, offrant à son colonel l'occasion de l'embrasser. La décision d'aller plus loin était entre les mains de Roy, ce qui angoissait énormément Edward, le jeune homme étant tendu au maximum, guettant toutes les réactions possibles de l'homme brun.

'Avec les lèvres ?', déclara l'homme brun reprenant avec amusement les mots d'Edward, un peu surpris par cette confidence qui ressemblait étrangement à une invitation.

'Ou—', commença le jeune homme, avant d'être interrompu. Avec une certaine lenteur déconcertante, Roy s'approcha d'Edward et posa délicatement ses lèvres chaudes sur la joue du jeune homme, à l'endroit exact où il l'avait caressé auparavant avec sa main. Cela fit frissonner l’intéressé de bonheur, en sentant le baiser court, simple mais tellement inespéré de son supérieur sur son visage, ainsi que sa respiration chaude. Il ferma les yeux pour ressentir davantage la joie qui s'immisçait en lui, rien qu'avec l'étrange contact de sa peau et les lèvres de Roy. « Qu'est-ce que ça va être si je peux aller plus loin avec lui ... Calme tes ardeurs ! », pensa-t-il intérieurement, bouleversé par l'émotion qui le submergeait totalement.

Tous les deux avaient fait voler en éclats toutes les limites d'une simple amitié professionnelle avec ce geste d'affection. Malgré sa chasteté, ce baiser signifiait beaucoup de choses pour eux, même si cela pouvait parfaitement paraitre ridicule aux yeux des autres. C'était un pas immense vers la naissance d'une relation plus affective entre les deux alchimistes.

Roy se recula un peu son visage de celui de son subordonné, afin de voir l'impact de son geste sur celui-ci. Il fut agréablement surpris en découvrant un jeune homme complètement déboussolé et le sourire aux lèvres, perdant son côté arrogant afin de le remplacer par de la tendresse. Un petit sourire ravageur se dessina sur les lèvres de l'homme brun, qui était soulagé. Edward semblait heureux. Edward semblait heureux qu'il l'ait embrassé. Lui, Roy, et pas un autre. Et pas une autre. Edward semblait épanoui qu'il l'ait embrassé lui, et non pas Winry.

Confus au possible par cette situation déroutante, l'homme brun hésita un instant avant de franchir un nouveau cap décisif pour les deux hommes. Il laissa son regard ténébreux se perdre momentanément dans celui doré de son subordonné, afin d'y trouver le courage pour accomplir ses envies dévorantes de baisers. Edward, quant à lui, avait compris les intentions de son colonel. Sans attendre une seconde de plus, il le devança. Le jeune homme franchit en tremblant les derniers centimètres qui séparaient ses lèvres de celles chaudes et attirantes de Roy.

Edward n'était pas très fort pour embrasser les gens, et il en avait parfaitement conscience. Malgré ce manque cruel d'expérience dans le domaine des baisers, il avait voulu montrer au colonel que lui aussi pouvait prendre des initiatives, même si son baiser allait être totalement maladroit, ou totalement raté. Prenant tout son courage à deux mains, le jeune homme tendit lentement ses lèvres vers le visage de Roy, frôlant avec délice les siennes. Un énorme frisson lui parcourut l'échine pendant qu'il pressa un peu plus ses lèvres contre la bouche de son partenaire, tremblant littéralement de plaisir. Le contact était doux mais bref, merveilleux et néanmoins étrange, la sensation du sourire de son supérieur le rassurant. Le pas était franchi. Le cœur battant à la chamade, le jeune homme se recula ensuite, rompant le court, mais intense baiser qu'avaient partagé avec bonheur les deux hommes.

Ne parvenant pas à maitriser sa joie d'avoir pu embrasser Edward, Roy se précipita vers lui, l'embrassant à son tour pour lui montrer qu'est-ce qu'était un vrai baiser, en opposition à celui chaste qu'ils avaient eu. L'homme brun le prit dans ses bras par la taille, l'entourant avec tendresse, pendant qu'il l'embrassait fougueusement, ne pouvant pas retenir un instant de plus sa passion dévorante. Il fut agréablement surpris lorsqu'il sentit deux paires de bras entourer délicatement son cou, et une petite main passer dans ses cheveux bruns. Leur baiser était totalement différent du premier, plus fort et sulfureux, les essoufflant tous les deux par son étrange intensité. Appuyés contre le bureau d'Edward pour ne pas tomber, les deux hommes le faisaient bouger sans s'en rendre compte. Ce n'est que quand la tasse de café heurta le sol avec violence, se brisant en mille morceaux, qu'ils surent que leur baiser était vraiment très langoureux pour faire trembler ainsi le meuble. La tasse gisait par terre, mais ils n‘y prêtaient aucune attention. Seul leur baiser, symbole de leur amour, comptait. Leurs deux corps chauds étaient collés l'un à l'autre, comme s'ils ne voulaient plus se séparer. Maintenant qu'ils s'étaient trouvés, Edward et Roy voulaient rattraper le temps perdu par leur peur d'être rejeté, repoussé, ou abandonné.

L'homme brun décida subitement de rompre le baiser, épuisé par celui-ci. Il quitta avec un certain regret les douces lèvres de son amant. Ses joues étaient écarlates, et il remarqua avec plaisir qu‘il n’était pas le seul. Il avait quand même un peu de mal à se rendre compte que tout cela n'était pas un rêve, mais la douce réalité. Edward, quant à lui, était aux anges. « Alors c'est ça, un baiser avec le colonel ? Tout compte fait, j'ai bien fait de tomber amoureux de lui. Ce mec embrasse comme un Dieu ! », pensa-t-il, toujours un peu sonné par le baiser sulfureux de Roy.

'Alors ... ça t'a vraiment perturbé ce contact avec les lèvres Edward ?', demanda ce dernier avec un petit sourire, amusé de voir les joues de son subordonné rougir encore plus, ce qui le rendait extrêmement mignon aux yeux de Roy.

'Mettez-là un peu en veilleuse colonel ...', répliqua le jeune homme, avant de s'approcher de son supérieur pour l'embrasser de nouveau, retrouvant avec plaisir au gout des lèvres de son amant.

Les deux hommes continuèrent de s'embrasser fougueusement, en sachant parfaitement qu'ils s'aimaient passionnément l'un l'autre. Mais les deux hommes n'oseraient jamais le dire de vive voix, bien trop fiers. Cependant, ils avaient conscience qu‘ils ne se quitteraient plus. Leur déclaration d'amour s'était passée sans parole, rien qu'avec le regard ... et un intense baiser.

)...&...(

Merci énormément d'avoir pris la peine de me lire ;p ! En espérant que cela vous a plu =) !
[Ajouter un commentaire]
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur http://becausebanana.wordpress.com/

Whyle

Whyle
Assistant

Messages : 230
Féminin Inscrit le : 22/03/2010

Des Rails (AP) Yaoi Empty
MessageRe: Des Rails (AP) Yaoi   Des Rails (AP) Yaoi Icon_minitimePublié le : Jeu 29 Avr 2010 - 6:09

Voilà, après vos conseils et commentaires, je me suis lancée dans une tentative de réécriture de ce Two-Shot, en espérant m'être améliorée ;p !
Je ne poste que le premier chapitre pour l'instant, afin de voir si j'ai bien compris ce que vous vouliez me dire, et que j'ai réussi à l'appliquer. Excusez moi si j'ai conservé la majorité du texte initial, et désolée pour ceux qui veulent le lire à nouveau, puisqu'il n'y a eu que peu de changements. Seulement, je voudrais savoir si ces derniers vont dans le bon sens.
J'ai tenté de remédier au problème des répétitions d'appellation de Roy, et j'ai essayé d'insuffler davantage de crédibilité et de gommer l'effet "ça va trop vite la réflexion du colonel". Sur ce, je tiens à vous remercier d'avoir pris la peine de me lire, et de me commenter. Merci, et bonne lecture ;) !

[les changements effectués seront soulignés en gras (mais je crois que j'en ai oublié ...)]

)...&...(

Sensations : -Ouïe : les sifflements des trains, le brouhaha de la gare, les annonces des compagnies de train
-Toucher : le siège confortable en tissu du train
-Odorat : la fumée dégagée par la locomotive du train
-Vue : un compartiment de train à peine rempli, avec deux ou trois passagers à son bord.

)...&...(

Roy était parti bien à l'heure, ce matin-là.

L’intéressé avait bien prévu son coup, s'étant levé une heure et demie avant le départ de son train à la gare de Rush Valley. Il s'était réveillé avec plus ou moins de douceur, avait pris son petit-déjeuner en compagnie de Winry dans une léthargie évidente, s'était ensuite douché, habillé, coiffé et s'en était finalement allé rapidement sans perdre une minute de plus vers sa destination, en ayant même pris le soin d'avoir été faire un tour aux toilettes. 'Prudence oblige ...', pensait-il intérieurement.
Tout ce programme bien organisé n'avait duré qu'une heure et quart. Le retard étant dû à un petit blond colérique, hébergé également sous le toit de Winry ; et qui refusait de se lever pour accompagner « son bâtard de colonel » un dimanche matin, à 7h30 pétantes. Cependant, le jeune homme se calma vite à la vue et au toucher délicat de la clé à molette préférée de sa mécanicienne, qui tenait absolument à ce qu'Edward accompagne son supérieur.

C'est donc suivi de son subordonné à moitié endormi, Winry ne l'ayant pas tout à fait réveillé malgré tous ses efforts possibles et inimaginables ; que Roy et sa nouvelle acolyte blonde, la jeune fille ayant énormément insisté pour venir avec les deux hommes, afin de surveiller le plus jeune pour qu'il ne déguerpisse pas en route ou ne pousse pas 'accidentellement' son supérieur sous un train; couraient à toute vitesse pour prendre le train en direction du cœur du pays, Central. Alphonse était absent malgré lui ce jour-là, retenu à grands regrets chez son maître Izumi pour un entrainement spécial « de la mort qui tue ».
Après une longue course effrénée, et la difficile localisation de la gare de Rush Valley, l’heureux voyageur monta de justesse dans son train, sous le regard des deux blonds essoufflés.
Cependant, celui-ci ne semblait pas vouloir démarrer de sitôt. Un peu gêné, Roy se rendit compte qu’effectivement le train avait quelques minutes de retard, et que les efforts matinaux donc surhumains de ses amis auraient pu être évités.
Profitant malgré tout de cette accalmie, il soupira longuement pour reprendre son souffle, et se dirigea vers son compartiment. Il s'assit devant sa fenêtre, posant sa petite valise à côté de lui, et le paquet contenant une petite tarte aux pommes préparée par Winry sur la table de voyage du train.
Avec surprise, il entendit un petit tocquement sur sa vitre, et aperçut Edward et son amie en face de lui sur le quai, de l'autre côté de la fenêtre du train. Roy abaissa rapidement celle-ci pour pouvoir parler avec les deux jeunes blonds.

'A cause de vous et de vos stupidités habituelles, on a couru comme des dératés à travers la ville pour rien ! Et en plus, j'ai même pas pu faire ma grasse matinée !! Franchement colonel, vous êtes vraiment invivable quand vous vous y mettez !', se plaignit Edward, un peu irrité par le manque de sommeil.
'Tu n'étais pas obligé de venir Fullmetal ... Mais cela me touche de voir à quel point tu tenais à m'accompagner. Je tiendrai compte de cette délicate attention à l’avenir dans nos relations.', répliqua Roy, un peu amusé par la mauvaise humeur d'Edward.
'Arrêtez vos conneries ! Si vous croyez que j'avais le choix ...', soupira ce dernier, avant de se faire frapper par la clé de son amie.
'C'est ton supérieur quand même !!', déclara Winry, en essayant de le sermonner.
Edward ne l'écoutait plus, bien trop occupé à se masser le crâne en soupirant de plus belle. Roy se mit à rigoler doucement, devant l'attitude de son jeune subordonné, qu'il trouvait touchant.

Soudainement, le sifflement de vapeur du train retentit, interrompant leur discussion et la bonne humeur générale. Le train commença lentement à se mettre en marche, annonçant son départ imminent.
'Revenez quand vous voudrez Mr Mustang !', lui adressa Winry d'un ton joyeux. Tout à coup celle-ci, prit sans prévenir la main d'Edward, faisant avec l'autre de grands gestes d'au revoir. Ce qui surprit l'intéressé, peu habitué aux contacts avec d'autres personnes. Il rougit sans s'en rendre compte, et un petit sourire se dessina sur son visage. Le jeune homme, encore un peu écarlate sous l'émotion, décida ensuite d'imiter son amie, en faisant de grands gestes de la main à son supérieur.
'Ne faites pas trop de conneries colonel !!', s'exclama-t-il.
Roy lui sourit par la fenêtre, avant de se rassoir convenablement. Son sourire présent sur ses lèvres s'effaça aussitôt, pour laisser place à un petit pincement au cœur.

)...&...(

Oui, le colonel Mustang était parti bien à l'heure, ce matin-là.

Et maintenant il était seul, faisant face à un siège vide devant lui ... et à un paquet contenant un gâteau fait par Mlle Rockbell. Winry ... Roy ne détestait pas spécialement cette jeune fille. Elle était gentille, un peu naïve ... mais très ordinaire. Beaucoup trop à son goût en fait, et il préférait les gens à fort caractère, comme Edward. Cependant, en se remémorant ce petit geste tendre qu'elle avait eu avec ce dernier, et l'impact que celui-ci avait eu sur le jeune homme ; Roy ne pouvait plus supporter cette Winry.
Cette fille et surtout l'amour qu'elle éprouvait pour Edward.
Ce fait était évident, tout comme l'amour qu'il portait en retour à son amie. Le jeune blond n'aurait pas rougit sinon, et n'aurait pas été surpris. Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure tellement leur amour était flagrant ... et insupportable.
Cette soudaine pensée accentua le pincement au cœur de Roy. Au contraire en tant qu'aîné d'Edward, il devrait se réjouir du bonheur innocent et nouveau partagé entre Winry et Edward. Cependant, rien qu'à la pensée de les imaginer ensemble, il sentait monter en lui un profond dégoût, et devenait de mauvaise humeur. Edward méritait plus, plus qu'une simple campagnarde, qu'une fille de seconde classe. « Pourquoi elle ? », pensa-t-il rageusement. De toute façon, Edward ne pourrait pas passer du temps avec elle, ayant d'autres responsabilités. Il ne devait pas délaisser son travail en faveur de cette fille. « Ne pas me délaisser ... », pensa subitement Roy au plus profond de lui.
Cette pensée ne l’étonna pas plus que cela, puisqu’il avait conscience qu’Edward avait pris une place importante dans sa vie. Cependant, en y réfléchissant davantage, l’homme y trouva un semblant de romance guimauve, ce qui l’amusa plus qu’autre chose. N’ayant aucune raison valable de retenir Edward dans sa vie, il ne pouvait pas être jaloux de cette campagnarde, si ?


Un peu perturbé par ce doute, l’homme pensa qu'il devait être un peu fatigué pour en vouloir autant à une jeune fille si innocente. Son esprit commençait vraiment à dérailler ...
Le colonel sortit de sa valise quelques dossiers, qu'il devait absolument traiter pour le lendemain, histoire de se changer les idées, et de se les remettre en place. Il commença donc à se concentrer, essayant de retenir en quoi consistait sa mission future, dans quel état financier et militaire était l'Etat, quels seront les réformes futures qui se mettront en place, ... mais tout cela en vain. Son cas était désespéré, même s'il essayait plus que tout au monde de fixer son esprit sur ses feuilles.
Sans le vouloir, Roy entendait la voix d'Edward résonner en lui : « Ne faites pas trop de conneries colonel ! » Et lui alors ? Ce donneur de leçon improvisé en faisait surement une énorme en sortant avec cette Winry. Pourquoi perdrait-il son temps avec elle ? De plus, Roy ne savait même pas s'ils étaient vraiment ensemble ou pas. Tout ceci pouvait n'être qu'une illusion de son esprit, fondé sur la vision des deux blonds main dans la main ...

Ce dernier soupira longuement, essayant de ne plus penser à tout cela. Il était complètement désemparé devant tous les sentiments qui se bousculaient en lui, et qu'il n'arrivait pas à identifier. Peur ? Angoisse ? Colère ? Fatigue ? Ou bien ... Amour ? Jalousie ? Roy était perdu dans ses pensées, avec ces émotions qui n'avaient ni queue ni tête.

Il se mit à observer le paysage, perdant son regard dans la campagne du pays ... essayant de se sortir de toutes ses pensées qui agressaient son cœur et son âme. Lui, si mature, si habitué à cacher ses sentiments à ses ennemis, ses concurrents pour la place du Führer et à ses subordonnées pour ne pas souffrir ; était maintenant en proie aux doutes et à l’obligation de ne plus se leurrer sur ses sentiments.

Automatiquement, le visage d'Edward lui revenait sans cesse en tête, ses cheveux soyeux les premiers, dotés d’une couleur si originale. Roy se mit à imaginer quelle sensation pouvait-il ressentir s'il caresserait sa chevelure, passant ses doigts dans ses mèches, défaisant sa tresse ...
Ce sentiment devait être agréable. Et ses yeux si beaux et mystérieux, empreints de tant de détermination captivaient le colonel. Celui-ci appréciait beaucoup Edward grâce à toute la force qui pouvait se lire dans ces iris si magnifiques, dans ce regard à vous couper le souffle. Il s'imagina comment il pourrait se sentir si son subordonné se mettait à le regarder les yeux dans les yeux, pendant longtemps ... Ce devrait être étrange et fascinant à la fois. Un échange de regard à vous faire battre le cœur à la chamade.
Et sa voix douce, encore innocente, non touchée par le phénomène de la mue ... Roy se demanda quel effet cela lui ferrait si Edward murmurait son nom au creux de son oreille ... Sensuellement.

A cet instant précis, le rêveur se mordit la lèvre inférieure, honteux de penser cela d'Edward. Gêné d'être en train de ressentir un sentiment étrange qui faisait battre son cœur en s'imaginant le doux murmure du jeune homme. L' homme, un peu paniqué, se rendit compte d'une chose qui l'effrayait. C'était son prénom qu'il voulait entendre de la bouche de son subordonné, quand celui-ci serait heureux en sa compagnie. Ou pire, quand celui-ci jouirait pendant et après une nuit bien mouvementée, le corps chaud en sueur contre le sien. Roy voulait donc que son prénom soit soupiré par Edward, d'une façon assez séduisante, ou sexy, ou bien langoureuse ? Avec en prime une belle intonation sur le –oi et un beau roulement du –r avec la langue. L'intéressé angoissa un peu, pensant qu'il devait vraiment être crevé pour penser à ces folies. Ou bien qu'il devait halluciner, ou bien cauchemarder. Mais sa curiosité, excitée par l'imagination, ne voulait pas s'arrêter là, et son propriétaire ne pouvait plus la maitriser. C'était trop tard, Roy était déjà en train de prendre du plaisir à s'imaginer tous les détails concernant son subordonné, fantasmant sur lui sans aucune retenue.

Et le corps d'Edward ... comment était-il ? Fort, musclé, puissant, viril ? L'avait-il déjà vu torse-nu ? Roy se sentit un peu coupable à cette pensée. Et ses mensurations intimes ? Il secoua la tête, essayant vainement de faire disparaitre ces débuts de désirs de sa tête, refoulant par la même occasion toutes les questions plus ou moins perverses qui s'embrouillaient à présent dans son esprit.

Comment pouvait-il penser cela de son subordonné sans pouvoir s‘arrêter ? Lui, Roy Mustang, le Flame Alchemist, le héros d'Ishbal, le Dom Juan de Central, le beau ténébreux au sourire énigmatique, était en train de fantasmer sur le Fullmetal Alchemist avec peine et soumission. Son subordonné, d'au moins 15 ans son cadet et d'une tête et demie de moins que lui, arrivait à le déstabiliser davantage que toutes ses conquêtes réunies, ce qui l’effrayait. Mais surtout, Roy était en train de se rendre qu'il ressentait des sentiments pour lui. Pour un homme. Un homme ...

Soudainement, Roy prit peur et paniqua. Son esprit déraillait au plus haut point. Il tendait à devenir homosexuel pour de bon et il ne pouvait plus le nier, le comble pour ce coureur de jupons. Il se leva subitement de son siège, et se dirigea rapidement en tremblant vers les toilettes.
Là-bas, il s'aspergea le visage, essayant de se calmer du mieux qu'il pouvait. Il se regarda dans le miroir, pour voir apparaître un visage crispé par la peur et l'angoisse de la vérité. Ce dernier ne pouvait pas supporter l'évidence, il était en train d'être jaloux, envieux de cette Winry. Et de tomber amoureux d'un jeune homme. Il essaya de se calmer, en pensant que ce n’était pas la première fois qu’il avait de telles vues sur son subordonné. Seulement, ces envies passées étaient gérables, et s’effaçaient rapidement, au contraire de la situation actuelle, où Edward le hantait, et ce pendant plus d’une heure d‘affilée.
De plus, cela était insensé pour l'époque ... et pour lui. Comment pourrait-il le regarder en face alors qu'il était amoureux de lui ? Passait encore quand ses pensées divaguaient, mais là, elles étaient fixées sur le jeune homme. Et cela ne risquait pas de changer, au grand malheur de l’ancien hétérosexuel proclamé.
Seuls les fous, les faibles et les trouillards tombaient, même rarement encore, sous le charme d'un autre homme. Cela allait à l'encontre des préceptes de Mère Nature et de la religion actuelle ... Mais pour Roy, renier cette attirance flagrante serait renier son âme. Il ne pouvait pas mettre de côté ses sentiments si dérangeants, qui s'imposaient et se révélaient maintenant dans son cœur.

Il aimait Edward, c'était certain. Et cet amour en constante progression lui faisait perdre la tête, le faisait trembler de peur. Peur d'être découvert dans ce péché, cette faute commise par amour incroyable et insensé. Mais surtout, l'homme avait peur qu'Edward ne veuille plus le voir et le regarder en face en apprenant ce lourd secret.
Il comprenait maintenant l’étendue de sa bêtise, en se rendant compte qu’elle n’était pas si récente que cela. Il se remémora avec précision toutes ses moqueries à l'égard du jeune homme, cette attitude de protection qu'il avait envers lui, et surtout ce sentiment de bien-être à sa présence. Il supposa que son esprit s’était protégé automatiquement, ne le laissant pas accéder à ces sentiments en germination enfouis en lui, et refoulant ses désirs premiers. Tout n’était qu’inconscient, et ce dernier venait d’entrer avec une brutalité sans pareille dans son conscient. Il n’était pas simple d’admettre que ses désirs envers Edward étaient bien plus qu’éphémères.
L’homme en peine soupira longuement, avant d'aller se rassoir aussi tranquillement que possible. Heureusement pour lui, son compartiment n'était pas plein, au contraire, et personne ne put lire son désarroi.

Subitement, son regard se posa sur le paquet de la tarte aux pommes de Winry. Cette fille ... Une vague intense de colère s'immisça en Roy en se la remémorant. Pourquoi aurait-elle droit d'aimer ouvertement Edward, et pas lui ? Parce qu'elle était une femme ... et lui un homme. Ce dernier fulmina de dégout et de jalousie, piqué à vif par la haine.

Il ouvrit rageusement le paquet, et trouva un couteau à l'intérieur en plus de la tarte. Il l'empoigna, et commença à l'enfoncer bestialement dans la pauvre tarte, la massacrant davantage au fur et à mesure que le visage doux d'Edward lui revenait à l'esprit. Chaque coup de couteau donné dans la pâtisserie le défoulait, même si cette méthode était assez puérile et inutile, elle lui procurait un sentiment d'apaisement non négligeable pour ce pauvre homme. Déjà stressé par ses ambitions grandioses et risquées, son travail, la vengeance qu'il devait accomplir pour son ami Hugues, et maintenant l’aveu de son homosexualité, ... Roy ne savait plus quoi faire.

Il admira avec une certaine fierté la tarte détruite et écrabouillée par sa colère devant lui. Des quartiers de pommes s'étalaient dans tout le paquet, et la pâte était réduite en bouillie, le tout devenait ragoutant. Roy ouvrit la vitre du train, et sans aucune hésitation, balança par la fenêtre la tarte défoncée. Oubliant un peu de sa peine et tristesse qui l'envahissait en repensant à la fillette, à Edward, et à la crainte d'être repoussé. D'être incompris dans son amour, et pris pour une espèce de monstre fou.

L’homme se remit sur son siège, et commença à essayer de trouver une solution. Soit il allait trouver Edward pour confirmer son brulant désir et lui déclarer, au risque de souffrir atrocement; soit il rentrait tranquillement à Central, enterrant son probable amour pour toujours dans son cœur, provoquant de cruels regrets. Deux choix, deux moyens de souffrance ... mais qu'une seule et unique solution. Sa conscience conseillait d'oublier cette possibilité d’amour et de se préoccuper avant tout de son avenir au sein de l'armée ; mais cependant, son cœur lui criait d'aller serrer Edward dans ses bras. Après tout, il avait peut-être sa chance. Mais surtout, il se devait d’aller le voir, afin de vérifier par ses propres émotions si ce prétendu amour était fondé. Le brun n’aimait pas le doute, et voulait être sur de lui, ne se fiant pas à de simples fantasmes sur Edward afin de juger ses sentiments.

Soudainement, une annonce interrompit ce dernier dans ses réflexions intérieures.
'Arrêt dans cinq minutes à la gare d'Alberville.'
Cette interruption pour Roy ne pouvait signifier qu'une seule et unique chose. Une occasion de prendre le prochain train pour Rush Valley à ce quai d'Alberville. Puis acquérir la possibilité de rejoindre Edward, en ignorant ses contraintes de travail. Il se devait aller le retrouver, soudainement prit d'une atroce envie de le revoir.

Pour la première fois depuis quelques heures, un sourire énigmatique se dessina sur les lèvres du colonel Mustang. Il avait eu une saute d'humeur joyeuse, doublée d'une détermination inébranlable. Il rassembla ses affaires, et commença à se préparer pour entamer un autre voyage. Un périple risqué vers l‘inconnu, voire la confirmation de ses craintes. Le train s'arrêta finalement peu de temps après la décision prise par Roy.
Ce dernier sortit du train accueilli par un soleil radieux. Son sourire déjà présent sur ses lèvres s'accentua. Et, sans perdre une minute, il se dirigea rapidement vers les guichets de la gare en quête d'un train en direction de Rush Valley, si possible le plus tôt et rapide. Grâce à son statut de colonel, il put obtenir sans grande difficulté un billet pour le train n°1618 en direction de Rush Valley, qui passait dans une demi-heure. L'homme s'installa sur un banc près des quais et commença à soupirer.

'Ca passe ou ça casse ...'


)...&...(

Merci énormément d'avoir pris la peine de me lire ;p ! En espérant que cela vous a plu =) !
[Ajouter un commentaire]
Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre : Voir le profil de l'utilisateur http://becausebanana.wordpress.com/

Contenu sponsorisé


Des Rails (AP) Yaoi Empty
MessageRe: Des Rails (AP) Yaoi   Des Rails (AP) Yaoi Icon_minitimePublié le :

Revenir en haut Aller en bas
Contacter le membre :
 

Des Rails (AP) Yaoi

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Circuit / rails
» ~ Alec ~ Juste suivre les rails ... ( news :D ) ~
» Rails dans le paysage...
» bienvenue à PLM Rails
» Défi Mai/Juin 07 : Train et rails
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Phoenix Fictions  :: Publications :: Animés/Manga :: Fanfictions :: Fullmetal Alchemist-

Suivre Phoenix Fictions

FacebookTwitter
Myspace

Design et contenu faits pour Phoenix Fictions, merci de ne pas les utiliser sans permission
Forum propulsé par Forumactif.
Webmaster : MikanThème : Phoenix Fictions v 5.0©.
Dernière mise à jour le 03/03/2015